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juillet 23, 2007

La dilettante, la turtle et les Oréos

Hello everybody !! Pas de photos de vacances paradisiaques avec une Framboiz bikinisée qui pourraient expliquer mon mutisme, pas de catastrophe terroriste qui auraient dévasté la magique technologie qui me permet de répandre ma verve nord-est-américaine dans le reste du monde (la mégalo de votre serviteuse elle non plus ne s'est pas faite terrasser à ce qu'on dirait), donc non pas d'excuse. En fait je ne suis pas vraiment du genre à m'en chercher non plus. Sauf que j'ai reçu pas mal de commentaires, emails, messages divers et variés pour me sortir de ma torpeur, certains vraiment chouettes et amicaux prenant de mes nouvelles, d'autres tout aussi chouettes et amicaux me bottant carrément le cul (merci Alhya, j'y viens j'y viens...), d'autres tout sauf chouettes et amicaux soulignant mon incapacité à être une “vraie” bloggeuse (si quelqu'un a une définition pour cet obscur concept je prends), d'autres vraiment courroucés me sommant de justifier publiquement mon indigne comportement erratique. Erratique = silencieux apparemment. En même temps c'est vrai que moi silencieuse y'a de quoi en inquiéter plus d'un(e). Bref... Merci aux copains et et copines venus régulièrement me pinçouiller la fesse droite pour s'assurer que je vivais encore, et pour les autres ben... merde. C'est tout. Fuck off comme on dit ici.
Donc pas de justificcation, on fait pas trop trop ça sur la Feuille de chou. On parle de la famille oui mais pas la vraie hein, je pense que personne n'a cru un seul instant que mes enfants s'appellent vraiment Pimpreton et Pimprenille, que mon mari (qui est d'ailleurs en vrai un ex-mari soit dit en passant) s'appelle vraiment Bernard l'Arno, mais en vrai ça n'a aucune importance puisque la seule raison d'être de ce blog est de S'AMUSER ! S'amuser à écrire une bafouille de temps en temps, rigolote si possible, s'amuser à cuisinouiller des machins et à les prendre en photos quand on y pense, s'amuser en rencontrant des gens adorables au milieu de la pas-toujours-adorable blogochose, s'amuser quoi. Et si un jour m'amuser devient une obligation genre “oh la la ma grosse tu n'as rien posté depuis 3 semaines, tu dois t'amuser d'ici la fin de la semaine” ben ça voudrait dire qu'il faut tout arrêter. Je pense que 2-3 parmi vous sont assez d'accord avec moi, pis les autres ben... c'est à prendre ou à laisser.
Mais bon revenons à nos moutons après cette petite mise au point nombrilico-blogguesque pour ceux qui prennent les trucs légers un peu trop au sérieux et ont oublié qu'il y a une vie, et une pas dégueu qui plus est, à côté du blog. Nos moutons donc... euh mon mouton en l'occurence, enfin ma brebis en fait. Une douce brebis un poil bretonne sur les bords qui ne manque jamais de faire un petit coucou pour s'assurer que tout va bien mais qui sait aussi kick your ass quand elle sent que vous vous laisser un peu aller à céder à la flemmarde facilité. Donc oui, spéciale dédicace à Alhya, notre turtle préférée, qui m'a gentiment taguée pour raconter 7 trucs sur moi et c'est de bien bonne grâce que je m'éxécute. Ouep avec le sourire même. Tout le plaisir est pour moi chère tortuga.
Comme je m'étais déjà livrée à un exercice du genre lors de ma dernière période d'introspection feuilledechouesque (merci la blogosphère de me faire économiser tant de dollars de psy divers et variés, ça me fait encore plus de paires de godasses), je vais jouer le jeu un peu différemment. Alhya nous livrait 7 souvenirs, je m'en vais livrer 7 souhaits, rêves ou simplement chose que je voudrais changer ou faire ou parfaire. Ouep la Framboiz est un brin... rêveuse, utopiste même parfois. Niaise aussi souvent parce que bon rêver c'est bien mais ça nourrit pas une bonne-femme. Ni ses rejetons. Mais bon au moins ça fait se lever le matin avec la banane et naviguer dans les eaux parfois un peu agitées de l'existence avec bonhommie, espoir...avec la patate quoi !
Alors c'est quoi donc qui me fait rêver moi ? (Petit génie dans ta lampe si tu passes dans le coin...)
1- M'appeler Karel, ou Lisa, ou Nina, ou Lola, ou... n'importe quel prénom court et “cool”. J'ai toujours eu du mal avec le prénom que mes parents ont choisi pour moi et l'idée de cooliser mon moi avec un nom un peu moins ringue que le mien reste un genre de fantasme qui revient toute les 2 années bisextiles. Pas de quoi me mettre la psyché en vrac non plus, faut pas pousser. Je m'appelle pas Radegonde hein.
2- Vivre en Amérique du Sud. Même juste pour un temps. Mais bon plutôt México que Bogota et Buenos Aires ou Santiago que Lima ou Ushuaia (gla gla). Rien à voir avec ma couverture de prof d'espagnol dans le civil, d'autant que je suis pas une grande fan ni connaisseuse de la littérature latino et que donc je n'ai pas des tonnes de lignes évocatrices en tête qui auraient pu faire naître un tel souhait. Non juste la conviction que là-bas on sait vivre. On sait prendre la vie de la bonne façon, sans perdre de ce temps précieux qui nous est imparti mais sans brûler la chandelle par les 2 bouts non plus. J'aime la force tranquille (la vraie hein pas de celle de vous savez qui) des latinos que je connais, je l'admire, je l'envie. J'ai tellement à apprendre...
3- Passer une nuit torride avec Johnny Depp. Bon ok je sais qu'il est pas mal débordé, une nuit faut pas pousser... ok juste 1 h je prends aussi. En vrai même juste 10 minutes je dis oui. 3 minutes, bourré, dans les toilettes d'un Mc Donald's... hum... je pense même pas que je pourrais refuser... Oui ben si on peut pas vraiment se lâcher même quand on rêve ben alors ça sert à quoi de rêver, je vous le demande... Johnny était déjà punaisé dans ma chambre en 4 par 3 avec sa fausse larme tatouée sur son angélique minois de Cry baby, et même s'il n'est plus sur aucun mur de chez moi (il s'agirait pas de froisser certaines susceptibilités...) ben le coeur y est toujours... Fais-moi mal Johnny Johnny Johnny !
4- Savoir jouer d'un instrument de musique. Lequel ? N'importe ! Je m'en tape ! Bien sûr ce serait mieux si ça pouvait être le violon, le piano ou la guitare (question de répertoire...) mais bon je suis déjà tellement incapable de jouer l'Hymne à la joie à la flute à bec que je prends tout ce qui passe : pipeau, accordéon, grosse caisse, harmonica, cor de chasse, et même... triangle. Les gens qui ont la chance et/ou le talent de jouer de quelque chose ont l'air d'y trouver tellement de bonheur et parfois de sérénité que... j'en serais presque jalouse. Allez Framboiz on y retourne... Si si do ré ré do si la sol sol la si si la la...
5- Avoir le corps de Salma Hayek. Oui juste le corps... si je peux garder mon cerveau je préfère. Non j'ai rien contre celui de Salma hein pensez-bien, non c'est juste que... ben le mien je commence enfin à le connaître correctement, pis j'y suis un peu attaché quoi, pis je sais presque toujours le faire marcher. Mais bon si on peut pas faire autrement niveau échange d'enveloppes charnelles ben tant pis... je renonce à mes synapses. Que voulez-vous si je veux avoir un demi-centième de chance de réaliser mon rêve numéro 3 je dois être disposée à quelques sacrifices !
6- Ecrire. Et que ce soit tout ce que je sois censée faire de mes journées. Et pourquoi pas qu'on me paye pour ça. Ouais ça ce serait cool... Le truc c'est juste de trouver écrire “quoi” et le pigeon pour me donner des dollars en échange. Moué mes chers élèves sorry mais je crois bien que vous allez encore devoir me subir (attention faux-ami, contraire de bajar !) un moment...
7- Aimer les Oréos. Comme je l'ai déjà sournoisement révélé, être nord-américaine et fière de l'être sans trouver que les Oréos c'est mortel (un peu comme vivre en France et trouver que les Granola c'est vraiment bof quoi) est un peu difficile à assumer au quotidien parfois. Alors bref ça me faciliterait drôlement la vie d'aimer ces biscuits noirauds qui doivent probablement leur couleur unique à quelque chose entre lesquels se glisse une pateuse couche de crème probablement à quelque chose. Et puis aussi ça me permettrait de moi aussi m'extasier sur ces cupcakes aux Oréos qui aux dires d'autochtones et emigrés divers (dont Pimpreton) sont oh so good.

Cupcakes aux Oréos

Pour 40 mini-cupcakes (probablement une quinzaine de gros, enfin normaux quoi)

Pour les gâteaux
250 g de beurre
200 g de sucre en poudre
350 g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
4 oeufs
1 cuillère à café d'extrait de vanille
10 Oréos
Pour la déco
125 g de beurre
200 g de sucre glace
10 Oréos, écrabouillés rageusement au rouleau à pâtisserie

Préchauffer le four à 350°:F / 175°C. Disposer des collerettes dans les empreintes d'un moule à muffins.
Ouvrir les Oréos de façon à avoir en main 2 croûtes noires couvertes de crème (rituel orgasmique pour certains, sacrilège hérétique pour d'autres). Gratter la crème et la réserver. Une fois les croûtes bien récurées, les écraser avec un rouleau un pâtisserie,un parpaing ou autre gadget un peu lourd qui vous tombera sous la main.
Mélanger tous les ingrédients, sauf les croûtes des Oréos. Avec un robot ou un batteur à mayo c'est parfait ! Quand la pâte a bien pali et qu'elle est toute lisse, ajouter les miettes d'Oréo. Remuer (évidemment).
Verser la pâte dans les moules et faire cuire 20 minutes. Laisser refroidir complètement sur une grille avant de couvrir de glaçage.
Pour le glaçage : battre (le robot à mayo fera là encore des prodiges, le KitchenAid des miracles) le sucre glace et le beurre. Quand le mélange est bien homogène ajouter les Oréos écrasés et les incorporer gentiment à la maryse (ou spatule, c'est pareil mais comme je dois faire un effort pour me montrer “digne” d'avoir un blog de cuisine j'ai décidé que je n'utilisai plus de spatule mais que des maryses. Et puis aussi je n'étale plus la pâte dans mes moules maintenant, je les chemise. Ben je vous jure essayez ça change tout !). Etaler avec autant de talent que possible le glaçage sur les cupcakes.