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novembre 20, 2006

Soupe de haricots rouges au fromage et tortilla chips : remède anti -journées cacabouillasses

Y'a des jours comme ça où vraiment... mais vraiment... notre poupée vaudou a dû tomber entre des mains malintentionnées qui nous ont transpércés de pics à brochette. Ça ou bien Vénus qui s'aligne avec Orion dans la constellation du pied de porc au moment de la nouvelle lune, phénomène qui se produit une fois toutes les 16 années bissextiles. Ou alors une manifestation directe de l'effet papillon genre une nana ouvre une boîte de cassoulet à Saint Etienne et moi je me retrouve avec une journée cacabouillasse... bref y'a surement une explication scientifique super rationnelle à tout ça. C'est impossible autrement.

Pour bien comprendre, dans la vie j'ai horreur de :
1. me réveiller en sursaut en me rendant compte que le réveil aurait dû sonner il y a 40 minutes
2. marcher en chaussette dans le mouillé que mon lave-vaisselle s'est oublié à répandre sur le carrelage
3. tomber en rade de café à 6h45 (surtout si j'ai déjà 40 minutes dans la vue à cause du réveil)
4. me rendre compte une fois fagottée comme un sapin de Noel qu'il tombe des cordes
5. avoir oublié mon parapluie au boulot la veille
6. devoir courir sous la pluie (sans parapluie donc) en poussant la poussette, ce qui revient à m'auto-éclabousser la zone allant de mes genoux à mes chevilles
7. attendre le métro ½ heure puis en regarder passer 17 bondés comme une camionette de clandestins à Tijuana, au milieu d'un quai dont la foule en délire évoque plus un concert de Madonna qu'un paisible matin de turbin
8. constater que l'escalator qui me permet de sortir du métro pour atteindre ma correspondance en bus est en panne, surtout quand j'ai déjà 40 + 30 m + 17 métros de retard
9. voir le bus démarrer sous mon nez, en particulier quand j'arrive à sa portée avec l'aisselle humide d'avoir porté ma poussette sur 3 volées de 12 marches (rapport à l'escalator qui marche pas).
10. apprendre une fois arrivée à la crèche que c'est le jour de test du nouveau système de sécurité et que donc je dois attendre que l'ordinateur ait enregistré mon entrée avant de pouvoir sortir, et que bien sûr comme c'est un test l'ordi se sent obligé de ne pas se souvenir qu'il m'a laissé entrer 2 minutes 15 plus tôt.
11. reprendre le bus avec le teint rougeaud, les auréoles sous les bras et le souffle d'une octogénaire aux Gitanes depuis la puberté, et me jeter sur mon téléphone portable pour prévenir mon boulot de mon retard (vu qu'à ce stade je suis déjà en retard !) et constater qu'il refuse de s'allumer puisque j'ai oublié de lui recharger sa batterie la veille.
12. m'effondrer sur le premier siège venu (au nez et à la barbe d'un papi parkinsonien) dans le but de m'infuser 15 minutes de musique dans les oreilles et adoucirs mes moeurs un poil tendus, avant de me rendre compte que mon Ipod s'est ligué avec mon portable et refuse catégoriquement de me livrer le moindre début de commencement de chanson. Même pas un vieux truc d'Adamo ou de Michelle Torr. Nan. Rien de rien.
13. courir jusqu'à la porte du bahut, grimper les escaliers 4 à 4 , arriver en cours trempée du bas de pantalon aux aisselles, la mine alcoolisée par une pointe d'agacement et un soupçon de hâte, pour... trouver une salle vide puisque mes chers élèves étaient ce matin en sortie avec leur prof de musique !

13... j'aurais dû m'en douter. Holy crap (oui c'est moins vulgos que "sainte merde" quand même, enfin surtout pour ceux qui ne parlent pas anglais en fait) tout cela était donc un gros complot diabolique. Ai pas fait gaffe mais à tous les coups le numéro du bus maudit c'était 666. Robert Langdon, I need you.

En tout cas ça doit être pour ce genre de journées que nos amis de ce côté de l'Atlantique ont inventé la “comfort food”. Et pour moi la “comfort soup” du jour ce fut ça. J'en aurait presque pensé que cette avalanche de cacasseries en aura valu la peine.

Soupe de haricots rouges au fromage et tortilla chips
(d'après la génialissime bible soupesque de Pam Reiss Soup, a kosher collection)

Pour 6-8

1 oignon jaune, finement émincé
6 gousses d'ail, écrasées
1 piment jalapeño. égrainé et finement haché
1 cuillère à soupe de mélange à chili (chili powder)
2 cuillères à soupe de coriandre moulue
1 cuillère à soupe de cumin moulu
2 cuillères à café de sel
1/2 cuillère à café de poivre noir
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
1 grosse boîte de tomates concassées
1,5 l d'eau
1 grosse boîte de haricots rouges (ça déchire aussi avec des noirs)
100 g de farine
120 ml de lait
120 ml de crème liquide
200 g de cheddar rapé

Faire revenir l'oignon dans de l'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit bien tendre.
Ajouter l'ail, le piment et tous les épices remuer constamment pendant 1 minute.
Ajouter l'eau, le concentré de tomate et les tomates concassées. Porter à ébullition, couvrir, puis laisser mijoter une demi-heure.
Ajouter les fayots puis laisser cuire encore une demi-heure.
Mixer rapidement sans vouloir obtenir une soupe lisse. Les morceaux et mêmes les haricots entiers donnent une texture fabuleuse à la soupe.
Dans un bol, mélanger au fouet la farine, le lait et la crème en prenant soin de ne laisser aucun grumeau. Verser doucement cette préparation dans la soupe en remuant bien pour incorporer la mixture correctement. Laisser mijoter 2-3 minutes : la soupe va épaissir.
Ajouter le cheddar, bien remuer pour qu'il fonde et... déguster avec des tortilla chips émiettées dessus ou trempées dedans. Ça c'est selon les goûts.


novembre 11, 2006

Billet glacé, suite. Le retour de la sorbetière briseuse de ménage.

C'est avec une témérité sans précédent, et dans le secret des dernières heures calmes de ce samedi, que j'entreprends la rédaction de ce billet tant attendu qui fait s'entasser des foules (virtuelles) devant un guichet fermé (virtuel) à grand renfort de toiles de tentes (canadiennes). Oui, même si je sais que les conséquences seront lourdes pour moi et ma famille, je vais jusqu'au bout de mon engagement et vous livre dans l'ordre annoncé la suite de mon top ten des glaces réalisées depuis juillet avec ma sorbetière.
Pourtant, sachez-le, le précédent billet sur le sujet a bien failli me couter mon mariage. Et oui. Il est des sujets sur lesquels on ne peut pas plaisanter. Encore moins publiquement. Mais je fais fi de ces enjeux personnels qui n'ont rien à faire en ce lieu de bloguerie, et je découvre avec émotion que ma conscience bloggesque me pousse à un courage que je ne me soupçonnais pas.
Petit rappel des faits : j'établissais il y a quelques semaines un classement des 10 meilleures glaces faites avec ma sorbetière et vous en livrais la première moitié. Mais... c'était sans compter sur la sournoise perfidie de mon Bernard l'Arno qui, je le sais désormais, va parfois consulter en cachette ma feuille de chou. Et le voilà donc, 2 ou 3 jours après la publication du-dit billet, qui rentre un soir de sa journée de labeur super-héroique et qui immédiatement après avoir refermé la porte (et aussi jeté son duffle coat sur la canapé, balancé ses godasses au milieu du salon, shooté dans 2-3 jouets des enfants) me hurle au visage avec une violence dont je ne l'imaginais pas capable : “putain mais t'es folle ou quoi ? Elle est où la glace aux Daim? Et celle à la myrtille ok elle était super bonne mais quand même pas numéro 1, t'es pas bien toi !”. Vous imaginez ma stupeur.
Bref après des heures de joute verbale au cours desquelles j'essayais vainement de me justifier puis de m'amender, nous en sommes arrivés à la décision qu'il était nécessaire que je publie ici le message suivant (je vous le retranscris fidèlement, digressions mises à part of course):
“le classement que j'ai effectué en notre nom commun n'engageait finalement que moi. Il n'est en rien porteur de la moindre unanimité parmi les mangeurs de glace de la maison (dont le nombre s'élève à 2 puisque Pimprenille est encore un peu jeune et que Pimpreton ne consent à en goûter que si elles sont marrons et donc chocolatées, ces 2 adjectifs étant pour lui synonymes)”.
C'est pourquoi, afin de conserver notre entente matrimoniale et l'harmonie de notre ménage, nous nous obligeons à faire table rase de toutes les expériences glacesques menées jusqu'à présent et nous engageons à noter (selon des critères à définir) toutes les prochaines dégustations. Dans un souci d'équité il faudra bien entendu réitérer tous les essais précédents afin de ne pas injustement favoriser les nouvelles créations.
En attendant ces longues et pénibles séances de dégustation, je vous livre la deuxième partie de l'ancien classement dressé par ma petite personne. Ok la glace aux Daim n'y figure pas, tout comme celle aux amandes, mais je revendique ici mon droit à la partialité : ici c'est chez moi et je fais ce que je veux. Je suis une femme libérée non mais oh. Oui oui comme dans la chanson de Cookie Dingler. Bon sang ça nous rajeunit pas cette vieillerie. (Nan mais comment se fait-il que mon cerveau de piaf se souvienne du nom des pauvres Cookie Dingler alors que j'ai du aller changer mon code de carte bleue la semaine dernière parce que malgré toute ma bonne volonté j'ai jamais pu me souvenir de l'ancien... pffff quelle salope capricieuse cette mémoire). Mouais donc... petit rappel du top ten :
# 1 : la gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille (oops pardon au bleuet, sinon mes copines québécoises vont m'en vouloir)
# 2 : il gelato à la pistache comme là-bas
# 3: The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller
# 4 : Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse
# 5 : Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans
# 6 : La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)
# 7 : Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre
# 8 : La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que je devais en refaire vite pour avoir une photo à montrer
# 9 : la glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.
# 10 : le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)

Attention danger, cette glace en plus d'être une bombe à calories est un pur bonheur. Vous avez remarqué vous comme ça rend vachement plus heureux de manger du gras et du sucre que du concombre nature et fromage blanc 0%. Pfffffffff la nature est mal foutue quand même.

glace-peche.jpg

Dans un blender, mixer 4 pêches bien mûres préalablement pelées et coupées en dés avec 250 ml de lait concentré sucré (je vous avais prévenus, c'est pas un sorbet light que je vous donne là) et le jus d'1 citron jusqu'à obtenir une purée bien lisse. Battre ensuite 300 ml de crème entière en chantilly et l'ajouter au mélange précédent. Faire turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt. Manger avec des framboises fraiches pour encore plus de gourmandise (on est plus à ça près).

Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre

Bon moi de toute façon la mangue je peux la manger sous n'importe quelle forme (bon bien sûr j'ai jamais vu de mangue carrée ni trapézoidale mais, le cas échéant, ça ne changerait rien). Ce sorbet n'a jamais eu le temps de faire connaissance avec mon congélo, sitôt turbiné sitôt bouloté à chaque fois.

Passer 2-3 mangues à la centrifugeuse (ou au blender à défaut) jusqu'à obtenir ½ l de jus (de mangue cela va sans dire), mélanger avec le jus d' 1 citron vert. Portez à ébullition dans une casserole 1/3 de tasse de sucre et 50 ml d'eau, puis laisser refroidir une heure. Mélanger ensuite les 2 préparations puis mettre au frigo 3 bonnes heures. Turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que ça y est j'en ai refait

... et que je sais pas si ça se voit sur la photo mais elle est toujours aussi bonne. Du coup je l'avancerais bien dans le classement mais où ?... ex aequo avec la vanille peut être... Je sais pas, je vais en refaire encore pour en avoir le coeur net. Ben quoi elle est de saison celle-là !

Hacher au robot une poignée de noix de pécan (grossièrement hein, on est pas là pour faire du beurre de pécan non plus). Mélanger ½ tasse de sirop d'érable avec 1 tasse de crème entière, puis fouetter 200 ml de lait condensé non-sucré jusqu'à ce qu'il épaississe et double de volume. Mélanger le lait condensé et la crème à l'érable puis faire turbiner en sorbetière. Quand le mélange commence à se solidifier, ajouter les noix puis continuer à turbiner jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

La glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.

Un essai fait par hasard, qui aurait dû être une mousse au départ mais qui a drôlement bien fait de devenir une glace ! La texture est divine, à tenter absolument !

Mélanger ½ tasse de jus de citron vert et 500g de mascarpone. Ajouter 1 ½ tasse de sucre glace et bien mélanger. Battre 2/3 de tasse de crème entière en chantilly et ajouter au mélange précédent. Faire turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.


Le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

Bon autant être franche avec vous. Normalement je ne cuisine JAMAIS l'ananas. Je le mange frais et c'est tout. C'est un genre de principe. Mais ce jour là mon escroc de vendeur habituel de Chinatown m'a embrouillé pour me dire que je faisais l'affaire du siècle et je suis repartie avec 4 ananas archi mûrs dans mon panier (bonjour le cadeau, c'est pas lui qui se tape 1 heure de métro et de marche à pied pour rapporter tout ça à la maison). Depuis je le bénis et le laisse m'arnaquer régulièrement sans broncher.

Faire bouillir 2-3 minutes la chair de 2 ananas avec ½ tasse de sucre, 2 cuillères à soupe de miel, et 1 tasse d'eau. Mixer le tout, laisser refroidir puis mettre au frigo au moins 6 heures. Turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

novembre 01, 2006

Halloween step by step pour devenir diabétique en une soirée

Je ne sais pas si j'arriverai un jour à ne pas être toute folette (puis-je vraiment être autrement ?) le soir d'Halloween tant que nous vivrons en Amérique du Nord (et je compte bien en vivre ici encore quelques dizaines). C'est un truc indescriptible mais sidérant qu'on devine dans les films yankees depuis toujours mais sans trop réussir à mettre le doigt dessus : Halloween est une soirée magique. Bon bien sûr y'a l'aspect racket en règle de tous les voisins et ça pue pasque ça engraisse la World Company et tout ça, mais bon... n'empêche c'est magique. Je vais pas relancer la polémique (sinon je vais encore me faire dire des trucs pas trop super sympas) mais depuis mon premier Halloween ici (et ma découverte des Reese cups) j'ai fini par comprendre 2-3 règles du jeu qui sont normalement complètement tacites. Tacites pour ceux dont les parents et les grands-parents ont des souvenirs d'Halloween plein le cortex, carrément cryptées pour une pov'européenne qui a juste maté ses Buffy et 2-3 nanards à l'hémoglobine. Alors petit précis à l'usages des non-initiés :
- Avant d'aller faire “Trick or treat ?” à tout le quartier, les parents doivent se parer du plus beau déguisement trouvé au dollar store (pour nous ce fut perruques de sorciers avec boucles d'oreilles fluo et dents de vampires qui brillent dans le noir) pour accompagner leur(s) rejeton(s). Le but du jeu est bien sûr d'être aussi terrifiant que possible.*
- Ne pas oublier de s'armer d'un receptacle de taille suffisante pour accueillir le déluge de junk food qui va s'abattre sur les quenottes de vos lardons (et vos courones accessoirement...). La taille dudit receptable est à adapter en fonction du temps que vous comptez dédier à la quête glucidique. A titre indicatif on a fait hier du 2kg à l'heure. C'est Papa Bernard l'Arno qui tenait le sac sur la fin du parcours tellement Pimpreton ne pouvait plus trainer son baluchon sur tous les perrons. On fera donc un calcul savant pour connaitre le temps de colportage de certains ados carrément armés de sacs poubelles noirs (taille XL), doublés pour éviter de craquer.
- Les maisons dont les habitants ont investi le prix d'un Pata Negra (Anaïk va devoir prendre 2 lexomil à cause de ça) en cochonneries en tout genre (et là je ne parle pas de jambon hein...) indiquent leur participation à l'évènement en : arborant une jack-o'lantern allumée devant la porte ou en ayant carrément refait la déco devant chez eux façon Thriller (Michael Jackson, 1982... oui oui avec les fumigènes et la zic ringue et tout), laissant simplement la lumière exterieure allumée, vous attendant avec un bac de bonbons, bref c'est selon mais en gros ce qu'il faut savoir c'est que le gars qui s'est donné la peine de tout laisser éteint ce soir là pour qu'on croit qu'il est pas là il a vraiment pas envie qu'on vienne le trickortreater alors vaux mieux pas aller taper à sa porte si on veut pas se prendre un coup de carabine. Sauf si on veut apprendre tout plein de nouvelles grossièretés plus ou moins désuettes en anglais, là oui c'est très recommandé même.
- On doit faire chier TOUS les voisins, pas 1 sur 2. Sinon l'autre il se sent moins aimé, ou il a trop les boules d'avoir mis l'argent du loto de toute la semaine dans des Reese cups, ou il est vert de pas pouvoir retourner voir avant la fin (du paquet de bonbec et de l'épisode) la nouvelle saison de Grey's anatomy, bref il a toujours une bonne raison : faut pas le décevoir. On ne trie pas, si y'a de la lumière on racket. C'est la règle.

Y'a sûrement tout plein de règles que j'oublie mais en même temps nous on cherche surtout à faire vite ce soir là. Un petit petit tour dans le quartier, ça nous fait déjà assez de sucre et de gras pour avoir des tryglycérides sur 3 générations alors on cherche pas tellement plus. On joue le jeu, on s'amuse et on baffre (ben oui faut bien l'aider ce petit qui ne mange que du chocolat... qui c'est qui va manger toutes les autres saloperies si c'est pas nous ?)

Bon pis bien sûr j'ai fait des sugar cookies décorés comme il se doit (la recette est la même que pour Pâques, ici, y'a que la déco qui change), et avec la même pate j'ai fait des biscuits découpés fourrés au beurre de citrouille et noix de pécan (un genre de confiture de citrouille pas trop sucrée avec des noix de pécan moulues et tout plein d'épices d'automne). Pour utiliser les chutes (en forme de petites citrouilles) de façon comestible pour Pimpreton, j'ai fait des sandwiches au Nutella. Comme si on allait manquer de cochonneries à grignoter...


Voilà les sugar cookies... déco au choix, normalement c'est censé être assez crado-effrayant. *


Celui avec le sucre glace c'est la version pour les adultes au beurre de citrouille et noix de pécan, l'autre petit avec le chocolat qui dégouline c'est la version nutellesque pour les petits... et les autres.

Et puis j'ai fait des biscuits au gingembre aussi, juste pour frimer avec mon empreinte à biscuits de sorcières. Ca a fait son effet, je saurais pas dire si c'était plus l'empreinte que les biscuits mais je pense que c'était plus les biscuits : terribles !

Biscuits aux 2 gingembres

200 g de cassonade
3 cuillères à café de gingembre moulu
2 cuillères à soupe de gingembre confit haché finement
300 g de farine
150 g de beurre coupé en dés
1 oeuf

Préchauffer le four à 390°F/190°C.
Travailler tous les ingrédients sauf l'oeuf au robot. Quand le mélange est bien sableux, ajouter l'oeuf et poursuivre le malaxage jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Prélever des boules de pâte et les disposer sur une plaque de cuisson, bien espacées.
Aplatir à la fourchette (ou avec une empreinte top de la flambe) et faire cuire environ 20 minutes.
Quand les biscuits sont bien dorés, les laisser reposer 5 minutes sur la plaque puis les mettre à refroidir sur une grille.

* Billet halloweenesque à note d'effroi proche de zéro pour cause de Pimpreton un poil méga trouillard depuis quelques semaines. Pour preuves :
- La Jack-'o-lantern à qui j'ai dû scier les dents pour qu'elle "sourit" et "ne fasse pas de grimace" (c'est bien la peine de se faire un citrouille-elbow en tailladant le cucurbitacé pour se retrouver avec la lanterne la plus niaise du quartier)

jacky.gif

- Le choix de déguisement de dernière minute de Pimpreton... Adieu vampires, sorciers et squelettes... Bonjour petite vache débonnaire !