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octobre 25, 2006

Billet interdit aux glaçophobes et autres sorbetophobes

Je sautille comme une guenon en pleine poussée hormonale depuis que j'ai dans ma cuisine un nouveau joujou, alors bien sûr je me rue sur le clavier pour en parler sur cette feuille de chou avec des gens chez qui les mots “ganache”, “émulsion”ou “pâte levée feuilletée”évoquent des pensées lubriques que chez d'autres seuls les termes “plug USB”, “lettre compte triple”, “clé de 12”, ou encore “point de noeud” (si, si... et il s'agit là d'un terme de broderie non d'une vile menace de chasteté... pas vrai belle-maman ?) savent éveiller. Là je me dis que je vais venir me la raconter en vous montrant une photo de mon gadget du jour, pis vous promettre tout plein de recettes, bla bla bla bla... Sauf que la dernière fois que j'ai fait le coup c'était pour ma sorbetière, et que je n'en ai pas parlé depuis. Non pas que je ne m'en suis pas servie ! Peuchère non ! Ce truc là a été le best investissement estival jamais réalisé. En tout cas de l'argent vachement mieux dépensé que le maillot 2 pièces au même prix sur lequel j'ai craqué en juin et dans lequel je n'ai jamais osé glisser une fesse (d'abord parce que je pense qu'un chausse-pied m'est indispensable pour l'enfiler, ensuite parce que je redoute une émeute sur les Beaches de Toronto qui relancerait le débat sur la pollution du Lac Ontario et les mutations génétiques qu'elle occasionnerait). En fait, ma sorbetière est devenue un truc indispensable, toujours prêt à dégainer, un peu comme mon gloss ou mon Ipod, mais sauf que elle elle ne tient pas dans mon sac à main et qu'eux je les range pas au congélateur. Non, ma sorbetière je ne la range jamais, elle n'a d'ailleurs pas de place à elle dans aucun placard de la cuisine. Ni de la salle de bain en fait. Quant elle ne turbine pas, elle est dans le congélateur, attendant fébrilement (fébrile dans le congélo... tu penses !) de turbiner. 24H sur 24. 7 jours sur 7. La sorbetière est soit en service soit d'astreinte. Ni trêve ni repos. Et c'est surtout pas parce que c'est écrit “automne” sur le calendrier que ça va y changer quoi que ce soit. Voilà des mois que je n'ai pas acheté un seul pot de glace, et comme je ne peux pas passer une semaine sans en manger vous en déduirez ce que vous voulez.
Bref maintenant je me dois de rattraper le temps perdu (pour vous hein, pour mois rien de perdu... j'ai du mangé 43 litres de glace depuis l'achat béni, j'ai rien perdu du tout. Pas le moindre microgramme surtout) et de partager sur le champ le top 10 de nos glaces (comprendre crèmes glacées) et sorbets favoris réalisés et boulottés depuis juillet. On en a essayés des tonnes mais voilà les gourmandise givrées pour lesquelles nous avons le plus engraissé craqué. Bien sûr on trouvera bien 2 ou 3 rabat-joies pour nous dire que les glaces c'est plus la saison et que franchement publier des recettes de sorbets et autres crèmes glacées en plein mois d'octobre c'est du grand n'importe quoi. Mais bon nous on s'en fout pas vrai ?

Voilà donc le palmares :

# 1 : la gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille (oops pardon au bleuet, sinon mes copines québécoises vont m'en vouloir)
# 2 : il gelato à la pistache comme là-bas
# 3: The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller
# 4 : Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse
# 5 : Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans
# 6 : La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)
# 7 : Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre
# 8 : La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que je vais en refaire vite pour avoir une photo à montrer
# 9 : la glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.
# 10 : le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

Comme je me rends compte que ça va me prendre toute la vie de vous donner toutes les recettes d'un coup, je crois que je vais faire 2 fournées (oui je sais pour parler de glace c'est nul ce mot mais mes braves ami(e)s je fais ce que je peux avec les 103 mots de mon dictionnaire interne). Comment ça "oh non" ?! Ben si je fais ce que je veux pasque je le vaux bienc'est mon blog. Alors... let's go.

La gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille au bleuet

La recette est là, j'avais été obligée par ma moi même (je suis d'une autorité affolante) de l'essayer après avoir vu la photo pour le concours Does my blog look good at it ? Recette à adopter d'urgence, et même si ma photo est bien en-deçà de celle de Mae j'espère qu'elle convaincra votre vous-même de l'essayer aussi.

Il gelato à la pistache comme là-bas

L'affreuse photo est toujours , il faudra vraiment que je pense à en reprendre une. Ca ne devrait pas être trop dur de trouver une occase j'en fais quasiment une fois par mois ! La recette est ici et à tester par toutes celles qui comme moi ont un pot de 3 quintaux de pâte de pistache dans leur frigo.

The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller

Après avoir testé environ 3 millions de recettes de glace à la vanille j'ai enfin fini par trouver le dosage idéal de tout ce qu'il faut pour se régaler. Ni trop d'oeuf, ni trop de sucre, pas de lait concentré, ni de lait tout court : parfait pour tout le temps, avec ou sans accompagnement (genre tatin, fondant choco et autres trucs tout légers).

On fait bouillir 1 tasse 1/4 de crème légère et 1 tasse 1/4 de crème entière avec une gousse de vanille fendue dont on a bien gratouillé les graines. Puis on coupe le feu et on laisse infuser une demi-heure.
Pendant ce temps là on fouette 4 jaunes d'oeufs avec 1/2 tasse de sucre en poudre jusqu'à les faire bien épaissir. Là on verse le mélange à la crème sur les oeufs (bien sûr on a enlevé la gousse entre-temps), on remue bien puis on remet sur le feu jusqu'à ce que le mélange épaississe et nappe le dos d'une cuillère en bois (quand on passe le doigt dessus on doit se régaler ET voir une trace bien nette qui ne se referme pas).
On laisse bien refroidir, on met au frigo au moins 6 heures et on turbine jusqu'à ce que la machine vous dise que c'est prêt!

Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse

Après 2 echecs très humiliants, l'un dur comme du granit breton, l'autre liquide façon milk shake (mais avec du blanc d'oeuf cru en guise de lait... super ragoûtant), le sorbet archi méga délicieux et qui se conserve sans changer ni de goût ni de texture mieux que tous les autres. Parfait si vous voulez vous régaler avec des framboises, des mûres, des groseilles ou d'autres fruits rouges (or tomates, j'ai une autre recette pour ceux-là avec de l'ail et de l'huile d'olive, mais rien de vous empêche d'essayer après tout, je suis pas vot' mère hein).

Mettre dans une casserole 2 tasses 1/2 de fruits rouges (moi c'était 1/3 framboises, 1/3 groseilles, et le reste d'un mélange de mûres et de myrtilles) avec 2 cuillères à soupe d'eau et faire cuire une dizaine de minutes. Quand les fruits ont éclaté et sont compotés, les passer au chinois pour obtenir une purée sans les grains qui se coincent entre les dents.
Faire chauffer dans une autres casserole (ou la même, mais lavée) 1 tasse 1/4 d'eau et 1/2 tasse de sucre jusqu'à ce que le sucre soit fondu, puis faire bouillir une dizaine de minutes. Laisser refroidir ce sirop une bonne heure.
Mélanger le sirop à la purée de fruits et turbiner en surveillant. En même temps battre 2 blancs d'oeufs en neige (mais pas trop secs hein) et les ajouter dans la sorbetière quand le mélamge commence à se solidifier. Continuer à turbiner jusqu'à ce que la machine vous dise que c'est prêt !

Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans

Parfois ça me prend, j'achète une dizaine de kiwis en me disant que c'est plein de vitamines et que il faut absolument qu'on en mange un chacun chaque matin pour essayer d'avoir un peu moins l'air de 2 chambres à air ayant roulé sur des tessons de bouteille. Mais à chaque fois j'oublie un petit détail. On aime pas vraiment ça les kiwis. En général ils finissent donc au mieux dans une compote avec une vieille mangue, au pire direct à la poubelle. J'ai tenté sans aucune conviction un nouveau sort à mes kiwis une journée d'été bien caniculaire et... du coup on a multiplié par 78 notre consommation annuelle ce kiwis juste cet été. Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis il parait...

On fait un sirop avec 1 tasse d'eau et 1/4 de tasse de sucre (ça doit pas bouillir plus de minutes)
On épluche 10 kiwis, et on les passe au blender jusqu'à obtenir la consistance d'une soupe.
On mélange les 2, on met au frigo 3 heures.
On turbine en surveillant et en même temps on bat 2 blancs d'oeufs en neige (oui je sais ça fait 2 choses en même temps, mais bon ça se mérite). On ajoute les blancs dans la sorbetière quand le mélange commence à se solidifier. Et on continue à turbiner jusqu'à ce que la machine nous dise que c'est prêt !

La suite de la saga au prochain billet... Si vraiment l'idée d'une des 5 dernières recettes pas encore révélées aux yeux de la foule bloggesque en délire vous colle des insomnies tellement que vous pouvez pas attendre, dites le moi et je ferais un effort.

octobre 13, 2006

Thanksgiving pour les nuls, leçon 1 : la pumpkin pie

Quand au moins 85 personnes pensaient à leur kiki lundi dernier (pas le kiki du caleçon, celui du moule à tarte of course ! Non mais oh ce blog est des plus fréquentables en dépit de sa consommation excessive de kékette), j'avais moi un autre challenge en tête : réussir un Thanksgiving qui sonne pas trop camelote.
Oui parce qu'ici (et aux Etats-Unis c'est encore pire) Thanksgiving c'est pas un truc de pignouf. Oh la non malheureux ! Pour Thanksgiving tu dois absolument : 1- manger de la dinde et avoir des restes du volatile des jours et des repas durant jusqu'à ce que ça te tire au coeur, 2- manger de la courge de l'entrée au dessert pour utiliser les 3 citrouilles, 6 butternut squashes et 4 acorn squashes achetées spécialement pour l'occasion, 3- ne trouver aucune excuse pour échapper à la corvée la douce joie d'un repas de famille interminable à la fin duquel un cousin Norbert sera inmanquablement raide bourré et chantera le Curé de Camaret en s'accompagnant à la guimbarde (pour les plus veinards) ou une tata Renée nostalgique se mettra à pleurer en racontant comment elle a découvert l'amour et perdu sa virginité dans les bras d'un beau soldat allemand en juillet 44 alors même que cette idylle était hautement impossible (là c'est moins de bol). Oui l'ambiance repas de famille c'est assez universel comme truc.
Or nous la famille elle est assez loin (6000 km... à peine assez loin parfois... tiens si on envisageait l'Australie ? Je vous ai déjà parlé de mon amour de la Nouvelle Zélande ???). En plus Thanksgiving ils s'en tapent comme de leur première gaufre au sucre dans notre famille. Les copains ? Ben eux justement ils n'ont pas pu y échapper et ils sont précisément coincés quelque part entre le cousin Norbert et la tata Renée. Donc si on voulait que la maison sente la muscade, le clou de girofle et le gingembre à plein nez, il fallait nous prendre par la main avant de la coller dans le c... d'une dinde. La notre faisait 7,6 kg, et j'ai vécu un moment de sensualité rare en passant ma main sous sa peau pour lui faire un petit massage au beurre. J'avais lu quelque part que cette technique permettait d'obtenir des volailles roties incroyables, je confirme. Le résultat était divin. Comme on s'est jeté sur la bête à peine sortie du four je n'ai pas eu le temps de la photographier (on voit assez de photos de dindes placardées un peu partout pour que ça nous manque vraiment), en revanche je veux bien partager avec vous ce cliché à haute teneur sensuelle qu'un Bernard l'Arno hilare n'a pu s'empêcher de prendre. Interdit aux moins de 18 ans je vous préviens...

Pour le dessert je n'ai pas fait original, et j'ai bien fait car nous avons englouti à grands slurps ma première Pumpkin pie des plus traditionnelles. Seule petite touche perso, au lieu de la servir avec une crème fouettée nature comme c'est d'usage j'ai fait une chantilly au sirop d'érable. Beaucoup moins écoeurant que la dinde d'après moi !

Pumpkin pie (d'après Martha Stewart in Pies & tarts)

Pour un moule de 24 cm de diamètre

Pour la pâte brisée sucrée

250 g de farine
125 g de beurre
1 jaune d'oeuf
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
20 ml d'eau froide

Pour la garniture

3 oeufs
2 tasses de purée de citrouille
1/2 tasse de crème liquide
1/2 tasse de cassonade
1 cuillère à café de canelle moulue
1/2 cuillère à café de gingembre moulu
une pointe de couteau de clou de girofle moulu
une pointe de couteau de muscade rapée
une pincée de sel

Pour la chantilly à l'érable

20 ml de crème liquide entière
2 cuillères à soupe de sirop d'érable

Préparer la pâte brisée en mélangeant d'abord au robot la farine et le beurre, puis en ajoutant le jaune d'oeuf et en versant très progressivement l'eau froide jusqu'à ce la pâte forme une boule (merci Monsieur KitchenAid !).
Abaisser la pâte, la déposer dans un moule à tarte assez haut (type moule à manquer en fait) et mettre au frigo au moins une demi-heure.
Préchauffer le four à 375°F/ 175°C.
Pendant ce temps, préparer la garniture en mélangeant tous les ingrédients dans l'ordre indiqué.
Verser l'appareil dans le moule et enfourner pour 45 minutes.
Laisser refroidir dans le moule puis servir à température ambiante avec un cuillère de chantilly à l'érable (on bat la crème avec le sirop et zou !).

octobre 09, 2006

Tatin du kiki #13, réservée aux palais affûtés

Comme Lilo nous a tous invités à faire des tatins pour son édition du KiKiVeuKiVienKuisiner, et que la tatin est ici une autre façon de meubler les assiettes et estomacs lors des soirées coquilettes (non je n'ai, là encore, pas essayé de faire une tatin aux coquillettes !) j'ai été un poil désarçonnée devant le maitre mot sous lequel elle a placé son édition : créativité. Comment diantre (oui je dis diantre parfois, pas vous ?) allais-je pouvoir être créative avec ce truc qui est chez nous un recours propre aux repas SANS imagination justement. Pfff autant choisir le thème du gratin de pâtes tant qu'on y est. Bon en même temps là au moins y'avait du défi, du challenge. Et moi le challenge, ça me fait tatiner plus que de raison.
Donc ces 3 dernières semaines nous avons dû engloutir une bonne dizaine de tatins. Des salées, des sucrées, des qu'on mange tout le temps, des que j'avais encore jamais faites. Y'a eu des "pfff encore ta tatin aux aubergines et aux tomates séchées" (une vieille recette tirée d'un antique Marie-Claire idées que tous ceux qui sont venus diner un soir à l'improviste ne connaissent déjà que trop), des "Ouah géniale ta ta(r)ti(n)flette (le Bernard l'Arno dés lors qu'il y a des patates et des lardons dans un plat il crie au génie culinaire)", des "miam", des "Encooooore" et des "Oh non pas encore une tatin". Mais celle que je jette dans le kiki pour tenir compagnie aux autres tatineries réalisées ici et là est une nouvelle venue à la maison, une petite chose exécutée au pied levé au retour du marché avec ma lubie du moment, j'ai nommé le fenouil (digne successeur du céleri mais en train de se faire piquer la vedette par les courges de saison), accompagné de quartiers d'orange, de sauce soja, de miel et de sésame.
Moi j'ai adoré le contraste sucré-salé et amer-doux de toutes ces saveurs mélangées, le Bernard l'Arno lui a juste déclaré qu'il fallait un peu de temps pour s'habituer et que son palais était sûrement trop profane pour goûter pleinement les saveurs de cette tatin un poil désarmante il est vrai. Mais bon si je traduis en gros ça ne veut dire qu'une chose : Oukèson les patates ? Oukilèlecochon ? Le signe qui ne trompe pas : il a terminé sa part (quand moi j'en avais englouti deux et me retenait d'en prendre une troisième) du bout des lèvres et s'est ensuite jeté sur... un reste de raclette !
Conclusion : trentenaires un poil régressifs, attention une consommation excessive de burgers et cinnamon rolls de chez Cinnabon nuisent gravement à vos papilles. En même temps c'est pas bien grave ça en fait plus pour les autres comme aurait dit ma grand-mère ! De là à dire que Mamie adorerait cette tatin... il y a un pas que je ne franchirait pas. Ceux qui ont connu ma Mamie et sa cuisine me comprendront.

Tatin de fenouil à l'orange et au caramel de soja au miel

Pour un moule de 24 cm

1 pâte feuilletée
2 bulbes de fenouil
2 oranges
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de miel
1 cuillère à soupe de graines de sésame
huile d'olive, sel, poivre

Détacher les suprêmes des oranges et les faire égoutter sur du papier asbsorbant.
Couper les tiges des bulbes de fenouil puis les débiter en tranches dans le sens de la hauteur. Recouper les tranches en 2 (toujours verticalement) et les disposer bien à plat sur une plaque allant au four, saler, poivrer, badigeonner d'huile d'olive puis faire rotir à fout chaud (200°C/400°F) jusqu'à ce les tranches soient tendres et dorées. Laisser refroidir.
Badigeonner de miel le fond d'un moule à manquer puis couvrir d'un filet d'huile d'olive. Disposer en rosace les quartiers d'oranges et les tranches de fenouil, puis recouvrir de pâte feuilletée. Piquer la pâte.
Faire cuire à 380°F/190° pendant une trentaine de minutes.
Laisser refroidir quelques minutes puis demouler la tarte en la retournant sur un plat.
Préparer le caramel dans une casserole en portant à ébullition la sauce soja et le miel. Sans remuer, laisser réduire de moitié la mélange avant d'ajouter les graines de sésame.
Napper la tatin de ce caramel.

Le "truc" pour être sûre de ne pas retrouver la garniture des tatins collées à vie au fond du moule : découper un rond de papier sulfurisé (parchemin ici au Canada) au diamètre du moule et la placer au fond avant de disposer la garniture. Finies les mauvaises surprises pour l'éternité !

tatin-fenouil.gif

octobre 04, 2006

Yoga verbal, ou comment se déboucher les chacras par questionnaire interposé

Ce soir je suis comment dire... sans vouloir me vexer moi-même je reconnais que je suis pile à la limite entre casse-bonbecs et méga-chi... tendance rabat-joie. Je sais pas si c'est les hormones, le temps, un truc que j'ai mangé ou un sort qui m'a été jeté à grands coups d'épingles dans ma poupée vaudou, mais faut bien le reconnaitre je suis tellement pénible que je me tape sur mes nerfs à moi. Mais pas que les miens... ça encore... non, ceux du Bernard l'Arno, dont la zénitude se voit pas mal affaiblie par une vilaine grippe qui lui colle la migraine avant même que j'ai commencé à l'abreuver d'anecdotes toutes plus ineptes les unes que les autres (à moins que ce ne soit une ruse pour y échaper justement... ), sont assez HS eux aussi et mon humeur du jour a fini par avoir raison de sa légendaire patience. Bref apès 3 remarques sur son sac étalé dans l'entrée, 2 sur sa veste mouillée posée sur le canapé, 6 sur le-papier-super-important-qu'il-faut-vraiment-pas-oublier-de-poster et au moins 22 sur la nécessité de faire des courses, du ménage, de la lessive, du rangement et du sport, les nerfs du super héros ont un peu craqué et c'est le filet de bave aux lévres et les tempes battantes que ma courroucée moitié en est venu à me lancer "t'as pas un tricot, un sudoku ou un questionnaire à la con que tu pourrais faire là pour me lacher un peu...". Pour ceux qui n'ont pas prix bernard-l'arnodéen en LV2 je traduis grosso modo "Shut up !!!!!". Du coup je me suis dit que ce n'était pas le moment de me lancer dans une 73ème tentative de tricot, ni de tenter de faire un sudoku avec mon demi-neurone capable de traiter les donnée chiffrées que m'envoie mon environnement, et que j'allais plutot me livrer à un petit quart d'heure d'introspection pour me déboucher 2-3 chacras. J'ai pas reçu d'invitation officielle pour y répondre mais comme Tarzile, Mijo et Cléa ont laissé la porte ouverte, je me suis permise d'entrer...

Questionnaire farfelu

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4è ligne
"Les astronautes portent un vêtement spécial, un scaphandre, pour pouvoir respirer et marcher sur la lune". Je vis dans le monde merveilleux des moins de 6 ans !

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision?
Une émission de cuisine c'est sûr, mais laquelle...

Vous faites un dîner et vous avez la possibilité d'inviter 11 personnages célèbres à votre table (mort ou vivants), qui invitez vous?
Boris Vian, Thomas Fersen, Tim Burton, Jim Harrison et Jonathan Franzen pour frétiller du ciboulot, Jamel Debbouze, Valérie Lemercier et les Fabulous troubadors (ils sont 2 !) pour l'ambiance, et bien sûr ma Mamie et Giada de laurentiis pour m'aider en cuisine !

Que servez vous?
Etant donnée la tablée il faudrait faire un truc genre couscous ou bourguignon je sais bien, mais je me connais je me retrouverais encore à faire un buffet genre tapas avec tout plein de mini-trucs, de dips, de petits machins savoureux mais hyper longs à préparer. Sans parler du buffet de desserts gargantuesque que j'aurais envie de préparer pour montrer à tout ce beau monde comme je suis ravie de les avoir à ma table.

Sans vérifier, devinez quelle heure il est ?
21h10

Vérifiez :
Oops ! 21h34 déjà...

Que portez-vous ?
Un truc que heureusement vous ne pouvez pas voir, archi confortable mais pas exactement glamour...

Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les copies de mes élèves. Pas étonnant que je me retrouve avec des chacras bouchés !

Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
La bouilloire qui me signale depuis 10 minutes qu'il est temps que je lui éteigne le feu qu'elle a aux fesses !

vous êtes sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
A part courrir après le temps ?... euh... ben... prendre un grande non fat vanilla latte au Starbucks avant de sauter dans le métro pour aller chercher ma Pimprenille à la crèche peut être.

Avez-vous rêvé cette nuit ?
Sans doute mais c'est aussi bien que je ne m'en souviennes pas. Mes rêves ne sont jamais du genre très reposants, mon esprit tourmenté de ces temps-ci n'a pas besoin d'un nouvel enlèvement de ma progéniture (par des truands, des martiens, des trolls, des fourmis...) ou d'une nouvelle scène classée X infligée devant mes yeux par mon Bernard l'Arno (et une truande, une martienne, une troll, une fourmi...).

Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce soir en écoutant attentivement mon Pimpreton qui refusait de toucher son assiette avec pour argument qu'il voulait être en “forme vide” (ben à force que je lui répète qu'il faut manger pour être en pleine forme... ça devait arriver) et en grimaçant à ma Pimprenille qui faisait semblant de tousser.

Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Un joli cadre avec des chats déjantés roses peints sur un beau tissu rayé mauve. Un cadeau de ma belle-soeur qui fait partie des rares trucs auxquels nous tenons assez pour leur avoir fait traverser l'Atlantique.

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
La jupe repérée samedi chez Annie Thompson et que bien failli follement acheter. Mais bon si ça se trouve je vais finir par passer à l'acte, même sans gagner à l'Euromilion !!

Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
En vrai au ciné, ouh la la... Ca doit remonter à Docteur Jivago au moins !!!!
En DVD, King Kong. Enfin si on excepte les 5 visionnages hebdomadaires de Némo !

Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Gaspard le poisson rouge m'a souri je crois... non, je dois vraiment entamer un sevrage de Némo !

Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Long en fait.

Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore
Physiquement je ressemble beaucoup à Uma Thurman et Josiane Balasko.

Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Pimprenille... Un prénom de princesse orientale rebelle qui lui va comme un gant.

Et si c'était un garçon ?
Pimpreton... Un prénom de lutin facétieux qui lui va comme une mouffle !

Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Euh... c'est où l'étranger ? C'est ici ou c'est là-bas ?

Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
"Vous ici ?!"

Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Le chiffre assez contrariant que s'obstine à afficher ma balance quand je lui grimpe dessus...

Aimez-vous danser
I got the rythm in the skin !

Georges Bush ?
Le gourou du Harper qui dirige ici...

Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Toutes celles qui veulent se déboucher les chacras sans risquer un claquage faute de pratique pour la position du lotus.

Et un autre petit truc anti-chacras bouchés aussi... Un bavarois vanille sur pâte sablée et crème mousseline aux fruits rouges, le tout entouré de framboises... Un moment de délice. Merci Senses !

Raspberry_vanilla_bavarian_.gif