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mai 29, 2006

Petits pots de crèmes pour petits et grands

... ou du danger de répondre aux questionnaires gourmands.

Ben oui après avoir publiquement confessé mon amour immodéré des crèmes toutes plus anglaises, renversées et patissères les unes que les autres (c'est pas ma faute c'est celle de Claire, qui m'a fait passer le questionnaire) j'ai eu une furieuse envie de bonnes petites douceurs riches en lipides et en glucides. Bien sûr j'aurais pu me faire des frites au sucre, ou bien des beignets à la crème fraîche, mais... je me suis plutôt décidée pour des petis pots de crèmes aux oeufs. Version amandes pour les adultes, version chcolat pour l'enfant (qui vous aurez fini par le remarquer ne conçoit pas qu'un dessert digne de ce nom puisse être exempt de "chocolat marron"... je cite pour souligner l'exigence de la tyrannie). Bien sûr, en parent responsable le Bernard l'Arno en a mangé une de chaque afin de s'assurer de la qualité de l'alimentation de sa progéniture (pourtant il refuse tous les matins la petite goutte de lait maternel que je lui propose pour son café... allez comprendre). Toute bêtes, toute bonnes, ces petites crèmes.

Pots de crème aux amandes

Pour 6 ramequins

4 jaunes d'oeufs
1 oeuf entier
1/2 l de lait
50 g de sucre en poudre
50 g de poudre d'amande
1/2 cuillère à café d'extrait d'amande amère
Quelques amandes effilées pour la déco

Préchauffer le four à 150°C / 300°F.
Battre les jaunes d'oeuf et l'oeuf entier, ajouter le sucre, puis fouetter jusqu'à blanchir et épaissir le tout.
Porter le lait à ébullition puis le verser sur le mélange aux oeufs. Ajouter la poudre d'amande et l'extrait d'amande.
Verser la crème dans 6 ramequins légèrements beurrés et sucrés, décorer d'amandes effilées, puis faire au cuire au bain-marie dans le four préchauffé pendant 40 minutes
Laisser refroidir les crèmes puis les mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

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Pots de crème au chocolat

Pour 10 petits ramequins

4 jaunes d'oeufs
1 oeuf entier
1/2 l de lait
60 g de sucre en poudre
130 g de chocolat noir

Préchauffer le four à 150°C / 300°F.
Battre les jaunes d'oeuf et l'oeuf entier, ajouter le sucre, puis fouetter jusqu'à blanchir et épaissir le tout.
Faier chauffer le lait et le chocolat cassé en morceaux en remuant régulièrement. Quand le chocolat est complètement fondu dan sle lait et le mélanges est bien chaud, verser sur le mélange aux oeufs.
Verser la crème dans 10 petits ramequins (ou 6 gros) légèrements beurrés et sucrés, puis faire au cuire au bain-marie dans le four préchauffé pendant 30 minutes. Les crèmes sont encore tremblotantes, c'est normal, elles "prendront" davantage en refroidissant.
Laisser refroidir les crèmes puis les mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

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mai 26, 2006

Quelle gourmande suis-je ?

Claire a apparemment saisi que dans le genre gourmande (de bouffe comme de mots) je me pose là, et elle me demande donc de répondre au petit questionnaire gourmand que voici. Je suis une gourmande invétérée, confessée, mais non repentie. Oui je le clame : j'ai besoin de BIEN manger (qui est le couillon qui a dit qu'il ne fallait pas vivre pour manger?), de BEAUCOUP rigoler, de SOUVENT picoler, de TROP parler, bref de faire avec enthousiasme et excès TOUT ce qui fait que la vie vaut bien la peine qu'on s'y attarde (enfin pas trop tard non plus... vivre centenaire pour voir mon bourguignon passé au mixer, mon bordeaux dilué dans l'eau à cause de ma goutte, raconter la même chose en boucle et avoir la libido d'une palourde... niet !). Ici n'est point l'endroit d'aborder la question du lien entre la tartiflette et la kékette l'assiette et la couette mais il y en aurait pour sûr pas mal à dire... Oops I did it again, je me suis encore égarée... Revenons-en donc au questionnaire !

Desserts préférés

Pfff... pour le bec sucré que je suis c'est un gros gros dilemne que la question du dessert. Je suis une grande fan des crèmes glacées, renversées, brûlées, aux oeufs, chantilly... oui oui que des petits trucs light ! Mais ça c'est pour les jours de fête hein, au quotidien le dessert gourmandise c'est un shake fait d'une banane, 200 ml de lait (je n'en bois pas sinon, et pour apporter tout ce qu'il faut de calcium à ma Pimprenille que j'allaite il me fallait trouver une feinte), et une poignée de fruits (fraises, framboises, mangue, pêche, kiwi, peu importe) préalablement congelés pour que le shake soit bien frais. Oui je sais je dis shake au lieu de milk shake, alors qu'il s'agit pourtant bien de ça, mais ici le milk shake doit contenir de la glace et là ça change la donne calorifique de la gourmandise !

Fruits préférés

Euh les fruits secs ça compte ? Parce que ça c'est vraiment mon pêché mignon, j'en mets partout ! Des figues, des canneberges, des cerises, des fraises, des myrtilles, des abricots, de tout, partout, pourvu que ce soit séché.
Et puis les fruits frais aussi of course : tous les petits fruits rouges, la mangue, la cerise, la pastèque, le melon, les clémentines, les brugnons, pêches et autres nectarines, l'ananas... euh beaucoup en fait, que je mange le plus souvent tels quels, le plus souvent entre les repas (oui je sais c'est mal...) et que j'aime aussi bien décliner en compotes l'hiver et en soupes froides l'été.

Bonbons préférés

Bof je suis pas une grosse bonbonneuse (sauf en cas de déprime compulsive au sucre, là je prends les premiers qui me tombent sous la main). Euh... attendez... les calissons et le nougat ça compte comme des bonbons ? Parce qu'alors là ouiiiiiiiiiiiii j'aime bien ça ! Bien beaucoup même !

Parfum de thé préféré

Ah la la, le thé et moi c'est une longue histoire. J'en ai longtemps bu beaucoup, mais quand je dis beaucoup c'est vraiment beaucoup, genre toute la journée, genre entre 2 et 4 litres par jour. Oui beaucoup quoi. Et puis on s'est aperçu que mon problème chronique d'anémie qui me mettait pas mal raplapla était en partie lié à ma consommation un peu excessive de thé... donc j'ai pas mal réduis la taille de mes tasses (le Bernard l'Arno les appellait mes "baquets"), et j'aime bien les remplir de bon mélanges que je commande au palais des thés, mes prefs de prefs : le thé des amants (rien que le nom déjà...), le Saint-Nicolas, le cachemire, le ikebana et le thé du hammam.

Petit dej idéal

Là encore y'en a plein, j'aime bien changer... Les matins en semaine comme c'est un peu la méga course c'est en gros toujours les mêmes choses, soit des tartines de pain beurrées (mais j'ai pas toujours le temps de faire griller, tartiner et manger), soit du granola maison avec du yaourt nature, soit des muffins un peu énergétiques que j'aurais pensé à sortir du congélo et à passer au four avant de sauter dans la douche. D'ailleurs j'ai une sacrée collec' de recettes de ces "healthy muffins" du matin, faudra que je les publie tiens !

Plats préférés

En vrac... les tajines de poulets, légumes ou poisson ; la moussaka ; le gratin dauphinois (avec un magret de canard poêlé mmmmmmmmmmmm) ; le guacamole ; la raclette (sans la charcuterie et avec des patates et du brocoli) ; les rouleaux de printemps... Mais peut être bien que MON plat préféré, celui que j'emmenerai sur une île déserte quite à le manger tout moisi, ce serait... les endives au jambon.

Restaus préférés

En ce moment c'est aucun doute Fresh, à 15 minutes de la maison. C'est le resto préféré de tous les membres de la tribu depuis l'été dernier. Un super resto végétarien, un peu hype mais pas trop, un peu intégriste végétaLien mais pas trop (on peut avoir du fromage de chèvre dans nos wraps si on veut), un peu pas cher, et un peu super méga bon !! Moi je suis accroc au power house rice bowl (un lit de riz basmati brun avec des noix diverses toastées et des pois-chiches, recouvert de tranches d'avocat, des dés de tomates, de dés d'oignons rouges et de pousses de radis, et servi avec des triangles de tofu mariné et grillé... un vrai bonheur !!!), le Bernard l'Arno est dans sa phase Black bean burrito, et le Pimpreton ne jure que par les crispy tofu cubes et les frites de patate douce. La chef du resto a publié un bouquin avec pas mal de ses recettes et je pense que je finirai pas l'acheter pour tenter de copier tout ça à la maison (même si la liste des ingrédients est à chaque fois un peu effrayante...). A suivre sur la feuille de chou donc !

Ce que vous ne mangerez jamais

Comme ça je dirais des abats... mais je préfère ne pas trop m'avancer. Il y a quelques années je croyais dur comme fer que je ne remangerai jamais de viande alors...

Chocolat blanc, au lait, ou noir

Je suis pas très chocolat donc... pas noir, ça c'est sûr. Pas blanc non plus parce qu'à part caché dans un dessert (aux framboises de préférence) c'est assez dégueu faut bien reconnaître. Donc lait plutôt. Mais je suis pas le genre à en manger une tablette (sauf en cas de méga compulsion encore une fois). En revanche un paquet de biscuits avec du choco (argh heureusement que je ne trouve pas de Granola de Lu ici !!!), là ça me fait pas peur !

Ma cuisine du monde préférée

Indienne sans aucun doute. Euh du coup dis donc je doute un peu... peut être italienne en fait. Mais avec ma maman et ses origines est-ce vraiment une cuisine du monde ?... Alors thaïe ? ou libanais ? ou... bon ben je vais rester sur indienne en fait, mais je crois que ça dépend vraiment des jours.

A qui ai-je envie de refiler ce questionnaire ?

Ben si ça les amuse j'aimerais assez connaître les tendances (culinaires of courses hein !!) de celle qui me fait tant poiler avec son confit light, de ma presque voisine qui me fait tant baver avec sa tartine gourmande et celle qui a la gourmandise healthy que j'inviterai bien à partager un rice bowl à Fresh ! (Je peux pas m'empêcher de penser à toi chaque fois que j'y vais Cléa !)

mai 22, 2006

Blog appétit #8, ou comment l'asperge n'a pas réussi à ramener sa fraise

Ca moulinait sévère dans mon petit cerveau fatigué depuis l'annonce de l'improbable mariage désigné par les organisateurs de blog-appétit : asperges et fraises. 128 idés de mousses, terrines, tartes, timbales et autres verrines se sont mises en branle, et mon imagination débridée se représentait déjà les clichés plus alléchants de couleurs les uns que les autres auxquels donneraient naisance ces créations originales.
Premier essai enthousiaste il y a 3 semaines : terrine d'asperges à la mousse de fraise. Une préparation à base d'oeufs, de crème, et d'asperges of course, qui cachait en son sein un coeur de mousse de fraise. Comme ça, conceptuellement, ça a l'air top hein ? Sauf que... la fraise a bavé dans les oeufs à la cuisson. Résultat : des bubons écarlates décoraient toute la timbale, et se mettaient à dégouliner en refroidissant. Ca avait l'air limite comestible mais nous avons appris à ne pas nous fier aux apparences et nous y avons donc goûté. Nous n'aurions pas dû. C'était aussi mauvais que laid. Un vrai fiasco à l'issu duquel le Bernard l'Arno nous a gratifié d'un de ses gratins de pâtes secrets et a m'a fait promettre de ne plus jamais lui refaire le coup tordu du mélange aspergeo-fraiseux.
Je promis donc et retentai 2 jours plus tard, mais en solo, une omelette associant nos 2 protagonistes. J'aurais mieux fait d'en rester à ma première déconvenue, la seconde était encore pire. Inmangeable. Ok on arrête le délire, on va tenter des trucs plus conventionnels.
En grande habituée de la salade aux pousse d'épinards et fraises, je la déclinais en asperges et fraises. Mouais, pas super emballant le résultat. Bien moins bon que la cousine aux épinards. Ok alors je tente un dernier truc, des asperges blanchies toutes simples avec une mayo à la fraise. Argh ! Beurk ! Yukky ! Vite un pot de mayo industrielle, ça vaut encore mieux.
Bref fini pour moi l'asso magique. Je laisse tomber. Je déclare forfait. C'est pas pour moi. Assez d'asperges et de fraises gaspillées.
Mais comme il me semble que toutes les tricheries sont permises, je vais quand même participer à la moitié du défi (est-ce que techniquement ça me fait participer à l'édition #4 que j'avais ratée si je fais la #8 divisée par 2?) en partageant avec vous ma recette de lavender-rhubarb-strawberry shortcakes. Un petit dessert typique d'ici et des Etats-Unis revisité à ma sauce franchouillarde. Là en revanche rien à redire, c'était très beau et c'était très bon. Même si bien sûr ça manquait un peu d'asperges.

Shortcakes fraises-rhubarbe-lavande

Pour 8 shortcakes

350 g de farine blanche
2 cuillères à café de levure chimique
50 g de sucre en poudre + 2 cuillères à café
125 g de beurre congelé
1 oeuf + 1 blanc
100 ml de lait

400 g de fraises émincées
300 g de rhubarbe coupée en tronçons
2 cuillères à soupe de sucre en poudre

100 ml de crème liquide
1 cuillère à café de fleurs de lavande
2 cuillères à soupe de sucre glace

Saupoudrer les fraises émincées d'1 cuillère à soupe de sucre puis faire compoter la rhubarbe avec 1 cuillère à soupe de sucre et 1 cuillère à soupe d'eau pendant une dizaine de minutes. A la sortie du feu ajouter la rhubarbe aux fraises et laisser refroidir. Une fois le mélange refroidi, réserver au frigo.

Préchauffer le four à 200°F / 400°F.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sel et le sucre en poudre. Ajouter le beurre en le râpant avec une râpe à gros trous au-dessus du saladier. Mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une grosse chapelure. Ajouter l'oeuf entier battu ainsi que le lait et mélanger à la main jusqu'à obtenir une boule.
Etaler la pâte (environ 1,5-2 cm d'épaisseur) sur une surface farinée et découper à l'emporte-pièce des rond d'environ 5-6 centimètres de diamètre. Les placer sur une plaque allant au four, les badigeonner de blanc d'oeuf puis les saupoudrer de sucre en poudre.
Enfourner une quinzaine de minutes (ils doivent être bien dorés) puis laisser refroidir sur une grille.

Porter la crème liquide avec les fleurs de lavande à ébullition puis laisser infuser une bonne demi-heure. Filtrer la crème puis la placer au congélateur pendant une vingtaine de minutes dans le saladier qui servira à monter la chantilly et avec le fouet du batteur.
Sortir le tout du congélo puis commencer à battre la crème environ 3 minutes avant de lui ajouter le sucre glace. Continuer à battre jusqu'à ce que le fouet laisse des traces fermes dans la crème

Pour servir, couper les shortcakes en 2 dans le sens de la hauteur, placer 2 bonnes cuillères de compotée fraise-rhubarbe au milieu, replacer la deuxième moitié, puis dresser la chantilly sur le dessus à la cuillère ou à la poche à douille.

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mai 20, 2006

Petits pots framboise-citron

Je farfouille depuis le début de la semaine dans mes tout nouveaux livres de cuisine. Résultat : je suis allée hier dévaliser le gentil petit marchand de pâtes, riz et graines en tous genres du St Lawrence market pour pouvoir essayer les super recettes à base de sarrasin entier, de millet, de blé rouge, de farine de quinoa, bref de tous ces trucs que je n'ai encore jamais essayés mais qui sont les héros de mon bouquin de recettes qui ont un grain (ici pour mémoire). J'étais là, comme une poule devant un couteau (et non devant un sac de grains, car la poule pour une fois aurait été moins empotée que moi) à remplir mes petits sachets en me demandant bien à quoi ça ressemblerait une fois cuisiné. Donc là vous vous dites "alors quelle recette a-t-elle essayée ?". Ben aucune. En fait en rentrant de mon harassante virée dans le monde des graines, riz et autres denrée saines j'ai juste eu envie d'une chose : une douceur. Et vite. Evidemment je ne pouvais décemment pas me boulotter un truc à 5624 calories chez Starbucks, ni sauter sur les cupcakes qui dataient du matin à la maison. Après avoir claqué une fortune en graines et farine de graines (je sais que mon père va en être malade s'il lit ça, lui qui refuse déjà de manger des grains de maïs sous prétexte qu'il n'est pas de la famille des gallinacés... papa si tu passes par là ferme les yeux, je sais que trouveras ça indigne d'une bonne vivante élevée aux tripes et au cassoulet que de dépenser le prix d'un super rosbeef en grain à piafs) je ne pouvais pas faire dans la junk food alors... j'ai sorti du frigo une barquette de framboises, l'ai instinctivement jetée dans le blender avec une barquette de tofu soyeux, ai pressé un citron par dessus, gratté 2-3 zestes,saupoudré un peu de sucre sur le dessus, brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr (oui j'ai un blender assez bruyant) pendant 3-4 minutes, au frigo pour 1h, et... miam !! Le Bernard l'Arno n'en est pas revenu. Un pur délice frais et savoureux pour juste quelques calories et 0 choléstérol (bien sûr si on aime le choléstérol et qu'on a pas ramené 6 kilos de chez le grainetier 2 heures avant, on peut sans doute remplacer le tofu soyeux par de la crème fouettée). On a tout dévoré et je suis vite aller écrire sur ma liste de courses de la semaine prochaine : tofu soyeux, framboises, et shampoing aussi mais ça n'a rien à voir avec mes petits pots du jour.

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mai 15, 2006

Very happy mother's day

Hier ici c'était la fête des mères. J'ai découvert tout le sens de cette pub pour les chaussures crocs dont le slogan était "ugly can be beautiful" et sur laquelle on voyait une femme rayonnante portant un effroyable collier fait de grosses perles en pâte à sel peintes en marron diarrée, écrous de divers tailles, macaronis recouverts de paillettes, avec en guise de pendentif un gallet de 2 tonnes avec un "I love U" peint à la gouache magenta mal diluée. Voir cette jolie blonde avec son affreux collier me faisait sourire, être dans la peau de cette blonde là hier m'aurait presque tiré une larme. Avant d'en venir au sujet qui touche vraiment à la boustifaille et non aux loisirs créatifs, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le "cadre fleuri en mosaïques" ainsi que le billet doux réalisés par mon Pimpreton (de force d'après ce que m'a dit sa maîtresse mais bon...) ainsi que la boîte à bijoux avec les empreintes de pied de ma Pimprenille réalisées à la garderie. Yep c'est sûr, "ugly is beautiful".

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Mais après ces petis cadeaux faits-main, mon petit mari de Bernard l'Arno a eu la délicate attention de me faire un cadeau de fête des mères typique mais jamais rasoir (enfin pour les gens comme nous qui s'endorment en pensant à Jamie Oliver ou Pierre Hermé... ou Nigella pour d'autres si vous voyez de qui je parle). Enfin pas 1 kado. Non pas 2 non plus. 4 Messieurs-dames, oui 4. Le bonheur. Un dimanche soir vautrée avec une tisane à la main à feuilleter les 700 pages de mes cadeaux. J'ai pris 7 kg rien qu'en lisant les recettes mais bon ça en vaut la peine !

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Dans le désordre...

Zyryab, Authentic arab cuisine, by Farouk Mardam-Bey

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Une bible de recettes du Moyen-Orient classées par ingrédients : olives, pois-chiches, pistaches, abricots, courge, etc. Chaque chapitre commence par une petite intro sur les différents usages de cet ingrédient dans les différentes cuisines de l'Algérie à la Palestine, ensuite viennent 5-6 recettes toutes plus simples et affriolantes les unes que les autres, plus un glossaire gourmet, plus un récit gourmand façon Sindbad, plus plus plus... un bouquin génial sur une cuisine que j'adore mais pratique toujours de la même façon. Ca va sentir les épices et les fruits secs par chez nous ! La première recette à tester d'urgence : the rice panada with meat.

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A cook's guide to grains, by Jenni Muir

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LE livre dont je rêvais depuis un moment sans le connaître. Une petite mine sur toutes les graines, du riz au quinoa en passant par l'avoine, l'orge ou le millet. Des tonnes d'infos historiques, nutritionnelles, culturelles sur chaque graine et plus de 120 recettes les utilisant. Et surtout ce bouquin de fait pas dans le "grain only" comme tous les autres que j'avais vu jusqu'à présent, si certaines recettes sont certes végétaliennes d'autres sont à base de viande, de poisson ou de laitages. Bref je fonce dans mon magasin bio préféré ce weekend et on va vraiment manger de nouvelles choses, combiner autrement les trucs qu'on utilise toujours dans les mêmes préparations. J'ai hââââte !!! Ma recette coup-de-coeur : the summer minestrone.

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Classic spanish cooking, recipes for mastering the spanish kitchen, by Elisabeth luard

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Mais pourquoi l'hispanophile que je suis (et prof d'espagnol à ses heures... ça y est une partie de mon identité secrète est dévoilée) ne comptait aucun livre de cuisine espagnole dans sa bibliothèque ?? Ben... par flemme je crois. Parce que les recettes que je fais sont, encore une fois, toujours les mêmes. Gazpacho, albondigas en salsa, patatas bravas, crema catalana... toujours pareil. Les tapas que je commande invariablement, les recettes qu'on m'a montré à Burgos, à Salamanque, à Madrid. Et puis c'est tout. Quelle monotonie, quelle tristesse. Mais ouf ça va changer !! Mon flash nostalgique d'une virée madrilaine : sepia con habas.

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Blender, perfect sauces, soups, purées, and smoothies, by Linda Doeser

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Ce que j'appelle un livre de cuisine-pratique. J'aime l'idée du livre écrit autour d'un appareil ménager dont je me sers TOUS les jours (le smoothie et les shakes en tout genre sont mes goûters officiels depuis le début de ma grossesse, quand Pimprenille n'était qu'un petit haricot qui me rendait malade toute la journée et banissait tout aliment non-liquide de mon alimentation) . Et on dirait que je vais m'en servir encore plus. Je ne sais pas si le Bernard l'Arno a bien réfléchi avant de l'acheter étant donné qu'il peste chaque fois que c'est lui qui est chargé de le nettoyer, m'enfin ça c'est son problème. Mon coup-de-foudre : the satay sauce (pour accompagner les brochettes !).

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Oh et j'allais en oublier le dessert de la fête des mères ! Mon premier dessert façon je-me-la-pète-depuis-que-j'ai-investi-dans-un-cercle-à-pâtisserie : un royal au chocolat. J'avais la tremblotte en le démoulant mais en fait il présente korrek pour une première fois. Nan ?

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mai 13, 2006

Poulet au sésame et noix de cajou

Hier vendredi un pote que nous appelerons John Doe (Doe n'étant évidemment pas son vrai nom de famille mais par souci d'anonymat, ou dans l'hypothèse ou il apprendrait un jour le français et tomberait sur mon blog, je préfère garder secret son patronyme de toute façon impossible à orthographier correctement pour cause d'origines polonaises) est venu dîner à l'improviste avec sa copine du moment que nous appellerons Jessica (vu que c'est son prénom).
Jessica est coiffeuse. En l'apprenant j'ai mentalement sauté de joie. Chouette une nouvelle copine qui va pouvoir me relooker et, qui sait, même peut être trouver un moyen de mettre fin à cette chute de cheveux qui sinistre mon cuir chevelu depuis mon accouchement en janvier. Or durant cette soirée, de relooking il ne fut point question (l'ampleur de la tâche l'aurait-elle découragée ?), pas plus que de remède à mon allopétie grandissante (la pudeur l'aurait-elle empêchée d'évoquer la question ?). Il ne fut question que de Jessica, Jessica et Jessica. Et ce dés l'apéritif. La soirée s'annonçait passionnante et je lançai donc THE question qui tue pour avoir une bonne excuse et m'éclipser dans ma cuisine : "vous voulez manger quoi ?" (enfin dans le texte ça donnait plutôt "whate doo yoo wantouit ?" avec mon innimitable accent). Et là le festival a commencé...
Jessica n'aime pas la viande rouge qu'elle trouve trop lourde, mais le discours végétarien lui tape sur le système, quant aux végétaliens ce sont des hippies attardés qui se nourrissent comme des lapins. Jessica n'aime pas le poisson ni les fruits de mer parce que l'odeur la dérange et en plus on peut jamais savoir si c'est bien frais. Jessica aime bien la viande blanche et les légumes mais pas la friture parce que si elle mange du gras elle se sent ballonée. Jessica aime tous les légumes qui sont si sains, si bons pour la santé, si légers, si... Tous les légumes donc, sauf les épinards (trop amers), le brocoli et le chou-fleur (qui donnent des gaz), la tomate (trop acide), les champignons (trop caoutchouteux), le poireau et les oignons (trop filandreux), les aubergines (elle sait pas pourquoi mais elle les aime pas), et 2 ou 3 autres dont elle avait même oublié le nom.
C'est la lèvre et le sourcil haussés que je lui demandai avec prudence si du riz ferait l'affaire, elle a répondu qu'elle adoooooooorait le riz. Ouf ! Ensuite je lui ai demandé si elle aimerait du poulet à quelque chose genre asiatique, elle m'a répondu qu'elle adooooooooorait la cuisine asiatique. Mais pas trop épicé sinon elle a des hémorroïdes elle digére mal. Ok je fonce dans ma cuisine en dissimulant mon sourire du mieux que je pouvais, et en adressant un clin d'oeil discret au Bernard l'Arno qui lui avait bien du mal à cacher le sien. John quant à lui était visiblement amusé par la scène qui devait se répéter pour la 28ème fois devant lui. Mais bon Jessica elle fait 1m75, elle pèse pas plus de 58 kg, elle est sapée comme Paris Hilton et en plus elle est super bien coiffée. Et sans le savoir elle m'a fait pifométrer une recette qui fut une vraie réussite. Alors merci Jess, you made my day !

Poulet au sésame et noix de cajou

Pour 4 personnes (dont une quasi anorexique)

4 blancs de poulet
3 petits oignons nouveaux (scallions),
1 gousse d'ail finement hachée
1 grosse poignée de graines de sésame
3 cuillère à soupe de tamari ( ou de sauce soja à défaut)
1 cuillère à soupe d'huile de sésame
1 cuillère à soupe d'huile de tournesol
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
2 cuillères à soupe de noix de cajou non-salées
quelques flocons de piment

Couper les oignons en lamelle dans le sens de la longueur, y compris le vert. Dans un saladier mélanger les huiles, le tamari, l'ail et les oignons émincés.
Couper les blancs de poulet en lamelles. Faire mariner dans le mélange précédent pendant une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps là préparer le riz.
Dans une poêle, faire chauffer à sec les graines de sésame et les noix de cajou grossièrement concassées ( au rouleau à pâtisserie c'est parfait). Quand tout cela commence à dorer ajouter les morceaux de poulet mariné ainsi que la marinade. Le feu doit être assez fort et il faut régulièrement surveiller et remuer. Quand la viande est bien dorée et qu'il n'y a plus de liquide dans la poêle, déglacer avec le vinaigre de riz et ajouter les flocons de piment. Je n'avais plus de coriandre fraîche, mais si j'en avais eu je n'aurais pas hésiter à y jeter quelques pluches.
Servir avec un mélange de riz et regarder Jessica trier les oignons (oooops ! pourtant elle l'avait dit qu'elle aimait pas ça !).

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mai 08, 2006

Chouquettes et profiquettes

Je m'autoproclame officiellement "Buffy de la cuisine" (merci de prononcer "Beufie" comme il se doit et non "Bouffie"... comme ça fait mal) depuis ce weekend. Pourquoi ?? Ben en voilà une question ! J'ai tué un démon pardi ! Oui oui un vieux démon qui me paralysait depuis des années. J'avais tout essayé, mais ni les gousses d'ail (pourtant abondamment représentées dans ma cuisine), ni les pieux et autres pics à brochettes plantés dans le coeur (moi les abats...), ni les incantations en gaélique n'en étaient venu à bout. Il m'a donc fallu prendre mon courage à deux mains, mettre de côté toutes les appréhensions qui m'immobilisaient depuis une dizaine d'années, et me confronter à l'ennemi. Enfin l'ennemie en l'occurence... j'ai nommé : la pâte à choux.
Toutes mes tentatives s'étant inmanquablement soldées par d'humiliants échecs je décidais d'étudier assidument la question avant de me lancer. Je voulais à tout prix éviter la foultitude d'écueils précédents : la pâte dure et sèche qui reste collée à la casserole, les oeufs qui ne veulent pas s'incorporer correctement à la pâte, les petits choux qui se transforment en galettes molasses et raplapla à la sortie du four, j'en passe et des pires...
Bref mon frérot nous ayant préparé il y a quelques semaines un joli colis humanitaire plein de douceurs made in France ( dont beaucoup made in Lu pour le petit Pimpreton qui n'apprécie pas beaucoup les biscuits locaux... ) je lui avais demandé s'il pouvait essayer de me trouver un peu de sucre perlé (inconnu ici même auprès des patissiers) pour faire de belles brioches et autres chouquettes. J'en profitais alors pour fanfaronner, sûre qu'il n'en trouverait pas, ou oublierait ma requête. Argh mais c'était sans compter sur son zèle et sa gentillesse naturels. Et sans compter sur Ginette, sa boulangère adorée, qui lui a donné comme ça juste pour ses beaux yeux (oui mon frère a de très beaux yeux noirs ténébreux, et ça la GInette elle a pas résisté c'est sûr) 1 kg, oui 1 kg, de sucre perlé qui a donc traversé l'Atlantique la semaine dernière. Ben ma Ginette si tu savais ce qu'il l'attendait ton sucre...
Euh bon donc je me suis lancée en compilant tous les trucs, astuces et tuyaux trouvés de-ci de-là pour pas encore foirer ma pâte à choux, et... ça a marché !!!
Je vous livre la recette fétiche que je m'appliquerai dorénavant à refaire scrupuleusement pour ne prendre aucun risque. On a mangé tous plein de chouquettes, les plus veinardes ont fini en "profiquettes" (nom donné pour la circonstance aux chouquettes fourrées avec une boulette de glace vanille... vraiment pas raisonnable hein), et comme je veux être sûre de pas perdre la main je vais vite vite vite recommencer !

Chouquettes

Pour 35 choux

250 ml d'eau
90g de beurre
4 oeufs
125 g de farine
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
1 poignée de sucre perlé

Préchauffer le four à 200°C / 400°F.
Mettre dans une casserole l'eau, le beurre, le sel et le sucre. Porter à ébullition.
Quand l'eau bout, retirer du feu et jeter la farine dedans d'un seul coup. Mélanger doucement avec une cuillère en bois. Quand la pâte est bien homogène remettre sur le feu jusqu'à ce que la pâte ne colle plus (ni à la cuillère ni à la casserole).
Transvaser la pâte dans un saladier puis ajouter les oeufs un par un en mélangeant bien entre chaque (c'est là qu'il ne faut pas se décourager devant la texture déroutante de la pâte après chaque oeuf, faut continuer à touiller touiller touiller de toute son âme !!). La pâte doit former des petits pics quand on soulève la cuillère.
Remplir la poche à douille de cette pâte archi caoutchouteuse et faire des petites boules de 2 cm de diamètre sur une plaque à pâtisserie tapissée de papier sulfurisé. Bien espacer les choux des uns des autres !
Dorer au jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau puis saupoudrer de sucre perlé.
Enfourner environ 20 minutes (jusqu'à ce que ce soit bien doré) puis laisser dans le four éteint avec la porte entrouverte pendant 5 minutes.

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mai 05, 2006

Petits cakes façon antipasti

S'il est une pratique que nous avons découverte en venant habiter en Amérique du Nord, c'est bien celle de la lunch box. Monsieur en a toujours eu besoin (enfin à l'époque on appelait ça la gamelle du midi, beaucoup moins classe que la lunch box vous en conviendrez), pas grave on fait une portion de plus au repas du soir et le Bernard l'Arno mange chaque midi la même chose que la veille au soir, il va pas en mourir. Sauf bien sûr s'il y a du fenouil, de la courgette, de l'aubergine, du bok choy, du concombre... mais bon il est grand hein il peut trier.
Non le truc qui est devenu une vraie épine dans mon pied de femme-qui-se-croit-libérée-mais-qui-est-aliénée-par-la-polyvalence-qui-incombe-à-la-femelle-moderne c'est la lunch box en 3 exemplaires. Une pour Monsieur, mais aussi une pour Pimpreton et une autre pour moi (d'ici 6 mois il faudra aussi prévoir celle de Pimprenille... inutile de dire à quel point je n'ai pas hâte...) qui, bien que nous passions tous 2 nos journées dans un établissement scolaire, ne disposons pas d'une bonne vieille cantoche où nous pourrions nous repaître de céleri rémoulade, de lasagnes surgelées et autres oeufs mimosas. Non, rares sont les écoles disposant d'une cantine ici et c'est finalement tant mieux car les rares qui en ont une n'ont pas les autorisations pour cuisiner les repas sur place et ne servent donc que des trucs industriels (toujours les mêmes qui plus est ! Pas super de savoir que son môme peut s'il veut manger de la pizza Mc Cain aux 4 fromages 5 jours par semaine).
Bref me voilà obligée de cuisiner pour 6 tous les soirs, et de me sentir comme une bonne mamma italienne devant ma gamelle de 5 litres de sauce bolognaise (et je lui jetterais bien ma cuillère en bois au Bernardo il Arnoldo quand il me sort alors "Ma Gina tou as encore fait des pasta, tou né pé pas faire oun pé autré chose"), ou bien de concocter en plus du repas familial du soir un petit pique-nique qui mettra d'accord toutes les lunch boxes le lendemain midi. Hier soir je nous préparai donc, en même temps que le poulet au sésame du soir, un "cake façon antipasti" pour lendemain. Et ce fut une bien agréable lunch box (surtout après les pâtes au broccoli de lundi, celles au pesto de mardi, les lasagnes au poulet de mercredi et le gratin de coquillettes au thon de jeudi).

Cake façon antipasti

Pour 6 petit cakes ou 1 gros

150 g de farine
12 g de levure chimique
3 oeufs
80 ml d'huile "tournesol ou olive selon les goûts)
125 ml de lait chaud
60 g de parmesan fraîchement râpé
120 ge mozzarella coupée en dés (j'ai utilisé de la sèche pour ne pas détremper la pâte)
1 petit bocal de coeur d'artichaut marinés
15 tomates séchées non-marinées
15 feuilles de basilic grossièrement ciselées
1 pincée de flocons de piments rouges
1/2 cuillère à café d'origan séché

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Dans un saladier mélanger les oeufs, la farine et la levure. Incorporer progressivement l'huile et le lait chaud.
Ajouter le parmesan. Mélanger puis les quartiers d'artichaut (recoupés en 2 ou en 4 selon la préférence de chacun), les tomates séchées coupées en lanières (au ciseau chez moi), les dés de mozza et les feuilles de basilic.
Remuer puis ajouter l'origan et le piment.
Verser dans les moules (beurrés et farinés si nécessaire), enfourner et laisser cuire 30 minutes,

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mai 02, 2006

Birthday, bluesy birthday

Je sais pas si ça fait ça à tous les parents mais moi, chaque année, le jour de l'anniversaire de mon Pimpreton j'ai un gros vague à l'âme. Chaque 1er mai je fais ma guimauve de maman nostalgique. Et qui dit nostalgique dit cafardeuse. Donc oui chaque 1er mai je fais la maman cafard.
Rien à voir avec le muguet. Rien à voir avec le déroulement du jour J d'il y a 4 ans (non je ne tiens pas particulièrement à revivre les interminables 18h de travail, les sous-effectifs d'un hôpital de campagne français un jour férié, qui plus est LE jour où tout est fermé y compris les cafés, restos, boulangeries, cafét' d'hosto ou tout autre endroit où un Bernard l'Arno aussi émotionné qu'affamé aurait pu se sustenter et donc ne pas lâchement m'abandonner pour aller se faire cuire une knacki à la maison pendant que moi je continuais péniblement à dilater d'un demi-milimètre par heure). Rien à voir avec le nombre de bougies sur le gâteau (enfin pour l'instant...). Non juste un truc tout bizarre qui fait que ce jour là l'amour maternel déborde et devient... ici on dirait "overwhelming", et c'est exactement ça...
Je crois pas être une maman trop cucu (enfin je fais de mon mieux pour pas expliquer que les cocottes pondent des cocos ou que c'est la fée Clochette qui met les bébés dans le ventre des mamans si elles sont très gentilles avec les papas) mais juste, ce jour là, je revendique le droit à la niaise et mielleuse mièvrerie maternelle. La preuve en image avec le gâteau-train réclamé par Pimpreton (depuis novembre dernier chaque matin !!) qui est même pas beau, qui était même pas super original, mais si vous aviez vu les yeux de mon Pimpreton quand il a vu débouler THE gâteau "marron, au chocolat, en forme de train avec une locomotive avec une cheminée et des wagons et des roues et des rail et des bonbons"!... Seul bémol "pourquoi il fait pas tchou-tchou?"... Ben oui c'est vrai quoi, pourquoi ?

La recette est celle du classique Victoria sponge cake au chocolat tiré de l'excellent livre de Pascale Weeks (oui il a enfin fini par traverser l'Atlantique!), recouvert d'un banal glaçage au chocolat. Ou comment ravir un petit gars de 4 ans.

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