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avril 29, 2006

Béa's strawberry crumble

Il y a des gens comme ça qui agacent.
Il y a ceux qui sont super forts en maths et qui en plus sont émus par la poésie de la Boétie. Moi je sais pas faire une division de tête.
Il y a ceux qui dévorent 500 pages par semaine tout en trouvant aussi le temps de courir 5 heures la même semaine. Moi la dernière fois que j'ai couru ça doit remonter à l'époque où je séchais pas encore les cours d'EPS au lycée.
Il y a ceux qui peuvent à eux-seul retaper une chaumière normande de la fin du XVIIIème et jouer comme des Dieux au piano Un américain à Paris. Moi je fais des plateaux en mosaïque et je massacre l'hymne à la joie à la flûte à bec (appris pour la fête de l'école en CE1, c'est déjà beau que je m'en souvienne!).
Il y a ceux... qui m'agacent quoi ! Et il y en a un tas !! Et la blogosphère n'est pas épargnée, elle compte également son lot de gens agaçants. Prenez la donzelle qui prétend que le confit n'est pas gras par exemple, non seulement elle commet des recettes affriolantes, mais en plus elle est indécemment drôle. Si ça se trouve en plus elle sait même danser la lambada ou jouer aux échecs. Déprimante qu'elle est.
Ou bien prenez le cas de Mercotte, non contente de nous en mettre régulièrement plein la vue avec ses mignardises et autres macaronades, elle se permet en plus d'être effroyablement disponible pour voler au secours de toutes les débutantes et/ou nullasses en patisserie (si si je confirme, elle est venue à ma cyber-rescousse quand j'ai fait des meringues marrons). Cerise sur le gâteau, elle semble avoir un goût exquis à en juger par les photos de sa maison et des tables qu'elle dresse pour ses hôtes. Ecoeurante je vous dis.
Enfin prenons le cas qui nous intéresse, celui de Béa et sa tartine gourmande. Elle fait des photos qui nous scotchent sur place en proposant des recettes qui rivalisent entre elles de peps et d'ingéniosité. Alors moi je me suis dit (en bonne jalouse de mauvaise foi) "oui mais elle doit pipoter ses photos comme les pros en traficant les aliments"(vous croyez quand même pas que les photos de belles boules de glaces qu'on voit sur les pubs sont de vraies boules de glace ??! ben non ce sont des boules de purée avec des colorants et des trucs et des machins qui vont vous faire baver d'envie pour une boule de vanille-noix de pécan quand ce que vous avez sous les yeux n'est qu'une purée mousseline avec des copeaux de bois et des gélifiants chimiques). Alors comme j'avais la langue collée au clavier devant la photo de son crumble aux fraises, et une barquette de fraises dans le frigo je me suis affairée à la réalisation de son crumble. En vrai j'espérais sûrement qu'il allait être tout moche et dégueux pour pouvoir dormir sur mes 2 oreilles avec la certitude que, certes les photos sont superbes, mais les recettes sont à vomir. ET là... damned. Le Bernard l'Arno s'est même écrié "tu deviens vraiment une pro du crumble je crois bien que tu en as jamais fait d'aussi beau" en le voyant sortir du four. AHHHHHHHHHHH le coup de poignard ! Alors oui je m'agenouille et le reconnais, non seulement il était vraiment beau mais il était en plus divinement succulent. Ma photo ne lui rend bien sûr aucune justice (peut être en rajoutant un peu de Play Doh et de litière pour chat...) mais il faut le tenter quand même !

La recette est là, je l'ai suivie à la lettre (une seule petite infidélité : j'ai arrosé mes fraises d'une cuillère de Lillet rouge avant de mettre mes miettes dessus) et la recommencerai très vite. Je pense ne pas être la seule...

crumble-fraise.jpg

avril 26, 2006

Apéro pour petite soirée entre amis

Quand le Bernard l'Arno invite des potauds (orthographe hum...) pour l'apéro ça pourrait rapidement tourner au siflard-chips-binouse si personne ne veille au grain. Ouf le grain c'est ma spécialité justement alors je nous ai préparé 2-3 petits machins pas désagréables à grignoter. Et là où je les ai pas mal bluffés les gaillards c'est qu'ils ont tartouillé allégrement, qu'ils ont eu l'impression de faire ripaille, mais... qu'ils n'ont pourtant pas mangé un seul morceau de bidoche ! Hé hé hé perfide moi !!!
Alors sur la table vous aviez : des frites et chips de betterave (englouties par Pimpreton pendant qu'il répétait la bouche pleine "j'aime pas les betteraves mais j'aime bien les frites rouges"... oui oui tu as raison, oui oui c'est dégoûtant les betteraves quelle horreur...), des triangles de pita grillés avec de l'hummus de lentilles rouges (réclamé à corps et à cris par la foule en délire depuis que je l'ai mentionné ici... mégalo moi ? non je vous jure y'a au moins 4000 400 40 4 personnes qui me l'ont demandé cette recette), un paté végétal(ien) avec du pesto de tomates séchées, et des shortbreads aux graines de lin et pistaches. Dans le désordre et en images ça donne ça :

Frites et chips de betterave

frites-betteraves.jpg

Rien de plus bête, on coupe 3 betteraves crues en rondelles et en julienne épaisse à la mandoline, 3-4 minutes dans un bain de friture, on égoutte sur du papier absorbant, et hop !

Végépaté à tartiner et pesto de tomates séchées

vegepate.jpg

A tartiner sans modération ! Pour l'apéro, sur des crackers, en entrée ou dans un sandwich... j'adore !
(Je suis désolée mais je me suis servie d'une recette trouvée sur un site "vegan" américain et n'ai pas pensé à convertir les volumes en poids au fil de ma recette... pardon !!!!!!)

250 ml de graines de tournesol ( moulues ou juste concassées selon votre goût, moi je les ai passé 5 secondes au moulin à café et c'était parfait)
60 ml de graines de sésame
1 carotte
1 petite betterave
2 courgettes
1 gros oignon jaune
2 gousses d'ail
125 ml d'eau chaude
60 ml d'huile de tournesol
125 ml de levure alimentaire
2 cuillères à soupe de tamari (si vous n'en avez pas j'imagine que de la sauce soja ferait l'affaire)
1 pincée de muscade et de canelle
3 feuilles de basilic, un brin de thym, hachés
1 pointe de couteau de piment de Cayenne

Raper très finement les légumes. Ajouter l'oignon et l'ail très finement hachés.
Mélanger tous les ingrédients et verser dans un moule à cake ou, comme moi, dans 3 ramequins de 10 cm de diamètre (question de présentation, mais comme la texture reste vraiment celle d'un paté je trouve ça plus facile à conserver dans un petit format).
Faire cuite 45 minutes à 180°C/350°F.

Shortbreads aux graines de lin et pistaches

shortbreads-graines.jpg

J'ai piqué la recette là et là et l'ai adaptée au contenu de mes placards et de ma frénésie pistachesque du moment...
A faire et à refaire en variant les graines et noix!!!

Hummus de lentilles rouges

hummus-lentilles.jpg

(ma recette vient dun vieux numéro de Canadian living et je n'ai pas non plus pesé les ingrédients, mais je rectifierai ça dès la prochaine fois que je la ferai, c'est à dire sûrement très bientôt)

250 ml de lentilles rouges
50 ml de tahini (pâte de sésame)
le jus d'un citron
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
1/2 cuillère à café de sel, de poivre et de coriandre moulue
3 cuillères à soupe de persil plat, haché

Faire cuire les lentilles dans uen grand casserole d'eau salée jusqu'à ce qu'elles soient tendres mais pas écrasées, soit environ 10 minutes (elles auront totalement perdu leur couleur rouge, c'est normal). Egoutter et laisser refroidir.
Mettre dans un blender ou le bol de votre robot l'ensemble de ingrédients sauf l'huile d'olive puis l'ajouter pendant que le robot tourne afin de créer une petite émulsion. Quand l'ensemble est onctueux, arrêter et mettre dans un ramequin.
Servir frais avec des crudités, des tranches de pita, des crackers...

avril 20, 2006

Hachis aux restes de Pâques

Oui alors bien sûr, présenté comme ça fait pas très envie... Un hachis à quoi ? Aux restes. Qui s'écrie "Hummmm" ?? (comment pourrait-on s'écrier hmmmm d'ailleurs, pour faire hmmm il faut bien fermer la bouche pour que le chuitement hmmmesque ne sorte que par le nez, sinon ça ferait un simple mèèè, un maaa tout au mieux, or, pour s'écrier, la bouche il faut l'ouvrir en grand sinon personne ne remarque qu'on est en train de s'écrier et on entend rien qu'un pauvre marmonnement... si je m'écrie "ouah c'est trop bon" en fermant la bouche, au final on entend que " hmmm hmmm hmmm hmmm". Ah ben si alors, c'est pile ça que je voulais dire... ok je reprends alors.. ) Qui s'écrie hmmmmm donc? Personne.
Un hachis aux restes c'est un peu comme une soupe aux fanes, un gateau aux épluchures, c'est a dire en gros un plat réalisé avec ce que certains reservent à leur poubelle. Bon bien sûr certaines poubelles sont mieux traitées que d'autres... bref. Nous avions mangé pour Pâques un succulent gigot au miel et aux épices, mais à 3, même avec un super héros, une gourmande invétérée et un petit gars qui ne donne pas sa part au chien (il se ferait drôlement engueuler s'il faisait ça ! surtout qu'on a pas de chien, et que donc il faudrait qu'il le donne à celui du voisin ce gros connard malotru qui hurle comme un possédé sur AC/DC, jette quotidiennement ses cannettes de binouse sur la pelouse collective et se fait de temps à autre refaire le portrait par un de ses amis sans doute tout aussi distingué... le voisin hein, pas son chien). Même à 3 mangeurs motivés donc, il en restait pour un régiment. Alors, avec, j'ai fait un hachis. De la purée, du gigot, des courgettes, de la féta, quelques pignons et hop on se serait presque cru aux Greek Islands mais en meilleur. En vrai, sans en rajouter des tonnes (c'est vraiment pas mon genre la démesure et l'hyperbole) : c'était vraiment une réussite. Pimpreton en a même voulu pour sa boîte à lunch du lendemain (bon bien sûr on a du lui mentir un peu en lui disant que tout ce vert c'était des haricots, vu que son régime strict lui interdit drastiquement l'usage de tout morceau de courgette... mais bon après tout on lui a dit aussi que c'étaient les cloches qui s'étaient gelées les miches en pyjama à 7h du mat' pour déposer les 67 kilos de chocolats donc bon... c'était juste un tout petit mensonge). Tout ça pour une recette de restes, quand même quelle pipelette. Et vraiment faut que j'arrête avec les parenthèses (ça fait 15 ans que je dis ça).

Hachis aux restes de Pâques

Pour 4 personnes

350 g de restes de gigot très grossèrement hâchés
2 belles courgettes, râpées grossièrement
4 gousses d'ail pressées
100 g de féta émiettée
2 cuillères à soupe de pignons
1 cuillère à café de graines de fenouil écrasées au pilon
2 cuillères à café d'origan
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
500 g de purée de pommes de terre
chapelure

Faire revenir l'ail dans l'huile d'olive sans le faire brunir. Ajouter les courgettes, les laisser rissoler et rejeter toute leur eau en remuant régulièrement.
Quand les courgettes sont tendres et encore juste un peu humides, ajouter les restes de gigot, les graines de fenouil et l'origan. Remuer puis éteindre le feu.
Ajouter la féta, les pignons, et poivrer.
Disposer le mélange courgettes-gigot au fond d'un plat à gratin préalablement huilé, bien tasser.
Recouvrir de purée. Lisser le dessus puis dessiner des croisillons à la fourchette. Saupoudrer de chapelure (de pain complet c'est encore mieux) puis disposer dessus une douzaine de noisettes de beurre.
Enfourner à four chaud (350°F/180°C) pendant une trentaine de minutes.
Servir avec une salade verte ou une soupe de légumes.

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avril 16, 2006

Petites pâques

En des jours de fête comme aujourd'hui, je sais que nos petites familles de l'autre côté de l'eau se font toujours un sang d'encre de nous savoir loins du gigot et des flageots familiaux. Ils nous imaginent seuls et rongés par le mal du pays devant un hot-dog et un paquet de chips, l'oeil humide au seul souvenir du déjeuner pascal de notre enfance, avec ses cocos cachés dans les lauriers, les blagues avinées de Tonton Roger au dessert, et la crise de foie du lundi de Pâques, qui parfois durait jusqu'au mardi et nous faisait rater un jour d'école.
Alors de quoi les rassurer vite fait en images en leur montrant que tout va bien pour nous et notre assiette ici. Je n'ai pas pensé à prendre le gigot au miel et aux épices en photo (pas facile avec les plats chauds !! Comment faites-vous amis et amies blogueurs et gueuses pour ne pas manger froid !??), mais on peut se consoler avec les croustades de saumon et chantilly ciboulette-citron qui nous ont servies de hors-d'oeuvres

entreepaques.jpg

et le dessert surtout destiné à tester mes nouvelles vélléités en patisserie avant l'anniversaire de Pimpreton (dans 15 jours) qui a émis des voeux trés précis (et depuis déjà plusieurs semaines) concernant son gâteau, sa forme, ses ingédients, les bougies... bref je rivalise pas encore avec Pierre Hermé ni avec Monseigneuse Mercotte, c'est sûr, mais bon c'est une première alors je suis pas trop mécontente. Et à en juger par la moustache (+barbe + rouflaquettes) de Pimpreton après dégustation, je crois que la recette est validée pour son anniversaire : une génoise au chocolat avec une chantilly au chocolat.

gateaupaques.jpg

Recette à suivre après l'anniversaire (1er mai) car je dois bidouiller ma génoise qui était un peu trop sèche à mon goût.

avril 14, 2006

Sugar cookies de Pâques

Le vendredi saint est un jour férié au Canada. Ça normalement, comme tout le monde il bosse pas et il va pas à l'école, ça veut dire "chouette, grasse mat' au moins jusqu'à... 8h30" donc on était plutôt enthousiastes à l'idée de flemmarder au lit jusqu'à cette heure indécemment avancée de la matinée. Sauf que...
4h30, Pimprenille (3 mois dimanche) a décidé de ne plus faire ses nuits et réclame une petite chopine. Ok, je la prends telle une zombie dans son lit, l'apporte au radar dans le nôtre et dégaine le biberon-intégré-à-température-constante que j'ai toujours à portée de main et en 2 exemplaires. La louloute se rendort, moi aussi. Petit accroc dans le programme mais c'est pas grave puisqu'il me reste encore presque 4h à me pelotonner sous la couette. Mmmmm...
6h20, "Maman je veux prendre le petit déjeuner" déclare Pimpreton. Pas un murmure sussurré au creux de mon oreille telle une effluve onirique, non non... un ordre militaire sans appel ni concession possible. Je tente le coup quand même (on sait jamais) : "ça peux pas attendre 1 heure mon chéri ?". "Non. J'ai une de ces faims, une vraie faim de loup" (merci à Marlène Jobert et à sa version de Boucle d'or et les 3 ours pour l'introduction de cette expression dans le vocabulaire de mon fils qui nous fait passer avant chaque repas pour des parents indignes qui affament leur enfant). Bon... je me lève. Je tente une tactique pour regagner vite ma couche refroidissante... "Tu grignote quelques céréales en attendant qu'on soient tous levés et là je nous ferais des gaufres, ok ?". Pas mal le deal non? Non. Et me voilà à 6h30 en train de préparer une pâte à gaufres. Top la grasse mat'. Et comme y'a pas de raison que je sois la seule debout aux aurores, le Bernard l'Arno se fait sortir du lit par un Pimpreton enthousiastissime "Papa, papa, Maman fait des gaufres lève-toi !'.
7h45, Pimprenille dort encore, elle, Pimpreton est parti jouer dans sa chambre après avoir englouti en 47 secondes la première gaufre engendrée par le gaufrier, et nous voilà, le Bernard l'Arno et moi, à nous regarder l'oeil vitreux au dessus de notre troisième tasse de café avec une seule certitude : la journée va être longue. Visionnaires.
10h15, 1 tétée, 6 parties de Pic-pirate, 2 cafés et 9 histoires plus tard, Pimpreton s'ennuie. Ben oui ça fait déjà 4h qu'il s'affaire lui. "Maman je veux faire une recette". Aïe... pour quiconque parle le pimpretonnien on sait ce que ça veut dire : "Maman je veux faire un gâteau au chocolat dont je puisse lécher le saladier dans moins de 10 minutes et dont je puisse goûter un morceau dans moins d'une heure". Hmmm... là je mets mon véto. Oui du chocolat dans les jours à venir il va y en avoir plus que de raison, alors c'est peut être pas la peine d'en remettre une couche 2 jours avant le début des hostilités. Je tente donc une diversion... "Et si on faisait des biscuits de Pâques plutôt. J'ai acheté un emporte pièce en forme de lapin exprès et on ne l'a pas encore essayé !!' (imaginez une voix à la limite de l'euphorie qui essaie de transmettre tout l'enthousiasme du monde pour éviter de devoir se battre 2 heures contre le gâteau au chocolat). Et la réponse ne traine pas : "ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii d'accord !!!!!!!!!!!!!". Ouf...
Et voilà le résultat de nos efforts (vous reconnaitrez ceux de Pimpreton et les miens sans trop de difficulté!), on s'est bien amusés et je tiens à féliciter mon grand bonhomme pour sa patience. C'était pas facile tous ces temps d'attente (la pâte au frigo, la cuisson, le refroidissement des biscuits, le glaçage, la décoration, le temps de séchage) mais sa mine gourmande et satisfaite du goûter parlait d'elle même : ça en valait la peine.

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Sugar cookies de Pâques

Pour 30 cookies (avec des emporte pièces de 7 cm de haut)

160 g de beurre mou
230 g de sucre en poudre
1 oeuf
320 g de farine blanche
1 cuillère a café de levure chimique
1 pincée de sel
1 cuillère à café d'extrait de vanille
1 blanc d'oeuf, 1/2 cuillère à café de crème de tartre et 200 g de sucre glace pour le glaçage
Colorants alimentaires et décorations

Préchauffer le four à 180°C.
Battre le beurre avec le sucre jusqu'à ce que l'ensemble soit presque mousseux. Ajouter l'oeuf et la vanille.
Dans un autre saladier mélanger la farine tamisée, le sel et la levure. Verser en 3 fois dans le mélange au beurre, en remuant bien à chaque fois.
Diviser la pâte en 2 boules, les aplatir, puis envelopper les 2 galettes dans du film plastique. Mettre au frigo 1/2 heure.
Sur un plan fariné, étaler chaque disque sur une épaisseur d'environ 4 mm. Découper à l'emporte-pièce et placer sur 2 plaque à biscuits en silicone ou garnies de papier sulfurisé. Recommencer jusqu'à épuisement de la pâte.
Cuire les 2 plaques une douzaine de minutes, en les plaçant dans le premier et le derniers tiers de la hauteur du four, et en prenant soin de les inverser à mi-cuisson. Les biscuits doivent rester assez clairs et ne dorer que légèrement sur les bords.
Laisser refroidir sur la plaque puis sur une grille.
Quand les biscuits sont bien froids, préparer le glaçage en mélangeant le blanc d'oeuf, la crème de tartre et le sucre glace. Le mélange doit être assez épais, ajouter du sucre glace si nécessaire.
Diviser le glaçage en fonction du nombre de couleurs désirées et s'amuser à créer de jolies couleurs printanières.
Etaler le glaçage sur les biscuits, décorer avec du sucre coloré, de petits bonbons, du gel alimentaire... et laisser sécher au moins 4 heures.

eastercookies.jpg

avril 11, 2006

Reese cups et chips de maïs bleu

En tant qu'expat' du Nouveau Monde, j'inaugure une nouvelle catégorie (pardon au passage à tous mes blogs chouchous vers lesquels je n'arrive toujours pas à faire un lien, je sens que je vais confier une nouvelle mission à mon Bernard l'Arno préféré...) consacrée aux pires et aux meilleures choses auxquelles j'ai eu l'occasion de goûter ici de l'autre côté de la grande flaque. La règle étant qu'il doit s'agir de produits de consommation courrante achetés tels quels, sans avoir subi aucune transformation. Pourquoi faire ?... ben... euh...

Prenez les Reese Cups par exemple. J'ai mangé mon premier (ma première ?) Reese cup pour Halloween en 2004, je m'en souviens comme si c'était hier (vite une brosse à dents!)... Alors que je m'achetais une superbe paire de bottes pour affronter la rigueur de l'hiver new-yorkais (et qui fut finalement torontois mais c'est une autre histoire), la vendeuse me tend machinalement une coupe remplie de Reese cups. Curieuse je plonge la main... erreur. Je l'avais déjà au creux de ma mimine quand je lis écrit en gros sur le paquet orange "peanut butter cups candy". Damned, moi qui aborre le beurre de cacahouètes c'est bien ma veine. Bon allez c'est pas grave je m'apprête à le ranger poliment dans mon sac en me promettant de jeter ce truc là dans la première poubelle venue. Mais là, re-damned, voilà que Mme la-vendeuse-perspicace m'adresse son plus beau sourire complice en me voyant fourrer le paquet dans ma besace et me lance un "Don't be shy... you don't have to rush to your car to enjoy it !". Argh la conne petite sotte, elle croit que je vais aller me goinffrer de beurre de cacahouète dans ma bagnole, je le crois pas!!! Génée (et incapable à l'époque de la moindre répartie en anglais surtout !!!!!) je le resors donc, déchire prudemment le papier, et plante avec précaution mes incisives dans la coupelle toute chocolatée. Un grand moment de solitude... bien sûr je déteste mais bien sûr puisque je l'ai commencé là à la caisse et que mon reçu met 3 années lumières à arriver je vais devoir finir cette saloperie spécialité. Ici. Toute seule.
En gros un Reese cup c'est comme un chocolat au praliné sauf que la couche de chocolat est super fine et qu'à l'intérieur c'est pas du praliné mais du beurre de cahouète avec en plus des morceaux dedans. Pour l'anecdote ça pèse 39 grammes et ça représente 220 calories. C'est à dire que si on postule que cette petite gâteries représente un goûter (et vue la taille je pense que l'amateur en mange plutôt 2 à ce moment là) et qu'on le compare avec un goûter bien de chez nous genre barquettes de LU on arrive à l'abérration suivante : 1 Reese cup = 10 barquettes si on ne prend en compte que les calories, ou 6 barquettes + 10 ml d'huile de colza pour une équivalence calories ET lipides (multiplier par 2 si 2 Reese cups... quoi 20 ml d'huile pour le goûter ça vous fait peur ??!). Bref une petite photo pour ceux qui n'ont jamais eu l'immense bonheur de croquer un Reese cup :

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Ca c'était pour le pire.
Mais il y a aussi le meilleur ! Comme ces succulentes chips de maïs (c'est Laurange qui va bondir que je les appelle comme ça) :

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Oui oui vous voyez bien elles sont bleues (enfin presque violettes en fait) ! Mais cette couleur ne provient d'aucune coloration artificielle, c'est bien le type de maïs qui est bleu, et donc les chips le sont aussi... dingue non ?! La texture est un peu plus dense mais tout aussi croustillante que celle des tortilla chips traditionnelles et le goût est sensiblement le même avec quand même un petit goût de noix (je sais pas traduire "nutty" mieux que ça) qui fait toute sa singularité... et sur la table c'est tellement beau !

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Alors voilà, bienvenue dans mon caddie ! Et si d'autres expatriés (je sais que "mon ptit blog de riz" le fait à Pékin alors pourquoi pas nous ? hein Estelle on en a aussi des bizarreries ?) d'ici ou d'ailleurs dans le monde veulent nous faire grimacer ou saliver devant leur caddie...

PS spécial Nico (mon moyen frère) : et c'est qui qui va recevoir des bons colis avec que des trucs inmangeables dedans grâce à cette nouvelle rubrique??

avril 10, 2006

Triangles façon “spanakopitas”

La dernière fois que nous sommes allés au restaurant, il était grec. Au cas où les odeurs d’agneau qui émanaient des cuisines ainsi que la carte alléchante avec ses plats aux noms kaballistiques n’auraient pas suffit à nous en convaincre, les propriétaires du restaurant se sont donnés la peine de tout peindre en bleu et blanc, de mettre des colonnes sous tous les pots de fleurs (artificielles) et d’orner les murs de mosaïques ravissantes au nom du restaurant (Greek Islands, ça ne s’invente pas).
Tout cela m’a rappelé un vieux Marie-Claire idées spécial “Monde hellénique” avec des mosaïques en chutes de carrelages Leroy Merlin, des cadres photos avec des poissons en punaises, un sac de plage brodé d’éphèbes au point de croix, et bien sûr un menu à la grecque. J’ai malheureusent égaré ce précieux numéro en faisant et défaisant mes cartons des derniers déménagements (et me remets d’ailleurs difficilement de la perte de cet opus) mais je me souviens parfaitement qu’une des recettes m’avait fait de l’oeil avec insistance, des petits feuilletés de brick aux épinards et à la féta appelés skanakopitas.
Des épinards et de la féta, bâteau me direz-vous… certes. Mais je n’ai quand même pas résisté à l’envie d’y goûter quand j’ai retrouvé ce nom sur le menu. Et puis étant donné que le Bernard l’Arno sortait ce jour là d’une nuit blanche avec soirée arrosée et allait se contenter d’une assiette de riz pour tenter de plâtrer son estomac facétieux, que Pimpreton avait vu des frites sur la table voisine et voulait donc manger la même chose, il fallait bien que quelqu’un essaie un truc typique. Je commandai donc des spanakopitas.
D’abords mes triangles Marie-Claire idées étaient devenu des rectangles façon struedel… soit. Ensuite il y avait du riz dedans… soit. Et en plus ils étaient frits et donc franchement trop gras pour être vraiment exceptionnels... ok. Pourtant un petit goût derrière celui de la féta et de l’épinard, un petit goût anisé et doucement relevé, venait me titiller les papilles et me donnait envie de ne pas en rester là avec les skanakopitas (même si j’en restai là avec le mien). Quand le serveur vint reprendre nos assiettes (de riz nature, de frites, et de skanakopita) je lui demandai nonchalamment quel était ce petit goût anisé qui avait éveillé ma curiosité, et là il me répond du tacotac (dans un anglais aussi exotique que le mien) : du fenouil. Bon sang mais c’est bien sûr, du fenouil ! Alors me voilà quelques jours plus tard avec mon interprétation des skanakopitas triangles, sans riz et non-frits, et en toute modestie… ils sont dignes d’une cuisine à colonnes !

Triangles façon spanakopitas

Pour 18 triangles

300 g d’épinards surgelés
1 gros oigon jaune finement haché
120 g de féta émiettée
6 feuilles de phyllo rectangulaires
1 cuillère à café de graines de fenouil
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Sel, poivre
20 g de beurre fondu

Faire décongeler les épinards sur feu moyen jusqu’à complète évaporation de leur eau.
Faire chauffer l’huile dans une poêle et y faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit bien tendre. Ajouter les graines de fenouil et continuer à cuire une bonne minute.
Couper le feu avant d’ajouter les épinards et la féta. Saler (pas trop !! la féta est un fromage déjà très salé!), poivrer, remuer, puis laisser refroidir.
Couper chaque feuille de phyllo en 3 dans le sens de la longueur. Déposer une cuillerèe de farce à 1 cm du bas de la bande, puis replier la pâte par dessus pour former un triangle. Replier ce triangle 2 ou 3 fois sur sa base pour bien l’imperméabiliser et faire un petit feuilletage puis couper au ciseau l’excédent de pâte.
Badigeonner de beurre fondu et faire cuire dans un four préchauffé à 200°C pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce que les triangles soient bien croustillants et dorés.

Accompagnés de quelques tomates cerises compotées, un délice…

Triangles-epinards.jpg

avril 08, 2006

Crème choco-caramel au café et à la cardamone

Hier nous avions un anniversaire un fêter. Pas un anniversaire à bougies, pas un birthday quoi, non un anniversaire commémoratif, un anniversary comme on dit ici. Il s'agissait de nos 5 ans de mariage... la belle affaire, des noces de bois.
Heureusement que mon husband, que nous appellerons à l'avenir le Bernard l'Arno (oui c'est son nom de super héros, ils sont comme ça vous savez bien ils doivent prendre un pseudo pour garder leur véritable identité secrète) n'est pas exactement du genre à se souvenir célébrer ce genre de non- événement sinon je me serais retrouvée avec une nouvelle planche à découper ou un set de couverts à salade qui encombreraient encore davantage ma cuisine de playmobil.
Bref vous l'aurez compris on ne fait pas vraiment tout un plat de la commémoration annuelle de cet acte administratif, mais on aime bien quand même bien en faire un bon ptit plat. Pour ça, pas d'états d'âme, tous les prétextes sont bons !
Je nous avais donc préparé... Oui je dis JE parce que le Bernard l'Arno est tellement occupé à sauver le monde qu'il n'a que rarement l'occasion de mettre ses talents culinaires en oeuvre pour faire un de ces plats légers dont les super héros (aux besoins calorifiques à la mesure de la tâche qu'ils ont à accomplir) ont le secret: un gratin de penne aux lardons, un gratin de macaroni aux boulettes, un gratin de coquillette aux rillons, etc. Comme je n'avais pas très envie de pâtes à la viande je me suis donc attelée à la confection d'un apéro dînatoire vite fait (on était vendredi soir) et qui plaise à tous. Malheureusement mes réflexes bloggesques ne sont pas encore bien aiguisés et c'est seulement après avoir englouti ma dernière bouchée salée que je me suis rendue compte que je n'avais pris aucune photo. Fermez les yeux, et imaginez donc un délicieux ramequin d'hummus de lentilles rouges, quelques crudités et de jolis toasts de pita grillés à l'huile d'olive pour tremper dedans, une douzaine de mini-feuilletés béchamel-jambon (pour le super héros en herbe qui du haut de ses 4 ans s'inflige un régime sévère dont sont bannis 90 % des fruits et légumes), et une poignée de petites noix diverses à grignoter. Bref rien d'extraordinaire... jusqu'au dessert.
Il se trouve que le Bernard l'Arno adoooore la cardamone, alors je me suis mise à la recherche d'un dessert qui ne soit pas encore un dessert indien mais qui soit tout de même à base de cardamone. Et j'ai trouvé cette crème incroyable qui allie les saveurs de chocolat, caramel, cardamone et café avec bonheur. En revanche dans mon empressement de copier-coller la recette je n'ai pas noté où je l'ai trouvée et prie donc donc l'auteur de me pardonner cet honteux plagiat (auteur si tu passes par là manifeste toi et rends à toi ce qui appartient à toi).
Verdict : le Bernard l'Arno a adoré (je pense que grâce à cette crème je vais peut être même réussir à l'emmener jusqu'aux noces de laine, dans 2 ans... c'est toujours bon à prendre un pull ou une écharpe pour traverser les hivers canadiens), Pimpreton a goûté puis est allé se chercher un petit-suisse dans le frigo, et moi (qui ne suis pas archi fan de la cardamone) j'étais vraiment contente du résultat. Alors voilà :

Crème choco-caramel au café et à la cardamone

Pour 4 personnes

1/2 l de lait
4 gousses de cardamone verte
2 cuillères à café de café moulu
3 jaunes d'œufs
50 g de sucre en poudre
60 g de chocolat noir haché grossièrement
50 g de sucre en morceaux

Chauffer le lait avec les gousses de cardamone fendues. En même temps poêler à sec le café moulu pendant 1 minute. Quand le lait commence à bouillir, éteindre le feu, ajouter le café moulu, et laisser infuser 1/2 heure puis filtrer le mélange.
Fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre en poudre, puis faire un caramel avec les morceaux de sucre et une cuillère à soupe d'eau. Quand le caramel est bien ambré, ajouter hors du feu le chocolat hâché et mélanger pour bien le faire fondre. Ajouter le lait.
Verser le mélange sur les oeufs et le sucre puis remettre sur feu doux en remuant jusqu'à ce que le mélange épaississe. Retirer ensuite du feu et verser dans des verrines ou de petites coupes. Mettre au frigo et servir bien frais parsemé d'éclats de pistaches ou de fèves de cacao.


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NB : les tuiles qui accompagnaient (divinement) cette crème ont une valeur inestimable... si si... souvenez-vous.

avril 06, 2006

Cake à l'avocat et au sésame noir

Je vais tâcher de ne pas en rajouter des kilos autour de notre succulent dîner de ce soir, de juste vous présenter humblement mon humble recette faite d'humbles ingrédients humblement agencés. Pourquoi tant d'humilité? Parce que j'ai péché (par orgueil)... Oui... 4 jours dans la blogosphère et déjà j'ai le melon et je me prends pour une super-héroïne. Alors voilà je range mon lasso et mon short à étoiles, le retour au réel est amer mais je dois me rendre à l'évidence : je ne suis pas la Wonder Woman des gamelles que j'ai cru être l'espace de 4 jours enchanteurs. Quand cette révélation m'est-elle apparue ? Pas plus tard que cet après-midi... je venais de sortir ce merveilleux cake du four quand j'eus l'idée de ne pas m'arrêter là et de confectionner quelques tuiles aux amandes et pistaches pour accompagner notre compote du soir, je réalisai rapidement la pâte, en étalai quelques ronds sur ma plaque à biscuits, enfournai le tout puis regardai avec délice le bord des petites tuiles caraméliser... je trépignai déjà de les poser sur mon rouleau à patisserie pour les voir s'incurver comme par magie et entrouvrai donc le four pour les en sortir. J'enfilai alors ma main gauche dans sa nouvelle manique (achetée la veille !) toute empreinte aux rêveries des exploits culinaires qui m'attendaient, et me saisissai avec assurance de la plaque brûlante du four avec le pouce et l'index de ma main... droite. Oui oui vous avez bien lu... ma ^&#@*% de main droite !! Celle sans la manique quoi !! Comme si je pensai sincèrement que juste parce que maintenant j'ai un blog de cuisine ma main droite était devenue ovenproof!
Comme je vous le disais j'ai pêché... j'ai été punie... c'est maintenant l'âme humble que je me présente à vous et les deux ravissantes poupées de gaze qui m'encombrent pour taper me rappellent à chaque seconde que je dois mesurer la fragilité humaine qui continue de m'être imposée. J'ai rangé mon lasso et mon short, à leur place, sur la patère de la cuisine, j'ai mis mes 2 nouvelles maniques bien en évidence, et je vais de ce pas nettoyer les fresques de pâtes à tuile dont j'ai, de douleur mais aussi de colère (encore un péché) repeint ma cuisine. Avant ça quand même un coup d'oeil sur le cake à accompagner de ce qu'il vous plaira. Pour nous ce soir ce fut une simple salade de pousses d'épinard et ce fut parfait pour me réconforter de mes douloureuses désillusions.

Cake à l'avocat et au sésame noir

Pour 6-8 personnes

125 g de farine blanche
125 g de farine complète
2 cuillères à café de levure chimique
1 cuillère à soupe de moutarde en poudre (ou de poudre de wasabi)
2 tranches de bacon finement émincées
80 g de fromage râpé (j'ai utilisé du cheddar)
2 œufs
250 ml de lait
50 g de beurre fondu
1 avocat, pelé et coupé en petit dés
2 cuillères à soupe de sésame noir

Faire revenir le bacon émincé à la poêle jusqu'à ce qu'il soit bien doré puis égoutter sur du papier absorbant et laisser refroidir.
Dans un grand saladier, mélanger les farines, la levure, la moutarde en poudre, les graines de sésame et le fromage râpé. Creuser un puit au milieu.
Dans un saladier plus petit, mélanger les oeufs légèrements battus et le lait.
Ajouter d'un seul coup au mélange sec le lait et les œufs, le beurre, le bacon et l'avocat. Remuer avec une cuillère en bois.
Verser la préparation dans un moule à cake puis mettre au four préchauffé à 200°C pendant une vingtaine de minutes. Le cake est prêt quand une lame de couteau insérée dedans ressort sèche.

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Comme il restait un peu de pâte parce que mon moule à cake est un peu rikiki j'ai mis le reste dans 2 moules à muffins, ça marche aussi !

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avril 05, 2006

Blog appétit #7, ou ma 1ère modeste participation à l'événement

Après une longue hésitation (10 minutes au moins) je décide que je dois participer à Blog Appétit #7 alors même que mon blog n’existe que depuis J-3. Une sorte de baptême du feu quoi, un genre de défi que je me lance à moi même (si si je fais ça souvent… “je te parie que t’es pas cap’ de finir toute la tablette”, “vas-y reprends en si t’es une fille !”, “pfff tu pourras jamais trouver une recette avec à la fois du Matcha et de la pistache”, etc) pour voir si j’ai le cran de jouer dans la cour des grands. Et comme d’hab’ mon égo surdimensionné n’a pas supporté l’outrage, s’est jeté sur l’ordi et a annoncé ma participation à Blog Appétit ! Na ! Euh… oui… ok… super l’égo bodybuildé… mais après ça faut bien faire kek chose, une ptite recette quoi. Et là… pas beaucoup de temps, et moi j’ai l’imagination capricieuse (euh si si juste l’imagination je vous assure…) et si on la presse ben elle se braque et y’a plus rien à en tirer… en plus je suis pas très forte pour cuisiner la bidoche viande (ben oui l’ex-végétarienne a encore du mal avec ça… mais ça va venir !). Bref me v’là dans de beaux draps.

Alors juste pour pas me défiler (avec un blog qui s’appelle Feuille de chou c’était vraiment pas possible!) j’ai fait une ‘tite assiette toute simplette, mais quand même bonne, autour de la volaille et du chou, et je m’engage solennellement (si si j’insiste) à faire mieux pour la prochaine édition ! Bref pour aujourd’hui (enfin pour le repas d’hier en fait) ça nous donne donc : un poulet rôti au sirop d’érable et des choux de Bruxelles aux raisins, oignon et bacon.

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Pour 4 personnes

Poulet rôti au sirop d’érable

1 beau poulet fermier d’environ 1,2 kg (coupé en morceaux par soi-même ou le volailler)
3 cuillères à soupe de sirop d’érable
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
4 branches de thym
Sel, poivre

Disposer les morceaux de poulet dans un plat allant au four, les badigeonner d’huile d’olive, saler et poivrer. Laisser reposer 10 minutes puis arroser avec le sirop d'érable et parsemer de thym. Enfourner dans un four préchauffé à 210°C pour une bonne heure, en arrosant régulièrement la viande avec le jus de cuisson recueilli au fond du plat.

Choux de Bruxelles aux raisins, oignon et bacon

500 g de choux de Bruxelles
30 ml de vinaigre de cidre
Une poignée de raisins de Corinthe
3 tranches de bacon
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
½ oignon rouge
Sel, poivre

Faire chauffer le vinaigre de cidre dans une petite casserole, quand il commence à bouillir y jeter les raisins et couper le feu.
Faire frire les tranches de bacon dans une poêle jusqu’à ce qu’elles deviennent très croustillantes. Les égoutter sur du papier absorbant mais ne pas jeter la graisse rejetée durant la cuisson. Quand les tranches ont refroidi et durci, les casser en grosses miettes.
Couper les choux de Bruxelles en 2 et les disposer sur la lèche-frite recouverte de papier sulfurisé. Arroser de 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et de 2 cuillères à soupe de graisse de cuisson du bacon. Remuer pour bien enrober les choux, saler, poivrer et enfourner dans le four préchauffé à 210°C (aux côtés du poulet donc) pour une demi-heure en prenant soin de remuer les choux toutes les 10 minutes pour qu’ils dorent sur toutes les faces.
Pendant ce temps là, faire revenir l’oignon rouge émincé dans la poêle du bacon. Quand il est tendre lui ajouter les raisins et couper le feu.
Servir les choux de Bruxelles parsemés du mélange raisins-oignon et de miettes de bacon.

avril 03, 2006

Cookies amandes, chocolat blanc et gingembre

Le cookie est une institution ici en Amérique du Nord, alors ce n'est pas forcément évident de sortir des sentiers battus (lesdits sentiers ayant été tellement battus qu'il serait sans doute plus juste de parler d'autoroute maintenant), mais j'y travaille !

A force d'y travailler j'ai fini par élaborer une théorie pour fabriquer THE cookie que je vous livre telle quelle.

Alors donc THE cookie doit:

-être moelleux (je ne sais pas comment traduire "chewy"... c'est encore plus moelleux que moelleux en fait...), pour ça il faut adapter le modus operandi aux ingrédients du cookie en choisissant soit de déposer nonchalamment des cuillères de pâte sur la plaque de cuisson soit de façonner des petites galettes avant de les déposer précautionneusement sur la même plaque. Si on galette au lieu de cuillerer ou si on cuillère au lieu de galetter, le cookie ne moelleusera pas comme il faut, c'est triste mais c'est comme ça. Si on ajoute à ça la difficile étape du passage au four, avec une température qui variera entre 150°C et 200°C selon les recettes, une durée de cuisson qui ira de 8 à 15 minutes, c'est facile de vite se retrouver avec des cookies aussi moelleux qu'une biscotte et qu'il faudra tremper dans un thé ou un café pour les amollir un peu et au passage en faire tomber des pans entiers tout détrempés au fond de la tasse... bref le rêve peut vite virer un pire cauchemar.

-être croquant (oui oui je sais que je viens de dire moelleux... il doit être les 2 THE cookie, moelleux ET croquant), et là tout repose sur la présence d'un ingrédient-clé qui viendra assurer ce croquant. Selon le type et l'intensité de croquant désiré, THE cookie devra compter des noix, de la cassonade, des flocons d'avoine, des graines... un p'tit quelque chose qui fera que la dent qui mordra le cookie produira un joli crunch (le crun vennant du croquant, et le ch du moelleux, bien entendu).

-avoir un p'tit on-ne-sait-quoi qui vient d'on-ne-sait-où. En gros ça veut dire qu'il faudra intégrer une épice, un arôme, un extrait, un truc discret mais envoûtant, à votre cookie pour venir compléter l'élément le plus évident fusse-t-il une poignée de pépites de chocolat, de fruits séchés ou de morceaux de nougatine.

Vous laissant méditer sur cette théorie afin de m'aider à la compléter, je vous livre mon cookie de la semaine. J'en ai fait 40 et je crois bien qu'ils ne finiront pas la semaine. Pauvres bougres.

Pour 40 cookies

250 g de farine
150 g de beurre mou
120 g de sucre semoule
120 g de cassonade
2 œufs
1 pincée de sel
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
120 g de chocolat blanc grossièrement haché au couteau
120 g d'amandes non-mondées, concassées

Préchauffer le four à 170°C.
Torréfier les amandes à la poêle ou sous le gril, jusqu'à ce que les arômes se dégagent, soit 4-5 minutes.
Dans une terrine, mélanger la farine, le sel, le bicarbonate et le gingembre. Dans une autre, battre le beurre en pommade puis ajouter le sucre, la cassonade et les oeufs. Réunir les 2 mélanges puis ajouter les amandes et les morceaux de chocolat.
Avec une cuillère à café de pate, former despetites galettes épaisses d'environ 1 cm et les disposer sur une plaque decuisson recouverte de papier sulfurisé. Bien les espacer !!!
Cuire 8 à 10 minutes. Les bords des cookies doivent dorer mais pas brunir.

amandes_choco_blc.jpg

avril 02, 2006

Soupe de courge butternut et poireaux

Une petite soupe de fin d'hiver (oui il fait -1°C aujourd'hui à Toronto... un peu juste pour commencer à célébrer le printemps) trouvée dans le Real Simple de février qui accompagne superbement quiche, cake, tartine et autre croque-monsieur du soir. Une soupe onctueuse et pourtant sans patate (ce qui ravira la fée Régime) qui aime se faire accompagner d'une petite tranche de pain grillée. Si en plus on prend 2 secondes pour frotter une gousse d’ail sur ladite tartine et l’enduire amoureusement d’un filet d’huile d’olive avant de la faire bronzer, là … je ne réponds plus de rien ! Oh mais je vois la fée Régime qui fronce le sourcil !

Pour 4 personnes (gourmandes de soupe!)

4 blancs de poireaux lavés et émincés
1 courge butternut d'environ 1,2 kg, coupée en gros dés
1,5 l de bouillon (de légumes ou de poulet, comme on préfère)
1 feuille de laurier
1 poignée de graines de citrouilles grossièrement hachées au couteau
1 branche de romarin
huile d'olive
sel, poivre

Mettre les poireaux, la courge, la feuille de laurier, et le bouillon dans une marmite.
Porter à ébullition, puis réduire le feu laisser mijoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la courge soit bien tendre.
Enlever la feuille de laurier, mixer la soupe, saler, poivrer, et remettre sur feu doux.
Pendant ce temps-là, faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une poêle et y faire revenir les graines de citrouille ainsi que le romarin. Remuer régulièrement jusqu'à ce que tous les arômes se dégagent, soit environ 2-3 minutes.
Servir la soupe dans des bols individuels et parsemez du mélange graines de citrouille-romarin.

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Feuille de chou is born !

Voilà des semaines que je clame à qui veut l'entendre (et même à qui veut ne veut pas) que ça s'amuserait bien d'avoir mon blog à moi, ma feuille de chou perso pour parler de ce qui monopolise 75% de mon temps de parole quotidien (ah... objection de ma moitié... "85% au bas-mot" s'exclame-t-il le sourcil levé... bon ok, oui, peut être) : la boustifaille!

Cette nouvelle ravira sans doute mes amis canadiens (je vis à Toronto) qui commencent tous (même les plus polis...) à me regarder d'un air las quand pour la 59ème fois consécutive la conversation bascule dans l'assiette au bout de 3 minutes 28. Mais sauf que moi j'ai BESOIN de parler de bouffe tous les jours, et même plusieurs fois par jour, et même (le comble bien français d'après nos amis torontois) d'en parler à table alors même que je suis EN TRAIN de manger!! Donc il fallait que je parte en quête d’oreilles (enfin d’yeux surtout en l’occurrence…) bienveillantes, celles de la culino-blogosphère.

Alors me voilà, moi, Françoise, dite Framboise par pas mal de gens (fruit gourmand s’il en est…), voire Framboisier par d’autres (gâteau calorique s’il en est… no comment….), dans la place des culino-bloggeurs pour partager cet amour immodéré de la popotte. Et déjà je crois que 2 de mes traits de caractère vous apparaissent clairement, non seulement je suis gourmande (et fière de l’être) mais en plus je suis bavarde (et j’aime les parenthèses)!

Et, of course, une première recette pour inaugurer ma feuille de chou : une soupe (ça ne sera pas la dernière!). Simple, sans chichi, mais surtout divine!