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septembre 27, 2006

Coquillettes au jambon à la japonaise : makis maison pour pas un rond.

C'est irrationnel mais c'est comme ça : le Bernard l'Arno et moi dépensons une fortune en bouffe japonaise. En plein d'autres trucs aussi du reste parce que bon on ne vit qu'une fois, et on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, et 1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras et tout ça. Mais sitôt que ça touche aux sushis, c'est plutôt 10 tiens valent mieux que qu'un seul tu l'auras. Carrément irrationnel je vous disais.
Pourtant quand on y pense c'est pas grand-chose hein. Un peu de poisson (pas vraiment beaucoup en fait), pas mal de riz (avec le prix de notre investissement mensuel en makis on pourrais sans aucun doute acheter chaque mois notre poids en riz de très bonne qualité), 2-3 bouts de crudités (assez pour que Pimpreton sorte son crucifix en hurlant Vade Retro mais pas tant que ça finalement), quelques feuilles d'algues (oui je sais qu'il faut dire de Nori pour faire plus hype, mais bon n'empêche c'est quand même de l'algue) et puis en gros on a fait le tour. Pffff mettre tant de dollars dans si peu, quand même... surtout que tous ceux qui essaient de makiser se mettent ensuite à danser sur le tatami en nous snobant de “c'est trop fastoche”, “un jeu d'enfant”, paraitrait même qu'en plus d'être divin faire des makis ce serait simple et rapide. Un peu comme les coquillettes au jambon quoi. Enfin avec la feuille de Nori en plus... Presque. Allez quoi...
L'autre soir, j'allais donc me lancer dans la réalisation d'une de ces assiettes de coquillettes au jambon un poil régressives mais toujours enthousiasmantes quand j'ai lancé à la cantonnade (bon au Bernard l'Arno quoi... Pimprenille dormait déjà et Pimpreton s'en tape de toute façon vu que lui il mangera inmanquablement le seul met que son régime strict de légumo-intolérant autoproclamé lui autorise 7 soirs sur 7 : les-dites coquillettes au jambon) “tiens non, on va changer un peu et faire des makis”. Le Bernard mon mari, un peu affamé sur les bords (il était en gros 20h) a commencé à s'inquiéter, à me demander si j'étais sûre de vouloir tenter ça ce soir, si c'était vraiment le bon moment, si j'avais tout ce qu'il faut, s'il fallait pas un riz spécial, si j'avais vérifié l'alignement des planètes, si l'avocat était assez mur, si si si... si, en gros, je préférais pas faire des coquillettes au jambon !
Et bien non ! J'ai sorti ma natte de bambou (achetée il y a déjà fort longtemps pour être dans les starting blocks le jour où ça me prendrait, donc ce soir là!), mes feuilles de Nori (que j'utilise souvent émiettées dans des biscuits salés ou des pâtes à tarte) et roule ma poule. Je mets mon riz à cuire, pendant ce temps je coupe mes crudités, prépare le poisson du bord, et.... 30 minutes plus tard les makis étaient sur la table. Et les coquillettes de Pimpreton aussi du reste. Incroyable. Ben non, c'est pas du flan, les makis c'est vraiment exactement pareil que les coquillettes au jambon. Euh y'a juste pour le fromage râpé dessus que je suis pas sûre, mais ça après c'est une question de goût.

Makis

Pour 4 rouleaux (soit 36 makis chez nous ce soir là)

2 tasses de riz blanc rond
4 tasses d'eau
2 cuillères à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
1 avocat bien mûr
1/2 petit concombre
10 crevettes cuites
2 tranches de saumon fumé
2 feuilles de laitue
1 boite de thon au naturel
1 cuillère à soupe de mayonnaise
sésame doré, sésame noir
wasabi

Rincer le riz puis le mettre dans une casserole avec l'eau. Couvrir et porter à ébullition. Quand ça bouillone, remuer puis baisser le feu, et laisser couvert jusqu'à ce que le riz ait absorbé toute l'eau.
Pendant ce temps faire chauffer le vinaigre de riz et y dissoudre le sucre en poudre. Ajouter au riz une fois cuit, bien remuer.
Toujours en même temps (oui je sais il faut utiliser tous ses neurones en même temps pour faire tout ça, mais c'est faisable !) : trancher l'avocat en lamelles et les citronner, faire une fine julienne avec le concombre, décoquiller les crevettes, couper les tranches de saumon en rubans, faire des bandes de laitue, et mélanger le thon (égoutté, c'ets mieux) avec la mayo.
Et là le plus spectaculaire : le montage.
Pour ça je vous renvoie aux super top schémas de la mort de Mademoiselle Gastronomade : inratable ! Bon of course lesmiens sont encore loins de la perfection (on doit pas voir la feuille revenir au milieu) mais c'est juste une affaire de disposition sur la feuille et puis bon... c'est toujours plus classe qu'un gratin de coquillettes.
J'en ai aussi tenté le montage à l'envers (on étale le riz sur la natte, on pose la feuille de nori dessus et on y place la garniture avant de rouler comme d'hab') et ça a marché impec. Super classe quand une fois le rouleau fini vous le roulez dans un mélange de graines de sésame doré et noir.
Chez nous c'était de haut en bas : thon-mayo/laitue, avocat/saumon, saumon/concombre (à l'envers), et avocat/crevette. Déguster avec une pointe de wasabi mélangé à de la sauce soja.

makis.gif

septembre 19, 2006

Biscuits au germe de blé , une autre façon de faire des bras d'honneur

Il s'en est fallu de peu mais la feuille de chou n'a pas encore fini en potée. J'y ai cru, c'est pas passé loin, mais finalement non. Tadaaaaaa je reviens avec, à ma gauche le majeur levé, à ma droite une grosse boîte de délicieux biscuits à partager avec vous tous (ou presque).
Que s'est-il passé ? Je vous le raconte. On commence à savoir ici et ailleurs qu'il n'est pas dans mes habitudes de me taire. Même quand je devrais. Mais bon on se refait pas.
Personne n'ignore que le dernier kiki a donné naissance à une mini-grosse polémique sur la triche et la fraude électorale et des trucs super graves comme “Peut être que si ça se trouve le gagnant de cette édition serait illégitemement élu”... ouah, moi qui croyait que le kiki n'était qu'un truc où on pouvait gagner le droit de s'amuser 5 minutes à trouver un thème sympa et de s'arracher les cheveux des heures à compter les votes. Bref un gros raz de marée de réactions plutôt pas mal vives, une pauvre Débo qui se retrouve dans une situation qui chauffe les fesses juste parce que sa maman était vraiment trop fière de ses jolies cheesecakes. Bon ok allez tout le monde s'emballe, y va de son “moi je pense que”, votre serviteuse comprise, et au bout de quelques temps les esprits s'apaisent, Lilo gagne avec son cheesecake breton de ouf (à mon avis Débo a du sauter de joie, elle n'a pas eu besoin de déménager au Kurdistan dans la nuit suivant la promulgation des résultats), on trouve des solutions au problème à retombées intergalactiques que sont les votes multiples, et voilà, moi je retourne à mes tites n'affaires de fille un poil débordée par sa rentrée, celle de sa progéniture et tout ce qui va avec. Mais...
Voilà que je commence à recevoir des mails pas très sympas (on est d'accord pour dire qu'un mail dans lequel on vous dit “emmerdeuse”, “connasse” et “blog à la con” est un mail pas très sympa hein?) parce que j'aurais semble-t-il “insulté” certaines bloggeuses ou encore pire les fans de certaines bloggeuses qui se sont apparemment reconnues ou ont reconnu leurs idoles dans mon coup de gueule poussé chez Ninnie. Bon après tout y'avait de quoi... oh zut voilà que je les ré-insulte du coup... mince.
Bref, le Bernard l'Arno a eu beau me répéter de ne pas accorder d'importance à tout ça, que le net c'est comme la vie, y'a des gens biens et des gens bof. Mais bon moi j'avoue ça m'a un peu laissée perplexe ces 7 mails pas vraiment amicaux (“tu peux te le foutre au cul ton humour de merde” c'est pas amical n'est-ce-pas ?). Je lui ai dit “ ok tu sais quoi je vais trouver un autre moyen de rigoler sur mon clavier, la culinosphère c'est pas trop mon trip je crois”. Je pense que là le Bernard l'Arno a senti son assiette menacée, ben oui il mange plutôt mieux depuis que la feuille de chou est née... l'était pas rassuré le gaillard. A mon avis l'est peut être bien allé solliciter l'intercession d'une ou deux personnalités célestes pour lui venir en aide. Et figurez-vous que ça a marché !
Un grand merci à Mijo et Lilo qui, sans le savoir, ont au hasard qui de recettes, qui de l'actualité, rallumé la flamme sous ma marmite. Je leur envoie à chacune une grosse cargaison de ces délicieux biscuits.
Si mes nouveaux corbeaux (que je soupçonne fort de n'être pas si plusieurs que ça) veulent continuer leur délicate correspondance, je suis dispo mais précise juste qu'il me semblerait plus judicieux de poursuivre ces échanges enrichissants par le biais des commentaires de mon “blog à la con” histoire que tout le monde en profite.
En attendant une recette de biscuits à tomber par terre, et une louche de mon "humour de merde" que je vais venir tartiner allègrement sur vos écrans encore quelques temps !

Biscuits aux germes de blé

Pour une trentaine de biscuits

90 g de beurre mou
100 g de cassonade
1 oeuf légèrement battu
20 g de poudre d'amande
25 g de germes de blé
120 g de farine complète
75 g de farine avec levure incorporée
100 g de chocolat noir fondu

Préchauffer le four à 380°F / 180°C.
Battre le beurre et la cassonade jusqu'à obtenir une crème lisse, puis incorporer l'oeuf sans cesser de battre.
Ajouter la poudre d'amande, les germes de blé et les farines. Former des boulettes de pâte et les disposer sur une tôle à biscuits. Aplatisser chaque galette avec une fourchette.
Enfourner pour une douzaine de minutes, puis laisser refroidir sur la plaque.
Tremper les biscuits dans le chocolat fondu sur une moitié (ou plus si ça ne vous fait pas peur !) et laisser durcir sur une grille.

(Recette inspirée de "Biscuits, brownies et biscotti" dans la collection Les minis cuisines Marabout)

septembre 06, 2006

KKVKVK#12, cheesecake à 6374 calories par demi-part

Pas facile de caser un cheesecake dans mon emploi du temps archi surchargé de la fin des vacances et surtout du début d'année scolaire et créchaire mais bon... avec un peu de pâte de pistache (merci papounet, tu n'as plus trop mal vers l'aisne ? ah ah) on se laisserait bien tenter par un petit gâteau pas vraiment léger (j'ai pas compté les points Weight Watchers mais à mon avis on frise les 78 par bouchée) pour affronter les avatars de la rentrée avec zénitude. Ca a marché impec, ce cheesecake est un truc de ouf (oui encore un) à endormir un éléphant après 3 thermos de café.
C'est Kiki c'est kiki c'est kiki... qui va venir déloger les kilos emmagasinés à coups de KKVKVK ? Ah Ninnie si ce n'étais pas pour toi...
Note au gagnant de cette édition au moment de choisir le thème du number 13 : la salade de fruits ou le carpaccio de courgettes s'imposent !

Cheesecake pistache-framboise-chocolat blanc

Pour 2 petits moules à charnières de 10 cm de diamètre

80 g de biscuits au chocolat réduits en miettes (Oréo crumbs pour moi)
2 + 1 cuillères à soupe de sucre en poudre
25 g de beurre, fondu
1 poignée de framboises
80 g de chocolat blanc, hâché
2 cuillères à soupe de crème liquide
1 paquet de fromage frais (230 g), à température ambiante
1 oeuf
1 cuillère à soupe de pâte de pistache
2 cuillères à soupe de pistaches, hâchées

Prévhauffer le four à 325°F / 150°C.;
Mélanger les miettes de biscuits, 1 cuillère de sucre et le beuure fondu dans un saladier. Tasser le mélange au fond des moules à charnières.
Au bain-marie, faire fondre le chocolat blanc (en pensant à réserver quelques copeaux pour que ça fasse joli au milieu du cheesecake) avec la crème liquide jusquà obtenir une préparation lisse.
Dans un saladier, fouetter le fromage frais et 2 cuiillères de sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse (merci Monsieur Kitchen Aid !). Ajouter les oeufs un par un sans cesser de fouetter. Ajouter le chocolat blanc, la pâte de pistache, les copeaux de chocolat blanc puis les pistaches hâchées.
Disposer les framboises sur les fonds chocolatés puis verser l'appareil au fromage frais dessus.
Enfourner pour 1h sans ouvrir le four. Laisser refroidir à température ambiante puis réfrigérer au moins 5 heures avant de démouler.
Servir avec des framboises fraîches et/ou un coulis de framboises.