« février 2007 | Main | avril 2007 »

mars 20, 2007

Tarte aux petits pois et à la féta pour mamina-a-a-a-a-a-a-a-etc (pasque si Dave l'avait connue c'est ça qu'il aurait dit)

Une dernière couche de nombriloscopie avant de faire une trêve. Je commence à avoir la rétine et le fond de l'ombilic irrités à force de tant me la jouer égocentrophile. Faut que je laisse tout ça guérir un peu avant de replonger. Mais en même temps je peux pas décemment pas refuser l'appel de Mamina qui m'invite à faire le jeu du “si j'étais" culinaire. En plus il se trouve que je suis hyper entrainée à cet exercice qui occupe mes trajets de métro quotidiens avec Pimpreton. Bon bien sûr avec un gnome de 5 ans, les réponses sont toujours limite tirées par les cheveux, ou plutôt par les poils de cul étant donnée leur teneur souvent scato. Bref je vous épargnerai les “si j'étais un liquide je serais...” dont la réponse Pimpretonienne sera, suivant les jours, ou bien “du pipi de cafard”, ou bien “de la morve”, ou encore “du caca liquide de quand j'étais malade” (souvenons-nous...). Je ne m'aventurerais pas non plus sur le “si j'étais un objet blanc je serais...” car on risque ou bien une réponse d'une rare poésie telle que “une bougie de neige” ou alors encore un truc bien trivial du style “un rouleau de papier toilette” (si on est assez chanceux pour échapper à la jolie dénomination “PQ” consciencieusement enseignée par le Bernard l'Arno). Amis de la cuisine bonsoir, je vais donc répondre au questionnaire de Mamina sans l'aide de mon Pimpreton, ce sera probablement nettement moins hilarant (surtout pour les lecteurs âgés de moins de 8 ans) mais en même temps les questions portant sur les légumes, fruits et autres épices lui paraîtraient à coup sûr sans le moindre intérêt vu son régime strict uniquement à base de sucres lents et rapides et de viande ou poisson (gras de préférence) . Bon mais après tout pourquoi pas, alors un questionnaire à 4 mains ça vous dit ?

Si vous étiez...

Un légume, lequel seriez-vous ?

Ben moi je suis une fille du sud de par mon arbre généalogique alors... ex aequo l'aubergine, la courgette, le poivron rouge. Ensuite viennent tous les autres, je suis plutôt une fille facile avec les légumes. Bon ok j'ai longtemps été fâchée avec le céleri (mais on est réconciliés), et les choux de Bruxelles (ça aussi c'est réglé, on est même super potes maintenant). Je dois encore travailler avec le navet et les champignons mais... ça viendra c'est sûr. Oui je sais je réponds pas à la question, pffff... dur dur... euh alors... si je devais en être un seul... allez va pour le chou fleur mais à une seule condition : j'exiiiiige d' être enduite de béchamel et couverte de comté rapé. Mais non ce n'est pas un fantasme cunilo culino-sexuel. Pas top sexy la béchamel quand même...

Pimpreton lui il dit “la patate”, ah non attendez il se reprend “la frite”. Quoi vous ne connaissez pas ce légume ? Ben le nutritionniste de Pimpreton est formel : c'est le seul qui ne soit pas toxique !

Un fruit, lequel seriez-vous ?

Moi je les aime tous. J'ai même réussi à faire copine avec le melon qui était le seul que je regardais de travers. Alors là encore le choix est dur... la framboise ça va de soi, y'a qu'à voir ma bannière et mon pseudo (ceux qui me connaissent en vrai diraient que mon caractère aussi est très framboisé, doux mais acide...)... mais le fruit que vraiment je peux manger à chaque repas sans m'en lasser c'est... l'avocat. Pas bon pour ma culotte de cheval mais tellement irrésistible que je lui pardonne sans hésiter.

Pimpreton : “la compote”. S'il vous plaît soyez sympas, ne lui révélez surtout pas qu'il y a des trucs empoisonnés comme des pommes, des poires ou pire des bananes dedans, des vrais quoi pas juste des dessins pour décorer l'étiquette. C'est notre seule feinte pour lui faire manger quelques fruits chaque jour !

Une épice, laquelle seriez-vous ?

Pas l'ombre d'un doute : le cumin. Demandez au Bernard l'Arno... lui qui est plutôt un fan de la cardamone, il m'a inscrite de force dans un centre de décuminisation... mais hors de question ! Je mets du cumin partout oui, mais j'ai aucune envie de me soigner !

Pimpreton : “maman c'est quoi les épices ?”. Moi : “ben tu sais bien c'est tout ce qu'il y a dans les petits pots en verres que tu aimes bien sentir de temps en temps : la canelle, le basilic, la coriandre, le fenouil... alors c'est lequel le pot qui sent le plus bon pour toi ?” (vous noterez au passage la faute de français inévitable chez toutes celles qui élèvent des enfants de moins de 6 ans : “plusss bon”). Réponse de Pimpreton après 2 secondes d'hésitation : “l'agar agar”. Ah ben oui tiens... c'est vrai qu'elle est dans un pot en verre mais niveau odeur... quand je vous disais que je n'avais pas mis au monde un gastronome !

Une herbe, laquelle seriez-vous ?

La ciboulette je pense. J'aime tout chez elle, son goût d'abord, mais aussi son apparence, ces pousses toutes droites qui payent pas de mine mais qui contiennent cet arôme si puissant. J'adore l'aneth aussi mais faut bien choisir ma bonne dame.

Pimpreton : “mais c'est les vaches qui mangent de l'herbe, moi je suis pas une vache !”. Pause de 5 secondes “je fais pas des bouses dans les toilettes”. Hilarité d'au moins 7 minutes, accompagnée de bruitages censés (j'imagine) évoquer la-dite bouse... je vous laisse imaginer...

Un dessert, lequel seriez-vous ?

Ben là je suis grillée, je peux pas mentir. Tous ceux qui me connaissent le savent, les autres aussi (voir la rubrique concernée dans l'index de mes recettes, pas à jour d'ailleurs), je suis accroc aux glaces. Plus elles sont riches plus je les aime en général. Comme pour l'avocat c'est pas de bol quand même, mon fruit préféré pourrait être la pastèque (98% d'eau) et mon dessert préféré le yaourt à 0%, mais non Dame Nature m'a voulue autrement : éhontément gourmande !

Pimpreton : “la glace au chocolat”. Mais c'est incroyable !! A part sur le parfum (chocolat étant le seul que je ne mange JAMAIS !) on est sur la même longueur d'ondes ! Pas étonnant qu'on se retrouve régulièrement à Baskin-Robbins les dimanches après-midi...

Un bonbon, lequel seriez-vous ?

Un calisson... un nougat... mon coeur balance. Va pour le nougat, avec toutes ces noix qui collent aux dents ! Et puis le calisson c'est plus écoeurant, après 3 je suis forcée de m'arrêter... frustrant non?

Pimpreton : “les M&M;'s”. Pffff la chair de ma chair, si c'est pas malheureux...

Un chocolat, lequel seriez-vous ?

Je lance un appel au monde entier à l'occasion de cette question. Quand j'ai quitté la France il y a 3 ans, je noyais (bien aidée du Bernard l'Arno) ma lassitude des fins de soirées moroses (4h de correction de copies avant de se coucher, y'a pas mieux pour se plomber le moral) à grands coups de tisane certes mais surtout (merci Dame Nature, juste une verveine ça aurait été moins vache pour ma cellulite) de chocolat au lait avec des pépites de palets bretons dedans. Ah !!!!!!!!!! Dieu que c'était bon !!! Depuis l'exil, j'ai successivement mandaté mes frères, parents et amis pour m'en envoyer et... rien ! Il semble que Nestlé n'en commercialise plus près de chez eux. Quelle tristesse ! Si par bonheur l'un ou l'une d'entre vous pouvait mettre la main sur ne serait-ce qu'une tablette (bien sûr une palette ce serait encore mieux) je suis prête à l'acheter à prix d'or. Et même à envoyer un castor en échange !

Pimpreton : “des M&M;'s”. Décidément... ils mettent quoi là-dedans qui le rende aussi accroc ??

Une confiture, laquelle seriez-vous ?

Une gelée de coing. Sur une grande tranche de pain grillé de préférence. Euh notez sur de la brioche ça le fait aussi très bien.

Pimpreton : “la confiture des barquettes à l'abricot”. Moi : “de la confiture d'abricot donc, tu as raison c'est délicieux, d'ailleurs c'est aussi la confiture préférée de papa”. Lui : “Non j'aime pas la confiture d'abricot, c'est que pour papa”. Ok n'insistons pas...

Une cuisine, laquelle seriez-vous ?

Impossible de choisir là. Je raffole de la cuisine indienne en général, je vends mon âme à KFC pour un bon plat de vermicelles vietnamiens, je suis dingue des sushis de tout bon resto japonais, je suis comme un poisson dans l'eau au grec, à l'italien, au mexicain, au... ben dés qu'il y a de la bouffe quoi. Alors en choisir une... dur... ben peut être la cuisine végétarienne en fait alors, car où que j'aille manger c'est vraiment rare que je choisisse un plat avec de la viande. C'est peut être ça le point commun, la cuisine qui me ressemble finalement.

Pimpreton : “la cuisine de la dinette du centre aéré”. Ah ben oui forcément... il a 5 ans hein.

Un couvert, lequel seriez-vous ?

S'il faut en choisir un alors ce serait une cuillère à dessert. Mais la plupart du temps mes doigts font très bien l'affaire ! Pour le salé, un simple bout de pain sera parfait pour tremper dans un hummus, un guacamole, un dip à l'artichaut. La soupe je la bois à même le bol ou la tasse en général... je suis un peu une sauvage ouais.

Pimpreton : “une paille”. Je suis pas sûre que ce soit techniquement un couvert mais c'est tellement vrai : il en utilise au moins 10 par jour. Pas très écolo non mais le seul moyen de rendre fun le fait de boire un verre d'eau ou de lait (au chocolat of course).

Une boisson alcoolisée, laquelle seriez-vous ?

Une bière blanche. Belge de préférence. Bon sang ça sur la terrasse quand il fait 35° ou au coin du feu du radiateur quand il fait -35°, mmmm...
Il va de soi que je ne pose même pas la question à Pimpreton. Il serait capable d'y répondre !!

Une boisson sans alcool, laquelle seriez-vous ?

Une orange pressée... je n'en bois presque jamais mais chaque fois c'est un pur moment de béatitude. Ah qu'il est loin le temps où, enceinte de Pimpreton, le Bernard l'Arno me pressait amoureusement une orange chaque matin... Sitôt l'accouchement passé, je devais me les presser moi même les oranges si vraiment j'en voulais. Et pour ma grossesse de Pimprenille ben le Bernard l'Arno avait mandaté son pote Tropicana pour le faire à sa place. Bah... en tout cas une orange pressée, rien de tel pour me faire plaisir le matin (enfin si d'autres trucs mais je vais pas tout raconter non plus...)

Pimpreton : “du jus de pomme”. Ben oui il remplacerait bien l'eau par le jus de pomme, je suis pas étonnée. On a même dû mettre en place un système de rationnement à la maison, 2 briques par jour, 2 cases à cocher, quand les cases sont cochées il faut attendre le lendemain pour en avoir de nouveau. Nan mais qu'est-ce qui faut pas faire !

Propriétaire d'un restaurant, lequel choisiriez-vous ?

Si je dois en choisir un qui existe déjà ce serait Fresh. J'en ai déjà parlé, j'adoooore ce resto (enfin cette "chaine" de restos, il y en a 3 à Toronto). Cuisine végétarienne originale, réalisée avec des produits de qualité, succulente, archi copieuse, et parfaitement abordable. Restaurant que je recommande à tous ceux qui vivent ou passent à Toronto, végétariens ou pas. C'est de la bombe !
Si je dois en créer un rien qu'à moi (le rêve !!!), ben... un petit endroit qui sert 2 salades , 2 soupes, 2 cakes/quiches/crumbles salés et 2 desserts au choix par jour. Une cuisine super casual, surprenante mais pas sophistiquée pour 2 sous. Un endroit bric à brac, qui ferait aussi un peu brocante sur les bords... bon les détails sont à peaufiner, les fonds à amasser (ça devrait être bon d'ici 2089) mais l'âme y est. Et l'envie je vous raconte pas !!!

Pimpreton : “Mc Do”. No comment...

Pour faire passer le tout, une petite merveille de tarte-gâteau, qui ferait presque oublier qu'il a encore neigé vendredi soir et nous aide à célébrer le printemps qui arrive aujourd'hui. Une recette devenue incontournable à la maison, sauf pour Pimpreton qui ne voit évidemment dans cet amoncellement de verdure et de fromage qu'une incarnation satanique

Tarte aux petits pois et à la féta

Pour la pâte brisée

250g de farine
125 g de beurre
1 pincée de sel
30 ml d'eau froide

Pour la garniture

500g de petits pois, frais ou surgelés
25 g de beurre
½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de sel
2 oeufs + 1 jaune
250 ml de crème liquide
100g de parmesan, fraîchement râpé
150 g de féta émiettée
1 poignée de basilic frais, vaguement déchiqueté
1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Préchauffer le four à 350°F / 180°C.
Confectionner la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients au robot. Ne pas verser toute l'eau d'un coup, y aller progressivement jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Sortir la pâte du robot, former une boule et l'aplatir vaguement avant de la placer 1h au frigo.
Etaler la pâte et la disposer dans un moule à bords hauts (le moule à manquer, c'est parfait). Piquer le fond de la tarte et la faire cuire à blanc, couverte d'un papier alu rempli de haricots secs pendant 30 min. Laisser refroidir
Porter à ébullition dans une casserole 150 ml d'eau avec le beurre, le sucre et le sel. Ajouter lles petits pois dés le début de l'ébullition et les faire cuire 5 à 7 minutes en remuant de temps en temps. Les égoutter et les jeter dans l'eau glacée pour qu'ils restent bien verts. Les égoutter de nouveau avant d'en mixer la moitié au robot.
Battre les oeufs, le jaune et la crème, poivrer, et ajouter la moitié du parmesan. Incorporer les petits pois mixés et entiers, la moitié de la féta et le basilic. Verser la préparation dans le fond de tarte précuit.
Parsemer le dessus de l'appareil du reste de parmesan et de féta, napper d'un filet d'huile d'olive et enfourner pendant 40 minutes, jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée et que le centre de la tarte soit bien pris. Laisser refroidir un bon quart d'heure avant de déguster.

peas-feta-pie.jpg

mars 11, 2007

Les 2 et les 7 de la Turtle et les scones citron-canneberges façon Starbucks

Je ne résiste pas à l'invitation si gentiment lancée par Alhya et me livre avec bonheur à l'exercice égocentrique et introspectif du questionnaire des années en 2 et en 7. C'est si bon de se regarder le nombril qu'il n'y a pas de raison de se priver. Et puis comme je porte pas beaucoup de pantalons taille basse et de tops courts, si moi je me le regarde pas l'ombilic qui c'est qui va le faire ?

1982
J'ai 4 ans. Heureusement pour moi je ne garde aucun vrai souvenir de cette époque où mes parents s'arrachaient les cheveux par poignées. La légende familiale veut que je sois une petite fille assez (on notera l'euphémisme) autoritaire et au caractère plutôt trempé (mon père dirait “chiante” mais il en rajoute toujours). Je suis en moyenne section de maternelle mais dans une classe à 2 niveaux et je refuse catégoriquement de coudre un fil de laine autour d'une poire en carton que je devrais en plus découper (“c'est un truc de bébé”), ma maîtresse de l'époque tient bon au bras de fer pendant 2 semaines en me privant de toute autre activité manuelle tant que je n'aurai pas réalisé ma poire. Elle finit enfin par se déclarer vaincue et me promet que si je fais cette foutue poire je pourrais suivre avec les grands. Je m'exécute dans la minute et le bout de carton vert bordé de laine rose est toujours chez mes parents qui le gardent comme une preuve irréfutable de mon caractère de cochon. C'est aussi le moment où je mets au défi mon Tonton Jean d'arrêter de me tester sur des figures géométriques un peu trop fastoches et de me réaliser un rond-carré. Une sale môme quoi. Dont j'aurais probablement une copie conforme à la maison si Pimprenille continue d'accomplir la prophétie familiale.

1987
Je suis en émoi devant mon premier maître d'école (pareil qu'une maîtresse mais avec des poils, ça fait une grosse différence quand on a 9 ans). Le CM1 s'annonce torride. Mais... ce traître, ce fourbe, ce sournois me jette de sa classe au bout de 10 jours en prétextant que je serai plus à mon aise en CM2. Tu parles !! Je me retrouve avec une maîtresse sans poils, je ne comprend rien aux fractions (je garde pas mal de séquelles à ce sujet), et me fait bizuter toute l'année par mes nouveaux camarades. Toutes les filles de la classe sont amoureuses d'Alexandre Bourdon, ou Frelon, j'ai oublié son nom (Alexandre si tu passes par là...), et moi il me balance à bout de bras dans le bac à sable mouillé et me fait faire ses exercices de maths. Je hais ma date de naissance qui fait toujours rigoler et je décide que je passerai la prochaine décénnie à être plus vieille d'au moins un an.

1992
Le collège est enfin terminé. J'efface à tout jamais cette période de binoclarde brillante mais mal dans sa peau de ma mémoire et trouve enfin ma place au lycée (adieu la cambrousse vive la grand-ville) auprès des redoublantes de 2de. Je ne fous plus rien à l'école, je ne me souviens d'aucun prof tellement je les ai peu vus, je passe mes journées au Verlaine (troquet derrière le lycée où le café est immonde mais coûte 2 francs 50) à refaire le monde, fumer des Camel et chanter Sunday Bloody Sunday. A la fin de l'année, quand ma prof principale propose une réorientation en BEP à mes parents, ils estiment que mon séjour dans ce grand lycée de centre ville a assez duré et profitent de l'ouverture providentielle d'un lycée flambant neuf dans leur campagne pour me délocaliser. Du coup, puisque je pars, le bahut accepte mon choix d'orientation, qui n'est pas celui de mes géniteurs : 1ere Littéraire. Mon père lève les bras au ciel et implore sa miséricorde pour que je ne finisse pas en fac de philo ou, pire, de psycho. L'ambiance à la maison est tendue (mes parents diraient “infernale” mais ils exagèrent toujours), la Framboiz a l'adolescence un chouille rebelle.

1997
Je suis en khâgne. Contre toute attente, je me suis épanouie au lycée, et ai enfin (toujours avec une pointe d'esprit retord) trouvé ma place. Je me débrouille pour entrer en prépa, y travaille peu mais m'y amuse comme une folle. J'y fais du théâtre, de belles rencontres, des qui passeront, des qui durent (eh oui ma LN, plus de 10 ans tu te rends compte !). Et puis surtout... le Bernard l'Arno et moi arrêtons de nous tourner autour et noux exilons ensemble à Grenoble pour faire nos études, nous éloigner de nos parents et mener la grande vie dans un appart humide, au-dessus d'une 4 voies, avec 1 seul chauffage électrique et des fenêtres qui ne ferment pas. Tout notre fric part en clopes, pizzas, ciné et bouquins. C'est le bonheur.

2002
Agreg' en poche, me voilà prof (presque par accident) depuis 2 ans. Le contact des ados est marrant mais pas toujours simple quand ils ont 19 ans et moi 24. Cette année scolaire sera de toute façon pour moi de courte durée puisqu'un ouragan débarque dans nos vies en nous chamboulant la tête et les tripes. Il s'appelle Pimpreton et a définitivement changé un truc de ouf dans nos petites existences en faisant de nous des parents. Je suis à la fois bouleversée et apaisée par la découverte de la maternité, il semble bien que je sache enfin où regarder quand je marche. Plus besoin de scruter les étoiles, inutile d'investir dans un GPS, ma boussole est là toute en chair et en os. Je me rends compte que toutes ces conneries d'instinct maternel ne sont bien que des foutaises culpabilisantes sûrement inventées par une poignée de machos qui ont dû trouver ça bien commode (ça m'étonnerait pas que l'autre cake de Bettelheim soit de la bande), et découvre toute la pression socialo-familiale qui va avec. Mais le Bernard l'Arno est un allié de choc dans cette bataille quotidienne qu'est le droit de ne pas être Mme Hingalls. C'est avec l'âme légère que je retrouve mes élèves après mon congé maternité : je vais travailler et Pimpreton reste à la maison avec Papa.

2007
Pimpreton va avoir 5 ans, il veut que je lui montre mes seins, me fait un calin et me dit fièrement “voilà j'ai mis un bébé dans le ventre de maman” et insiste pour prendre sa douche avec moi (Oedipe ?). Il a vu arriver une petite Pimprenille il y a 14 mois, il a du mal à croire (et moi aussi) que cette petite tornade qui lui pique ses jouets et se met à hurler dés qu'on lui retire in extremis un scalpe de Playmobil de la bouche, est bien la même que ce petit machin rougeaud qui passaient des journées à roupiller il y a quelques mois. La page du calendrier 2007 est encore presque blanche mais s'annonce riche en bouleversements, impossible de savoir pour l'instant quelles bonnes ou mauvaises surprises elle nous réserve mais à vrai dire peu importe pourvu qu'elle ait son lot. S'il y a bien une chose à laquelle la Framboiz est allergique c'est la tiédeur, alors que ce soit le vent du sud ou le blizzard qui vienne souffler sur cette année ben au final, c'est pareil. Il faut que que les choses bougent autour de moi, que le temps passe et que je le vois passer. L'immobilisme c'est sûrement ma pire angoisse, même quand tout est rose. Imaginez vivre un éternel printemps, c'est pas super flippant ça ? Au final ça reviendrait un peu à vivre dans une sorte d'eau stagnante, sauf que l'eau stagnante, aux Bahamas comme dans le marais Poitevin ben ça croupit. Alors moi si j'ai juste un truc à me souhaiter pour les 9 mois à venir en 2007 ben ce serait ça, keep mooving !

2012
Pimpreton a 10 ans (oh my God !!!!), Pimprenille 6. Il va enfin faire caca tout seul, elle commence à déchiffrer ses livres seule sans pointer tous les trucs de l'image en criant “ta ta”. Il chausse du 38, mesure 1m60 et mange 1 paquer d'Oréo à chaque goûter, elle a 12 Barbie et porte un diadème en plastique argenté même par -25 (par dessus son bonnet). Le Bernard l'Arno commence à avoir des toute petites pattes d'oie au coin des yeux et ne sait plus faire une seule phrase en français sans anglicisme dedans, il sent que ça devient dur d'aligner des nuits de 4h sans ressembler à Philippe Léotard et envisage de bosser autrement. Moi je n'ai plus juste des cheveux blancs, je suis carrément poivre et sel mais je m'en fous, c'est pas de ma faute c'est génétique. Je commence à en avoir sérieusement marre de répéter 89 fois par semaine qu'il faut mettre un subjonctif derrière para que et je songe vraiment à bifurquer niveau boulot.

2017
Je n'enseigne plus. Entre 2 virées bretonnes chez la Turtle pour la ravitailler en sucre d'érable, j'écris. Des romans, des livres de cuisine, ma thèse qui attend depuis 15 ans d'être terminée... ben les 3 allez. Pimpreton a 15 ans (vite qu'on m'apporte mes sels !), mesure 1m86, pue grave des pieds dans ses Nike taille 44, passe ses soirées sur son ordi jusqu'à ce qu'on enlève le fusible de sa chambre tous les jours à 23h, dit “trop” 17 fois par phrase et trouve que les légumes c'est toujours aussi douteux. Pimprenille a 11 ans (allo le 911...) elle entre dans la phase pas marrante... surtout pour une fille je crois... je veux même pas y penser. Moi je vais tranquillement sur mes 40 ans, je claque toujours autant de thunes en chaussures et en plus, comme maintenant j'ai plus de temps et de moyens, je vais au SPA toutes les semaines. J'ai suivi le régime qui fait fureur depuis 2013 et ai perdu 24 kg. Je suis passée sur le billard en janvier pour me faire effacer, grâce à cette nouvelle technique laser révolutionnaire, les vergetures de 3 cm de large que mes grossesses m'ont dessinée sur le ventre. Les enfants sont grands, le fric coule à flots (reste plus qu'à trouver comment), le Bernard l'Arno et moi nous marrions une deuxième fois et partons en lune de miel non pas à Honfleur comme la première fois mais dans un périple qui nous conduit tour à tour en Islande, Australie, Nouvelle Zélande, Argentine, Suède, Afrique du sud et aussi à Cancun pour siroter des margaritas le(s) cul(s) dans le sable. L'est pas belle la vie ?

Et parce que ça creuse de se regarder dans le blanc du nombril (je bronze jamais en 2 pièces), ben une petite douceur absolument succulente le matin au petit déj' au goûter, et prête en 20 minutes chrono. Si c'est pas merveilleux ça. Comme je suis une grosse fan des scones de chez Starbucks mais que je ne peux m'empêcher de les trouver vraiment trop sucrés je m'évertue depuis quelques temps à les copier version homemade. Cette première tentative de répliques des Lemon cranberry scones est un succès total, prochain épisode : Maple oat nut scones.

Scones au citron et aux canneberges

250 g de farine blanche
3 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de levure chimique
½ cuillère à café de sel
75 g de beurre
250 ml de crème liquide
50 g de canneberges séchées
le zeste d'un citron
Optionnel : 200 g de sucre glace + le jus d'un citron

Préchauffer le four à 200°C / 400°F.
Au robot (equipé de la lame), mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. 3 ou 4 pulsations devraient suffire. Ajouter le beurre bien froid coupé en dés, lesle zeste de citron avant de redonner une douzaine de pulsations. On doit obtenir une grosse semoule sableuse avec encore de gros grumeaux de beurre. Ajouter les canneberges et pulser encore une fois.
Transvaser le tout dans un grand saladier, ajouter la crème et mélanger jusqu'à ce qu'une pâte commence à se former. 30 secondes pas plus !! Plus on malaxe tout ça, plus le scone est compact voire dur comme de la brique !
Tasser la pâte dans un moule à manquer, et la retourner aussitôt sur une planche à découper. Couper la pâte (ronde donc) en 8 quartiers et mettre ces quartiers sur une plaque à biscuits couverte de papier sulfurisé ou sur un Silpat. (si on veut on peut faire tout ça la veille au soir et ranger la plaque au frigo, comme ça on a plus qu'à enfourner au moment du petit déj')
Faire cuire une quinzaine de minutes. Le dessus doit être doré mais pas trop et les coins ont un peu bruni. Faire refroidir un peu et déguster tiède.
Pour faire encore plus comme au Starbucks on peut les napper d'un petit glaçage vite fait : le jus d'un citron mélangé à 200 g de sucre glace.

lemon-cranberry-scone.jpg

mars 06, 2007

Qui a gagné des Reese cups ? et qui n'en veut du gâteau de choux de Bruxelles ?

Je balançai il y a quelques jours 10 révélations renversantes concernant votre humble serviteuse tout en annonçant d'avance que parmi les 10 se cachait un gros et vilain mensonge même pas vrai. Je promettai d'ailleurs à ceux et celles qui débusqueraient la vilainie des monceaux de Reese cups histoire de galvaniser les foules. Bon la foule a parlé, mais je me retrouve toujours avec pas mal de Reese cups du 31 octobre sur les bras puisque je ne vais en écouler que 2. Dont 1 pour une canadienne qui pourrait aussi bien si vraiment elle en raffole descendre en acheter au 7/11 en bas de chez elle... Pas top mon plan de recyclage, faudra que je pense à un truc plus efficace. En attendant que je trouve l'idée du siècle pour me débarasser de ces démoniaques coupelles de beurre de cahouète vaguement chocolaté, je me dois de rétablir la vérité vraie en fournissant quelques explications :

1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.

Collégienne, je n'étais pas vraiment sportive mais pas mal endurante. Presque 20 ans d'excès de chocolat, de cigarettes et de sédentarité plus tard, je suis essoufflée et rougeaude rien qu'en me lançant le défi matinal de ne pas prendre les escalators dans le métro (ou en jouant de malchance). Pathétique, mais vrai, j'ai gagné au début des années 90 un cross départemental avec podium, médaille, et trombine dans le journal local. La classe internationale hein.

2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.

Sur Sunset Boulevard, alors que le Bernard l'Arno et moi étions en escapade amoureuse à L.A., je vois sur le trottoir d'en face un gars en bermuda qui fume une clope en causant sur son cell phone juste devant le Chateau Marmont, je dis au Bernard l'Arno “oh la la le type là-bas il ressemble trop à Vincent Cassel” (avec un nez pareil il avait peu de chance d'échapper à mon regard bionique). Lui il me répond “ben c'est sûrement lui alors, c'est pas tous les sosis de Vincent Cassel qui peuvent se payer une suite au Chateau Marmont”. Mon sang n'a fait qu'un tour, je me met face à lui (enfin face à la route de 200 mètres de large qui sépare les 2 trottoirs) et hurle “Vinceeeeeeeeeeeeeeent”. Là le pauvre il a la trouille, se dit que putain même à Los Angeles il peut pas causer peinard au téléphone, et rentre dans son motel retrouver sa poule. Bon ok rentre au Chateau Marmont retrouver Monica Belluci. L'a pas une vie facile le Vincent. Bon donc techniquement, c'est vrai, j'ai parlé à Vincent Cassel à L.A. Un mot c'est parler nan ?

3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steak tartare.

Alors celle-là, personne n'y a crû ! Une ex-végétarienne qui aurait englouti autant de bidoche répugnante ?! Ben justement... ceci explique peut être cela. Le Bernard l'Arno a été élevé (père alsacien oblige) à la saucisse de foie, au cervelas et autres cochonailles, moi au régime tripes et steak tartare. Y'a de quoi vous faire devenir herbivore à l'adolescence hein ! Donc non Mitsuko je ne pèse pas mes assiettes, je fais juste une estimation, et oui Louise je me suis bien “empifrée” de tripes avant de venir vivre au Canada. Bien avant en fait. Pour la petite histoire, les tripes furent même pendant toute mon enfance un de mes plats préférés, et comme mes parents et mes frangins crachaient pas dedans non plus ben... on en mangeait souvent. Très souvent ! Genre au moins une fois par mois, et je me suis pas posée de questions sur “mais est-ce qu'on est vraiment censé manger les morceaux de la bête qui servent à fabriquer le caca ?” avant facile 15 ans. Ou si je me la suis posée, je trouvais ça trop bon pour envisager d'arrêter. Donc disons en gros 200g de tripes par mois pendant à mon avis pas loin de 10 ans, ouep on est pas loin des 22kg. Le steak tartare c'est encore plus fastoche, c'était le repas rituel du samedi midi (en alternance avec les lasagnes): après l'école on passait à la boucherie (chevaline !!!!!) avec papa, on achetait la viande pendant que maman faisait la friture. Ensuite miam miam tout le monde y allait de son jaune d'oeuf, ses cornichons, son échalotte, enfin selon ses goûts pour se régaler de barbaque crue. Là c'est simple, 100g de cheval mort et cru un samedi sur deux de 5 à 10 ans (après je trouvais plus ça trop trop cool de manger du cheval, pov'bête), ça fait en gros 14 kg. Ouais, c'est vrai j'ai bien bouffé tout ça, et avec plaisir en plus, personne m'a forcé.

4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.

Afin d'éviter toute polémique (oui maman je sais que vous avez déménagé de 3 pâtés de maison quand j'avais quelques semaines !) je précise que je fais démarrer mes déménagements là où démarrent mes souvenirs : dans un lotissement du Loir-et-Cher. J'ai 7 sept ans, mes parents accèdent à la propriété et hop on se retrouve en pleine campagne solognote... et de 1. 11 ans plus tard, départ du nid vers l'indépendance estudiantine au bled de plus de 50000 habitant le plus proche... et de 2... envol loin du nid familial mais avec le Bernard l'Arno dans un nid de tourtereaux grenoblois... et de 3... première mutation éducation nationale façon bizutage en région parisienne... et de 4... échappée normande... et de 5... départ vers les US, état de New York... et de 6... on monte vers le nord cap sur le Canada... et de 7. De Toronto à Toronto l'été dernier... et de 8. Ben on dirait bien que le compte est bon. C'est vrai alors.

5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.

Il y a apparemment des gens sur cette planète qui ne savent pas qui est Gollum !! Si ! Je vous jure !! Alors pour ceux qui ont échappé aux 29 visionnages de la trilogie du Seigneur des Anneaux (ben oui je sais tout le monde n'a pas le chance de vivre avec mon Bernard l'Arno), Gollum c'est le hobbit tellement rongé par la convoitise l'anneau qu'il s'est transformé en une sorte de chauve souris sans aile avec les pieds de Michael Jordan et la coupe de cheveux de Giscard d'Estaing en 74. Ce brave Gollum a des petits problèmes de schizophrénie ainsi que d'élocution puisqu'il donne toujours l'impression d'avoir un oursin coincé sur la glotte quand il parle. Bref ce brave Gollum, en vrai... comme il semble régulièrement oublier de prendre ses cachets ben, on a pas trop envie de le croiser dans une ruelle quoi. Sauf que moi, Gollum a carrément été mon voisin de palier pendant quelques mois. Pas celui en images de synthèse hein, le vrai. Enfin celui du spectacle qui a eu un succès fou ici. Bon dans la vraie vie il se fait appeler Michael (Therriault) mais c'est lui quoi. Et bon bref comme on partageait la même machine à laver (les non-initiés aux moeurs nord-américaines se demandent bien comment on partage une machine à laver je le sens...) ben... je me suis retrouvée avec une paire de chaussettes à lui dans mon linge à moi, vrai. Impressionnant n'est ce pas !

6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.

Bon alors ceux qui n'y ont pas crû sous-estiment vraiment l'abnégation de ma période “intello chiante” (dixit Virginie). En fait j'étais ni intello ni particulièrement chiante (enfin pas plus que d'habitude quoi) mais juste, de la 1ère à l'hypokhâgne, je trouvais que c'était bien plus reposant et épanouissant de passer son temps dans les livres qu'avec certains vrais gens qui vous les brisent menu. Genre vos parents. S'avaler tout Proust (et aussi Cervantes, Joyce, Kundera, St John Perse, Lorca, Wilde, Mishima, Baudelaire... pas que des drôles quoi...), c'est vachement bien pour primo se sentir vachement plus intelligente que le commun des mortels qui lui trouve ça intolérablement chiant (et maintenant que je me suis résignée à la mortalité, ben... il a pas trop trop tort le commun des mortels en vrai... sorry Marcel hein), segondo apaiser un peu des relations super conflictuelles avec ses géniteurs (celui qui a du poil au torse surtout) d'un coup on s'engueule moins, non on ne fait pas la gueule dans sa piaule on lit. Donc oui c'est vrai, même pas peur !

7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.

Je vis Outre-Atlantique depuis 2004, mais avant ça mon palais a été elevé pendant 26 ans à grandes bouchées de douceurs maison, un peu, mais surtout de Granola, Figolu, Prince, Petits Coeurs, Savane, et autres Palets bretons. Pimpreton lui a foulé le sol du Nouveau Monde le lendemain de ses 2 ans et n'a jamais remis le pied sur l'Ancien depuis, il est plus d'ici que d'ailleurs même si son passeport indique “Coulommiers” comme lieu de naissance (hyper exotique pour un canadien !). Lui donc il a pas mal affuté ses papilles à la nord- américaine et, en dépit du colis humanitaire mensuel remplis d'Oursons de LU, Barquettes, BN, et autres Pépito, que lui envoient son papi et sa mamie gâte(a)ux, il raffole des Oréos. Il en mangerait au petit déj', en dessert, au goûter, pour se caler la dent creuse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et passerait ses journées avec la moustache noireâtre caractéristique de l'après-Oréo. Mais moi... pouah ! Jamais ! Je peux pas en avaler un. Rien à faire, je déteste jusqu'à l'odeur de la crème au milieu qui me lèverait le coeur. Ma seule consommation oréeuse se limite aux crumbs qu'on achète au rayon pâtisserie pour faire la croûte de certains cheesecake, that's it. C'est faux, 2 paquets par semaine, même pas en rêve.

8.Je suis poursuivie par le fisc français.

Et comment vous appelleriez ça vous que le centre des impôts de la ville (euh... du bled) d'où nous avons déménagé depuis 2003 continue chaque année (et même au Canada !!!) à nous demander de payer la taxe d'habitation de l'année précédente !!! Du harcèlement !! On leur envoie chaque année une liasse de papiers pour leur prouver qu'on y habite plus depuis un bail, ils ont même consenti à nous rembourser ce qu'on avait fini par payer de lassitude pour 2004, ils nous envoient depuis 2 ans les rappels ici à la bonne adresse canadienne mais... nous ont envoyé un rappel le mois dernier pour payer nos impôts français de 2006... avec une pénalité de retard !! Donc oui, bordel, je suis poursuivie pour de vrai par le fisc français !!!

9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.

C'est vrai. “Ouah, génial, t'as fait comment ?” je vous vois venir, vous voulez mon secret... ok. Je vous le donne... ben... j'ai accouché ! Et oui le 1er janvier 2006, j'étais à 15 jours de mettre bas. Ma Pimprenille était bien au chaud et faisait péter le score de la balance : + 19 kg !!! Donc oui j'en ai perdu 15 depuis, sans trop me forcer, mais si vous comptez bien ben... il y en a 4 qui sont toujours là. Là où ?Ah ben ça...

10.J'ai failli être la fille de Frédéric François.

Bon alors ça de la pure légende familiale. Ma mère aurait fait des autos tamponneuses, lors d'une foire de sa jeunesse, avec le beau Frédéric (oui euh... niveau mâles ma mère et moi n'avons pas exactement les mêmes canons...) et bon il l'aurait plus ou moins draguée, ou lui aurait fait de l'oeil, ou elle aurait peut être bien juste un peu fabulé. Bref... ma version à moi c'est juste qu'elle a flashé dans une kermesse sur un latin lover tout bien brushingué ressemblant vaguement de dos à Monsieur Laisse moi vivre ma vie, mais faut pas lui dire hein. Elle serait trop déçue. Moi perso je suis bien contente que, quand bien même le rital eût été le Frédo en question, elle ait plutôt conçu sa progéniture avec mon paternel (qui même de dos, même la nuit, même myope comme une taupe n'a pas grand chose en commun avec le sieur François, surtout s'il commence à chanter) parce qu'avoir un père qui monopolise la salle de bain 2h le matin et utilise 3 bombes de laque par semaine ça m'aurait gonflée sévère. Donc oui c'est vrai (pardon Anaïk, je sais que là tu pleures de jalousie), mais quand même, je l'ai échappée belle !

Ninnie et Emilie, vous avez gagné vos Reese cups !! Il me faut vos adresse maintenant (enfin Emilie surtout, Ninnie je l'ai encore quelque part je pense) !

Et pour faire passer le tout, une recette piquée sur une fiche Saveurs qui m'avait fait de l'oeil chez l'ami Dorian, un splendide gâteau de choux de Bruxelles. J'ai tout bien suivi la recette qui est donnée là, et je l'ai fait cuire dans un moule à Charlotte. Rustique et délicieux, avec -35 hier on était ravis !

gateau-choux-bruxelles.jpg

mars 01, 2007

9 vérités (à méditer), 1 mensonge (à trouver),1 sandwich (à dévorer) et des Reese cups (à gagner)

Le principe de ce jeu trouvé chez Alinéa est simple, parmi ces 10 affirmations concernant votre humble serviteuse 9 sont vraies, et une seule est fausse. Mais laquelle?... à vous de deviner, j'envois un paquet de Reese Cups (toujours ce vieux stock d'Halloween à écouler) à tous ceuzécelles qui trouvent !
Alors comme moi je n'ai jamais bu de Champagne avec Laurent Fabius, et que ma cousine Annabelle n'a pas joué dans Le Guépard, ben je vais le faire à ma mesure hein... Mais si si, je vous jure il n'y en qu'une de fausse !!

1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.
2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.
3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steack tartare.
4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.
5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.
6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.
7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.
8.Je suis poursuivie par le fisc français.
9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.
10.J'ai failli être la fille de Frédéric François.

Bon et puis dans un autre registre, parce qu'on est quand même là pour le manger hein, un sandwich des soirées de flemme, quand il reste un fond de soupe de courgettes mais qu'on sait bien, parce que bon on est pas ni Kate Moss ni Jennifer Aniston, que ça nous emmenera pas jusqu'au lendemain matin. Enfin si mais en baffrant une tablette de chocolat ou une douzaine de cookies au chocolat blanc, amandes et gingembre avec la tisane du soir donc... on préfère au moins essayer de lutter. Un sandwich donc. Mais chaud, parce qu'après avoir pelleté les 20 cm de neige devant la maison en rentrant on a moyennement envie d'un pain bagnat à la méditerranéenne (même si perso je suis dingue du pain bagnat, quand je peux le manger en tongue quoi). Et pourtant ce sandwich sent aussi bon la Méditerranée (aux îles d'or ensoleillées, aux rivages sans nuages, au ciel enchanté, Méditerranée, c'est une fée qui t'a donné, ton décor et ta beauté, Mé-di-terranée... spéciale dédicace Tinorossienne à feu ma mamie ) qu'un pain bagnat, prend 15 minutes à préparer, pas plus à manger et... bon sang que c'est réconfortant.

Sandwich aux légumes grillés, ricotta et prosciutto

Pour 2 sandwiches

4 tranches de pain de mie complet
1 courgette
1 aubergine japonaise
1 petit bocal de poivrons grillés
2 tranches de prosciutto
3 cuillères à soupe de ricotta
quelques feuilles de basilic
quelques brins de ciboulette
huile d'olive, sel poivre

Couper les courgettes et les aubergines en fines lamelles en plaçant la lame du couteau à 45° du légume (oué il est super technique ce sandwich). Les badigeonner d'huile d'olive, saler, poivrer et faire griller des 2 côtés dans une poêle bien chaude (la mienne a des strilles et c'est parfait pour ça). Réserver.
Dans un bol, mélanger la ricotta, les herbes, une pincée de sel, autant de poivre, et une petite larme d'huile d'olive. Tartiner le mélange sur les 4 tranches de pain de mie. Disposer des légumes grillés (courgette, aubergine et poivron) sur chaque tranche, et ½ tranche de prosciutto par dessus. Refermer les sandwiches en appuyant bien.
Passer un pinceau enduit d'huile d'olive sur les 2 faces de chaque sandwich, et les déposer dans une poêle bien chaude en pressant dessus (par exemple en leur posant sur le dos une assiette avec une boîte de conserve, ou une presse à sandwich en fonte pour les plus équipés). Laisser dorer 2 minutes de chaque côté et... manger bien chaud avec le reste de soupe de la veille.

sandwich-ricotta.jpg