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septembre 11, 2007

Weekend bidochon pour crumble acidulé ("Cheesy weekend for a sweet and sour crumble" dans le texte)

Bon sang je vais finir par ne même plus savoir l'adresse de mon propre blog tellement je suis d'une assiduité digne d'un étudiant de DEUG de fac de philo. Ceux de mes acolytes blogueurs ça va ils sont sur ma blogline mais bon je crois pas avoir laissé un seul commentaire nulle part depuis la fin de l'année scolaire dernière. Pis v'là la nouvelle qui a déjà recommencé la semaine dernière. On a pas le cul sorti des ronces. Bon je l'ai déjà dit, j'ai des zillions de bonnes raisons hein, pis aussi des zillions de mauvaises. Tiens ben parlons des mauvaises surtout. Mes récents voyages donc.

Alors les biens mais courts d'abord. Genre 3 jours à New York en amoureux le dernier weekend de l'été, un temps sublime, un flot d'étudiants frais émoulus tous sous le charme de leurs nouveaux quartiers universitaires et qui rendent les derniers touristes pénibles invisibles, une bonne quarantaine de kilomètres à pied dans et autour de Manhattan, des sandwiches à vendre sa mère, des cheesecakes à renoncer pour toujours à Abba pour le ménage du dimanche matin, les muffins de Once upon a tart ,135 Sullivan Street, à goûter absolument pour un brunch à demander en mariage le plus marié des voisins de table... genre 3 jours à New York quoi. Mais ça c'est une bonne excuse. Faudrait avoir un pète au casque pour avoir envie de pondre un post au lieu de se laisser porter par la vie new yorkaise.

Mais revenons-en aux voyages. Parce que bon il y a aussi les moins biens. Enfin biens mais long. Genre 3 semaines en France après 3 ans et demi d'exil. Trois semaines en famille. Trois semaines à squatter à droite et à gauche, à changer de lit toutes les 4 nuits, à manger ce que mangent les autres, aux heures où ils le mangent, trois semaines à être juste aux yeux du monde la génitrice des 2 merveilles que sont vos enfants et qui eux sont les vraies stars que l'on gâte de Pépitos, glace aux Smarties et autres cochonneries en tubes, boîtes, sachets et autres batonnets. Inutile de dire qu'ils adorent la France. Tu penses... Bon et pour moi le mal du pays s'est surtout ressenti au moment au j'ai vu... ça !

Et aussi ça !

Dure dure l'expatriation si on commence à mettre le pain, le jambon, le fromage, les viennoiseries, le confit de canard et les biscuits de Reims dans la balance. En même temps si on les mets sur la balance on se dit que c'est sûrement pas plus mal de pas les avoir à portée de papilles ces machins là sinon...

Bref bref bref venons-en à mon escapade estivale la plus mémorable. Je vous donne un indice... c'est un endroit mythique qui repose en fait sur une gigantesque supercherie et surtout des tonnes de bétons... c'est à 1h de voiture de chez moi donc pourtant j'y suis déjà allée et je suis censée savoir... mais bon... mon amoureux et moi sommes donc allés... à Niagara. Oui oui bien sûr on est pas de beaufs (dit-elle), on a pas pris une chambre à Niagara Falls non on est allés à Niagara on the Lake, c'est tellement migon, c'est tellement pitoresque, c'est tellement cher. Alors si vous ne connaissez pas bien sûr allez y si vous êtes dans le coin, c'est un peu le Honfleur (sans port of course rapport que c'est sur un lac pas sur la mer hein) du sud de l'Ontario, mignon, mondain, un poil prout-prout mais quand même charmant. D'ailleurs si vous y passez au moins vous pourrez passer une bonne soirée en allant manger au Zee. Pas donné donné mais vraiment bon bon. Re-bref, disons que si on s'était contentés de se balader dans la jolie bourgade et de se faire un bon dîner savamment arrosé, on se serait dit que vraiment on est d'une déconcertante mais comfortable banalité.

Sauf que... notre ami Denzil avait lui trainé sa conquête du moment au Sheraton juste en face des chutes et qu'au bout de 24 heures de casinos et attractions spéciales touristes toute de plus mauvais goût les unes que les autres ben... il sentait bien que l'ennui avait envahi leur chambre d'hôtel. Ben oui même une chambre à 1000 dollars la nuit ça finit par sentir autre chose que la libido de weekend. Le deuxième effet Chutes du Niagara sans doute. Toujours est-il que mon boyfriend a offert que nous passions la journée avec eux avant de repartir à Toronto. Holly Smokes, la journée la plus ringue de mon existence. Heureusement qu'on était 4 et que du coup tout était marrant au lieu d'être débile, tordant au lieu d'être ridicule et carrément bidonnant au lieu d'être embarassant. On a tout fait. La balade en poncho bleu dans le Maid of the myst sous les chutes (vraiment rigolo pour le coup, sauf les 2 heures de queue pour y monter mais bon faut être moyen malins pour faire ça en plein été hein), le repas dans le resto panoramique du Sheraton qui te fait manger du brie pané en regardant les chutes (tu payes surtout les chutes... et tu les payes comme si c'était de l'or qui coulait, pas juste de la flotte), l'achat du T-shirt le plus importable avec marqué dessus Niagara Falls quelque part. On a tiré au sort pour savoir qui devait en offrir un à qui... moi c'est la copine de Denzil qui s'est occupé de mon cas et elle m'a pas loupée. Un T-shirt rose à bretelles avec dessus “Niagara Falls forever in my heart” avec en fond un gros coeur turquoise sur lequel ont été (mal) dessinées les chutes en bleu roi avec un faux coucher de soleil derrière. Inmettable à plus de 5 m de mon lit. Mais bon c'est l'intention qui compte. Et puis quand je pense que mon canadian lover a poussé le culot jusqu'à porter celui que Denzil lui avait choisi à la gym la semaine suivante... "Niagara falls sex instructor, free first lesson". Je passe aussi sur le mini-mini-mini golf (au prix d'un vrai parcours de 18 trous dans le Dutchess County), le tour de grande roue avec cabines climatisées (si si) et le Casino. Diantre que je suis pas joueuse, diantre que je me suis ennuyée devant ces machines à sous.

Du coup à peine rentrée de mes inteminables trop courtes vacances (comprend qui peut) j'ai fait un peu de popote. Ca va mieux depuis. Surtout depuis ça. Si vous n'aimez pas quand ça picote amicalement les papilles, passez votre chemin.

Sweet and sour crunchy crumble, ou le crumble croquant acidulé

1 banane
250 g de canneberges (surgelées pour moi mais fraîches c'est bien aussi)
400 g de rhubarbe en tronçons
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
100g + 1 poignée de noix de pécan
150 de farine complète
150 g de vergeoise
150 g de beurre bien froid, rapé avec une râpe à gros trous
1 zeste de citron
1 cuillère à café de canelle


Au mixer, réduire en poudre les 100g de noix de pécan.
Dans un saladier mélanger du bout des doigts la farine, la poudre de noix de pécan, la vergeoise, le zeste du citron, la canelle et le beurre. Quand le mélange est bien sableux avec des grosses boulettes, ajouter les noix de pécan vaguement concassées, malaxer un chouille et réserver le saladier au frigo (si on fait pas durcir la pâte un peu on aura jamais le crunchy, et on y tient à notre crunchy, donc pas de discussion).
Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Beurrer un moule à gratin de 25 cm de large.
Dans une casserole faire éclater les canneberges avec 1 cuillères soupe d'eau et 1 cuillère à soupe de sucre en poudre. 5 minutes environ.
Dans une autre casserole faire compoter la rhubarbe avec la même quantité d'eau et de sucre. 10 minutes environ.
Couper la banane en fines rondelles et en tapisser le fond du moule. Les recouvrir avec les canneberges puis avec la rhubarbe. Répandre la préparation aux noix de pécan sur le dessus en veillant à bien couvrir toute la garniture et sans tasser du tout.
Enfourner pour 25 minutes. Laisser refroidir juste un poil mais pas plus.