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décembre 28, 2006

Crèmes au baileys et dômes bicolores au marron, desserts subliminaux pour une neuvième paire de bottes

Idéalement j'aurais été super fière de moi de venir partager mon Noël sur la feuille de chou sitôt le dernier marron glacé avalé, mais malheureusement une grosse gueule de bois crise de foie flemme post-festivitées s'est emparée de mon âme et de mon ordi si bien que c'est maintenant quasi indécent de venir reparler de ce festin du 25 (mais était-il vraiment plus indécent que celui du 24 au soir ?...). Tant pis. La décence ça fait bien longtemps que je me la suis... euh... bref. Revenons-en au petit Jésus. Enfin au gros barbu en l'ocurrence. Celui qui a rempli mon salon de trucs qui clignotent et chantent en synthétique et laissent des petites pièces microscopiques exprès pour que le Bernard l'Arno ou moi allions ensuite les rechercher dans le gosier de Pimprenille. Le barbu quoi. Lui quoi, avec la majuscule.
Tout le monde comprendra je pense que, comme Pimpreton croit grave au père Noël, et même s'il ne sait pas encore lire, je préfère y aller molo sur le sarcasme entourant l'homme en rouge, on est jamais trop prudent. Et puis surtout je tiens à ce qu'il y croit au moins jusqu'à ses 16 ans vu qu'on a pu monnayer tous les caprices et toutes les négocations parfaitements non-négotiables de décembre seulement avec quelques quinzaines de centaines de “... sinon le père Noël ne passera pas” (oh les vilains parents qui font rien qu'à s'asseoir sur leurs vieux principes anti-chantage). D'ailleurs c'est bien simple, nous appréhendons à mort le mois de janvier ! D'ici là ça va encore, on peut toujours brandir un post-it et asséner un “... sinon je dis au père Noël qu'il vienne reprendre tous les cadeaux !”. Si la résistance est tenace suffit d'ajouter un “même le train” et là, normalement, l'affaire est classée.
Donc oui, Santa est passé, a devasté mon salon, notre chambre, celles des enfants, le sous-sol, la salle de bain (merci le xylophone qui flotte)... et youpi... ma cuisine !! Car oui le Père (Bernard l'Ar) Noël, en plus d'avoit pensé à m'apporter ma 8ème paire de bottes Camper (un jour j'en parlerai à mon psy) (enfin dés qu'on aura réglé ensemble ce problème des 79 livres de cuisine de l'année dernière), s'est souvenu qu'il n'y avait rien de tel pour me rendre infiniment douce (et lui faire des bouchées à la reine avec les restes de la dinde) que de m'offrir des trucs pour ma cuisine. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le plus beau tablier de l'univers intergalactique assorti de ses ustensiles qui vous font encore plus aimer la cuisine : une pince avec le bout siliconé orange (pour éviter la brûlure idiote du gras du bras qui frotte le bout de la pince encore chauffée à blanc), le fouet avec le même bout (mais en vert), la “flippeuse” à pancakes violette pour bien “flipper” (Nda : to flip = retourner) sans écrabouiller et, top du top, un pichet doseur gradué en cups ET en ml que tu peux lui lire les chiffre par le haut et pas juste sur le côté pour pas risquer le torticolis chaque fois que tu fais une pâte à gauffre. La méga classe quoi.

Bon maintenant, venons-en au coeur du sujet : le manger. C'est quoi donc qu'on a mangé le 24 et le 25 ? Ben que du délicieux... Pour le réveillon : foie gras rapporté de France par mon frérot venu fêter Noël à Toronto (+ un Sauterne offert par papa qui lui seyait divinement), des gougères à la mimolette (recette de la pâte à choux comme ici mais sans le sucre et avec 80g de mimolette râpée ajoutée dedans une fois les oeufs bien incorporés), des sablés aux graines et au crottin de Chavignol (même recette que , en remplaçant le parmesan par du crottin râpé), des pakoras aux légumes (feuilles d'épinards, morceaux d'oignons, d'aubergines, de pommes de terre, trempés dans une pâte faite de farine de pois chiche + eau + cumin + garam massala, puis frits dans du ghee), des cubes de tofu croustillant (clic) et d'autres petites choses à grignoter que j'oublie. Et en dessert... un truc de ouf (oui je sais, encore, ça commence à suffire hein) : des crèmes au Baileys. C'était sublime dans des petits ramequins (merci Virginie !) et ce serait à mon avis surnaturellement délicieux en version crème brûlée. A suivre...

Crèmes au Baileys

Pour 4 ramequins

4 jaunes d'oeufs
250 ml de crème épaisse
125 ml de lait
50 g de sucre
1 pincée de sel
50 ml de Baileys Irish cream

Préchauffer le four à 325°F / 150°C.
Porter, dans une casserole, le lait et la crème à ébullition. Laisser refroidir 5 minutes.
Pendant que le mélange lait-crème refroidit, fouetter dans un saladier les jaunes d'oeufs, le sucre et le sel. Quand le mélange a épaissi un peu, ajouter progressivement la crème chaude puis le Baileys.
Disposer le mélange dans 4 ramequins et les placer dans un plat à four assez profond. Verser de l'eau chaude au fond du plat jusqu'à 1 cm du bord des ramequins, couvrir le plat de papier alu puis enfourner (sans renverser d'eau dans la crème ni de crème dans l'eau... enfin pas trop quoi). Laisser cuire 30 minutes, ôter le papier alu puis remettre au four 10 minutes.
Laisser refroidir, et mettre au frigo au moins 6 h avant de déguster.

creme-baileys.jpg

Et puis, alors qu'on avait emmamagasiné assez de calories pour tenir jusqu'au 25 janvier sans rien ingurgiter de nouveau, on a remis ça dés le lendemain avec un repas typique (visite du frenchy oblige)... de Thanksgiving. Oui ben quoi... c'est pas comme si j'avais dit Pâques ou Indépendance day. C'est pas si loin finalement dans le calendrier. Bon et puis... on fait ce qu'on veut de toute façon. Donc au menu : dinde parfaitement rôtie, gravy (sauce pour aller avec le volatile), sauce aux cannerberges et à l'orange, stuffing (farce à base de pain et de sauge mais qui cuit dans un plat au lieu d'aller se loger dans le c.. de la dinde), mashed potatoes (purée en gros quoi), choux de Bruxelles sautés. Le top quoi. Quant au dessert... ben... j'ai fait de la crème de marron. Avec j'ai fait de la crème glacée aux marrons. Avec j'ai fait des dômes bicolores. Et avec j'ai fait... des heureux ! Bon sang que c'était riche bon !

Crème de marron maison (à partir d'une boîte)

1 boîte (340g) de marrons au naturel Clément Faugier (à $9 !!)
150 g de cassonade
1 gousse de vanille
150 ml d'eau

Réduire les marrons en purée (au presse purée, ou au robot pour une texture plus lisse).
Porter à ébullition la cassonade, l'eau et le gousse de vanille fendue et grattée. Laisser bouillir 3 minutes avant d'ajouter la purée de marrons.
Bien mélanger et laisser cuire jusqu'à obtenir la consistance désirée (chez moi ce fut 20 minutes). Laisser refroidir puis mettre en pots (2 petits). On peut je pense sans problème stériliser les pots et les conserver comme des confitures. Moi je l'ai utilisée immédiatement et garde le reste au frigo depuis presque 1 semaine.

Dômes bicolores au marron

Pour 6

200 g de crème de marron
100 ml de lait concentré sucré (comment ça c'est riche ?!)
250 ml + 50 ml de crème épaisse
2 marrons glacés

Mélanger la crème de marron, le lait concentré et 250 ml de crème épaisse. Faire tourner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt. Verser dans des moules individuels, couvrir de film plastique et mettre au congélateur au moins 4h.
Sortir les moules et creuser un trou au centre. Il n'y aucune obligation quant à l'utilisation de cette glace perdue (pas pour tout le monde)... Remettre au congélo pendant 2h.
Battre le reste de crème en chantilly et y incorporer délicatement les marrons glacés émiettés. Disposer cette chantilly aux marrons dans le trou creusé précédemment et remettre au congélo. Sortir les moules du congélateur, en tremper le fond dans l'eau chaude et démouler les dômes sur des assiettes individuelles. Servir sans attendre (ben oui la glace ça fond).

dome-marron.jpg

décembre 22, 2006

Pavlova citron-pavot aux framboises pour le kiki de Doriann

Pour la troisième fois en quand même assez peu de temps, Doriann a sorti son kiki. C'est carrément indécent et le pire c'est que personne (y compris moi) ne semble s'en offusquer. C'est à croire que nous ne lassons pas de le voir à l'oeuvre puisque nous avons encore voté pour lui quand il nous a montré son kiki en forme de ravioli (si si, et sur un pic à brochette en plus... carrément indécent je vous disais). Du coup c'est dans un cri bestial et très attendu que Doriann sortit de nouveau son kiki : Jéronimooooo Paaaaavlooooovaaaaa ! J'ai comme l'impression qu'on a pas fini de voir le bougre nous obliger à l'exercie de style culinaire, car avant d'hurler le nom d'une illustre ballerine il s'était déjà égosillé avec des proooofiiiteeerooolles et miiiiiilleeeuuufeeeuuuilles, et chaque fois c'est la même chose : on ne résiste pas au kiki de Doriann. C'est comme ça et... pourvu que ça dur(e) ! (Ce billet est garanti 100% sans allusion scabreuse)
Bon alors du coup moi je me suis mise à la pavlova sans en avoir jamais goûtée. Le principe a l'air on ne peut plus simple : une base en meringue, un nuage de chantilly et des fruits qui coiffent le tout. Le dessert une fois assemblé étant censé rappeler le tutu d'une ballerine (qui aurait sûrement elle même un peu forcé sur la chantilly). Fastoche. Sauf que... la meringue restait jusqu'à dimanche dernier un démon auquel je n'avais jamais oser me réattaquer depuis mes 16 ans. "Si j'ai maté la pâte à choux, y'a pas de raison que je puisse pas régler son compte à la meringue" me suis-je dit... et ben c'est fait. Mais non sans mal je dois bien l'avouer.
Je précise d'abord que le traumatisme meringuesque remonte à ma plus tendre enfance. Je ne saurais dire combien de fois ma mère et moi avons confectionné des meringues (avec tous les blancs d'oeufs inutilisés pendant en gros 10 ans, ça doit bien faire quelques centaines ça), mais le résultat lui était invariablement le même : des flaques brunes et collantes. Rien à voir avec le truc gonflé et blanc nacré de la boulangerie, où nous nous vengions allègrement de nos échecs.
Bref pour dépasser ce complexe enfoui j'ai dû utiliser une bonne vingtaine de blancs d'oeufs avant de comprendre 2-3 choses : la meringue (classique hein, je me suis pas encore lancée dans la meringue italienne à faire à chaud et tout) c'est une affaire de
1- fouettage, pour ça on dit merci Monsieur Kitchen Aid (enfin surtout merci bopapa pour ce cadeau que je n'hésiterais pas à emporter sur une île déserte, malgré ses 10 kilos et l'absence de toute prise électrique sur ladite île... c'est tout moi je suis comme ça maintenat “Never without my KitchenAid)
2- four, il faut avoir fait copain-copain avec le sien pour le comprendre intimement et ne pas y faire cramer ses meringues
3- blancs vieux, car oui le blanc d'oeuf il faut qu'il soit vieux. Pas pourri hein, inutile d'attendre qu'il soit opaque de salmonelle, mais vieux de quelques jours en prenant soin, si possible, de le laisser trainer en dehors du frigo une bonne dizaine d'heures avant de les méringuiser.
Une fois toutes ces précautions prises (ce qui chez moi a pris 2 fournées de brunies, 4 de collantes au milieu, puis 3 de craquelées) ça marche. Celle du jour : Pavlova au citron, chantilly au pavot et framboises. Je risque bien de devenir pavlopathe dans les mois à venir, l'alliance est redoutable tant en texture qu'en goût et en plus c'est archi versatile. Merci Dorian, tu nous ressors ton kiki quand tu veux.

Pavalova citron-pavot aux framboises

Pour 4

Pour la meringue
4 blancs d'oeufs (chez moi 100g)
50 g de sucre en poudre
50 g de sucre glace
3 gouttes de jus de citron
le zeste fin d'un citron

Pour la chantilly
125 ml de crème entière
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
2 cuillères à soupe de pavot
quelques gouttes d'extrait de vanille

Une barquette de framboises fraîches (ça serait sûrement génial avec plein d'autres fruits) pour la garniture

Pour la meringue : préchauffer le four à 100°C / 250°F. Battre les blancs d'oeufs (un peu vieux) avec le jus de citron et une pincée de sel à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange soit bien mousseux. Ajouter ensuite le sucre en poudre cuillère par cuillère, toujours à vitesse moyenne, en veillant bien à ce que le sucre soit totalement incorporé à chaque fois. Augmenter la vitesse puis faire pareil avec le sucre glace. Ajouter le zeste de citron et continuer de battre une dizaine de minutes à pleine vitesse une fois tous les sucres ajoutés.
Placer des tas de cette préparation sur un Silpat ou une plaque recouverte de papier sulfurisé, creuser un peu le dessus avec le dos d'une cuillère (plus on creuse un gros trou, plus on pourra mettre de chantilly dedans... avis aux amateurs) et enfourner pour 2h, en laissant une cuillère en bois dans la porte afin qu'elle reste entrouverte.

Pour la chantilly : placer un saladier et le fouet de votre robot au congélo une dizaine de minutes, puis fouetter vivement tous les ingrédients, en prenant soin de n'incorporer le pavot qu'à la fin.

Garnir les nids de meringue avec la chantilly et déposer les framboises sur le dessus.

pavlova.jpg

A l'heure où je poste ce billet, la limte du 22 à 22h22 a été dépassée en France mais pas à Toronto, j'espère que le décalage horaire n'est pas un facteur éliminatoire... Bon pis s'il l'est ben tant pis, moi j'ai boulotté ce dessert de fou et économisé 25 ans de psychanalyse culinaire pour cause de meringue non-dominée. Je fais toujours une affaire.

décembre 17, 2006

Cupcakes au chocolat parce que je le vaux bien

En ouvrant ma page Movable Type pour rentrer un nouveau billet, je constate hébétée que ce sera le cinquantième. Ouah... 50. Oui je sais je les vois là ceux qui haussent le sourcil dubitatif genre “euh... 50 en plus de 8 mois... y'a pas de quoi se vanter ! Bonjour la feignasse oué !”. Et c'est sûr qu'à côté de la plupart des blogeuses je fais bien pâle figure (de toute façon on me répète depuis que j'ai 4 ans que je suis bronzée comme un cachet d'aspirine alors...), la plupart d'entre nous postent un billet par jour, parfois plusieurs même. J'admire, je trouve ça super consciencieux, et je suis la première à soupirer devant mon écran quand je vois Machin(e), Bidule ou Trucmuche n'as pas posté aujourd'hui. Limite à trouver ça inadmissible. Oué c'est une de mes spécialités ça, le féskejtediméfépasskesfé (comme dit ma mère). Le Samu social qui se fout du secours populaire quoi (version moderne du un poil désuet hôpital qui se fout de la charité, on l'aura compris). Bref... oui je sais mais.
Mais quoi ? Mais sauf que moi je suis d'une nature tellement vélléitaire depuis ma première bouffée d'oxygène sur cette terre, que 50 billets pour une Framboiz ça relève du miracle. Ou d'une soudaine mauvaise irrigation du lobe droit du cervelet. Ou d'un enchantement que seul le baiser d'un phacochère pourra annuler. De toute façon je veux pas savoir. Je vais pas aller passer un scanner du cerveau, je vais éviter scrupuleusement tous les phacochères que je pourrais trouver sur ma route, je vais arrèter de jurer pour pas m'attirer d'ennuis avec ceux qui peuvent me pistonner auprès de celui qui fait les miracles (euh les gars d'ailleurs si vous pouviez aussi m'avoir des bons-cadeaux chez Williams-Sonoma ce serait trop cool), bref je vais me racheter une conduite du moment que je peux tenir le rythme et ne pas me lasser de cette feuille de chou. Parce que quand je parle d'exploit c'en est bien un : 8 mois, 50 billets, c'est inédit. Preuves à l'appui, un peu d'histoire(s)...
Avant je me souviens pas, mais entre 6 et 11 ans j'ai décidé de me passioner successivement pour des tas de trucs allant du canevas, à la confection de vêtements de poupée (tricot ET couture, le défi), en passant par la poterie, la pyrogravure ou le tricotin (soupir). J'ai même dû m'enticher une bonne semaine des modèles réduits et des perles de rocailles, me rêver philatéliste ou pro du patin à roulette (ça me rajeunit pas, Pimpreton il sait même pas que ça a existé ces trucs là avec 2 rangées de 2 roues au lieu d'une seule au milieu... ) mais ce fut tellement court que ça ne vaut même pas la peine d'en parler. Bilan des courses : le seul canevas que j'ai jamais fini représentait Maya l'abeille, mesurait 8 x 8 cm de côté, et le 2ème (un aristochat d'au-moins 12 x 12) est toujours chez mes parents à attendre que je vienne le terminer; mon talent de potière puis de pyrograveuse se sera illustré dans la réalisation de 4 cendriers (dont un peint et verni quand même) et d'une brûlure éternelle de mon prénom sur le flanc droit de l'armoire en merisier de la chambre parentale (toujours visible aujourd'hui, pour ceux qui souhaiteraient s'y rendre en pélerinage), et mes poupées se sont toujours baladées à poil ou avec des écharpes monochromes et trouées de 7m63 réalisées au tricotin.
Entre 12 et 17 ans je me suis passionnée pour d'autres trucs vachement plus stimulants : la collection de TOUS les articles de journaux causant de Mylène Farmer soigneusement collés dans un cahier grand format (ça la rajeunit pas), puis les hormones faisant leur travail ce fut le tour de Tom Cruise, de Johnny Depp, de Brian Adams (j'arrête la liste avant de me jeter sur le flacon de Lexomil) de se trouver à coups de UHU sur des Clairefontaine à grands carreaux. Ce genre d'activités étant intrinsèquement vouées au provisoire (Dieu en soit loué !) je m'auto-déclarai sportive et essayai tour à tour (mais jamais plus d'une saison) la danse, le basket, le tennis, le ping pong, la gym, le VTT, le tir à l'arc, la natation, le volley et le badminton. Il m'aura fallu tout ce temps (et environ 2 briques de mes géniteurs dépensés en licences et autres cotisations) pour comprendre que je ne serais jamais une athlète et que même, en fait, le sport ben j'aimais pas trop ça.
Après ça, de 18 à 24 ans je me suis consacrée à un seul et unique hobby pour occuper mon temps libre en dehors de la fac puis du boulot : le régime yo-yo. Le principe est simple et parfait pour une vélléitaire comme moi : on décrète tous les premiers jours du mois qu'on aime plus manger, on se remplit de pamplemousses, salade verte sans vinaigrette et potage à la flotte pendant environ 10 jours, on constate qu'on a perdu 4 kilos. Là comme on est super heureuse d'avoir si vite perdu ces 4 malheureux kilos (qui vous rapprochent de 16 kilos de votre objectif) et super frustrée de ses mornes assiettes, on s'autorise 9 ou 10 2 ou 3 petits écarts genre quelques rochers Suchard dans la soirée, des viennoiseries au petit déj, des frites avec sa salade sans sauce, du rabe de kougelhopf le week-end chez Bo-papa et Belle-maman. Puis à la fin de la semaine, on se repèse, on jette la balance par la fenêtre après avoir lu qu'on a repris 5 kg (soit un de + que le handicap de départ) et on se jure avec persusasion que le premier du mois suivant on le fera vraiment. Bilan : A raison d'1 kilo par mois on engraisse finalement de 12 kg par an. Au bout de trop longs mois on murit un peu, on accepte que la bouffe est un truc qui rend la vie plus drôle au même titre que les potes (d'ailleurs les 2 vont très bien ensemble, c'est un signe qui ne trompe pas) et surtout l'élu de votre coeur et de votre couette (je ne rappelerai pas ici ma théorie sur les liens étroits entre la couette et l'assiette dont Google me juge apparemment THE spécialiste mondiale, un jour je la publierai et l'humanité en sortira certainement durablement changée). Bref ce loisir du régime yoyo, si on met bout à bout tous les jours où je l'ai fait sérieusement on arrive sûrement à 9 mois, mais j'ai jamais perdu 50 kilos, ni même 50 livres, ni même 50 grammes avec ce truc. On est très loin des 50 billets donc (ouh là là je me serais pas un peu égarée moi...).
Ensuite arrive le big bang, j'ai nommé les enfants et arrive donc le comble de la vélléité : les “faudrait que”, “je voudrais bien”, et les “dés que j'ai 2 minutes, je”. Là oui j'en ai asséné une bonne cinquantaine par jour jusqu'à répéter 50 fois le même : “ce serait marrant d'avoir un blog”. Comme je ne tricote pas, ne cours pas le marathon et ne fais pas de scrapbooking (même si j'aimerais bien... ah tiens ça me reprend), mais qu'en revanche je mange minimum 3 fois par jour, le blog de cuisine s'imposait. Et bon sang, 50 billets je n'en reviens toujours pas.
Allez, pour fêter ça et me donner du coeur à l'ouvrage je m'autorise une petite douceur rapide, facile et spéciale feignasse (et parfaite à réaliser avec des enfants qui n'en peuvent plus de fierté de tenir le batteur qui vibre pendant si longtemps). Histoire de m'aider à aller jusqu'à 100. Si ça arrive je me lancerai peut être même à faire des macarons. Chiche ?

Cupcakes au chocolat

Pour 12 cupcakes

Pour la pâte
115 g de beurre
1/2 tasse de sucre en poudre
1 tasse de farine avec levure incorporée
1/2 cuillère à café de levure chimique
2 cuillères à soupe de cacao en poudre
1/4 de tasse de pepites de chocolat

Pour le glaçage
1/2 de tasse de sucre glace
1/4 de tasse de cacao en poudre
100 g de beurre
(plus, pour la version des grands, 3 cuillères à soupe de liqueur de café Tia Maria)

Préchauffer le four à 175°C / 350°F.
Mélanger tous les ingrédients, sauf les pépites de chocolat, au batteur électrique jusqu'à obtenir une pâte bien souple et lisse, soit environ 2-3 minutes. Ajouter les pépites.
Répartir la préparation dans 12 moules à muffins avec caissettes en papier. Faire cuire 20 minutes puis laisser refroidir sur une grille.
Pour faire le glaçage, mélanger tous les ingrédients au robot et étaler sur les cupcakes refroidis.

chocolate-cupcake.jpg

décembre 10, 2006

Du saumon à l'érable et des muffins tatins aux poires épicées pour se prêter au(x) jeu(x)

Je cours après le temps, je cours après le temps (enfin je cours c'est une façon de parler hein, tout le monde sait maintenant qu'en ce moment je peux même pas affronter une tortue sous valium à la course à pied) et du coup j'ai du mal à gérer les priorités. Dont cette feuille de chou. J'entends d'ici mon père (et ma mère, et ma belle-mère, et mon beau-père, et la tata Odile, et la tata Mireille, et la tata Denise, etc*) qui va me dire, avec une once d'agressivité dans la voix, que oui en effet c'est vraiment gérer ses priorité bizarrement que de préférer consacrer les quelques minutes de libres que je trouve dans mon emploi du temps de dingotte à taper mes conneries blogesques, qu'à leur rédiger un long mail emprunt de nostalgie et de bons sentiments qui raconte notre passionnant quotidien. Alors je me propose exceptionnellement de faire les 2 en même temps par le biais de ce billet de rattrappage. Je vais passer vite-fait sur les news du quotidien (oui je sais papa et les autres du clan que ce sont les plus importantes pour vous, mais il faut bien se rendre compte que les poussées dentaires de Pimprenille, la fuite d'eau du sous-sol, la commande toys-r'us du père Noel, les résultats de prise de sang du Bernard l'Arno, la température qu'il fait le matin, le midi, le soir et pendant la nuit au thermomètre du jardin, mon stérilet flambant neuf et le titre du dernier T'choupi acheté à Pimpreton ben... ça ne passionne pas tout le monde) pour en arriver à l'essentiel : les jeux de la blogosphère que j'ai ratés.
Je ne parlerai même pas du kiki des raviolis d'Alhya parce que là j'ai vraimant pas assuré. Pourtant je l'ai fait mon baptême des raviolis, et pas qu'un peu. Après la deuxième tournée de pâtes maison je suis même allée acheter une machine à pâte. Même que Pimpreton l'adore, même qu'il veut m'aider à “tourniquer la manivelle” tous les dimanche midi, et même que du coup le dimanche midi depuis plus d'un mois c'est ou bien raviolis ou bien tagliatelles. Maison of course ! Bref j'ai pas photographié les premiers essais, j'ai râté la date limite, et pour être parfaitement honnête... j'avais en gros complètement oublié. Alors je saisis le taureau par les couilles cornes et je rattrape un peu de retard dans les évènements de la blogosphère. On commence par...

Fenêtre sur blog organisé par Laurent (St Laurent de Blog Appétit devrais-je dire)

Alors voilà d'où je blogue la plupart du temps : sur un coin de buffet dans la cuisine. Oui bien sûr j'ai un bureau en bas mais... j'aime bien bloguer au coeur de l'action, in my kitchen donc. Et puis le Bernard l'Arno doutait fort qu'avoir un ordi portable me serait d'aucune utilité, il fallait bien que je lui donne tort !

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Où mangez-vous ? demande Tatyval

Ben nous on mange là ! bon là entre la photo que j'avais montré après notre déménagement (pour toi Barbichounette), celle de mon coin-blog et celle-ci, c'est plus la peine de faire le déplacement c'est comme si vous étiez déjà venus dans ma cuisine !

Le blog and breakfast de Débo

Comme le petit déj' est par excellence le moment speed de la journée d'habitude, j'ai profité de mon congé forcé pour prendre 2 minutes et photographier mon breakfast du matin juste avant de l'engloutir. Au menu donc ce jour là : jus d'orange et thé irlandais (comme les autres 364 matins de l'année), une banane (parfois c'est un kiwi, une pomme si c'est la dèche, de la mangue si j'ai envie de me faire une tâche quelque part histoire d'être sûre d'être en retard ce matin là), un pumpkin bread fait maison sorti du congélo et réchauffé au four quelques minutes (j'ai toujours dans le congelateur une collec' de petits cakes, muffins et scones pour ne pas partir le ventre vide quand il ne reste plus la moindre miette de pain à faire griller le matin, soit environ 4 matins sur 5...).

Le sucré s'invite chez le salé chez Marie-Laure

Comme elle a gagné l'édition #1 du jeu lancé par Minouchka et ses raisins, Marie-Laure nous met au défi de réaliser une recette salée avec du sirop d'érable. Ayant parfaitement intégré cet ingrédient de mon pays d'adoption je n'avais que l'embarras du choix. Après avoir déjà publié plusieurs recette des viandes érablisées (poulet et travers de porc), je partage aujourd'hui une version poisson avec ce succulent saumon glacé au soja et sirop d'érable. Prêt en 10 minutes, c'est un pur régal.

Saumon glacé au soja et sirop d'érable

Pour 4

4 filets de saumon
120 ml de sirop d'érable
60 ml de sauce soja
2 cuillères à soupe de sésame
sel, poivre

Préchauffer le four à 250°.
Dans une casserole, porter à ébullition le sirop d'érable et la sauce soja, et laisser bouilloner quelques minutes. Eteindre le feu quand le mélange a la consistance d'un sirop épais.
Disposer les filets de saumon, peau vers le bas, dans un plat à four légèrement huilé. Saler et poivrer.
Enfourner. Au bout de 5 minutes. Sortir les filets et les badigeonner généreusement au pinceau du sirop soja-érable. Remettre au four 5 minutes.
Sortir les filets, les rebadigeonner du mélange et parsemer de graines de sésame.

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A vos casseroles #8, toujours chez Marie-Laure
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On ne présente plus ce jeu qui veut nous faire créer une recette à partir de 2 éléments imposés, pour cette édition il s'agit de trouver une idée qui allie Noel et épices. Le plus dur c'était de se limiter parce qu'avec un thème pareil on a que l'embarras du choix. Après une soupe de pruneaux épicée du Réveillon, des filets mignons panés à la canelle, un gratin de courge au caramel épicé (recettes à suivre évidemment) je me décide pour celle là : les muffins épicés à la poire façon tatin, idéal pour le petit déj' du 25 décembre, un bon thé chaud à la main, le regard attendri par les petits loulous qui déballent leurs cadeaux. Ceux que j'ai préparés devaient être mangés au petit déj' de dimanche dernier mais ont TOUS été engloutis dans la soirée de samedi à dimanche en regardant un DVD sous le plaid Ikéa. On connait tous le problème... “tu veux une petite douceur avec ta tisane”, “tu reveux une tisane pour finir ton (3eme) muffin”, “Oh c'est trop bête, il me reste encore tout ça de tisane, je vais prendre un muffin pour aller avec”, “c'est le dernier, on va pas le laisser, on partage ?”... bref oui certes on s'est couchés très tard ce soir là, la soirée fut longue, mais quand même... on a mangé 6 muffins chacun ! Ou peut être 5 et 7, ou même 4 et 8, oh et puis hein... quand on aime bla bla bla.

Muffins épicés à la poire façon tatin

Pour 12 muffins

Pour les fruits
2 poires, pelées et coupées en petits dés
½ tasse de cassonade
1 poignée de raisins secs
1 cuillère à café de quatre-épices
2 cuillères à café de beurre

Pour la pâte
2 tasses de farine
½ tasse de cassonade
1 cuillère à soupe de levure chimique
½ cuillère à café de bicarbonate
1 tasse de babeurre
½ tasse de beurre, fondu
1 oeuf
1 cuillère à café de vanille
sel

Préchauffer le four à 160°C / 375°F.
Découper 12 ronds de papier sulfurisé du diamètre du fond des moules à muffins, et les y disposer.
Dans un saladier, mélanger les poires avec le sucre, les raisins et les épices. Faire fondre 2 cuillères de beurre dans une poêle et y faire dorer le mélange à la poire jusqu'à ce les dés de fruit soit bien tendres, soit environ 7 minutes. Répartir le mélange dans le fond des 12 moules à muffins.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure, le bicarbonate et une pincée de sel.
Dans un autre saladier, fouetter l'oeuf, le babeurre, le beurre et la vanille. Ajouter ce mélange aux ingrédients secs et remuer délicatement jusqu'à ce la pâte soit juste humide. Il doit rester des grumeaux et des “tâches” de farine dans la pâte.
Répartir la pâte, par dessus les poires, dans les moules à muffin.
Faire cuire environ 20 minutes. La pointe d'un couteau doit ressortir sèche.
Laisser refroidir dans les moules une dizaine de minutes, puis renverser sur une grille. Servir à l'envers.

muffin-tatin.jpg

* Toute ressemblance patronymique avec des personnes existantes ou ayant existées serait évidemment purement fortuite.

décembre 07, 2006

Index des recettes de feuille de chou ou comment révéler au monde entier qu'on est rien qu'une grosse feignasse bordélique

Depuis mardi je suis seule à maison de 8h à 17h. Normalement je devrais pleurer de bonheur rien que d'y penser, chanter du Claude François à tue-tête (Ba-ra-kou-da) toute la journée, errer la carte de crédit en poche dans toutes les épiceries fines, boutiques branchées et petits repaires secrets où il est mal venu de se rendre avec 2 enfants de 4 ans et demi et 11 mois qui renversent l'étagère de bouquins et ravagent un gadget à 80$ en forme de Barbapapa “sans faire exprès” (en même temps quelle idée de faire des trucs aussi fragiles et aussi ludiques). Bref, normalement donc, je devrais être en pleine poussée d'achats compulsifs pour aider le père Noël dans sa lourde tâche et/ou me faire tous les cadeaux qu'il a oublié de me faire cette année. Sauf que...
Je ne suis absolument pas mobile. Je suis bloquée chez moi avec la patte gauche toute raide, absolument incapable de lever mes bras à un angle supérieur à 90°, condamnée à ne pouvoir porter aucune chose pesant plus de 893 grammes sans hurler de douleur dans un grognement qui n'est pas sans rappeler le rut du morse tâcheté. Donc depuis mardi, je chantonne vaguement “belle belle belle” et autres “le lundi au soleil” ( vous en conviendrez, si on ne peut pas s'offrir le déhanché-claudette ça n'a plus grand intérêt), mais surtout je rumine. J'ai envie de cuisiner comme une folle mais je tiens pas 5 minutes debout et surtout je ne peux pas me baisser pour ouvrir la porte du four. J'ai pas envie de corriger mes copies, mais je ne peux pas rester assise plus de 20 minutes sans être obligée d'appeler une compagnie de remorquage pour repasser à la station debout en m'accrochant au treuil. Donc je suis là, plus ou moins allongée, plus ou moins debout à contempler mes pénates et, forcément, à me dire qu'elles auraient besoin d'un petit coup de rangement. Sauf que, pour toutes les raisons sus-mentionnées, il semble bien qu'il ne serait pas bien prudent de m'embringuer dans un grand nettoyage de fin d'automne sans risquer l'accident. Alors je bouillone, je me dis que cette desserte devrait aller là-bas dans la cuisine, qu'il faudrait vraiment vider le placard du salon et faire un gros tri pour pouvoir le rendre fonctionnel, que cette étagère rendrait vraiment bien dans notre chambre mais que du coup il faudrait mettre le lit là-bas près de la fenêtre... Bref je me remonte le bourrichon quoi. Et du coup au lieu de me sentir juste diminuée je me sens carrément invalide. Et ça c'est un peu dur à encaisser pour la tornade que je suis. Du coup j'ai décidé de faire du tri là où je peux me le permettre sans risquer la paralysie : sur ma feuille de chou. Je vous passe les détails de mon installation (debout, les cuisses en appui sur le tiroir entrouvert du buffet, l'ordi posé au-dessus, une bouillote dans la ceinture du survêt' top sexy) mais j'y suis arrivé. Et bon sang ça en avait besoin.
Allez, et puis vous n'avez plus qu'à me souhaiter un bon lumbago ou une gastro carabinée, ou encore une grippe aviaire de derrière les fagots, histoire que je puisse enfin un jour mettre les liens de tous les blogs chez qui j'aime aller jeter un oeil. J'ai hâte !

***** INDEX DES RECETTES *****

Bec salé

Pour l'apéro ou en entrée
Hummus de lentilles rouges
Petites bouchées tomate-sardine
Shortbreads aux graines de lin et pistaches
Végépaté à tartiner
Végépâté au tofu

Soupes
Soupe de courge butternut et poireaux
Soupe de haricots rouges au fromage et tortilla chips
Velouté glacé de cresson

Finger food (trucs qui se mangent avec les doigts)
Cubes de tofu croustillant
Makis
Triangles façon “spanakopitas”

Tartes et cakes salés
Cake à l'avocat et au sésame noir
Cake aux graines, au chèvre et aux noix
Cake aux lard, pruneaux et noisettes
Petits cakes façon antipasti
Tatin de fenouil à l'orange et au caramel de soja au miel

Plats complets
Hachis aux restes de Pâques

Viandes
Côtes d'agneau en croûte de cajou
Poulet au sésame et noix de cajou
Poulet rôti au sirop d’érable
Travers de porc à la bière et à plein d'autres trucs

Accompagnements
Choux de Bruxelles aux raisins, oignon et bacon
Frites et chips de betterave

Bec sucré

Desserts
Béa's strawberry crumble
Cheesecake pistache-framboise-chocolat blanc
Crème choco-caramel au café et à la cardamone
La pâte sablée qui a changé ma vie
Petits pots framboise-citron
Pots de crème aux amandes
Pots de crème au chocolat
Pumpkin pie
Shortcakes fraises-rhubarbe-lavande
Trois-feuilles à l'orange

Biscuits et autres trucs à grignoter avec (ou sans) le thé
Biscuits aux 2 gingembres
Biscuits aux germes de blé
Chouquettes et profiquettes
Cookies amande, chocolat blanc et gingembre
Gâteau marbré vanille-choco-pistache
Holiday sugar cookies (Pâques, Halloween, etc)
Mini-financiers à la pistache et aux framboises

Boissons
Shake aux dates et à l'amande
Smoothie du flamand rose

Pour le petit-déj'
Confiture d'abricot à l'orange et aux amandes
Granola canneberges et cerises, et sa variante figues et dates
Muffins au son et aux myrtilles

Glaces et sorbets
Glace à la pêche (avec des framboises fraiches)
Glace à la pistache façon gelato
Glace à la myrtille au bleuet
Glace au mascarpone et citron vert
Glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable
Sorbet à la mangue
Sorbet à l'ananas
Sorbet aux fruits rouges
Sorbet aux kiwis
The glace à la vanille

Anecdotes plus ou moins (cu)cul-turelles

Birthday bluesy birthday
Feuille de chou is born !
Fini les playmobil, vive la dinette !
Gratin le plus infâme de toute la création
Halloween step by step pour devenir diabétique en une soirée
Petites Pâques
Quelle gourmande suis-je ?
Reese cups et chips de maïs bleu
Very happy mother's day
Yoga verbal, ou comment se déboucher les chacras par questionnaire interposé

décembre 03, 2006

Soyons (to)fu !

C'est pour répondre à un cri de détresse lancé par mon frérot adoré (enfin un des 2, pas de jaloux hein) que je révèle au monde entier (enfin à la banlieue rouennaise quoi...) un truc que je me serais pourtant bien gardée de hurler sur les toits. Ben oui... comment dire... euh... Bonjour je m'appelle Framboiz et je mange du tofu au moins une fois par semaine.
Oué je sais, normalement c'est plutôt les Cléa , Virginie et autres Ninnie qui sont les marraines officielles de ce genre d'aliments. Déjà que je me suis autorisée par le passé des trucs limites commes des biscuits aux germes de blé, et même des boissons archi saines (si si ou bien ici), me v'là maintenant avec mon tofu, “dites donc faudrait pas pousser” entends-je murmurer dans mon dos. Oui je sais bien que ce n'est pas très raisonnable mais en même temps comme je l'ai déjà dit (oué je radote c'est hyper flippant) quand on a été végétarienne il est des habitudes qu'on ne perd pas. Le tofu en fait partie. Et pour ceux qui seraient à 2 doigts de me retirer direct de leur liste blog-line juste parce que j'ai osé écrire ce mot tabou (T.O.F.U) je vous renvois à mes coming-outs viandesques (par ici ou par ) et aux milliards de grammes de graisses saturées et/ou de sucre contenus dans des recettes comme celle-ci, ou celle-là ou dans l'indécente avalanche de glaces (volume 1 et volume 2) que je publiais sans vergogne : on peut être une bonne vivante pas vraiment à cheval sur les principes du sain-bio-truc et adorer le tofu. Preuves en images avec ce menu spécial tofu dédié à cet empoté de Nico qui m'a appelé tout sanglotant de larmes parce qu'il avait compulsivement acheté un bloc de tofu et qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien en faire. Là j'ai tout de suite mis mon tablier de coach et lui posait les questions de rigueur pour pouvoir le guider au mieux dans son dépucelage baptême tofusien : “Bon du calme frangin, c'est quoi comme tofu que tu as acheté ? Du soyeux ? Du ferme ? Du extra ferme ?”. Le Nico en question, pas capable de me répondre, se retrouvera donc avec 3 recettes pour le prix d'une, pour avoir de quoi utiliser son tofu quelle que fusse sa consistance (ouah un subjonctif imparfait, c'est pas tous les jours dites donc). Alors c'est parti, de l'entrée au dessert, en passant du soyeux à l'extra-ferme ! J'en ai quelques dizaines en stock alors ce n'est qu'un début hein, une petite minute d'initiation spéciale Nico et autres tofu virgins.

Végépâté au tofu

Comme ça la liste d'ingrédients a l'air impressionnante mais la simplicité de la réalisation (un simple Vrrrrrrrrrrrrr dans le robot) en fait une terrine idéale de boîte à lunch ou de diner léger, pour accompagner une soupe ou une salade.

Pour une terrine (moule à cake standard)

400g tasses de tofu mi-ferme (ou ferme) émietté
50 g de germe de blé
50 g de flocons d'avoine
50 g de poudre d'amande
50 de graines de lin (ou de tournesol)
1 oeuf
200 ml de coulis de tomate
50 ml de tamari (ou de sauce soja)
1 cuillère à café de levure chimique
2 gousses d'ail, hachées
2 carottes, rapées
1 courgettes, rapée
1 tête de brocoli, découpée en fleurettes
le zeste d'un citron
1 bouquet de sauge (ou de persil ou de coriandre, selon les goûts et ce qu'on a sous la main)

Préchauffer le four à 150°C / 350°F.
Mettre tous les ingrédients dans le robot et réduire en purée. Moi j'aime bien que le tout reste un peu granuleux, mais si vous aimez le lisse, ça marche aussi.
Verser la préparation dans un moule à cake légèrement huilé, et enfourner pour environ 1h. Quand la lame d'un couteau ressort sèche c'est que c'est prêt.
Bien laisser refroidir (une journée ou une nuit c'est l'idéal), démouler puis découper en tranches assez épaisses.
Tartiner sur des toasts de pain grillé et servir avec des graines germées et un pesto de tomates séchées ou de roquette. Enfin ça c'est comme on veut mais moi c'est comme ça que je l'adore.

vegepate-tofu.jpg

Cubes de tofu croustillant

Inspirés des Crispy tofu cubes de notre cantine Fresh by juice for life (resto végéta-rien et -lien que je recommande à tous ceux qui cherchent à se régaler à Toronto, omnivores compris), c'est le dîner préféré de mon Pimpreton pourtant pas très facile à satisfaire. Et comme c'est ludique, sain et vite préparé on en mange trop très souvent.

Pour environ 50 cubes

1 bloc de tofu extra ferme de 250g
50 ml d'huile (d'olive, de tournesol ou de colza... au goût)

Pour la marinade
100 ml de vinaigre de pomme
150 ml de tamari (ou de sauce soja)
100 ml d'eau
20 ml d'huile de tournesol ou de colza

Pour la panure
100g de levure alimentaire
50 g de germe de blé
1 cuillère à soupe de poudre d'ail
1 cuillère à soupe de graines de sésame
sel, poivre

Couper le bloc de tofu en cubes d'environ 1,5 cm de côté.
Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un saladier, oui y laisser tremper le tofu pendant une bonne demi-heure.
Pendant ce temps, préparer la panure en mélangeant tous les ingrédients dans un plat creux.
Quand le tofu est bien imprégné de la marinade, égoutter les cubes puis les rouler dans la panure.
Faire chauffer l'huile puis y faire dorer les cubes environ 5 minutes.
Servir chaud avec des nouilles chinoises au soja, une salade ou des légumes sautées. Ou grignoter comme ça pour l'apéro... c'est bon aussi !

crispy-tofu-cubes.jpg

Et puis pour le dessert, on peut faire des miracles avec le tofu soyeux. Un exemple avec la recette des petits pots framboise-citron. La consistance est mousseuse et les goûts variables à l'infini.

soja-framboise-citron.jpg

Et il paraitrait même que le tofu soyeux s'entend à merveille avec le chocolat, et là c'est Valérie Cupillard ou Cléa qui le disent alors... je peux pas lutter !