Main

février 11, 2008

On ne résiste pas à l'appel du burger (mais attention Anaïk, ça va raquer vers l'Outre-Atlantique)

Incroyable 2 billets à moins de 5 mois d'écart, ça faisait un bail que c'était pas arrivé hein ! Pourtant il s'en est fallu de peu pour que je jette l'éponge le lendemain de mon dernier billet. A cause de quoi ? A cause des 17658 (et le chiffre est, pour une fois, véridique !!) commentaires spameux dont est infestée la feuille de chou. Entre ceux qui veulent que je me fasse rallonger la zigounette, ceux qui veulent que je prenne du Viagra (ou un générique), ceux qui veulent que je gagne 1 bonnet de sous-tif (pour ça je dirais pas non ceci-dit...), ceux qui veulent me montrer Britney Spears, Angelina Jolie ou Gwen Stefani à poil (évidemment pas le moindre commencement de début de Jake Gyllenhaal ou Guillaume Canet, sinon j'aurais rien contre), Solange (dont le père est mourant) qui veut me faire blanchir de l'argent ivoirien, Odette (dont la mère est mourante) qui veut me faire blanchir de l'argent camerounais... au secours !!!!!! Bref du coup en misérable hôte que je suis j'ai dû fermer les commentaires depuis 4 jours, désolée pour ceux et celles qui auraient voulu laissé un mot. Je vais tenter de les rouvrir aujourd'hui en priant les Dieux de la junk mail de m'oublier un peu.
Bon mais alors revenons-en un peu à nos moutons, par où commencer après tant d'absences... pfff ben comme tout lecteur attentif et/ou assidu l'aura compris, 2007 a été une année pas mal chargée. En quelques chiffres : 98 litres de chaudes larmes, 739 heures de sommeil ratées, 18 kilos envolés,1 castor canadien adopté, 112 miles courus (sur le tread mill ou sur les bords du lac), 193 heures entre le gymnase de U. of T. et la salle de mon club Extreme Fitness, 1 hanche tatouée (là c'est le moment où les parents-lecteurs se demandent si on est dans la vie fictive de la narratrice ou dans les réelles anecdotes de l'auteur, et bien sûr prient pour que ce soit la première hypothèse), 86 recettes testées, 8 complètement foirées, 75 pages (Times New Roman, taille 12) écrites et sur le point d'être publiées, 1 Pimpreton qui finit tout seul les jeux de la Game Cube, 1 Pimprenille qui parlotte avec autant d'aisance en anglais qu'en français, 643 745 bisous reçus (lardons et castor mélangés), au moins autant donnés (lardons et castor mélangés), et au bout du compte 1 Framboiz pas mal occupée mais pas mal comblée. Comme disait mon Bobby au sujet de son Marcel : “Comprend qui peut, ou comprend qui veut...”
En attendant plus de révélations, ma pierre à l'édifice du burger day d'Anaïk : le classic burger de la maison. Mais contrairement aux apparences ceci (ici) n'est pas sans rapport avec cela (là-bas plus haut)... ah ah... cabalistique? Meuh non ! Enfin plus pour longtemps.

Classic burger façon Framboiz

Pour 4 burgers

4 buns (chez moi des everything buns, avec tout plein de petits bouts d'oignons frits sur le dessus)
4 feuilles de laitue, lavées et séchées
1 tomate, coupée en tranches
1 oignon rouge, émincé
4 fines tranches de poitrine
400 g de viande boeuf, hachée
4 tranches de prosciutto, hachées
100 g de chèvre frais
100 g de fromage râpé (chez moi, du cheddar)
1 cuillère à café de pesto
sel, poivre, huile d'olive, vinaigre balsamique

Mélanger à la main le boeuf et le prosciutto, saler (pas trop) et poivrer (bien comme il faut). Diviser le hachis en 4 parts égales, et les façonner en galettes. Faire chauffer une poêle (ou encore mieux le barbecue) et faire cuire au goût de chacun. Pour moi 4 minutes de chaque côté. Couper le feu, déposer un peu de fromage râpé sur le “steak hâché”, couvrir le tout de papier alu et réserver.
Faire griller à la poêle les tranches de poitrine (bacon pour les intimes) jusqu'à ce qu'elles soient bien croustillantes. Réserver sur du papier absorbant.
Préchauffer le four à 380°F / 180°C
Faire suer les rondelles d'oignon rouge dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils deviennent tendres (5-7 minutes). Ajouter un peu de vinaigre balsamique et laisser caraméliser 3-4 minutes.
A la fourchette, mélanger le chèvre et le pesto. Réserver.
Ouvrir les petits pains en 2, les disposer sur une grille, face ouverte vers le haut, et enfourner pendant 3 minutes.
Assembler les burgers : tranche de pain du fond / une feuille de laitue / une cuillère de chèvre au pesto / le “steak haché” et son fromage coulant / 2 rondelles de tomates / 1 tranche de bacon cassée en deux / 2 rondelles d'oignon caramélisé.
Bien sûr chacun pourra ajouter au goût des cornichons, du ketchup, de la moutarde... mais après il faut vraiment avoir des grandes mains. Si vous avez des bavettes à fruits de mer à la maison, c'est peut être le moment de les sortir si vous n'habitez pas rue Gama.

mai 16, 2007

Come back d'une Framboiz, confessions d'une patate

Pas de panique. Je n'ai pas été enlevée par des guerilleros des forces armées de Weight Watchers, ni cryogénisée par des extra-terrestres venus imposer l'usage des pâtes à gateaux en sachets, ni même séquestrée au Chateau Beaumont par Vincent Cassel (c'est pourtant pas faute de tout avoir fait pour...). Non. C'est juste qu'après 5 mois d'hiver canadien, quand le soleil arrive et qu'on peut enfin troquer ses bottes contre des tongues ben moi je mets un point d'honneur à vivre dehors. Enfin un peu quoi. Enfin le temps de procéder à la tonte de printemps en règle, au ravalement de façade pedicuresque, de parader un samedi après-midi dans ma nouvelle robe estivale sous le genou et mes toutes nouvelles mini-ballerines ouvertes au bout, de prendre un coup de soleil taille XXL sur les mollets et les épaules, de me faire saigner une ampoule 4000 watt sur chaque talon, de foncer en boitant à la première pharmacie pour dépenser le prix de ma robe en Biafine et pansements cicatrisants, de soigner mes bobos et... de remettre ça le weekend suivant. Le tout entre 2 galères dont seul le quotidien à le secret pour nous faire perdre du temps, comme le temps de ménage multiplié par 2 à cause de l'aspiro qui tombe en rade, l'heure et quart passée au Consulat de France pour accomplir mon devoir civique (et vu ce qui s'est passé ce matin je regrette sévère de pas être allée acheter une troisième deuxième robe à la place...) ou la correction de 5 paquets de copies la même semaine. Mais bon il en faudrait plus pour m'arrêter et je reviens donc en force sur la feuille de chou. Enfin en force c'est vite dit... oui faut être honnête ces dernières semaines j'ai trop rien foutu niveau cuisine... enfin j'ai pas mal cédé à la facilité... bon oui en gros ok... je bouffe un peu n'importe quoi et n'importe comment depuis que c'est plus la saison des ragougnasses et autres soupes brûlantes. Un seul critère quand l'heure des repas approche (et c'est fou comme, quand on a moyen envie, ça semble excessif de manger 3 fois par jour) : ra-pi-di-té. Enfin surtout sur le temps à passer à épluchouiller, coupouiller, touiller, retouiller, etc. Il faut que le repas (du soir en particulier) se prépare un peu tout seul comme un grand pendant que moi je fais un golf à 3 trous avec Pimpreton sur notre green de 12m2 tout en m'assurant que Pimprenille ne fait pas une overdose de caillous et de cloportes (vivants !!!). Bref je crois que toutes les mamans qui doivent un poil de démerdouiller avec leur progéniture et leurs estomacs respectifs (ainsi que son sien à elle) voient de quoi je parle... un gros ras-le-bol qui frise le laisser-aller ! Mais bon m'en fous suis pas du genre à culpabiliser. Mes affreux jojos ont pas vraiment l'air de souffrir de malnutrition, moi non plus (si seulement...), et même si j'ai reçu quelques mails et commentaires me demandant avec insistance de passer faire un coucou sur la blogosphère* ben je vais pas me flageller avec de la ficelle à gigot. Je remercie d'ailleurs les lecteurs inconnus qui m'ont envoyé des chouettes mails qui m'ont fait me sentir comme Céline Dion au 4ème rappel et mes adorables co-blogueurs qui sont un peu venu kick my ass pour que je sorte quand même un peu de ma torpeur avant l'automne et les prochains frimats. Alors oui I'm back avant de me mettre à acheter des frites à faire au micro-onde ou des canelonnis en boîte. Ou pire des pizza pockets. Alors bon on va commencer tout doux, on va pas risquer le claquage des glandes salivaires non plus. Pas de verrines de mousse de foie gras sur sa mousse d'asperges au miel, pas de pâtisserie orientale qu'il faut patouiller, tartouiller, trempouiller, imbibouiller pour se délécter en se lamentant sur la tonne de vaisselle et la cuisine à passer au Karcher. Bon ok je sais de toute façon y'en a jamais des recettes comme ça sur la feuille de chou. Ben oui y'en a qui font ça bien mieux que moi et en plus sans que ça les gonfle alors je préfère les laisser s'occuper de ça. Moi je me suis spécialisée dans un truc au cours de cette phase de désintox culinaire : les potato wedges (mais sauf que quand même, comme mon égo est quand même au moins aussi gros qu'une tomate coeur de boeuf transgénique, je refuse d'en acheter de chez Mr McCain ou d'en commander à McDo... où je ne suis pas allée depuis probablement les dernières soldes d'été. Et non je n'ai rien contre les écossais et les irlandais, je peux juste mentionner Cain et Do sans leurs préfixes si ça peut nous éviter des polémiques). Alors là j'entends les soupirs furax de ceux et celles qui se disent “putain elle fait durer le suspense pendant plus d'un mois et 2 pages de bavardage crétin pour nous refiler une recette de patates au four même pas épluchées en plus”, et je réponds... OUI ! Sauf que après des semaines de pratique j'ai fini par aboutir à THE recette des potato wedges les plus croustifondants du monde, archi bien tout comme on les aime, c'est à dire goûteux et pas dégoulinants de gras. Ceux qui continuent de croire que je me fous de leur gueule peuvent passer leur chemin, les autres restez et je vous livre le secret précieusement gardés par les druides irlando-écossais depuis la nuits des temps. Non il ne s'agit pas de jus de gui fraichement coupé à la serpe en or mais de... chapelure. Allez trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses : les patates à la chapelure que même Pimpreton il s'est régalé tellement il a cru qu'elles étaient industrielles et donc dignes de son palais sensible.

Potato wedges

Pour 4

6 pommes de terres type Charlotte
2 cuillères à soupe d'huile de tournesol
2 cuillères à soupe de chapelure
1 cuillère à café de paprika
1 cuillère à café d'origan séché, moulu.
½ cuillère à café de sel de Guérande
2 tours de poivre du moulin

Préchauffer le four à 425°F/210°C.
Bien laver les pommes de terre avant de les couper en quartiers (6 pour une patate moyenne).
Dans un saladier mélanger l'huile, le paprika et l'origan. Ajouter les pommes de terre et bien les enrober du mélange en patouillant avec les mains. Réserver une quinzaine de minutes.
Ajouter la chapelure et remettre la patouille.
Disposer les quartiers, côté peau en bas, sur une tôle à four ou une lèche-frite recouverte de papier alu, parsemer de poivre et de sel de Guérande. Enfourner 30 minutes en secouant la plaque de temps en temps, quand ça commence à sentir bon et que c'est bien doré c'est prêt à être dégusté avec une salade verte et/ou un blanc de poulet.

potato-wedges.jpg

*Je présente à ce propos mes plus plates plates plates excuses à tous les blogs qui ont pu se sentir oubliés pendant ces semaines de sevrage de la blogosphère !! J'ai tout lu, j'ai piqué au moins 89 recettes, j'ai salivé sur mon clavier comme à l'accoutumée (les touches M et B commencent à en souffrir d'ailleurs) mais j'ai pas pris le temps de laisser de commentaires, pauvre pêcheuse que je suis... bon ok je vais quand même m'en mettre un coup de ficelle à gigot... je vais de ce pas m'en attacher une dizaine de pouces au bout d'un pique à brochette.

mars 20, 2007

Tarte aux petits pois et à la féta pour mamina-a-a-a-a-a-a-a-etc (pasque si Dave l'avait connue c'est ça qu'il aurait dit)

Une dernière couche de nombriloscopie avant de faire une trêve. Je commence à avoir la rétine et le fond de l'ombilic irrités à force de tant me la jouer égocentrophile. Faut que je laisse tout ça guérir un peu avant de replonger. Mais en même temps je peux pas décemment pas refuser l'appel de Mamina qui m'invite à faire le jeu du “si j'étais" culinaire. En plus il se trouve que je suis hyper entrainée à cet exercice qui occupe mes trajets de métro quotidiens avec Pimpreton. Bon bien sûr avec un gnome de 5 ans, les réponses sont toujours limite tirées par les cheveux, ou plutôt par les poils de cul étant donnée leur teneur souvent scato. Bref je vous épargnerai les “si j'étais un liquide je serais...” dont la réponse Pimpretonienne sera, suivant les jours, ou bien “du pipi de cafard”, ou bien “de la morve”, ou encore “du caca liquide de quand j'étais malade” (souvenons-nous...). Je ne m'aventurerais pas non plus sur le “si j'étais un objet blanc je serais...” car on risque ou bien une réponse d'une rare poésie telle que “une bougie de neige” ou alors encore un truc bien trivial du style “un rouleau de papier toilette” (si on est assez chanceux pour échapper à la jolie dénomination “PQ” consciencieusement enseignée par le Bernard l'Arno). Amis de la cuisine bonsoir, je vais donc répondre au questionnaire de Mamina sans l'aide de mon Pimpreton, ce sera probablement nettement moins hilarant (surtout pour les lecteurs âgés de moins de 8 ans) mais en même temps les questions portant sur les légumes, fruits et autres épices lui paraîtraient à coup sûr sans le moindre intérêt vu son régime strict uniquement à base de sucres lents et rapides et de viande ou poisson (gras de préférence) . Bon mais après tout pourquoi pas, alors un questionnaire à 4 mains ça vous dit ?

Si vous étiez...

Un légume, lequel seriez-vous ?

Ben moi je suis une fille du sud de par mon arbre généalogique alors... ex aequo l'aubergine, la courgette, le poivron rouge. Ensuite viennent tous les autres, je suis plutôt une fille facile avec les légumes. Bon ok j'ai longtemps été fâchée avec le céleri (mais on est réconciliés), et les choux de Bruxelles (ça aussi c'est réglé, on est même super potes maintenant). Je dois encore travailler avec le navet et les champignons mais... ça viendra c'est sûr. Oui je sais je réponds pas à la question, pffff... dur dur... euh alors... si je devais en être un seul... allez va pour le chou fleur mais à une seule condition : j'exiiiiige d' être enduite de béchamel et couverte de comté rapé. Mais non ce n'est pas un fantasme cunilo culino-sexuel. Pas top sexy la béchamel quand même...

Pimpreton lui il dit “la patate”, ah non attendez il se reprend “la frite”. Quoi vous ne connaissez pas ce légume ? Ben le nutritionniste de Pimpreton est formel : c'est le seul qui ne soit pas toxique !

Un fruit, lequel seriez-vous ?

Moi je les aime tous. J'ai même réussi à faire copine avec le melon qui était le seul que je regardais de travers. Alors là encore le choix est dur... la framboise ça va de soi, y'a qu'à voir ma bannière et mon pseudo (ceux qui me connaissent en vrai diraient que mon caractère aussi est très framboisé, doux mais acide...)... mais le fruit que vraiment je peux manger à chaque repas sans m'en lasser c'est... l'avocat. Pas bon pour ma culotte de cheval mais tellement irrésistible que je lui pardonne sans hésiter.

Pimpreton : “la compote”. S'il vous plaît soyez sympas, ne lui révélez surtout pas qu'il y a des trucs empoisonnés comme des pommes, des poires ou pire des bananes dedans, des vrais quoi pas juste des dessins pour décorer l'étiquette. C'est notre seule feinte pour lui faire manger quelques fruits chaque jour !

Une épice, laquelle seriez-vous ?

Pas l'ombre d'un doute : le cumin. Demandez au Bernard l'Arno... lui qui est plutôt un fan de la cardamone, il m'a inscrite de force dans un centre de décuminisation... mais hors de question ! Je mets du cumin partout oui, mais j'ai aucune envie de me soigner !

Pimpreton : “maman c'est quoi les épices ?”. Moi : “ben tu sais bien c'est tout ce qu'il y a dans les petits pots en verres que tu aimes bien sentir de temps en temps : la canelle, le basilic, la coriandre, le fenouil... alors c'est lequel le pot qui sent le plus bon pour toi ?” (vous noterez au passage la faute de français inévitable chez toutes celles qui élèvent des enfants de moins de 6 ans : “plusss bon”). Réponse de Pimpreton après 2 secondes d'hésitation : “l'agar agar”. Ah ben oui tiens... c'est vrai qu'elle est dans un pot en verre mais niveau odeur... quand je vous disais que je n'avais pas mis au monde un gastronome !

Une herbe, laquelle seriez-vous ?

La ciboulette je pense. J'aime tout chez elle, son goût d'abord, mais aussi son apparence, ces pousses toutes droites qui payent pas de mine mais qui contiennent cet arôme si puissant. J'adore l'aneth aussi mais faut bien choisir ma bonne dame.

Pimpreton : “mais c'est les vaches qui mangent de l'herbe, moi je suis pas une vache !”. Pause de 5 secondes “je fais pas des bouses dans les toilettes”. Hilarité d'au moins 7 minutes, accompagnée de bruitages censés (j'imagine) évoquer la-dite bouse... je vous laisse imaginer...

Un dessert, lequel seriez-vous ?

Ben là je suis grillée, je peux pas mentir. Tous ceux qui me connaissent le savent, les autres aussi (voir la rubrique concernée dans l'index de mes recettes, pas à jour d'ailleurs), je suis accroc aux glaces. Plus elles sont riches plus je les aime en général. Comme pour l'avocat c'est pas de bol quand même, mon fruit préféré pourrait être la pastèque (98% d'eau) et mon dessert préféré le yaourt à 0%, mais non Dame Nature m'a voulue autrement : éhontément gourmande !

Pimpreton : “la glace au chocolat”. Mais c'est incroyable !! A part sur le parfum (chocolat étant le seul que je ne mange JAMAIS !) on est sur la même longueur d'ondes ! Pas étonnant qu'on se retrouve régulièrement à Baskin-Robbins les dimanches après-midi...

Un bonbon, lequel seriez-vous ?

Un calisson... un nougat... mon coeur balance. Va pour le nougat, avec toutes ces noix qui collent aux dents ! Et puis le calisson c'est plus écoeurant, après 3 je suis forcée de m'arrêter... frustrant non?

Pimpreton : “les M&M;'s”. Pffff la chair de ma chair, si c'est pas malheureux...

Un chocolat, lequel seriez-vous ?

Je lance un appel au monde entier à l'occasion de cette question. Quand j'ai quitté la France il y a 3 ans, je noyais (bien aidée du Bernard l'Arno) ma lassitude des fins de soirées moroses (4h de correction de copies avant de se coucher, y'a pas mieux pour se plomber le moral) à grands coups de tisane certes mais surtout (merci Dame Nature, juste une verveine ça aurait été moins vache pour ma cellulite) de chocolat au lait avec des pépites de palets bretons dedans. Ah !!!!!!!!!! Dieu que c'était bon !!! Depuis l'exil, j'ai successivement mandaté mes frères, parents et amis pour m'en envoyer et... rien ! Il semble que Nestlé n'en commercialise plus près de chez eux. Quelle tristesse ! Si par bonheur l'un ou l'une d'entre vous pouvait mettre la main sur ne serait-ce qu'une tablette (bien sûr une palette ce serait encore mieux) je suis prête à l'acheter à prix d'or. Et même à envoyer un castor en échange !

Pimpreton : “des M&M;'s”. Décidément... ils mettent quoi là-dedans qui le rende aussi accroc ??

Une confiture, laquelle seriez-vous ?

Une gelée de coing. Sur une grande tranche de pain grillé de préférence. Euh notez sur de la brioche ça le fait aussi très bien.

Pimpreton : “la confiture des barquettes à l'abricot”. Moi : “de la confiture d'abricot donc, tu as raison c'est délicieux, d'ailleurs c'est aussi la confiture préférée de papa”. Lui : “Non j'aime pas la confiture d'abricot, c'est que pour papa”. Ok n'insistons pas...

Une cuisine, laquelle seriez-vous ?

Impossible de choisir là. Je raffole de la cuisine indienne en général, je vends mon âme à KFC pour un bon plat de vermicelles vietnamiens, je suis dingue des sushis de tout bon resto japonais, je suis comme un poisson dans l'eau au grec, à l'italien, au mexicain, au... ben dés qu'il y a de la bouffe quoi. Alors en choisir une... dur... ben peut être la cuisine végétarienne en fait alors, car où que j'aille manger c'est vraiment rare que je choisisse un plat avec de la viande. C'est peut être ça le point commun, la cuisine qui me ressemble finalement.

Pimpreton : “la cuisine de la dinette du centre aéré”. Ah ben oui forcément... il a 5 ans hein.

Un couvert, lequel seriez-vous ?

S'il faut en choisir un alors ce serait une cuillère à dessert. Mais la plupart du temps mes doigts font très bien l'affaire ! Pour le salé, un simple bout de pain sera parfait pour tremper dans un hummus, un guacamole, un dip à l'artichaut. La soupe je la bois à même le bol ou la tasse en général... je suis un peu une sauvage ouais.

Pimpreton : “une paille”. Je suis pas sûre que ce soit techniquement un couvert mais c'est tellement vrai : il en utilise au moins 10 par jour. Pas très écolo non mais le seul moyen de rendre fun le fait de boire un verre d'eau ou de lait (au chocolat of course).

Une boisson alcoolisée, laquelle seriez-vous ?

Une bière blanche. Belge de préférence. Bon sang ça sur la terrasse quand il fait 35° ou au coin du feu du radiateur quand il fait -35°, mmmm...
Il va de soi que je ne pose même pas la question à Pimpreton. Il serait capable d'y répondre !!

Une boisson sans alcool, laquelle seriez-vous ?

Une orange pressée... je n'en bois presque jamais mais chaque fois c'est un pur moment de béatitude. Ah qu'il est loin le temps où, enceinte de Pimpreton, le Bernard l'Arno me pressait amoureusement une orange chaque matin... Sitôt l'accouchement passé, je devais me les presser moi même les oranges si vraiment j'en voulais. Et pour ma grossesse de Pimprenille ben le Bernard l'Arno avait mandaté son pote Tropicana pour le faire à sa place. Bah... en tout cas une orange pressée, rien de tel pour me faire plaisir le matin (enfin si d'autres trucs mais je vais pas tout raconter non plus...)

Pimpreton : “du jus de pomme”. Ben oui il remplacerait bien l'eau par le jus de pomme, je suis pas étonnée. On a même dû mettre en place un système de rationnement à la maison, 2 briques par jour, 2 cases à cocher, quand les cases sont cochées il faut attendre le lendemain pour en avoir de nouveau. Nan mais qu'est-ce qui faut pas faire !

Propriétaire d'un restaurant, lequel choisiriez-vous ?

Si je dois en choisir un qui existe déjà ce serait Fresh. J'en ai déjà parlé, j'adoooore ce resto (enfin cette "chaine" de restos, il y en a 3 à Toronto). Cuisine végétarienne originale, réalisée avec des produits de qualité, succulente, archi copieuse, et parfaitement abordable. Restaurant que je recommande à tous ceux qui vivent ou passent à Toronto, végétariens ou pas. C'est de la bombe !
Si je dois en créer un rien qu'à moi (le rêve !!!), ben... un petit endroit qui sert 2 salades , 2 soupes, 2 cakes/quiches/crumbles salés et 2 desserts au choix par jour. Une cuisine super casual, surprenante mais pas sophistiquée pour 2 sous. Un endroit bric à brac, qui ferait aussi un peu brocante sur les bords... bon les détails sont à peaufiner, les fonds à amasser (ça devrait être bon d'ici 2089) mais l'âme y est. Et l'envie je vous raconte pas !!!

Pimpreton : “Mc Do”. No comment...

Pour faire passer le tout, une petite merveille de tarte-gâteau, qui ferait presque oublier qu'il a encore neigé vendredi soir et nous aide à célébrer le printemps qui arrive aujourd'hui. Une recette devenue incontournable à la maison, sauf pour Pimpreton qui ne voit évidemment dans cet amoncellement de verdure et de fromage qu'une incarnation satanique

Tarte aux petits pois et à la féta

Pour la pâte brisée

250g de farine
125 g de beurre
1 pincée de sel
30 ml d'eau froide

Pour la garniture

500g de petits pois, frais ou surgelés
25 g de beurre
½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de sel
2 oeufs + 1 jaune
250 ml de crème liquide
100g de parmesan, fraîchement râpé
150 g de féta émiettée
1 poignée de basilic frais, vaguement déchiqueté
1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Préchauffer le four à 350°F / 180°C.
Confectionner la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients au robot. Ne pas verser toute l'eau d'un coup, y aller progressivement jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Sortir la pâte du robot, former une boule et l'aplatir vaguement avant de la placer 1h au frigo.
Etaler la pâte et la disposer dans un moule à bords hauts (le moule à manquer, c'est parfait). Piquer le fond de la tarte et la faire cuire à blanc, couverte d'un papier alu rempli de haricots secs pendant 30 min. Laisser refroidir
Porter à ébullition dans une casserole 150 ml d'eau avec le beurre, le sucre et le sel. Ajouter lles petits pois dés le début de l'ébullition et les faire cuire 5 à 7 minutes en remuant de temps en temps. Les égoutter et les jeter dans l'eau glacée pour qu'ils restent bien verts. Les égoutter de nouveau avant d'en mixer la moitié au robot.
Battre les oeufs, le jaune et la crème, poivrer, et ajouter la moitié du parmesan. Incorporer les petits pois mixés et entiers, la moitié de la féta et le basilic. Verser la préparation dans le fond de tarte précuit.
Parsemer le dessus de l'appareil du reste de parmesan et de féta, napper d'un filet d'huile d'olive et enfourner pendant 40 minutes, jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée et que le centre de la tarte soit bien pris. Laisser refroidir un bon quart d'heure avant de déguster.

peas-feta-pie.jpg

mars 06, 2007

Qui a gagné des Reese cups ? et qui n'en veut du gâteau de choux de Bruxelles ?

Je balançai il y a quelques jours 10 révélations renversantes concernant votre humble serviteuse tout en annonçant d'avance que parmi les 10 se cachait un gros et vilain mensonge même pas vrai. Je promettai d'ailleurs à ceux et celles qui débusqueraient la vilainie des monceaux de Reese cups histoire de galvaniser les foules. Bon la foule a parlé, mais je me retrouve toujours avec pas mal de Reese cups du 31 octobre sur les bras puisque je ne vais en écouler que 2. Dont 1 pour une canadienne qui pourrait aussi bien si vraiment elle en raffole descendre en acheter au 7/11 en bas de chez elle... Pas top mon plan de recyclage, faudra que je pense à un truc plus efficace. En attendant que je trouve l'idée du siècle pour me débarasser de ces démoniaques coupelles de beurre de cahouète vaguement chocolaté, je me dois de rétablir la vérité vraie en fournissant quelques explications :

1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.

Collégienne, je n'étais pas vraiment sportive mais pas mal endurante. Presque 20 ans d'excès de chocolat, de cigarettes et de sédentarité plus tard, je suis essoufflée et rougeaude rien qu'en me lançant le défi matinal de ne pas prendre les escalators dans le métro (ou en jouant de malchance). Pathétique, mais vrai, j'ai gagné au début des années 90 un cross départemental avec podium, médaille, et trombine dans le journal local. La classe internationale hein.

2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.

Sur Sunset Boulevard, alors que le Bernard l'Arno et moi étions en escapade amoureuse à L.A., je vois sur le trottoir d'en face un gars en bermuda qui fume une clope en causant sur son cell phone juste devant le Chateau Marmont, je dis au Bernard l'Arno “oh la la le type là-bas il ressemble trop à Vincent Cassel” (avec un nez pareil il avait peu de chance d'échapper à mon regard bionique). Lui il me répond “ben c'est sûrement lui alors, c'est pas tous les sosis de Vincent Cassel qui peuvent se payer une suite au Chateau Marmont”. Mon sang n'a fait qu'un tour, je me met face à lui (enfin face à la route de 200 mètres de large qui sépare les 2 trottoirs) et hurle “Vinceeeeeeeeeeeeeeent”. Là le pauvre il a la trouille, se dit que putain même à Los Angeles il peut pas causer peinard au téléphone, et rentre dans son motel retrouver sa poule. Bon ok rentre au Chateau Marmont retrouver Monica Belluci. L'a pas une vie facile le Vincent. Bon donc techniquement, c'est vrai, j'ai parlé à Vincent Cassel à L.A. Un mot c'est parler nan ?

3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steak tartare.

Alors celle-là, personne n'y a crû ! Une ex-végétarienne qui aurait englouti autant de bidoche répugnante ?! Ben justement... ceci explique peut être cela. Le Bernard l'Arno a été élevé (père alsacien oblige) à la saucisse de foie, au cervelas et autres cochonailles, moi au régime tripes et steak tartare. Y'a de quoi vous faire devenir herbivore à l'adolescence hein ! Donc non Mitsuko je ne pèse pas mes assiettes, je fais juste une estimation, et oui Louise je me suis bien “empifrée” de tripes avant de venir vivre au Canada. Bien avant en fait. Pour la petite histoire, les tripes furent même pendant toute mon enfance un de mes plats préférés, et comme mes parents et mes frangins crachaient pas dedans non plus ben... on en mangeait souvent. Très souvent ! Genre au moins une fois par mois, et je me suis pas posée de questions sur “mais est-ce qu'on est vraiment censé manger les morceaux de la bête qui servent à fabriquer le caca ?” avant facile 15 ans. Ou si je me la suis posée, je trouvais ça trop bon pour envisager d'arrêter. Donc disons en gros 200g de tripes par mois pendant à mon avis pas loin de 10 ans, ouep on est pas loin des 22kg. Le steak tartare c'est encore plus fastoche, c'était le repas rituel du samedi midi (en alternance avec les lasagnes): après l'école on passait à la boucherie (chevaline !!!!!) avec papa, on achetait la viande pendant que maman faisait la friture. Ensuite miam miam tout le monde y allait de son jaune d'oeuf, ses cornichons, son échalotte, enfin selon ses goûts pour se régaler de barbaque crue. Là c'est simple, 100g de cheval mort et cru un samedi sur deux de 5 à 10 ans (après je trouvais plus ça trop trop cool de manger du cheval, pov'bête), ça fait en gros 14 kg. Ouais, c'est vrai j'ai bien bouffé tout ça, et avec plaisir en plus, personne m'a forcé.

4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.

Afin d'éviter toute polémique (oui maman je sais que vous avez déménagé de 3 pâtés de maison quand j'avais quelques semaines !) je précise que je fais démarrer mes déménagements là où démarrent mes souvenirs : dans un lotissement du Loir-et-Cher. J'ai 7 sept ans, mes parents accèdent à la propriété et hop on se retrouve en pleine campagne solognote... et de 1. 11 ans plus tard, départ du nid vers l'indépendance estudiantine au bled de plus de 50000 habitant le plus proche... et de 2... envol loin du nid familial mais avec le Bernard l'Arno dans un nid de tourtereaux grenoblois... et de 3... première mutation éducation nationale façon bizutage en région parisienne... et de 4... échappée normande... et de 5... départ vers les US, état de New York... et de 6... on monte vers le nord cap sur le Canada... et de 7. De Toronto à Toronto l'été dernier... et de 8. Ben on dirait bien que le compte est bon. C'est vrai alors.

5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.

Il y a apparemment des gens sur cette planète qui ne savent pas qui est Gollum !! Si ! Je vous jure !! Alors pour ceux qui ont échappé aux 29 visionnages de la trilogie du Seigneur des Anneaux (ben oui je sais tout le monde n'a pas le chance de vivre avec mon Bernard l'Arno), Gollum c'est le hobbit tellement rongé par la convoitise l'anneau qu'il s'est transformé en une sorte de chauve souris sans aile avec les pieds de Michael Jordan et la coupe de cheveux de Giscard d'Estaing en 74. Ce brave Gollum a des petits problèmes de schizophrénie ainsi que d'élocution puisqu'il donne toujours l'impression d'avoir un oursin coincé sur la glotte quand il parle. Bref ce brave Gollum, en vrai... comme il semble régulièrement oublier de prendre ses cachets ben, on a pas trop envie de le croiser dans une ruelle quoi. Sauf que moi, Gollum a carrément été mon voisin de palier pendant quelques mois. Pas celui en images de synthèse hein, le vrai. Enfin celui du spectacle qui a eu un succès fou ici. Bon dans la vraie vie il se fait appeler Michael (Therriault) mais c'est lui quoi. Et bon bref comme on partageait la même machine à laver (les non-initiés aux moeurs nord-américaines se demandent bien comment on partage une machine à laver je le sens...) ben... je me suis retrouvée avec une paire de chaussettes à lui dans mon linge à moi, vrai. Impressionnant n'est ce pas !

6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.

Bon alors ceux qui n'y ont pas crû sous-estiment vraiment l'abnégation de ma période “intello chiante” (dixit Virginie). En fait j'étais ni intello ni particulièrement chiante (enfin pas plus que d'habitude quoi) mais juste, de la 1ère à l'hypokhâgne, je trouvais que c'était bien plus reposant et épanouissant de passer son temps dans les livres qu'avec certains vrais gens qui vous les brisent menu. Genre vos parents. S'avaler tout Proust (et aussi Cervantes, Joyce, Kundera, St John Perse, Lorca, Wilde, Mishima, Baudelaire... pas que des drôles quoi...), c'est vachement bien pour primo se sentir vachement plus intelligente que le commun des mortels qui lui trouve ça intolérablement chiant (et maintenant que je me suis résignée à la mortalité, ben... il a pas trop trop tort le commun des mortels en vrai... sorry Marcel hein), segondo apaiser un peu des relations super conflictuelles avec ses géniteurs (celui qui a du poil au torse surtout) d'un coup on s'engueule moins, non on ne fait pas la gueule dans sa piaule on lit. Donc oui c'est vrai, même pas peur !

7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.

Je vis Outre-Atlantique depuis 2004, mais avant ça mon palais a été elevé pendant 26 ans à grandes bouchées de douceurs maison, un peu, mais surtout de Granola, Figolu, Prince, Petits Coeurs, Savane, et autres Palets bretons. Pimpreton lui a foulé le sol du Nouveau Monde le lendemain de ses 2 ans et n'a jamais remis le pied sur l'Ancien depuis, il est plus d'ici que d'ailleurs même si son passeport indique “Coulommiers” comme lieu de naissance (hyper exotique pour un canadien !). Lui donc il a pas mal affuté ses papilles à la nord- américaine et, en dépit du colis humanitaire mensuel remplis d'Oursons de LU, Barquettes, BN, et autres Pépito, que lui envoient son papi et sa mamie gâte(a)ux, il raffole des Oréos. Il en mangerait au petit déj', en dessert, au goûter, pour se caler la dent creuse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et passerait ses journées avec la moustache noireâtre caractéristique de l'après-Oréo. Mais moi... pouah ! Jamais ! Je peux pas en avaler un. Rien à faire, je déteste jusqu'à l'odeur de la crème au milieu qui me lèverait le coeur. Ma seule consommation oréeuse se limite aux crumbs qu'on achète au rayon pâtisserie pour faire la croûte de certains cheesecake, that's it. C'est faux, 2 paquets par semaine, même pas en rêve.

8.Je suis poursuivie par le fisc français.

Et comment vous appelleriez ça vous que le centre des impôts de la ville (euh... du bled) d'où nous avons déménagé depuis 2003 continue chaque année (et même au Canada !!!) à nous demander de payer la taxe d'habitation de l'année précédente !!! Du harcèlement !! On leur envoie chaque année une liasse de papiers pour leur prouver qu'on y habite plus depuis un bail, ils ont même consenti à nous rembourser ce qu'on avait fini par payer de lassitude pour 2004, ils nous envoient depuis 2 ans les rappels ici à la bonne adresse canadienne mais... nous ont envoyé un rappel le mois dernier pour payer nos impôts français de 2006... avec une pénalité de retard !! Donc oui, bordel, je suis poursuivie pour de vrai par le fisc français !!!

9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.

C'est vrai. “Ouah, génial, t'as fait comment ?” je vous vois venir, vous voulez mon secret... ok. Je vous le donne... ben... j'ai accouché ! Et oui le 1er janvier 2006, j'étais à 15 jours de mettre bas. Ma Pimprenille était bien au chaud et faisait péter le score de la balance : + 19 kg !!! Donc oui j'en ai perdu 15 depuis, sans trop me forcer, mais si vous comptez bien ben... il y en a 4 qui sont toujours là. Là où ?Ah ben ça...

10.J'ai failli être la fille de Frédéric François.

Bon alors ça de la pure légende familiale. Ma mère aurait fait des autos tamponneuses, lors d'une foire de sa jeunesse, avec le beau Frédéric (oui euh... niveau mâles ma mère et moi n'avons pas exactement les mêmes canons...) et bon il l'aurait plus ou moins draguée, ou lui aurait fait de l'oeil, ou elle aurait peut être bien juste un peu fabulé. Bref... ma version à moi c'est juste qu'elle a flashé dans une kermesse sur un latin lover tout bien brushingué ressemblant vaguement de dos à Monsieur Laisse moi vivre ma vie, mais faut pas lui dire hein. Elle serait trop déçue. Moi perso je suis bien contente que, quand bien même le rital eût été le Frédo en question, elle ait plutôt conçu sa progéniture avec mon paternel (qui même de dos, même la nuit, même myope comme une taupe n'a pas grand chose en commun avec le sieur François, surtout s'il commence à chanter) parce qu'avoir un père qui monopolise la salle de bain 2h le matin et utilise 3 bombes de laque par semaine ça m'aurait gonflée sévère. Donc oui c'est vrai (pardon Anaïk, je sais que là tu pleures de jalousie), mais quand même, je l'ai échappée belle !

Ninnie et Emilie, vous avez gagné vos Reese cups !! Il me faut vos adresse maintenant (enfin Emilie surtout, Ninnie je l'ai encore quelque part je pense) !

Et pour faire passer le tout, une recette piquée sur une fiche Saveurs qui m'avait fait de l'oeil chez l'ami Dorian, un splendide gâteau de choux de Bruxelles. J'ai tout bien suivi la recette qui est donnée là, et je l'ai fait cuire dans un moule à Charlotte. Rustique et délicieux, avec -35 hier on était ravis !

gateau-choux-bruxelles.jpg

mars 01, 2007

9 vérités (à méditer), 1 mensonge (à trouver),1 sandwich (à dévorer) et des Reese cups (à gagner)

Le principe de ce jeu trouvé chez Alinéa est simple, parmi ces 10 affirmations concernant votre humble serviteuse 9 sont vraies, et une seule est fausse. Mais laquelle?... à vous de deviner, j'envois un paquet de Reese Cups (toujours ce vieux stock d'Halloween à écouler) à tous ceuzécelles qui trouvent !
Alors comme moi je n'ai jamais bu de Champagne avec Laurent Fabius, et que ma cousine Annabelle n'a pas joué dans Le Guépard, ben je vais le faire à ma mesure hein... Mais si si, je vous jure il n'y en qu'une de fausse !!

1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.
2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.
3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steack tartare.
4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.
5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.
6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.
7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.
8.Je suis poursuivie par le fisc français.
9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.
10.J'ai failli être la fille de Frédéric François.

Bon et puis dans un autre registre, parce qu'on est quand même là pour le manger hein, un sandwich des soirées de flemme, quand il reste un fond de soupe de courgettes mais qu'on sait bien, parce que bon on est pas ni Kate Moss ni Jennifer Aniston, que ça nous emmenera pas jusqu'au lendemain matin. Enfin si mais en baffrant une tablette de chocolat ou une douzaine de cookies au chocolat blanc, amandes et gingembre avec la tisane du soir donc... on préfère au moins essayer de lutter. Un sandwich donc. Mais chaud, parce qu'après avoir pelleté les 20 cm de neige devant la maison en rentrant on a moyennement envie d'un pain bagnat à la méditerranéenne (même si perso je suis dingue du pain bagnat, quand je peux le manger en tongue quoi). Et pourtant ce sandwich sent aussi bon la Méditerranée (aux îles d'or ensoleillées, aux rivages sans nuages, au ciel enchanté, Méditerranée, c'est une fée qui t'a donné, ton décor et ta beauté, Mé-di-terranée... spéciale dédicace Tinorossienne à feu ma mamie ) qu'un pain bagnat, prend 15 minutes à préparer, pas plus à manger et... bon sang que c'est réconfortant.

Sandwich aux légumes grillés, ricotta et prosciutto

Pour 2 sandwiches

4 tranches de pain de mie complet
1 courgette
1 aubergine japonaise
1 petit bocal de poivrons grillés
2 tranches de prosciutto
3 cuillères à soupe de ricotta
quelques feuilles de basilic
quelques brins de ciboulette
huile d'olive, sel poivre

Couper les courgettes et les aubergines en fines lamelles en plaçant la lame du couteau à 45° du légume (oué il est super technique ce sandwich). Les badigeonner d'huile d'olive, saler, poivrer et faire griller des 2 côtés dans une poêle bien chaude (la mienne a des strilles et c'est parfait pour ça). Réserver.
Dans un bol, mélanger la ricotta, les herbes, une pincée de sel, autant de poivre, et une petite larme d'huile d'olive. Tartiner le mélange sur les 4 tranches de pain de mie. Disposer des légumes grillés (courgette, aubergine et poivron) sur chaque tranche, et ½ tranche de prosciutto par dessus. Refermer les sandwiches en appuyant bien.
Passer un pinceau enduit d'huile d'olive sur les 2 faces de chaque sandwich, et les déposer dans une poêle bien chaude en pressant dessus (par exemple en leur posant sur le dos une assiette avec une boîte de conserve, ou une presse à sandwich en fonte pour les plus équipés). Laisser dorer 2 minutes de chaque côté et... manger bien chaud avec le reste de soupe de la veille.

sandwich-ricotta.jpg

février 13, 2007

Le sucré s'invite chez le salé #3, on prend (pas que) les mêmes et on recommence !

Les revoici, les revoilà les candidats. Ils étaient 24, ils sont finalement 29 (le "ils" est une mesure strictement politiquement correcte visant à la non-discrimination sexuelle, en vrai il n'a pas l'ombre d'une zigounette d'un mâle dans cette édition). J'espère que cette fois personne n'a été oublié...
Mais sans plus attendre je laisse entrer les 29 Miss' (en maillot et même top less, mais la respectabilité de ce blog m'a obligée à recadrer toutes les photos pour qu'aucun téton ne vienne influencer le jury, pourvu que je n'en ai laissé trainer aucun, pas envie d'un nouveau Sucré-salé gate). Je mets mon grand chapeau noir et blanc, beaucoup de rouge à lèvres rouge pâteux et hop, en piste :

1- Au jardin des délices

mickymath.jpg

2- Aurel est dans sa cuisine

aureldanssacuisine.jpg

3- Autres délices

autresdelices.jpg

4- Comme 3 pommes

comme3pommes.jpg

5- Cucina

cucinamia.jpg

6- Cuisine Guylaine

cuisineguylaine.jpg

7- Cuisine et couleurs

cuisinetcouleurs.jpg

8- Envie d'avril

envied'avril.jpg

9- Et si c'était bon

mamina.jpg

10- Food box

myfoodbox.jpg

11- Instant gourmand

mirabellecuisine.jpg

12- La cuisine des marmottes

totcuisine.jpg

13- La sante est au fond de l'assiette

sante-assiette.jpg

14- Le petit monde elfique

mondelfique.jpg

15- Le placard d'elle

placardelle.jpg

16- Les délices d'une maman

mamancuisine.jpg

17-Les gamelles d'Emmanuelle

manouecuisine.jpg


18- Les gourmandises des petites blogueuses

petites-blogueuses.jpg

19- Les gourmandises d'Isa

lesgourmandisesdisa.jpg

20- Les mains dans l'plat

ptibouchon.jpg

21- Les nectars de Maya

nectarsmaya.jpg

22- Les plaisirs de Bichonne

bichonne.jpg

23- Mets aventures

mestaventures.jpg

24- Mon petit biscuit cuit

biscuit-cuit.JPG

25- Paprikas

paprikas.jpg

26- Passion culinaire

passionculinaire.jpg

27- Sahten

sahten.JPG

28- Tarzile

tarzile.jpg

29- Winston croquette cuisine

croquette.jpg

février 07, 2007

Upside down tartiflette, la snobinarde qui réchauffe et fait péter autant que la vraie

Afin de me défiler d'un paquet de copies qui s'annonce mauvais long à corriger, je saute sur l'invitation lancée par Miss Dussheldorf ('scusez l'orthographe hein, j'ai la flemme de vérifier) pour me livrer au petit jeu léger des 5 révélations. 5 choses que vous n'êtes pas censés savoir sur moi, si c'est pas une promesse de légereté ! Framboiz (je parle de moi à la 3ème personne si je veux, d'autant que même si mes parents m'ont affligées d'un prénom pas vraiment glamour, Framboiz n'est évidemment pas mon petit nom de baptême), égérie du léger, à l'image de la recette du jour quoi. Après avoir tant maudit ma tatin de fenouil à l'orange on dirait bien que le Bernard l'Arno a fini par avoir ce qu'il voulait : une bonne grosse patate avec tout plein de cochon et du fromage qui pue. Mais non, bande de malotrus, pas moi avec une tranche de reblochon sur la tête en train de me livrer à des jeux érotiques mémorables : la tatinflette voyons!
Mais avant de se rouler dans la tartiflette élégamment déguisée en tatin, les 5 révélations qui changeront à tout jamais votre regard sur la feuille de chou.
1- Je suis arachnophobe. Enfin non, je suis plutôt arachnosténique, ou arachnostérique. Ca dépend des jours. Une araignée, même petite, mais alors grosse là c'est carrément dingue, me rend zozo. Oui je vois une araignée et hop, je yoyotte de la touffe, mon cerveau se liquéfie et se transforme en béchamel, je ne suis plus qu'une palourde sous acide nez à nez avec une mouette. Anecdote : c'est sous le signe du yoyotage de touffe arachnophobique que s'est passée ma première nuit chez (futurs) bopapa et belle-maman. Ca vous brise la glace et vous confère à jamais des regards suspicieux quant à votre santé mentale, de vous retrouver en petite culotte, à 3h du mat', hurlant comme une possédée accroupie sur un tabouret Ikéa, avec les parents de votre amoureux (que vous avez évidemment réveillés) pétrifiés par votre conduite. Précisons que bopapa et belle-maman sont en plus des gens de la campagne, des vrais, et que belle-maman n'a rien trouvé de mieux à faire que d'aller chercher le molosse de 10 cm qui avait jailli de derrière le rideau, de le recueillir dans sa frêle mimine (pendant que la future brue tournait de l'oeil) et d'ouvrir la fenêtre pour le remettre dehors en lui murmurant à l'oreille “allez retourne dehors et reste donc auprès des tiens parce Framboiz n'aime pas les araignées comme toi et il pourrait bien t'arriver des malheurs”. Y repenser me fait avaler mes Lexomil comme des smarties. Brrrrrrrr.
2- Je suis incapable de boire la moindre goutte de lait au chocolat. Chaud, froid, tiède, à la paille, dans un bol, en bouteille, au petit-déj', au goûter... pas moyen. Je n'ai jamais pu et si un jour je porte ce truc à mes lèvres c'est que des extra-terrestres se seront immiscé dans mon corps. Ca m'étonnerait pas que juste avant quelqu'un m'ait surpris en train de rouler une pelle à Spiderman tiens.
3- J'ai commencé à écrire une bonne cinquantaine de romans. Ou bien j'ai commencé 56 débuts du même roman je sais pas, mais en tout cas j'en ai des centaines de pages. Je ne sais pas pourquoi puisque je sais que je serai incapable d'en finir un seul (50 billets c'est déjà un exploit alors 50 pages) et que même si j'y arrivais je n'envisage pas une seconde de laisser quiconque en lire une seule ligne. Pareil pour les 63 chansons écrites qui resteront elles aussi à jamais enfouies dans mon ordi (surtout que je suis autant musicienne que Paris Hilton...). Et les nouvelles, les essais, les... tous ces trucs qui font que ce blog est ma première et seule activité d'écriture publique. Je suis une écri-vaine, c'est pour ça que je cuisine. Ca au moins c'est pas vain : aussitôt fait, aussitôt boulottée, 100% éphémère moi. Note à moi-même : penser à parler de cette trouille des choses qui restent à mon psy dés qu'on aura résolu cette histoire de bottes.
4- Je suis une vraie pov'fille qui mate grave le sexe fort... de l'écran. Dans la vie je suis trop occupée à courir (enfin pas tout le temps non plus hein...) pour mater, mais au ciné ou devant la télé je suis juste une greluche qui se pâme devant les... grands nez. Peut être que j'y vois un symbole phalique qui m'émoustille d'avance, ou une protubérance rassurante à laquelle me raccrocher pour me sentir en sécurité (encore un truc à voir avec Docteur Cinoque) mais toujours est-il que Vincent Cassel, Adrien Brody, Dr Derek Shepard, Cyrano de Bergerac (le vrai hein, pas Depardieu) et surtout mon Bernard l'Arno me mettent dans tous mes états. Je trouve ça trop grave sexy sa race, j'y peux rien je suis une fille à tarins. Petits museaux retroussés, passez votre chemin.
5- J'ai beau faire style “oué moi je cuisine tu sais tu peux pas comprendre” et me la péter grave parce que j'ai un beau moule rectangulaire, une sorbetière, une machine à pain et même un truc à faire des belles rayures sur la peau des concombres ben... j'ai un coming out culinaire à faire. Truc pas facile à assumer. 1,2,3... je me lance... Bonjour je m'appelle Framboiz, j'ai (biiiiiiiip) ans et je n'ai jamais utilisé de gélatine. Ouuuuuuuuf. Je me sens mieux. Je n'ai jamais utilisé autre chose que de l'agar agar, voilà c'est dit. Et pour le dire jusqu'au bout je dois bien avouer que... bon je peux pas vraiment clamer que je maîtrise la chose niveau agar-agar... enfin sauf si on aime les pannacotta façon vieux mastic de rebord de lavabo mais parfumé à la vanille (ça marche aussi avec “pistache”, “noix de coco”, etc).

Bon voilà je me sens un peu gênée après m'être livrée comme ça moi. Bon en même temps faut relativiser, je n'ai pas balancé de trucs vraiment secrets ET embarassants comme ma terreur des Tampax sans applicateurs, ma nullité en maths (programme de 6ème), la hauteur de la pile de mon linge à repasser en retard, ou ma manie de chantonner à tue-tlête la pire variétoche depuis Adamo jusqu'à Britney Spears en passant par Sylvie Vartan, Queen et Céline Dion. L'honneur est sauf. Ou pas. Tant pis.

Tatinflette, ou upside down tartiflette

Pour 4 bien dégourdis

1 pâte brisée, prête à l'emploi ou bien maison (200g de farine, 100g de beurre, 1 jaune d'oeuf, 4 cuillères d'eau froide... et zou à reposer 30 minutes au frais avant de l'étaler!)
4 pommes de terre Roseval
1 gros oignon jaune, émincé
4 tranches de bacon (lard), coupées en fines lamelles
150 g de Reblochon, coupé en dés
sel, poivre, une pointe de muscade

Faire cuire les pommes de terres à la vapeur une vingtaine de minutes. Elles doivent être cuites mais encore bien fermes. Laisser refroidir.
Préchauffer le four à 180°C / 380°F.
Saisir les lamelles de bacon à feu vif jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées et croustillantes. Les faire ensuite égoutter sur du papier absorbant, mais remettre la poêle avec le gras du bacon sur le feu et y faire revenir les oignons.Couper le feu et ajouter le bacon égoutté.
Couper les pommes de terre en fines lamelles (on peut très bien laisser la peau pour un effet plus rustique), et les disposer au fond d'un moule à manquer (recouvert de papier surlfurisé à la forme du moule pour éviter les mauvaises surprises au démoulage) en les superposant légèrement. Saler, poivrer et parsemer de dés de Reblochon, puis du mélange bacon-oignon. Saupoudrer une pointe de muscade avant de recouvrir le tout de pâte brisés (préalablement étalée, cela va de soi). Bien souder les bords de la pâte en les glissant le long des pommes de terre et piquer la pâte à la fourchette. Enfourner 20 minutes et déguster bien chaud avec une salade verte ou une soupe de poireaux.

tatinflette.jpg

février 05, 2007

Le sucré s'invite chez le salé #3, kikivagagner ?

Depuis samedi soir, je commence à recevoir des lettres d'insultes menaçant de mettre à sac le rayon Neutrogéna de mon supermarché (avec -18 degrés today, il en va de la vie de mon épiderme) et d'acheter dés demain matin la dernière jupe en jean soldée de chez Levi's (pile à ma taille de frelon) sur laquelle j'ai hésité hier après-midi et que même je me ronge les 20 ongles depuis et prie tous les dieux contemporains et de l'Antiquité pour qu'elle y soit encore mercredi quand j'aurai une minute pour aller me l'offrir. Des menaces qui ébranlent quoi. Des menaces qui font grave flipper sa race en gros. Des menaces qui font que je n'ai d'autre choix que celui de m'exécuter sur le champ et de dévoiler à la terre entière ce qui m'est réclamé à grands coups de chantage ignominieux : la liste des 24 participants au concours “Le sucré s'invite chez le salé”, troisième édition. Le tout jeune jeu crée par Minouchka continue de grandir et je vous dévoile sans plus attendre les 24 recettes réalisées autour de ma la pomme. Euh avant je voudrais juste souligner que malgré tous les efforts de mon quart de neurone informatisant, qui a essayé de faire en sorte que chaque photo vous envoie en un clic sur la page de la recette, il y a peut être des erreurs de liens et que donc si c'est le cas ben ce serait sympa de me le dire en commentaire sans menacer d'effacer le dernier Miossec de mon Ipod ou de mettre en panne la cafetière de chez Starbuck's, je ferai tout mon possible pour réparer au plus vite les éventuels oublis ou cafouillis s'il y en a. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour me mettre à genoux, le front à terre devant tous les précédents organisateurs du kikiveukivienkuisiner qui ont dû se fader 4 fois de photos et de liens à mettre en billet récap, je m'étonne d'ailleurs qu'aucun ne se soit suicidé aux intraveineuses de Nutella ou aux beignets de rillettes tant cette tâche est *#&&#^% !! J'en vois le bout après 2h d'acharnement, 5 madeleines, 1 bounty et 9 paquets de Maltesers. 3 photos de plus à intégrer et j'attaquais les Reese cups... Mais c'eût été pour la bonne cause notez bien !
Allez ben les v'là nos 24 participants, sous vos applaudissements !

1- Au jardin des délices

mickymath.jpg

2- Aurel est dans sa cuisine

aureldanssacuisine.jpg

3- Autres délices

autresdelices.jpg

4- Comme 3 pommes

comme3pommes.jpg

5- Cucina

cucinamia.jpg

6- Cuisine Guylaine

cuisineguylaine.jpg

7- Cuisine et couleurs

cuisinetcouleurs.jpg

8- Et si c'était bon

mamina.jpg

9- Food box

myfoodbox.jpg

10- Instant gourmand

mirabellecuisine.jpg

11- La cuisine des marmottes

totcuisine.jpg

12- Le petit monde elfique

mondelfique.jpg

13- Le placard d'elle

placardelle.jpg

14- Les délices d'une maman

mamancuisine.jpg

15-Les gamelles d'Emmanuelle

manouecuisine.jpg

16- Les gourmandises d'Isa

lesgourmandisesdisa.jpg

17- Les mains dans l'plat

ptibouchon.jpg

18- Les nectars de Maya

nectarsmaya.jpg

19- Les plaisirs de Bichonne

bichonne.jpg

20- Mets aventures

mestaventures.jpg

21- Paprikas

paprikas.jpg

22- Passion culinaire

passionculinaire.jpg

23- Tarzile

tarzile.jpg

24- Winston croquette cuisine

croquette.jpg

Notons aussi que 3 membres du jury (dont votre humble serviteuse) n'ont pu se retenir de jouer le jeu, et bien qu'ils soient absolument hors-compéttion, je vous envoie faire un tour par chez Mitaine écarlate, Tours et tartines et sur la Feuille de chou pour retrouver une chouette trempette, un petit chausson ou un gros hachis.

Maintenant le vénérable jury (pour mémoire : Anaïk from Le Confit c'est pas gras !, Clairechen from Marmite d'un Ptipoint, Lilo from Cuisine Campagne, Mitsuko from Tours et Tartines, Ninnie from Mitaine Ecarlate, Stéphane from Passion Fusion et moi from ici) va se réunir pour délibérer (Anaïk, n'oublies d'apporter le Pata Negra comme convenu hein), et vous communiquera son choix la semaine prochaine. D'ores et déjà un seul mot à tous les participants : BRAVO !

janvier 12, 2007

Le velouté E.B. qui fait gagner une machine à pain (à ma mère)

Depuis déjà quelques semaines, s'affiche sur tous les murs de Toronto une minette d'une vingtaine d'année qui nous lance des regards de chien battu en faisant la lippe. Elle doit avoir une vie sociale de misère vu qu'elle ne se balade qu'en sous-vêtements, elle a l'air triste d'une baleine échouée sur une plage nudiste, son appart est effroyablement sombre (elle s'est visiblement faite arnaquer par son agent immobilier) si bien qu'elle est obligée d'avoir toutes les lumières allumées en permanence, mais... elle a le ventre plat, la cuisse ferme et le teint de velours d'une jeune pêche dorée. Je commençais à me demander si j'allais pas jeter mon répertoire téléphonique et me renseigner sur les bons coins à plages nudistes tellement j'étais envieuse de sa fraîcheur, sa silhouette, sa volupté naturelle. Bref je voulais avoir 18 ans. Enfin non parce que moi même à 18 ans je n'étais pas du tout (même de loin) comme elle. En fait je voulais avoir 18 ans et être elle.
Au bout de quelques jours de placardage intensif, en plus de rêver à un petit 36 (ou même un gros 38) encore plus que d'habitude, je connaissais le motif de la culotte en dentelle (et du sous-tif et du bustier) de la jeune nymphe par coeur à force de l'avoir au-dessus du nez ou sous les yeux du matin au soir. Et depuis le début je ne pouvais m'empêcher de penser “Bon sang elle me rappelle quelqu'un la sylphide là...”, “mais où est-ce que je l'ai déjà vue la super bombe...”. Jusqu'à ce que nous allions au resto indien un samedi autour de Noel, et que je me retrouve face à la fenêtre qui elle même se trouvait face à une gigantesquissime affiche de la-dite bombe d'au moins 3 kilomères sur 5. Du coup j'étais tellement absorbée dans l'intense réflexion qui tentait de rassembler tous mes neurones les plus physionimistes, que j'ai boulotté encore plus de pakoras que d'habitude. Moi quand je stresse je mange. Et la jeune pouf elle commençait à sérieusement me stresser moi à force de me faire gamberger sur son identité.
Pis là d'un coup, en plein milieu de mon butter chicken, j'ai eu la révélation. Je me suis étranglée avec un morceau de naan et j'ai crié Aline “putain c'est Emmanuelle Béart sur la pub H&M;!”. Bon je sais c'est pas top la classe de hurler ça à Aroma (même si les francophones y sont assez rares et que quand c'est mon coeur qui parle il ne sait le faire qu'en français, et dans un sens c'est tant mieux parce que “holly shit that's this bloody fucking Emmanuelle Béart !” là tout le monde aurait compris et ça aurait été encore moins classe) mais ce flash m'a pétrifiée. La jeunette de 10 ans de MOINS que moi que je jalousais presque, toute fraîche, bien ferme et un poil déshabillée, c'est en fait la mère Béart qui doit pas avoir loin de 10 ans de PLUS que moi. Nan mais je rêve qu'est-ce-qu'elle a besoin de montrer son cul à 40 piges, elle devrait pas plutôt devenir ambassadrice L'Oréal pour de l'anti-ride, c'est quoi son problème à elle de venir montrer comment elle a le ventre virginal après avoir porté 2 (3?) enfants. Oui je sais je suis d'une mauvaise foi assez sidérante mais bon faut me comprendre : ça colle quand bien les boulettes de voir une nana un poil plus VIEILLE que soi qui a l'air moitié plus JEUNE que soi. Et aussi, accessoirement, plus mince, moins fatiguée, plus sexy, mieux épilée même en plein hiver. Bref oui Emmanuelle Béart, je t'ai maudis tout le samedi.
Bon mais du coup j'ai suivi les conseils des fameuses pub H&M; et je suis allée voir la suite sur l'internet (plus disponible sur le site H&M;, les ingrats). Alors, ma jalousie a laissé place à la plus sincère empathie. En fait, oui je sais c'est pas très noble mais... j'avais presque pitié de la pauvre Emmanuelle en vrai. Ceux et celles qui connaissent déjà la pub version télé (scusez si j'ai 673 métros de retard mais moi je vis au Canada et je n'ai pas la télé alors... je suis pas archi exposée à la Béart-titude) vous le confirmerons : Manu Béart est une pauv' fille. Elle se fait épiler en décembre, s'achètes des dessous certes pas chers mais un chouille sexy, s'ébouriffe la crinière et se vautre lascivement sur son lit avec les tétons aux aguets pour... son chat. Tous ces liftings, ces heures de gym, ces régimes pas marrants, toute cette abnégation pour une haleine de Whiskas. J'en reviens pas. D'un coup j'ai envie de l'aider moi la Béart, lui envoyer un bocal de cellulite, lui photographier les valoches noires qui soulignent mes yeux même sous 2 tonnes d'anti-cerne, lui donner une dizaine de mes vergetures zébrures de grossesse violacées, lui préparer un parmentier au confit, une boule de glace aux myrtilles, une part de cheesecake à la pistache à 78 points Weight Watchers. Bref je veux bien faire un geste pour donner un peu de sens à sa vie, partager avec elle un truc qui fait que notre présence ici-bas n'est pas vaine : de ma cellulite à mon cheesecake tout ça fait que je me sens vivante moi, mais elle... avec son chat... comment se sent-elle. Pauvre Emmanuelle.
Et pour que tout ça ne soit pas que des paroles en l'air, qu'on ne vienne pas me reprocher demain de déjà m'asseoir sur ma philanthropie d'aujourd'hui je rends immédiatement, et sous vos yeux, l'hommage qu'elle mérite à cette magnifique femme qui n'as pas eu peur des bistouri et autres collagènes (oh la vilaine langue de p... toujours aussi jalouse !!) pour continuer de se sentir aimée et soutenir le regard du monde sur sa solitude de femme recluse en sous-tif dans le noir et qui n'aspire qu'à se ressocialiser : je vais donner son nom à une noble chose. Bon ok pas une rue, j'ai pas le bras assez long. Mais... une soupe. Enfin non pas une soupe, un velouté. C'est la classe ça un velouté à son nom. Regardez la comtesse du Barry elle en a toujours été hyper fière.
Bon et quel velouté alors ? Ben pas n'importe lequel justement. Celui grâce auquel j'ai remporté un des prix réservés aux finalistes du concours Femina de recettes automnales lancé par Thierry Roussillon pendant l'été. Et qu'est -ce que j'ai gagné ? Ben attention les amis, tenez-vous bien : une machine à pain et un appareil à smoothies Kenwood. J'étais aux anges quand j'ai appris ça. Enfin ma mère surtout. Ben oui parce que moi au Canada je marche en 110 V et que ces appareils d'un concours français sont en 220 V. Donc bref le matos est arrivé là-bas et il y est resté. La preuve en image (en direct live dans la cuisine maternelle) :

kados-kenwood.jpg

Mais revenons-en à Emmanuelle... c'est donc pas une soupe de gnognotte que je lui dédie, c'est une soupe de winner, et puis tant qu'on y est je vais encore plus loin. Je demande solennellement à mes parents de m'offrir le Larousse des desserts, un abonnement international à Saveurs et une cocotte minute en contrepartie des cadeaux récupérés de nommer la machine à pain Kenwood “Emmanuelle” et de ne jamais s'autoriser à l'appeler d'une toute autre façon. Même pas Manue, ou Emma. Nan Emmanuelle sinon pas de pain.
Là je crois qu'on pourra rien me reprocher et surtout pas me taxer d'Emmanuellebéarophobe. Je crois pas avoir jamais lu un plus vibrant hommage. Mon prochain plat dédicacé ? J'hésite encore... Britney Spears ou Florent Pagny. On verra bien qui a le plus besoin de mon âme charitable.

Velouté de céleri à l'ail roti et chips de coppa

Pour 4

1 tête d'ail
1 oignon jaune
1 boule de céleri
1 pomme de terre
1,5 l de bouillon de poule
125 ml de crème liquide
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
sel, poivre

Emballer la tête d'ail non pelée dans du papier alu et faire rôtir 45 minutes dans le four préchauffé à 180°C / 380°F.
Laisser refroidir puis peler les gousses (toute la pulpe sort quand on presse le haut de la tête d'ail entre ses doigts, ça ne prend que 2 minutes !).
Peler puis couper la pomme de terre et le céleri en gros dés, et les mettre de côté avec l'ail rôti.
Faire revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive pendant 3-4 minutes, puis ajouter le céleri, la pomme de terre, l'ail et le bouillon. Porter le tout à ébullition puis laisser cuire à couvert pendant 30 minutes.
Mixer la soupe, ajouter la crème liquide, saler et bien poivrer. Redonner un bouillon avant de servir avec des tracnches de coppa juste passées à la poêle à feu vif (et séchées sur du papier absorbant pour éviter les yeux à surface de la soupe). A défaut de coppa des petits morceaux de prosciutto, de confit de canard ou même de simples croutons grillés à l'huile d'olive font aussi très bonne impression.

veloute-celeri.jpg

Technorati Profile

janvier 05, 2007

Jeu "le sucré s'invite chez le salé", 3ème édition : 1 parmentier et 6 invités

1,2... Bonne annééééée !!! Et là y'a les confettis qui tombent, la boule à facettes qui se met à tourner, et les nanas du Crazy Horse qui continuent de se cambrer sur TF1. Ca c'est pour la page réminiscence.
Mais c'est pas parce que je m'en tape un peu du changement d'année que je dois faire la malotruse et ne pas venir moi aussi vous souhaiter à tous qui passez par là une belle et douce année 2007. Même le 4 janvier. Mon arrière grand-mère, pas vraiment du genre à se laisser reprocher quoi que ce soit, avait coutûme de répondre au 1er qui osait lui dire qu'elle ne lui avait toujours pas souhaité ses bon voeux (bon sang cette expression me donne l'impression d'avoir connu Pétain... père), “j'avais pas que toi à penser le 1er janvier, pour les voeux on a 6 mois avant 6 mois après”. Oui je tiens d'elle pour le côté bonne-pâte...
Bref par chez moi on se disait toujours début janvier“bonne année, bonne santé, et des sous dans le porte-monnaie”, certes c'est pas exactement classe et distingué mais bon ça part d'un bon sentiment. Je vais pas non plus me la jouer poète du dollarstore avec des “que cette année te soit bien meilleure que celle d'avant et bien pire qui celle à venir”, parce que bon... c'est pas plus distingué que la formule du porte-monnaie si on y pense de souhaiter le pire. Nan moi ce que je vous souhaite c'est... tout pareil qu'Ester. Je suis ravie de voir que je suis pas la seule à pérorer sur la nécessité du cul-linaire et même à défendre la polyvalence des tables de cuisine (robustes). Mais je ne m'attarderai pas davantage, je sais que des taupes familiales et copinales ont infiltré le camp des lecteurs et n'ai pas envie de les mettre mal à l'aise la prochaine fois qu'ils viendront diner à la maison...

Mais bon en fait tel n'était pas vraiment l'objet de ce billet au départ... le but était surtout d'ouvrir solennellement la troisième édition de "Le sucré s'invite chez le salé". Je rappelle le principe de ce jeu inventé par Minouchka pour les retardataires qui tomberaient des nues : un ingrédient sucré est imposé et à partir de ça chacun et chacune doit imaginer une recette salée qui intégrera l'ingrédient donné. La 2ème édition imposait le sirop d'érable et mon saumon glacé au soja et à l'érable a été plébiscité par un prestigieux jury (si si c'est là). Du coup je me retrouve à organiser cette édition number 3, ce qui implique 2 choses : 1- désigner un ingrédient-mystère sucré, 2- former un jury. J'avais remarqué au cours des 2 éditions précédentes que les membres du jury n'étaient dévoilés qu'au moment de l'annonce du gagnant, alors je me suis dit que peut être ce serait plus fun et aussi plus transparent de connaître dès le début le jury que choisira le grand vainqueur. Alors... je vous révèle tout de suite les membres du jury et l'ingrédient que nous avons choisi.
Nous ? Oui nous. Comme moi je suis un peu normande de coeur, j'arrivais pas à départager 3 fruits (oui juste après les fêtes qui m'ont valu 3 kg je me suis débinnée sur le chocolat, le caramel et autres biscuits qui m'ont dans un premier temps tendu leurs bras sournois) sur lesquels j'avais bien envie de faire plancher les volontaires. Un très de saison, un autre très trad' (le plus trad' de tous même), et un plus exotique et tendance. Donc j'ai sondé les membres du jury et ceux qui avaient un avis ont plebescité... la pomme. Ben oui comme quoi, la tradition continue d'inspirer la créativité. Alors à vos pommes, prêts, partez !! Des plus conservateurs et trices aux plus intrépides, je pense qu'avec un thème pareil, tout le monde pourra mettre son grain de sel. Que tous ceuzécelles qui ont envie de participer me laissent simplement un lien vers leur recette en commentaire avant le 2 février à minuit (heure locale, donc torontoise), et je me ferai une joie de publier un billet récapitulant le tout avant que le jury tranche. Mais qui seront donc ces trancheurs ? Voici, mesdames et messieurs les membres du jury (ceux qui ont eu la gentillesse d'accepter la charge de cette délicate mission quoi). Bon là vous êtes censés vous lever et applaudir. Bon sang faut tout vous dire hein !
Le jury sera donc constitué de : (là il faut imaginer une bombe de 1m80 habillé en Dior sur une musique gnan-gnan à la Docteur Jivago)
Anaïk from Le Confit c'est pas gras !
Clairechen from Marmite d'un Ptipoint
Lilo from Cuisine Campagne
Mitsuko from Tours et Tartines
Ninnie from Mitaine Ecarlate
Stéphane from Passion Fusion
... moi from ici
(bon je sais pas si je dois mettre des majuscules comme ça partout mais ça fait plus Cannes je trouve)

Et bon bien sûr je peux pas vous jeter une vieille pomme pourrie comme ça à la tronche sans m'y coller d'abord moi même, alors voilà la première participation du LSSCLS : la mienne. Of course elle est hors compétition et j'invite les membres du jury que ça démange à en faire autant.
[Message personnel à l'intention des jurés : les photos ça fait bien saliver, mais faut pas vous leurrer. Personne ne nous enverra d'échantillons à goûter en vrai, et d'ailleurs vus les délais de la poste ce serait pas très prudent d'un point de vue sanitaire, alors si vous voulez en bouffer de la vraie de la pomme salée ben faudra vous la préparer mes p'tis cocos]

Parmentier de canard aux pommes et au céleri

Pour 4

4 cuisses de canard confites
3 pommes Granny Smith
2 échalotes
3 pommes de terre
1 boule de céleri
10 cl de lait
10 cl de crème liquide
sel, poivre, muscade, cumin

Préparer 2 purées avec les pommes de terre et le céleri cuits à la vapeur. Ajouter dans chacune 5 cl de lait et de crème tiédis, une noix de beurre, saler, poivrer, muscader et bien mélanger.
Préchauffer le four à 380°F / 180°C.
Passer les morceaux de canard à la poêle pour les dégraisser, puis les effilocher en enlevant la peau.
Emincer les échalottes, et les faire revenir dans un peu de graisse de canard. Eplucher les pommes, les couper en dés et les ajouter aux échalottes avec la viande émiettée. Saler, poivrer, cuminer, couvrir et laisser mijoter ¼ d'heure.
Dans un grand plat allant au four (ou bien dans 4 petits) étaler une couche de purée de céleri, couvrir d'une couche de canard aux pommes, et garnir d'une couche de purée de pomme de terre. Déposer une noix de beurre sur le dessus et enfourner pour ½ heure.

parmentier-canard.jpg

Je remercie du fond du coeur et de l'estomac mon adorable frangin de nous avoir rapporté une boîte de confit de canard (Nico, comme convenu le marbre pour la statue à ton effigie dans le jardin est en cours de commande), j'en ai fait cette recette inspiré de la photo tellement affolante qu'elle en est presque aphrodisiaque du livre Hachis maison chez Marabout (si si allez voir la page 35, un vrai truc à garder dans sa table de nuit). Oh my god que le canard et la pomme sont de vrais potes !

décembre 03, 2006

Soyons (to)fu !

C'est pour répondre à un cri de détresse lancé par mon frérot adoré (enfin un des 2, pas de jaloux hein) que je révèle au monde entier (enfin à la banlieue rouennaise quoi...) un truc que je me serais pourtant bien gardée de hurler sur les toits. Ben oui... comment dire... euh... Bonjour je m'appelle Framboiz et je mange du tofu au moins une fois par semaine.
Oué je sais, normalement c'est plutôt les Cléa , Virginie et autres Ninnie qui sont les marraines officielles de ce genre d'aliments. Déjà que je me suis autorisée par le passé des trucs limites commes des biscuits aux germes de blé, et même des boissons archi saines (si si ou bien ici), me v'là maintenant avec mon tofu, “dites donc faudrait pas pousser” entends-je murmurer dans mon dos. Oui je sais bien que ce n'est pas très raisonnable mais en même temps comme je l'ai déjà dit (oué je radote c'est hyper flippant) quand on a été végétarienne il est des habitudes qu'on ne perd pas. Le tofu en fait partie. Et pour ceux qui seraient à 2 doigts de me retirer direct de leur liste blog-line juste parce que j'ai osé écrire ce mot tabou (T.O.F.U) je vous renvois à mes coming-outs viandesques (par ici ou par ) et aux milliards de grammes de graisses saturées et/ou de sucre contenus dans des recettes comme celle-ci, ou celle-là ou dans l'indécente avalanche de glaces (volume 1 et volume 2) que je publiais sans vergogne : on peut être une bonne vivante pas vraiment à cheval sur les principes du sain-bio-truc et adorer le tofu. Preuves en images avec ce menu spécial tofu dédié à cet empoté de Nico qui m'a appelé tout sanglotant de larmes parce qu'il avait compulsivement acheté un bloc de tofu et qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien en faire. Là j'ai tout de suite mis mon tablier de coach et lui posait les questions de rigueur pour pouvoir le guider au mieux dans son dépucelage baptême tofusien : “Bon du calme frangin, c'est quoi comme tofu que tu as acheté ? Du soyeux ? Du ferme ? Du extra ferme ?”. Le Nico en question, pas capable de me répondre, se retrouvera donc avec 3 recettes pour le prix d'une, pour avoir de quoi utiliser son tofu quelle que fusse sa consistance (ouah un subjonctif imparfait, c'est pas tous les jours dites donc). Alors c'est parti, de l'entrée au dessert, en passant du soyeux à l'extra-ferme ! J'en ai quelques dizaines en stock alors ce n'est qu'un début hein, une petite minute d'initiation spéciale Nico et autres tofu virgins.

Végépâté au tofu

Comme ça la liste d'ingrédients a l'air impressionnante mais la simplicité de la réalisation (un simple Vrrrrrrrrrrrrr dans le robot) en fait une terrine idéale de boîte à lunch ou de diner léger, pour accompagner une soupe ou une salade.

Pour une terrine (moule à cake standard)

400g tasses de tofu mi-ferme (ou ferme) émietté
50 g de germe de blé
50 g de flocons d'avoine
50 g de poudre d'amande
50 de graines de lin (ou de tournesol)
1 oeuf
200 ml de coulis de tomate
50 ml de tamari (ou de sauce soja)
1 cuillère à café de levure chimique
2 gousses d'ail, hachées
2 carottes, rapées
1 courgettes, rapée
1 tête de brocoli, découpée en fleurettes
le zeste d'un citron
1 bouquet de sauge (ou de persil ou de coriandre, selon les goûts et ce qu'on a sous la main)

Préchauffer le four à 150°C / 350°F.
Mettre tous les ingrédients dans le robot et réduire en purée. Moi j'aime bien que le tout reste un peu granuleux, mais si vous aimez le lisse, ça marche aussi.
Verser la préparation dans un moule à cake légèrement huilé, et enfourner pour environ 1h. Quand la lame d'un couteau ressort sèche c'est que c'est prêt.
Bien laisser refroidir (une journée ou une nuit c'est l'idéal), démouler puis découper en tranches assez épaisses.
Tartiner sur des toasts de pain grillé et servir avec des graines germées et un pesto de tomates séchées ou de roquette. Enfin ça c'est comme on veut mais moi c'est comme ça que je l'adore.

vegepate-tofu.jpg

Cubes de tofu croustillant

Inspirés des Crispy tofu cubes de notre cantine Fresh by juice for life (resto végéta-rien et -lien que je recommande à tous ceux qui cherchent à se régaler à Toronto, omnivores compris), c'est le dîner préféré de mon Pimpreton pourtant pas très facile à satisfaire. Et comme c'est ludique, sain et vite préparé on en mange trop très souvent.

Pour environ 50 cubes

1 bloc de tofu extra ferme de 250g
50 ml d'huile (d'olive, de tournesol ou de colza... au goût)

Pour la marinade
100 ml de vinaigre de pomme
150 ml de tamari (ou de sauce soja)
100 ml d'eau
20 ml d'huile de tournesol ou de colza

Pour la panure
100g de levure alimentaire
50 g de germe de blé
1 cuillère à soupe de poudre d'ail
1 cuillère à soupe de graines de sésame
sel, poivre

Couper le bloc de tofu en cubes d'environ 1,5 cm de côté.
Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un saladier, oui y laisser tremper le tofu pendant une bonne demi-heure.
Pendant ce temps, préparer la panure en mélangeant tous les ingrédients dans un plat creux.
Quand le tofu est bien imprégné de la marinade, égoutter les cubes puis les rouler dans la panure.
Faire chauffer l'huile puis y faire dorer les cubes environ 5 minutes.
Servir chaud avec des nouilles chinoises au soja, une salade ou des légumes sautées. Ou grignoter comme ça pour l'apéro... c'est bon aussi !

crispy-tofu-cubes.jpg

Et puis pour le dessert, on peut faire des miracles avec le tofu soyeux. Un exemple avec la recette des petits pots framboise-citron. La consistance est mousseuse et les goûts variables à l'infini.

soja-framboise-citron.jpg

Et il paraitrait même que le tofu soyeux s'entend à merveille avec le chocolat, et là c'est Valérie Cupillard ou Cléa qui le disent alors... je peux pas lutter !

novembre 20, 2006

Soupe de haricots rouges au fromage et tortilla chips : remède anti -journées cacabouillasses

Y'a des jours comme ça où vraiment... mais vraiment... notre poupée vaudou a dû tomber entre des mains malintentionnées qui nous ont transpércés de pics à brochette. Ça ou bien Vénus qui s'aligne avec Orion dans la constellation du pied de porc au moment de la nouvelle lune, phénomène qui se produit une fois toutes les 16 années bissextiles. Ou alors une manifestation directe de l'effet papillon genre une nana ouvre une boîte de cassoulet à Saint Etienne et moi je me retrouve avec une journée cacabouillasse... bref y'a surement une explication scientifique super rationnelle à tout ça. C'est impossible autrement.

Pour bien comprendre, dans la vie j'ai horreur de :
1. me réveiller en sursaut en me rendant compte que le réveil aurait dû sonner il y a 40 minutes
2. marcher en chaussette dans le mouillé que mon lave-vaisselle s'est oublié à répandre sur le carrelage
3. tomber en rade de café à 6h45 (surtout si j'ai déjà 40 minutes dans la vue à cause du réveil)
4. me rendre compte une fois fagottée comme un sapin de Noel qu'il tombe des cordes
5. avoir oublié mon parapluie au boulot la veille
6. devoir courir sous la pluie (sans parapluie donc) en poussant la poussette, ce qui revient à m'auto-éclabousser la zone allant de mes genoux à mes chevilles
7. attendre le métro ½ heure puis en regarder passer 17 bondés comme une camionette de clandestins à Tijuana, au milieu d'un quai dont la foule en délire évoque plus un concert de Madonna qu'un paisible matin de turbin
8. constater que l'escalator qui me permet de sortir du métro pour atteindre ma correspondance en bus est en panne, surtout quand j'ai déjà 40 + 30 m + 17 métros de retard
9. voir le bus démarrer sous mon nez, en particulier quand j'arrive à sa portée avec l'aisselle humide d'avoir porté ma poussette sur 3 volées de 12 marches (rapport à l'escalator qui marche pas).
10. apprendre une fois arrivée à la crèche que c'est le jour de test du nouveau système de sécurité et que donc je dois attendre que l'ordinateur ait enregistré mon entrée avant de pouvoir sortir, et que bien sûr comme c'est un test l'ordi se sent obligé de ne pas se souvenir qu'il m'a laissé entrer 2 minutes 15 plus tôt.
11. reprendre le bus avec le teint rougeaud, les auréoles sous les bras et le souffle d'une octogénaire aux Gitanes depuis la puberté, et me jeter sur mon téléphone portable pour prévenir mon boulot de mon retard (vu qu'à ce stade je suis déjà en retard !) et constater qu'il refuse de s'allumer puisque j'ai oublié de lui recharger sa batterie la veille.
12. m'effondrer sur le premier siège venu (au nez et à la barbe d'un papi parkinsonien) dans le but de m'infuser 15 minutes de musique dans les oreilles et adoucirs mes moeurs un poil tendus, avant de me rendre compte que mon Ipod s'est ligué avec mon portable et refuse catégoriquement de me livrer le moindre début de commencement de chanson. Même pas un vieux truc d'Adamo ou de Michelle Torr. Nan. Rien de rien.
13. courir jusqu'à la porte du bahut, grimper les escaliers 4 à 4 , arriver en cours trempée du bas de pantalon aux aisselles, la mine alcoolisée par une pointe d'agacement et un soupçon de hâte, pour... trouver une salle vide puisque mes chers élèves étaient ce matin en sortie avec leur prof de musique !

13... j'aurais dû m'en douter. Holy crap (oui c'est moins vulgos que "sainte merde" quand même, enfin surtout pour ceux qui ne parlent pas anglais en fait) tout cela était donc un gros complot diabolique. Ai pas fait gaffe mais à tous les coups le numéro du bus maudit c'était 666. Robert Langdon, I need you.

En tout cas ça doit être pour ce genre de journées que nos amis de ce côté de l'Atlantique ont inventé la “comfort food”. Et pour moi la “comfort soup” du jour ce fut ça. J'en aurait presque pensé que cette avalanche de cacasseries en aura valu la peine.

Soupe de haricots rouges au fromage et tortilla chips
(d'après la génialissime bible soupesque de Pam Reiss Soup, a kosher collection)

Pour 6-8

1 oignon jaune, finement émincé
6 gousses d'ail, écrasées
1 piment jalapeño. égrainé et finement haché
1 cuillère à soupe de mélange à chili (chili powder)
2 cuillères à soupe de coriandre moulue
1 cuillère à soupe de cumin moulu
2 cuillères à café de sel
1/2 cuillère à café de poivre noir
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
1 grosse boîte de tomates concassées
1,5 l d'eau
1 grosse boîte de haricots rouges (ça déchire aussi avec des noirs)
100 g de farine
120 ml de lait
120 ml de crème liquide
200 g de cheddar rapé

Faire revenir l'oignon dans de l'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit bien tendre.
Ajouter l'ail, le piment et tous les épices remuer constamment pendant 1 minute.
Ajouter l'eau, le concentré de tomate et les tomates concassées. Porter à ébullition, couvrir, puis laisser mijoter une demi-heure.
Ajouter les fayots puis laisser cuire encore une demi-heure.
Mixer rapidement sans vouloir obtenir une soupe lisse. Les morceaux et mêmes les haricots entiers donnent une texture fabuleuse à la soupe.
Dans un bol, mélanger au fouet la farine, le lait et la crème en prenant soin de ne laisser aucun grumeau. Verser doucement cette préparation dans la soupe en remuant bien pour incorporer la mixture correctement. Laisser mijoter 2-3 minutes : la soupe va épaissir.
Ajouter le cheddar, bien remuer pour qu'il fonde et... déguster avec des tortilla chips émiettées dessus ou trempées dedans. Ça c'est selon les goûts.


octobre 09, 2006

Tatin du kiki #13, réservée aux palais affûtés

Comme Lilo nous a tous invités à faire des tatins pour son édition du KiKiVeuKiVienKuisiner, et que la tatin est ici une autre façon de meubler les assiettes et estomacs lors des soirées coquilettes (non je n'ai, là encore, pas essayé de faire une tatin aux coquillettes !) j'ai été un poil désarçonnée devant le maitre mot sous lequel elle a placé son édition : créativité. Comment diantre (oui je dis diantre parfois, pas vous ?) allais-je pouvoir être créative avec ce truc qui est chez nous un recours propre aux repas SANS imagination justement. Pfff autant choisir le thème du gratin de pâtes tant qu'on y est. Bon en même temps là au moins y'avait du défi, du challenge. Et moi le challenge, ça me fait tatiner plus que de raison.
Donc ces 3 dernières semaines nous avons dû engloutir une bonne dizaine de tatins. Des salées, des sucrées, des qu'on mange tout le temps, des que j'avais encore jamais faites. Y'a eu des "pfff encore ta tatin aux aubergines et aux tomates séchées" (une vieille recette tirée d'un antique Marie-Claire idées que tous ceux qui sont venus diner un soir à l'improviste ne connaissent déjà que trop), des "Ouah géniale ta ta(r)ti(n)flette (le Bernard l'Arno dés lors qu'il y a des patates et des lardons dans un plat il crie au génie culinaire)", des "miam", des "Encooooore" et des "Oh non pas encore une tatin". Mais celle que je jette dans le kiki pour tenir compagnie aux autres tatineries réalisées ici et là est une nouvelle venue à la maison, une petite chose exécutée au pied levé au retour du marché avec ma lubie du moment, j'ai nommé le fenouil (digne successeur du céleri mais en train de se faire piquer la vedette par les courges de saison), accompagné de quartiers d'orange, de sauce soja, de miel et de sésame.
Moi j'ai adoré le contraste sucré-salé et amer-doux de toutes ces saveurs mélangées, le Bernard l'Arno lui a juste déclaré qu'il fallait un peu de temps pour s'habituer et que son palais était sûrement trop profane pour goûter pleinement les saveurs de cette tatin un poil désarmante il est vrai. Mais bon si je traduis en gros ça ne veut dire qu'une chose : Oukèson les patates ? Oukilèlecochon ? Le signe qui ne trompe pas : il a terminé sa part (quand moi j'en avais englouti deux et me retenait d'en prendre une troisième) du bout des lèvres et s'est ensuite jeté sur... un reste de raclette !
Conclusion : trentenaires un poil régressifs, attention une consommation excessive de burgers et cinnamon rolls de chez Cinnabon nuisent gravement à vos papilles. En même temps c'est pas bien grave ça en fait plus pour les autres comme aurait dit ma grand-mère ! De là à dire que Mamie adorerait cette tatin... il y a un pas que je ne franchirait pas. Ceux qui ont connu ma Mamie et sa cuisine me comprendront.

Tatin de fenouil à l'orange et au caramel de soja au miel

Pour un moule de 24 cm

1 pâte feuilletée
2 bulbes de fenouil
2 oranges
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de miel
1 cuillère à soupe de graines de sésame
huile d'olive, sel, poivre

Détacher les suprêmes des oranges et les faire égoutter sur du papier asbsorbant.
Couper les tiges des bulbes de fenouil puis les débiter en tranches dans le sens de la hauteur. Recouper les tranches en 2 (toujours verticalement) et les disposer bien à plat sur une plaque allant au four, saler, poivrer, badigeonner d'huile d'olive puis faire rotir à fout chaud (200°C/400°F) jusqu'à ce les tranches soient tendres et dorées. Laisser refroidir.
Badigeonner de miel le fond d'un moule à manquer puis couvrir d'un filet d'huile d'olive. Disposer en rosace les quartiers d'oranges et les tranches de fenouil, puis recouvrir de pâte feuilletée. Piquer la pâte.
Faire cuire à 380°F/190° pendant une trentaine de minutes.
Laisser refroidir quelques minutes puis demouler la tarte en la retournant sur un plat.
Préparer le caramel dans une casserole en portant à ébullition la sauce soja et le miel. Sans remuer, laisser réduire de moitié la mélange avant d'ajouter les graines de sésame.
Napper la tatin de ce caramel.

Le "truc" pour être sûre de ne pas retrouver la garniture des tatins collées à vie au fond du moule : découper un rond de papier sulfurisé (parchemin ici au Canada) au diamètre du moule et la placer au fond avant de disposer la garniture. Finies les mauvaises surprises pour l'éternité !

tatin-fenouil.gif

septembre 27, 2006

Coquillettes au jambon à la japonaise : makis maison pour pas un rond.

C'est irrationnel mais c'est comme ça : le Bernard l'Arno et moi dépensons une fortune en bouffe japonaise. En plein d'autres trucs aussi du reste parce que bon on ne vit qu'une fois, et on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, et 1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras et tout ça. Mais sitôt que ça touche aux sushis, c'est plutôt 10 tiens valent mieux que qu'un seul tu l'auras. Carrément irrationnel je vous disais.
Pourtant quand on y pense c'est pas grand-chose hein. Un peu de poisson (pas vraiment beaucoup en fait), pas mal de riz (avec le prix de notre investissement mensuel en makis on pourrais sans aucun doute acheter chaque mois notre poids en riz de très bonne qualité), 2-3 bouts de crudités (assez pour que Pimpreton sorte son crucifix en hurlant Vade Retro mais pas tant que ça finalement), quelques feuilles d'algues (oui je sais qu'il faut dire de Nori pour faire plus hype, mais bon n'empêche c'est quand même de l'algue) et puis en gros on a fait le tour. Pffff mettre tant de dollars dans si peu, quand même... surtout que tous ceux qui essaient de makiser se mettent ensuite à danser sur le tatami en nous snobant de “c'est trop fastoche”, “un jeu d'enfant”, paraitrait même qu'en plus d'être divin faire des makis ce serait simple et rapide. Un peu comme les coquillettes au jambon quoi. Enfin avec la feuille de Nori en plus... Presque. Allez quoi...
L'autre soir, j'allais donc me lancer dans la réalisation d'une de ces assiettes de coquillettes au jambon un poil régressives mais toujours enthousiasmantes quand j'ai lancé à la cantonnade (bon au Bernard l'Arno quoi... Pimprenille dormait déjà et Pimpreton s'en tape de toute façon vu que lui il mangera inmanquablement le seul met que son régime strict de légumo-intolérant autoproclamé lui autorise 7 soirs sur 7 : les-dites coquillettes au jambon) “tiens non, on va changer un peu et faire des makis”. Le Bernard mon mari, un peu affamé sur les bords (il était en gros 20h) a commencé à s'inquiéter, à me demander si j'étais sûre de vouloir tenter ça ce soir, si c'était vraiment le bon moment, si j'avais tout ce qu'il faut, s'il fallait pas un riz spécial, si j'avais vérifié l'alignement des planètes, si l'avocat était assez mur, si si si... si, en gros, je préférais pas faire des coquillettes au jambon !
Et bien non ! J'ai sorti ma natte de bambou (achetée il y a déjà fort longtemps pour être dans les starting blocks le jour où ça me prendrait, donc ce soir là!), mes feuilles de Nori (que j'utilise souvent émiettées dans des biscuits salés ou des pâtes à tarte) et roule ma poule. Je mets mon riz à cuire, pendant ce temps je coupe mes crudités, prépare le poisson du bord, et.... 30 minutes plus tard les makis étaient sur la table. Et les coquillettes de Pimpreton aussi du reste. Incroyable. Ben non, c'est pas du flan, les makis c'est vraiment exactement pareil que les coquillettes au jambon. Euh y'a juste pour le fromage râpé dessus que je suis pas sûre, mais ça après c'est une question de goût.

Makis

Pour 4 rouleaux (soit 36 makis chez nous ce soir là)

2 tasses de riz blanc rond
4 tasses d'eau
2 cuillères à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
1 avocat bien mûr
1/2 petit concombre
10 crevettes cuites
2 tranches de saumon fumé
2 feuilles de laitue
1 boite de thon au naturel
1 cuillère à soupe de mayonnaise
sésame doré, sésame noir
wasabi

Rincer le riz puis le mettre dans une casserole avec l'eau. Couvrir et porter à ébullition. Quand ça bouillone, remuer puis baisser le feu, et laisser couvert jusqu'à ce que le riz ait absorbé toute l'eau.
Pendant ce temps faire chauffer le vinaigre de riz et y dissoudre le sucre en poudre. Ajouter au riz une fois cuit, bien remuer.
Toujours en même temps (oui je sais il faut utiliser tous ses neurones en même temps pour faire tout ça, mais c'est faisable !) : trancher l'avocat en lamelles et les citronner, faire une fine julienne avec le concombre, décoquiller les crevettes, couper les tranches de saumon en rubans, faire des bandes de laitue, et mélanger le thon (égoutté, c'ets mieux) avec la mayo.
Et là le plus spectaculaire : le montage.
Pour ça je vous renvoie aux super top schémas de la mort de Mademoiselle Gastronomade : inratable ! Bon of course lesmiens sont encore loins de la perfection (on doit pas voir la feuille revenir au milieu) mais c'est juste une affaire de disposition sur la feuille et puis bon... c'est toujours plus classe qu'un gratin de coquillettes.
J'en ai aussi tenté le montage à l'envers (on étale le riz sur la natte, on pose la feuille de nori dessus et on y place la garniture avant de rouler comme d'hab') et ça a marché impec. Super classe quand une fois le rouleau fini vous le roulez dans un mélange de graines de sésame doré et noir.
Chez nous c'était de haut en bas : thon-mayo/laitue, avocat/saumon, saumon/concombre (à l'envers), et avocat/crevette. Déguster avec une pointe de wasabi mélangé à de la sauce soja.

makis.gif

août 30, 2006

Carrés d'agneau en croûte de cajou, ou pourquoi je veux acquérir la nationalité néo-zélandaise

Pour la première fois de ma vie de végétarienne ayant viré sa cutie j'ai cuisiné des côtes d'agneau. Il y a encore peu de temps, l'idée de manger ce bébé mouton m'aurait levé le coeur (oui j'ai mon côté très cucul sur le sujet, enfin j'avais... n'oublions que jusqu'à l'âge de 10 ans les poules étaient pour moi des "cocottes", les vaches des "meumeu", les canards des "coincoin"...) mais après les travers de cochon j'ai accompli un nouveau pas dans ma vie de carnivore, et pas des moindres. Et ce grâce à qui ? A mon médecin.
Mon médecin n'est pas éleveur de brebis. Ni même un surfeur néo-zélandais. Juste un petit monsieur ventru, chauve et pas très sympathique qui sait assez m'intimider pour que je ne sorte pas de son cabinet en le prenant pour un branquignolle. Bref... le monsieur en question m'a un peu sermonnée la semaine dernière après les résultats de ma dernière prise de sang. Il paraîtrait que je suis ENCORE anémiée. Il paraitraît que je ne mange pas assez de viande. Moué... Y'a plein de végétariens qui sont pas anémiés, m'est d'avis qu'il bourre le mou le doc là. Toujours est-il que quand j'ai dit ça au Bernard l'Arno, il a encore une fois eu un geste que je n'oublierai jamais, une attention amoureuse dont seuls les êtres exceptionnels ont le secret, une preuve d'engagement qui emeuvrait (hum... SOS Bescherelle !) toutes les midinettes de la terre. Il m'a acheté des carrés d'agneau.
S'il m'avait offert des boucles d'oreille en diamants je me serais empressé de les porter, là je n'allais pas faire monter mes côtes d'agneau sur or blanc donc je me suis plutôt empresée de leur faire des croûtes (je suis décidément une fille trop classe moi ). Depuis je songe sérieusement à demander l'asile sanitaire en Nouvelle-Zélande. Pour mon anémie hein, rien à voir avec les surfeurs of course !

Côtes d'agneau en croûte de cajou

inspirées du "Macadamia crusted lamb" du magazine Saveur de mai 2006

pour 4

2 tasses de noix de cajou, grillées à la poêle
1/2 tasse de persil plat
10 brins de thym frais
2 cuillères à soupe de miel
4 gousses d'ail
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 kg de carrés d'agneau

Préchauffer le four à 450°F / 250°C.
Au robot, mixer ensemble les noix, le persil, le thym, le miel et l'ail jusqu'à obtenir une grosse chapelure. Saler, poivrer au goût.
Faire chauffer l'huile d'olive dans une poêle et faire dorer l'agneau côtés arrondis vers le bas jusqu'à ce qu'il soit bien doré (soit 2-3 minutes).
Dans un plat à four, diposer les carrés d'agneau, côtés arrondis vers le haut, et faire rôtir 10 minutes. Sortir la viande du four et presser le mélange aux noix de cajou sur les côtés arrondis des carrés d'agneau jusqu'à les recouvrir complètement.
Remettre au four environ 7-8 minutes.
Sortir du four et laisser reposer 5 bonnes minutes sous du papier aluminium. Découper en 4 portions.

J'ai servi ça avec une simple réduction de miel (1/4 de tasse) et de vinaigre balsamique (1 tasse) et c'était parfait !



août 23, 2006

Petites bouchées tomate-sardine spéciale Blog Appétit

Et de 3 ! Une autre participation encore une fois in extremis à Blog Appetit (cf Blog Appetoche #7). Ca casse pas 5 nageoires à un maquereau mais au moins cette fois j'ai accueilli les 2 invités avec hospitalité sans en laisser un à la porte du frigo (pas comme pour Blog Appetit #8 quoi...).
Il se trouve pourtant que Madame Sardine et moi ne sommes pas de super copines. On se déteste pas mais on s'ignore cordialement et on s'arrange pour s'éviter sans mépris, et ce même en plein été. Je ne pense jamais à elle et elle n'a jamais fait le premier pas pour que nos relations deviennent plus chaleureuses. La seule occasion où je l'invite parfois, par convenance sociale je dois bien le confesser, c'est dans mon panier de pique-nique, enfermée dans une boîte et baignant dans l'huile. Lecteur qui viendrait chercher ici une bonne recette de filets de sardines bien frais, passe ton chemin. Ici la sardine est un animal qui vit dans une boite rectangulaire et n'a pas de tête.
La tomate elle est une vieille potine, on se voit tous les jours et on ne s'en lasse pas. Elle vient comme elle veut, en jus beaucoup, en petites cerises pas mal aussi. Là pour l'occasion j'ai invité Miss strawberry tomato (tomate fraise en français ?). Plus grosse que sa cousine cerise elle est plus facile à farcir de divers trucs et machins, chauds ou froids. Là comme j'ai encore fait ça en 30 secondes au dernier moment c'est froid évidemment.
C'est rigolo à faire, à regarder et à manger, donc ça méritait quand même de finir dans nos estomacs. Et pour l'instant ils n'ont pas l'air de s'en plaindre (H+1) !

Mini-tomates farcies à la crème de sardine à l'avocat

Pour une vingtaine de bouchées

une vingtaine de tomates fraises (???)
100 g de sardine à l'huile en boîte
1 avocat bien mûr
2 petits oignons nouveaux (le vert et le blanc)
80 g de fromage frais (cream cheese pour moi, mais du Carré Frais ou même de la brousse ou de la ricotta feraient sûrement l'affaire)
1 citron vert
1 cuillère à soupe de sauce Worcestershire
sel, piment de Cayenne (au goût)

Couper le haut des tomates (ne pas jeter les chapeaux hein malheureux !), les évider, les saler puis les laisser dégorger une demi-heure dans une passoire.
Pendant ce temps préparer la crème en mixant ensemble les oignons, les sardines (en ayant enlevé les arrêtes avant hé hé !), l'avocat, le fromage frais, le citron, la sauce Worcestershire, le sel et le piment de Cayenne.
Rincer puis sécher les tomates et couper une fine tranche du dessous afin qu'elles puissent tenir debout toutes seules comme des grandes.
A la poche à douille, remplir l'interieur des tomates de la crème de sardine à l'avocat. Remettre les petits chapeaux, avec la 'tite queue c'est encore mieux. Et hop une bouchée !

tomate-sardine.jpg

juillet 31, 2006

Gratin le plus infâme de toute la création

Voilà, ça y est c'est fait. Nous avons déménagé. Enfin "déménagé" c'est un peu un grand mot... nous avons changé nos affaires de place pour le moment, rien de plus. Nous vivons toujours entourés de cartons disposés sous forme de digues au milieu desquelles nous avons laissé une bande vide destinée à nous permettre de traverser la maison en nous mettant sur le côté et en rentrant le ventre. On vit dans des tranchées, on dispose de 3 petites cuillères et un décapsuleur pour se nourrir et cuisiner, et on fait du coup des expériences culinaires déroutantes. Je tenais néanmoins à partager avec vous la recette du gratin que le Bernard l'Arno a préparé le soir du déménagement et auquel il a donné le nom fort attrayant de "gratin aux restes de frigo", fabriqué à 100% à base de trucs qui n'avaient pas réussi à dégager après 5 jours de repas sur le thème "on déménage le moins de bouffe possible", il faut le voir pour le croire... Si jamais un jour il y a un concours au sein de la blogosphère pour attribuer un prix à la recette la plus répugnante et la photo la moins ragoûtante, et bien je crois que vous pouvez tous aller vous rhabiller car je viens de remporter la cagette de tomates pourries qui récompense le gagnant dans les 2 catégories. Affligeant... j'ai quand même hésité à le congeler pour la prochaine visite de Jessica.

Gratin aux restes de frigo

Pour 785 personnes (1/2 bouchée suffit... forcément...)

1 paquet de gnocchi, entamé depuis 3 jours
1 brique de coulis de tomate, ouverte pour la moussaka d'il y a 1 semaine
5 tranches de processed cheese (genre de toastinettes), achetées pour Pimpreton il y a des mois pour tenter (en vain) d'imiter les grilled cheese de la pub Kraft
1/2 oignon, emballé dans du film plastique après la quiche d'hier
1 gousse d'ail (qui trainais là depuis Dieu sait quand et pour Allah sait quelle raison)

Faire revenir l'ail et l'oignon, ajouter la tomate. Saler, poivrer, origaner.
Faire cuire les gnocchi dans de l'eau bouillante salée, égoutter et mélanger à la "sauce" tomate.
Recouvrir de tranches de processed cheese et faire gratiner 15 minutes au four.
Sortir du four, regarder d'un oeil inquiet, photographier pour avoir une preuve de l'étendue de l'incompétence culinaire de votre époux, jeter à la poubelle et commander une pizza.

gratin-immonde.jpg

NB : Le film caoutchouteux et les cloques plastifiées qui ornent le dessus de la flaque tomatée ont été réalisés sans aucun trucage.

juillet 21, 2006

Des noix, des graines, des fruits secs, du cresson, une chèvre et un cochon

Et oui aujourd'hui c'est festival ! Alléalléonivaonéfouonivaonestfouaujourduicélafoooooooooliiiiiiie. Cette phrase est bien sûr à relire les yeux fermés (prouesse des plus exigeantes que seul David Copperfield a réussi une fois à accomplir tout seul dans ses lattrines et que même il était vert que personne ne soit là pour le voir réaliser ce prodige) en imaginant que c'est le gars de la fête forraine qui fait tirer à la carabine qui la dit, sinon on est pas dans l'ambiance et du coup ça plombe tout mon effort de désorthographie. Merci donc de jouer le jeu !
Oui parce que là c'est comme les éclipses totales de soleil c'est un truc qui se produit que tous les 74 ans, sauf que là on a pas besoin de lunettes spéciales pour le voir. Ce qui, vous en conviendrez, est carrément plus pratique et pour ainsi dire pas contraignant du tout. Bon bien sûr ça demande de se farcir mon indigeste prose surparenthésée, bourrée de mots qu'ils existent pas dans le dictionnaire et parsemée de sollicismes (si si celui là il existe M'sieurs-dames, même que ça veut dire des fautes de grammaires mais que ça fait vachement plus classe et savant et trop "t'as vu comme elle cause bien") avant d'en arriver à l'essentiel, la bouffe (sauf pour celui qui est arrivé sur ce blog en tapant "consommation excessive kékette" dans Google... j'en ai pas cru mes yeux mais j'ai fait le test et apparemment oui c'est moi qui arrive en 1er pour informer l'internaute à l'affut des plaisirs et dangers de ladite pratique... inutile de dire à quel point je suis flattée!).
Et c'est là que les plus téméraires se voient récompensés. Si vous avez déjà eu le cran de lire jusque là, vous méritez bien un petit cadeau : aujourd'hui pas de parlotte, pas de considérations stériles, pas d'anecdote désopilante ni croustillante (ce qui est, j'en conviens, un peu décevant quand on est promue en un clic au rang de queen de la consommation excessive de kékette, mais que voulez-vous j'essaie quand même de garder une plate bande de jardin secret moi aussi), non rien que de la popotte. Mon slogan pour today c'est "100% popotte 0% parlotte" (Si Publicis m'embauche pas dans la minute c'est à désespérer...). Et même 300% popotte. Pour la première fois et en exclusivité inédite sur la feuille de chou, 3 recettes. Et tenez vous bien, attentioncépafininoncépafinipaskecébonpaskonéfoupaskonépadémoudugenouuuuuu (retour à la Foire du trône, version le gars au micro du manège qui fait regretter les gaufres à la chantilly juste avant), 3 recettes salées. Pour le bec sucré que je suis c'est un genre d'exploit, un peu comme réussir à regarder un fils de Godard jusqu'au bout, manger un Reese cup en entier ou chanter la marseillaise sans rajouter "Napoléon, queue de cochon, tire-bouchon dans le caleçon" à la fin. Un truc de ouf quoi. Mais comme j'ai servi les 3 trucs ensemble et que ça a fait un genre d'unanimité de compliments, de congratulations et d'éloges (oh oui encore c'est bon... oh la la je vais encore me retrouver dans les pages X de Google moi) je n'ose pas les séparer au cas où la réussite du tout tienne à une étrange réaction chimique liée à l'ingestion simultanée des 2 cakes et de la soupe (attention malheureux, c'est un concept hein, n'allez vous fourrer 2 tranches de cake et un bol de soupe dans le bec en même temps pour faire le test, ça pourrait être dangereux un truc pareil !).
Ah... attendez... alors même que j'écris ces lignes on me dit dans l'oreillette que non. Que ça s'est déjà produit... Bon, ben... tout ça pour rien alors. Pour un non évènement quoi. Pffff... c'est vraiment n'importe quoi cette feuille de chou.

Cake aux graines, au chèvre et aux noix

3 oeufs
150 g de farine complète
10 g de levure
80 ml d'huile d'olive
50 g de mozzarella finement râpée
120 ml de lait
100g de fromage de chèvre frais, grossièrement émietté
50 g de cerneaux de noix, concassées
2 cuillères à soupe de graines de lin
2 cuillères à soupe de graines de tournesol, grossièrement hachées
2 cuillères à soupe de graines de courges, grossièrement hachées
sel, poivre

Dans un grand saladier, mélanger la farine, la levure, le sel, le poivre, les graines et le fromage râpé. Creuser un puit au milieu.
Dans un saladier plus petit, mélanger les oeufs légèrements battus et le lait.
Ajouter d'un seul coup au mélange sec le lait et les œufs, ainsi que l'huile. Ajouter le fromage de chèvre et les noix. Remuer avec une cuillère en bois.
Verser la préparation dans un moule à cake puis mettre au four préchauffé à 200°C pendant une vingtaine de minutes. Le cake est prêt quand une lame de couteau insérée dedans ressort sèche.

cake-graines-chevre.jpg

Cake aux lard, pruneaux et noisettes

3 oeufs
150 g de farine
10 g de levure
100g de cheddar râpé
80 ml d'huile de colza
120 ml de lait
150 g de lard, coupé en fines lamelles
80 g de pruneaux, coupés en morceaux
50 g de noisettes, concassées
sel, poivre

Faire revenir le bacon à la poêle jusqu'à ce qu'il soit bien doré puis égoutter sur du papier absorbant et laisser refroidir.
Griller à sec les noisettes concassées, au four ou à la poêle (mais bien surveiller, ça crame vite !).
Dans un grand saladier, mélanger la farine, la levure, le sel, le poivre et le fromage râpé. Creuser un puit au milieu.
Dans un saladier plus petit, mélanger les oeufs légèrements battus et le lait.
Ajouter d'un seul coup au mélange sec le lait et les œufs, l'huile, le bacon, les noisettes et les pruneaux. Remuer avec une cuillère en bois.
Verser la préparation dans un moule à cake puis mettre au four préchauffé à 200°C pendant une vingtaine de minutes. Le cake est prêt quand une lame de couteau insérée dedans ressort sèche.

cake-lardons-pruneaux-noise.jpg

Velouté glacé de cresson

Pour 6 petits mangeurs de soupe ou 4 gros (je parle pas de leur tour de taille hein, juste de leur appétit)

1 grosse botte de cresson
2 échalottes
1 grosse pomme de terre
1 litre de bouillon
150 ml de crème liquide
sel, poivre

Faire suer les échalotes dans un peu de beurre. Quand elles sont bien tendres, ajouter les cresson, la pomme de terre coupée en dés et le bouillon, Assaisonner au goût puis porter à ébullition et laisser mijoter pendant une vingtaine de minutes.
Quand les pommes de terre sont tendres, mixer la soupe et ajouter la crème liquide,
Laisser refroidir puis mettre au frais au moins 3 heures, et servir avec un trait de crème.

veloute-cresson.jpg

juin 27, 2006

Travers de porc virils pour réveiller le mâle qui dort dans mes ballerines

Broar.
C'est quoi ça ? Un gros rot de camionneur. Une fois n'est pas coutûme mais là je ne peux pas faire autrement.
Comment en-suis-je arrivée à de telles extrémités ? Je vous explique...
Le Bernard l'Arno se fait parfois surprendre à regarder la chaîne de cuisine à la télé (foodnetwork.ca), mais attention pas les trucs de gonzesses qui font de délicates crèmes brûlées au safran ou des soupes de poissons destructurées ! Noooooooon ! En pleine période de coupe du monde en plus, re-nooooooon ! Ce serait trop la honte. Le Bernard l'Arno regarde "License to grill" (fallait oser hein...). En gros dans ce sommet de la cuisine domestique au barbecue, on voir un ancien basketteur (1m95 au garot, black, un abonnement à vie à la salle de muscu) manipuler à chaque émission 3 ou 4 morceaux de bidoche pouvant chacun nourrir toute la population du Lichtenstein en les marinant, massant et découpant à qui mieux mieux. Mais comme Rob (oui c'est son prénom, ça s'invente pas un truc pareil) est pas une tarlouse en plus il fait des blagues potaches entre chaque grillade, ponctue ses recettes de "check it out" ou/et "babe" (j'en ai dénombré 53 la dernière fois... oué j'ai que ça à foutre de compter les 'babe" de Robby) et déguste ensuite ses chefs d'oeuvres autour d'une grande piscine avec des potes en caleçons de surfeurs et des bimbos en jupe ras-la-touffe. Evidemment tous ont une bierre à la main parce que c'est des gens cool et sympas. Mais cela va sans dire, Rob c'est pas le genre à trainer avec des loosers.
Bon donc le Bernard l'Arno avait repéré, dans cette émission à très haute teneur en téstotérone, une recette de travers de porc (the king of the barbecue made in America !) marinés dans la bière (blonde comme les bimbos de la piscine) avant d'être cuits au barbecue (tout en se grattant l'entrejambe) et servis avec une sauce (épaisse et collante). Je vous dis même pas comme ça m'a fait envie...
Mais comme je suis une épouse aimante, dévouée et qui redoute un peu les expériences culinaires de son super héros de mari je me suis lancée dans une recette de travers de porc avec bierre et sauce mais sans le poil au torse et les "mate moi ça mon gars". Et si je vous dis que j'ai même pas allumé le barbecue...

Travers de porc à la bière et à plein d'autres trucs

Pour 1 kg de travers de porc

2 gousses d'ail, écrasées
1 oignon jaune, émincé
1 cuillère à café de graines de moutarde
1/2 cuillère à café de graines de piments séchées
5 clous de girofle
1/2 cuillère à café de 4 épices

Mettre la viande dans une grande marmite et couvrir d'eau froide. Ajouter tous ingrédients et porter à ébullition. Ecumer, baisser le feu, puis faire cuire à couvert une bonne quarantaine de minutes.
Pendant ce temps préchauffer le four à 200°:C / 400°:F et préparer une "marinade" avec :
(ne pas se laisser décourager par la liste d'ingrédients, chacun joue un rôle important)

1 gousse d'ail, finement hâchée
1 bouteille de bière ("honey lager" ici, mais elle ressemble un peu à la Pelforth brune d'après nos souvenirs...)
2 cuillères à soupe de vergeoise
1 cuillère à café de sauce Worcestershire
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de sirop d'érable
3 cuillères à soupe de ketchup
le jus d'1/2 citron vert
2 cuillères à soupe de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe de jus de pomme
1/4 de cuillère à café de piment de Cayenne
1/4 de cuillère à café de graines de piments séchées

Une fois que la viande est tendre, égoutter, mettre les travers de porc dans un plat et verser dessus les 3/4 de la marinade.
Enfourner pour 1/2 heure, jusqu'à ce que la viande soit bien dorée (la retourner 1 ou 2 fois en cours de cuisson).
Placer le reste de la marinade dans une petite casserole et faire réduire de moitié.
Servir les travers de porc avec cette sauce.

honey-lager-ribs.jpg

mai 13, 2006

Poulet au sésame et noix de cajou

Hier vendredi un pote que nous appelerons John Doe (Doe n'étant évidemment pas son vrai nom de famille mais par souci d'anonymat, ou dans l'hypothèse ou il apprendrait un jour le français et tomberait sur mon blog, je préfère garder secret son patronyme de toute façon impossible à orthographier correctement pour cause d'origines polonaises) est venu dîner à l'improviste avec sa copine du moment que nous appellerons Jessica (vu que c'est son prénom).
Jessica est coiffeuse. En l'apprenant j'ai mentalement sauté de joie. Chouette une nouvelle copine qui va pouvoir me relooker et, qui sait, même peut être trouver un moyen de mettre fin à cette chute de cheveux qui sinistre mon cuir chevelu depuis mon accouchement en janvier. Or durant cette soirée, de relooking il ne fut point question (l'ampleur de la tâche l'aurait-elle découragée ?), pas plus que de remède à mon allopétie grandissante (la pudeur l'aurait-elle empêchée d'évoquer la question ?). Il ne fut question que de Jessica, Jessica et Jessica. Et ce dés l'apéritif. La soirée s'annonçait passionnante et je lançai donc THE question qui tue pour avoir une bonne excuse et m'éclipser dans ma cuisine : "vous voulez manger quoi ?" (enfin dans le texte ça donnait plutôt "whate doo yoo wantouit ?" avec mon innimitable accent). Et là le festival a commencé...
Jessica n'aime pas la viande rouge qu'elle trouve trop lourde, mais le discours végétarien lui tape sur le système, quant aux végétaliens ce sont des hippies attardés qui se nourrissent comme des lapins. Jessica n'aime pas le poisson ni les fruits de mer parce que l'odeur la dérange et en plus on peut jamais savoir si c'est bien frais. Jessica aime bien la viande blanche et les légumes mais pas la friture parce que si elle mange du gras elle se sent ballonée. Jessica aime tous les légumes qui sont si sains, si bons pour la santé, si légers, si... Tous les légumes donc, sauf les épinards (trop amers), le brocoli et le chou-fleur (qui donnent des gaz), la tomate (trop acide), les champignons (trop caoutchouteux), le poireau et les oignons (trop filandreux), les aubergines (elle sait pas pourquoi mais elle les aime pas), et 2 ou 3 autres dont elle avait même oublié le nom.
C'est la lèvre et le sourcil haussés que je lui demandai avec prudence si du riz ferait l'affaire, elle a répondu qu'elle adoooooooorait le riz. Ouf ! Ensuite je lui ai demandé si elle aimerait du poulet à quelque chose genre asiatique, elle m'a répondu qu'elle adooooooooorait la cuisine asiatique. Mais pas trop épicé sinon elle a des hémorroïdes elle digére mal. Ok je fonce dans ma cuisine en dissimulant mon sourire du mieux que je pouvais, et en adressant un clin d'oeil discret au Bernard l'Arno qui lui avait bien du mal à cacher le sien. John quant à lui était visiblement amusé par la scène qui devait se répéter pour la 28ème fois devant lui. Mais bon Jessica elle fait 1m75, elle pèse pas plus de 58 kg, elle est sapée comme Paris Hilton et en plus elle est super bien coiffée. Et sans le savoir elle m'a fait pifométrer une recette qui fut une vraie réussite. Alors merci Jess, you made my day !

Poulet au sésame et noix de cajou

Pour 4 personnes (dont une quasi anorexique)

4 blancs de poulet
3 petits oignons nouveaux (scallions),
1 gousse d'ail finement hachée
1 grosse poignée de graines de sésame
3 cuillère à soupe de tamari ( ou de sauce soja à défaut)
1 cuillère à soupe d'huile de sésame
1 cuillère à soupe d'huile de tournesol
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
2 cuillères à soupe de noix de cajou non-salées
quelques flocons de piment

Couper les oignons en lamelle dans le sens de la longueur, y compris le vert. Dans un saladier mélanger les huiles, le tamari, l'ail et les oignons émincés.
Couper les blancs de poulet en lamelles. Faire mariner dans le mélange précédent pendant une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps là préparer le riz.
Dans une poêle, faire chauffer à sec les graines de sésame et les noix de cajou grossièrement concassées ( au rouleau à pâtisserie c'est parfait). Quand tout cela commence à dorer ajouter les morceaux de poulet mariné ainsi que la marinade. Le feu doit être assez fort et il faut régulièrement surveiller et remuer. Quand la viande est bien dorée et qu'il n'y a plus de liquide dans la poêle, déglacer avec le vinaigre de riz et ajouter les flocons de piment. Je n'avais plus de coriandre fraîche, mais si j'en avais eu je n'aurais pas hésiter à y jeter quelques pluches.
Servir avec un mélange de riz et regarder Jessica trier les oignons (oooops ! pourtant elle l'avait dit qu'elle aimait pas ça !).

poulet-sesame.jpg

mai 05, 2006

Petits cakes façon antipasti

S'il est une pratique que nous avons découverte en venant habiter en Amérique du Nord, c'est bien celle de la lunch box. Monsieur en a toujours eu besoin (enfin à l'époque on appelait ça la gamelle du midi, beaucoup moins classe que la lunch box vous en conviendrez), pas grave on fait une portion de plus au repas du soir et le Bernard l'Arno mange chaque midi la même chose que la veille au soir, il va pas en mourir. Sauf bien sûr s'il y a du fenouil, de la courgette, de l'aubergine, du bok choy, du concombre... mais bon il est grand hein il peut trier.
Non le truc qui est devenu une vraie épine dans mon pied de femme-qui-se-croit-libérée-mais-qui-est-aliénée-par-la-polyvalence-qui-incombe-à-la-femelle-moderne c'est la lunch box en 3 exemplaires. Une pour Monsieur, mais aussi une pour Pimpreton et une autre pour moi (d'ici 6 mois il faudra aussi prévoir celle de Pimprenille... inutile de dire à quel point je n'ai pas hâte...) qui, bien que nous passions tous 2 nos journées dans un établissement scolaire, ne disposons pas d'une bonne vieille cantoche où nous pourrions nous repaître de céleri rémoulade, de lasagnes surgelées et autres oeufs mimosas. Non, rares sont les écoles disposant d'une cantine ici et c'est finalement tant mieux car les rares qui en ont une n'ont pas les autorisations pour cuisiner les repas sur place et ne servent donc que des trucs industriels (toujours les mêmes qui plus est ! Pas super de savoir que son môme peut s'il veut manger de la pizza Mc Cain aux 4 fromages 5 jours par semaine).
Bref me voilà obligée de cuisiner pour 6 tous les soirs, et de me sentir comme une bonne mamma italienne devant ma gamelle de 5 litres de sauce bolognaise (et je lui jetterais bien ma cuillère en bois au Bernardo il Arnoldo quand il me sort alors "Ma Gina tou as encore fait des pasta, tou né pé pas faire oun pé autré chose"), ou bien de concocter en plus du repas familial du soir un petit pique-nique qui mettra d'accord toutes les lunch boxes le lendemain midi. Hier soir je nous préparai donc, en même temps que le poulet au sésame du soir, un "cake façon antipasti" pour lendemain. Et ce fut une bien agréable lunch box (surtout après les pâtes au broccoli de lundi, celles au pesto de mardi, les lasagnes au poulet de mercredi et le gratin de coquillettes au thon de jeudi).

Cake façon antipasti

Pour 6 petit cakes ou 1 gros

150 g de farine
12 g de levure chimique
3 oeufs
80 ml d'huile "tournesol ou olive selon les goûts)
125 ml de lait chaud
60 g de parmesan fraîchement râpé
120 ge mozzarella coupée en dés (j'ai utilisé de la sèche pour ne pas détremper la pâte)
1 petit bocal de coeur d'artichaut marinés
15 tomates séchées non-marinées
15 feuilles de basilic grossièrement ciselées
1 pincée de flocons de piments rouges
1/2 cuillère à café d'origan séché

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Dans un saladier mélanger les oeufs, la farine et la levure. Incorporer progressivement l'huile et le lait chaud.
Ajouter le parmesan. Mélanger puis les quartiers d'artichaut (recoupés en 2 ou en 4 selon la préférence de chacun), les tomates séchées coupées en lanières (au ciseau chez moi), les dés de mozza et les feuilles de basilic.
Remuer puis ajouter l'origan et le piment.
Verser dans les moules (beurrés et farinés si nécessaire), enfourner et laisser cuire 30 minutes,

cake-artich-mozza.jpg


avril 26, 2006

Apéro pour petite soirée entre amis

Quand le Bernard l'Arno invite des potauds (orthographe hum...) pour l'apéro ça pourrait rapidement tourner au siflard-chips-binouse si personne ne veille au grain. Ouf le grain c'est ma spécialité justement alors je nous ai préparé 2-3 petits machins pas désagréables à grignoter. Et là où je les ai pas mal bluffés les gaillards c'est qu'ils ont tartouillé allégrement, qu'ils ont eu l'impression de faire ripaille, mais... qu'ils n'ont pourtant pas mangé un seul morceau de bidoche ! Hé hé hé perfide moi !!!
Alors sur la table vous aviez : des frites et chips de betterave (englouties par Pimpreton pendant qu'il répétait la bouche pleine "j'aime pas les betteraves mais j'aime bien les frites rouges"... oui oui tu as raison, oui oui c'est dégoûtant les betteraves quelle horreur...), des triangles de pita grillés avec de l'hummus de lentilles rouges (réclamé à corps et à cris par la foule en délire depuis que je l'ai mentionné ici... mégalo moi ? non je vous jure y'a au moins 4000 400 40 4 personnes qui me l'ont demandé cette recette), un paté végétal(ien) avec du pesto de tomates séchées, et des shortbreads aux graines de lin et pistaches. Dans le désordre et en images ça donne ça :

Frites et chips de betterave

frites-betteraves.jpg

Rien de plus bête, on coupe 3 betteraves crues en rondelles et en julienne épaisse à la mandoline, 3-4 minutes dans un bain de friture, on égoutte sur du papier absorbant, et hop !

Végépaté à tartiner et pesto de tomates séchées

vegepate.jpg

A tartiner sans modération ! Pour l'apéro, sur des crackers, en entrée ou dans un sandwich... j'adore !
(Je suis désolée mais je me suis servie d'une recette trouvée sur un site "vegan" américain et n'ai pas pensé à convertir les volumes en poids au fil de ma recette... pardon !!!!!!)

250 ml de graines de tournesol ( moulues ou juste concassées selon votre goût, moi je les ai passé 5 secondes au moulin à café et c'était parfait)
60 ml de graines de sésame
1 carotte
1 petite betterave
2 courgettes
1 gros oignon jaune
2 gousses d'ail
125 ml d'eau chaude
60 ml d'huile de tournesol
125 ml de levure alimentaire
2 cuillères à soupe de tamari (si vous n'en avez pas j'imagine que de la sauce soja ferait l'affaire)
1 pincée de muscade et de canelle
3 feuilles de basilic, un brin de thym, hachés
1 pointe de couteau de piment de Cayenne

Raper très finement les légumes. Ajouter l'oignon et l'ail très finement hachés.
Mélanger tous les ingrédients et verser dans un moule à cake ou, comme moi, dans 3 ramequins de 10 cm de diamètre (question de présentation, mais comme la texture reste vraiment celle d'un paté je trouve ça plus facile à conserver dans un petit format).
Faire cuite 45 minutes à 180°C/350°F.

Shortbreads aux graines de lin et pistaches

shortbreads-graines.jpg

J'ai piqué la recette là et là et l'ai adaptée au contenu de mes placards et de ma frénésie pistachesque du moment...
A faire et à refaire en variant les graines et noix!!!

Hummus de lentilles rouges

hummus-lentilles.jpg

(ma recette vient dun vieux numéro de Canadian living et je n'ai pas non plus pesé les ingrédients, mais je rectifierai ça dès la prochaine fois que je la ferai, c'est à dire sûrement très bientôt)

250 ml de lentilles rouges
50 ml de tahini (pâte de sésame)
le jus d'un citron
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
1/2 cuillère à café de sel, de poivre et de coriandre moulue
3 cuillères à soupe de persil plat, haché

Faire cuire les lentilles dans uen grand casserole d'eau salée jusqu'à ce qu'elles soient tendres mais pas écrasées, soit environ 10 minutes (elles auront totalement perdu leur couleur rouge, c'est normal). Egoutter et laisser refroidir.
Mettre dans un blender ou le bol de votre robot l'ensemble de ingrédients sauf l'huile d'olive puis l'ajouter pendant que le robot tourne afin de créer une petite émulsion. Quand l'ensemble est onctueux, arrêter et mettre dans un ramequin.
Servir frais avec des crudités, des tranches de pita, des crackers...

avril 20, 2006

Hachis aux restes de Pâques

Oui alors bien sûr, présenté comme ça fait pas très envie... Un hachis à quoi ? Aux restes. Qui s'écrie "Hummmm" ?? (comment pourrait-on s'écrier hmmmm d'ailleurs, pour faire hmmm il faut bien fermer la bouche pour que le chuitement hmmmesque ne sorte que par le nez, sinon ça ferait un simple mèèè, un maaa tout au mieux, or, pour s'écrier, la bouche il faut l'ouvrir en grand sinon personne ne remarque qu'on est en train de s'écrier et on entend rien qu'un pauvre marmonnement... si je m'écrie "ouah c'est trop bon" en fermant la bouche, au final on entend que " hmmm hmmm hmmm hmmm". Ah ben si alors, c'est pile ça que je voulais dire... ok je reprends alors.. ) Qui s'écrie hmmmmm donc? Personne.
Un hachis aux restes c'est un peu comme une soupe aux fanes, un gateau aux épluchures, c'est a dire en gros un plat réalisé avec ce que certains reservent à leur poubelle. Bon bien sûr certaines poubelles sont mieux traitées que d'autres... bref. Nous avions mangé pour Pâques un succulent gigot au miel et aux épices, mais à 3, même avec un super héros, une gourmande invétérée et un petit gars qui ne donne pas sa part au chien (il se ferait drôlement engueuler s'il faisait ça ! surtout qu'on a pas de chien, et que donc il faudrait qu'il le donne à celui du voisin ce gros connard malotru qui hurle comme un possédé sur AC/DC, jette quotidiennement ses cannettes de binouse sur la pelouse collective et se fait de temps à autre refaire le portrait par un de ses amis sans doute tout aussi distingué... le voisin hein, pas son chien). Même à 3 mangeurs motivés donc, il en restait pour un régiment. Alors, avec, j'ai fait un hachis. De la purée, du gigot, des courgettes, de la féta, quelques pignons et hop on se serait presque cru aux Greek Islands mais en meilleur. En vrai, sans en rajouter des tonnes (c'est vraiment pas mon genre la démesure et l'hyperbole) : c'était vraiment une réussite. Pimpreton en a même voulu pour sa boîte à lunch du lendemain (bon bien sûr on a du lui mentir un peu en lui disant que tout ce vert c'était des haricots, vu que son régime strict lui interdit drastiquement l'usage de tout morceau de courgette... mais bon après tout on lui a dit aussi que c'étaient les cloches qui s'étaient gelées les miches en pyjama à 7h du mat' pour déposer les 67 kilos de chocolats donc bon... c'était juste un tout petit mensonge). Tout ça pour une recette de restes, quand même quelle pipelette. Et vraiment faut que j'arrête avec les parenthèses (ça fait 15 ans que je dis ça).

Hachis aux restes de Pâques

Pour 4 personnes

350 g de restes de gigot très grossèrement hâchés
2 belles courgettes, râpées grossièrement
4 gousses d'ail pressées
100 g de féta émiettée
2 cuillères à soupe de pignons
1 cuillère à café de graines de fenouil écrasées au pilon
2 cuillères à café d'origan
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
500 g de purée de pommes de terre
chapelure

Faire revenir l'ail dans l'huile d'olive sans le faire brunir. Ajouter les courgettes, les laisser rissoler et rejeter toute leur eau en remuant régulièrement.
Quand les courgettes sont tendres et encore juste un peu humides, ajouter les restes de gigot, les graines de fenouil et l'origan. Remuer puis éteindre le feu.
Ajouter la féta, les pignons, et poivrer.
Disposer le mélange courgettes-gigot au fond d'un plat à gratin préalablement huilé, bien tasser.
Recouvrir de purée. Lisser le dessus puis dessiner des croisillons à la fourchette. Saupoudrer de chapelure (de pain complet c'est encore mieux) puis disposer dessus une douzaine de noisettes de beurre.
Enfourner à four chaud (350°F/180°C) pendant une trentaine de minutes.
Servir avec une salade verte ou une soupe de légumes.

hachis-restes.jpg

avril 10, 2006

Triangles façon “spanakopitas”

La dernière fois que nous sommes allés au restaurant, il était grec. Au cas où les odeurs d’agneau qui émanaient des cuisines ainsi que la carte alléchante avec ses plats aux noms kaballistiques n’auraient pas suffit à nous en convaincre, les propriétaires du restaurant se sont donnés la peine de tout peindre en bleu et blanc, de mettre des colonnes sous tous les pots de fleurs (artificielles) et d’orner les murs de mosaïques ravissantes au nom du restaurant (Greek Islands, ça ne s’invente pas).
Tout cela m’a rappelé un vieux Marie-Claire idées spécial “Monde hellénique” avec des mosaïques en chutes de carrelages Leroy Merlin, des cadres photos avec des poissons en punaises, un sac de plage brodé d’éphèbes au point de croix, et bien sûr un menu à la grecque. J’ai malheureusent égaré ce précieux numéro en faisant et défaisant mes cartons des derniers déménagements (et me remets d’ailleurs difficilement de la perte de cet opus) mais je me souviens parfaitement qu’une des recettes m’avait fait de l’oeil avec insistance, des petits feuilletés de brick aux épinards et à la féta appelés skanakopitas.
Des épinards et de la féta, bâteau me direz-vous… certes. Mais je n’ai quand même pas résisté à l’envie d’y goûter quand j’ai retrouvé ce nom sur le menu. Et puis étant donné que le Bernard l’Arno sortait ce jour là d’une nuit blanche avec soirée arrosée et allait se contenter d’une assiette de riz pour tenter de plâtrer son estomac facétieux, que Pimpreton avait vu des frites sur la table voisine et voulait donc manger la même chose, il fallait bien que quelqu’un essaie un truc typique. Je commandai donc des spanakopitas.
D’abords mes triangles Marie-Claire idées étaient devenu des rectangles façon struedel… soit. Ensuite il y avait du riz dedans… soit. Et en plus ils étaient frits et donc franchement trop gras pour être vraiment exceptionnels... ok. Pourtant un petit goût derrière celui de la féta et de l’épinard, un petit goût anisé et doucement relevé, venait me titiller les papilles et me donnait envie de ne pas en rester là avec les skanakopitas (même si j’en restai là avec le mien). Quand le serveur vint reprendre nos assiettes (de riz nature, de frites, et de skanakopita) je lui demandai nonchalamment quel était ce petit goût anisé qui avait éveillé ma curiosité, et là il me répond du tacotac (dans un anglais aussi exotique que le mien) : du fenouil. Bon sang mais c’est bien sûr, du fenouil ! Alors me voilà quelques jours plus tard avec mon interprétation des skanakopitas triangles, sans riz et non-frits, et en toute modestie… ils sont dignes d’une cuisine à colonnes !

Triangles façon spanakopitas

Pour 18 triangles

300 g d’épinards surgelés
1 gros oigon jaune finement haché
120 g de féta émiettée
6 feuilles de phyllo rectangulaires
1 cuillère à café de graines de fenouil
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Sel, poivre
20 g de beurre fondu

Faire décongeler les épinards sur feu moyen jusqu’à complète évaporation de leur eau.
Faire chauffer l’huile dans une poêle et y faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit bien tendre. Ajouter les graines de fenouil et continuer à cuire une bonne minute.
Couper le feu avant d’ajouter les épinards et la féta. Saler (pas trop !! la féta est un fromage déjà très salé!), poivrer, remuer, puis laisser refroidir.
Couper chaque feuille de phyllo en 3 dans le sens de la longueur. Déposer une cuillerèe de farce à 1 cm du bas de la bande, puis replier la pâte par dessus pour former un triangle. Replier ce triangle 2 ou 3 fois sur sa base pour bien l’imperméabiliser et faire un petit feuilletage puis couper au ciseau l’excédent de pâte.
Badigeonner de beurre fondu et faire cuire dans un four préchauffé à 200°C pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce que les triangles soient bien croustillants et dorés.

Accompagnés de quelques tomates cerises compotées, un délice…

Triangles-epinards.jpg

avril 06, 2006

Cake à l'avocat et au sésame noir

Je vais tâcher de ne pas en rajouter des kilos autour de notre succulent dîner de ce soir, de juste vous présenter humblement mon humble recette faite d'humbles ingrédients humblement agencés. Pourquoi tant d'humilité? Parce que j'ai péché (par orgueil)... Oui... 4 jours dans la blogosphère et déjà j'ai le melon et je me prends pour une super-héroïne. Alors voilà je range mon lasso et mon short à étoiles, le retour au réel est amer mais je dois me rendre à l'évidence : je ne suis pas la Wonder Woman des gamelles que j'ai cru être l'espace de 4 jours enchanteurs. Quand cette révélation m'est-elle apparue ? Pas plus tard que cet après-midi... je venais de sortir ce merveilleux cake du four quand j'eus l'idée de ne pas m'arrêter là et de confectionner quelques tuiles aux amandes et pistaches pour accompagner notre compote du soir, je réalisai rapidement la pâte, en étalai quelques ronds sur ma plaque à biscuits, enfournai le tout puis regardai avec délice le bord des petites tuiles caraméliser... je trépignai déjà de les poser sur mon rouleau à patisserie pour les voir s'incurver comme par magie et entrouvrai donc le four pour les en sortir. J'enfilai alors ma main gauche dans sa nouvelle manique (achetée la veille !) toute empreinte aux rêveries des exploits culinaires qui m'attendaient, et me saisissai avec assurance de la plaque brûlante du four avec le pouce et l'index de ma main... droite. Oui oui vous avez bien lu... ma ^&#@*% de main droite !! Celle sans la manique quoi !! Comme si je pensai sincèrement que juste parce que maintenant j'ai un blog de cuisine ma main droite était devenue ovenproof!
Comme je vous le disais j'ai pêché... j'ai été punie... c'est maintenant l'âme humble que je me présente à vous et les deux ravissantes poupées de gaze qui m'encombrent pour taper me rappellent à chaque seconde que je dois mesurer la fragilité humaine qui continue de m'être imposée. J'ai rangé mon lasso et mon short, à leur place, sur la patère de la cuisine, j'ai mis mes 2 nouvelles maniques bien en évidence, et je vais de ce pas nettoyer les fresques de pâtes à tuile dont j'ai, de douleur mais aussi de colère (encore un péché) repeint ma cuisine. Avant ça quand même un coup d'oeil sur le cake à accompagner de ce qu'il vous plaira. Pour nous ce soir ce fut une simple salade de pousses d'épinard et ce fut parfait pour me réconforter de mes douloureuses désillusions.

Cake à l'avocat et au sésame noir

Pour 6-8 personnes

125 g de farine blanche
125 g de farine complète
2 cuillères à café de levure chimique
1 cuillère à soupe de moutarde en poudre (ou de poudre de wasabi)
2 tranches de bacon finement émincées
80 g de fromage râpé (j'ai utilisé du cheddar)
2 œufs
250 ml de lait
50 g de beurre fondu
1 avocat, pelé et coupé en petit dés
2 cuillères à soupe de sésame noir

Faire revenir le bacon émincé à la poêle jusqu'à ce qu'il soit bien doré puis égoutter sur du papier absorbant et laisser refroidir.
Dans un grand saladier, mélanger les farines, la levure, la moutarde en poudre, les graines de sésame et le fromage râpé. Creuser un puit au milieu.
Dans un saladier plus petit, mélanger les oeufs légèrements battus et le lait.
Ajouter d'un seul coup au mélange sec le lait et les œufs, le beurre, le bacon et l'avocat. Remuer avec une cuillère en bois.
Verser la préparation dans un moule à cake puis mettre au four préchauffé à 200°C pendant une vingtaine de minutes. Le cake est prêt quand une lame de couteau insérée dedans ressort sèche.

cake-avocat.jpg

Comme il restait un peu de pâte parce que mon moule à cake est un peu rikiki j'ai mis le reste dans 2 moules à muffins, ça marche aussi !

muffin-avocat.jpg

avril 05, 2006

Blog appétit #7, ou ma 1ère modeste participation à l'événement

Après une longue hésitation (10 minutes au moins) je décide que je dois participer à Blog Appétit #7 alors même que mon blog n’existe que depuis J-3. Une sorte de baptême du feu quoi, un genre de défi que je me lance à moi même (si si je fais ça souvent… “je te parie que t’es pas cap’ de finir toute la tablette”, “vas-y reprends en si t’es une fille !”, “pfff tu pourras jamais trouver une recette avec à la fois du Matcha et de la pistache”, etc) pour voir si j’ai le cran de jouer dans la cour des grands. Et comme d’hab’ mon égo surdimensionné n’a pas supporté l’outrage, s’est jeté sur l’ordi et a annoncé ma participation à Blog Appétit ! Na ! Euh… oui… ok… super l’égo bodybuildé… mais après ça faut bien faire kek chose, une ptite recette quoi. Et là… pas beaucoup de temps, et moi j’ai l’imagination capricieuse (euh si si juste l’imagination je vous assure…) et si on la presse ben elle se braque et y’a plus rien à en tirer… en plus je suis pas très forte pour cuisiner la bidoche viande (ben oui l’ex-végétarienne a encore du mal avec ça… mais ça va venir !). Bref me v’là dans de beaux draps.

Alors juste pour pas me défiler (avec un blog qui s’appelle Feuille de chou c’était vraiment pas possible!) j’ai fait une ‘tite assiette toute simplette, mais quand même bonne, autour de la volaille et du chou, et je m’engage solennellement (si si j’insiste) à faire mieux pour la prochaine édition ! Bref pour aujourd’hui (enfin pour le repas d’hier en fait) ça nous donne donc : un poulet rôti au sirop d’érable et des choux de Bruxelles aux raisins, oignon et bacon.

blogappetit_7.jpg

Pour 4 personnes

Poulet rôti au sirop d’érable

1 beau poulet fermier d’environ 1,2 kg (coupé en morceaux par soi-même ou le volailler)
3 cuillères à soupe de sirop d’érable
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
4 branches de thym
Sel, poivre

Disposer les morceaux de poulet dans un plat allant au four, les badigeonner d’huile d’olive, saler et poivrer. Laisser reposer 10 minutes puis arroser avec le sirop d'érable et parsemer de thym. Enfourner dans un four préchauffé à 210°C pour une bonne heure, en arrosant régulièrement la viande avec le jus de cuisson recueilli au fond du plat.

Choux de Bruxelles aux raisins, oignon et bacon

500 g de choux de Bruxelles
30 ml de vinaigre de cidre
Une poignée de raisins de Corinthe
3 tranches de bacon
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
½ oignon rouge
Sel, poivre

Faire chauffer le vinaigre de cidre dans une petite casserole, quand il commence à bouillir y jeter les raisins et couper le feu.
Faire frire les tranches de bacon dans une poêle jusqu’à ce qu’elles deviennent très croustillantes. Les égoutter sur du papier absorbant mais ne pas jeter la graisse rejetée durant la cuisson. Quand les tranches ont refroidi et durci, les casser en grosses miettes.
Couper les choux de Bruxelles en 2 et les disposer sur la lèche-frite recouverte de papier sulfurisé. Arroser de 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et de 2 cuillères à soupe de graisse de cuisson du bacon. Remuer pour bien enrober les choux, saler, poivrer et enfourner dans le four préchauffé à 210°C (aux côtés du poulet donc) pour une demi-heure en prenant soin de remuer les choux toutes les 10 minutes pour qu’ils dorent sur toutes les faces.
Pendant ce temps là, faire revenir l’oignon rouge émincé dans la poêle du bacon. Quand il est tendre lui ajouter les raisins et couper le feu.
Servir les choux de Bruxelles parsemés du mélange raisins-oignon et de miettes de bacon.

avril 02, 2006

Soupe de courge butternut et poireaux

Une petite soupe de fin d'hiver (oui il fait -1°C aujourd'hui à Toronto... un peu juste pour commencer à célébrer le printemps) trouvée dans le Real Simple de février qui accompagne superbement quiche, cake, tartine et autre croque-monsieur du soir. Une soupe onctueuse et pourtant sans patate (ce qui ravira la fée Régime) qui aime se faire accompagner d'une petite tranche de pain grillée. Si en plus on prend 2 secondes pour frotter une gousse d’ail sur ladite tartine et l’enduire amoureusement d’un filet d’huile d’olive avant de la faire bronzer, là … je ne réponds plus de rien ! Oh mais je vois la fée Régime qui fronce le sourcil !

Pour 4 personnes (gourmandes de soupe!)

4 blancs de poireaux lavés et émincés
1 courge butternut d'environ 1,2 kg, coupée en gros dés
1,5 l de bouillon (de légumes ou de poulet, comme on préfère)
1 feuille de laurier
1 poignée de graines de citrouilles grossièrement hachées au couteau
1 branche de romarin
huile d'olive
sel, poivre

Mettre les poireaux, la courge, la feuille de laurier, et le bouillon dans une marmite.
Porter à ébullition, puis réduire le feu laisser mijoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la courge soit bien tendre.
Enlever la feuille de laurier, mixer la soupe, saler, poivrer, et remettre sur feu doux.
Pendant ce temps-là, faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une poêle et y faire revenir les graines de citrouille ainsi que le romarin. Remuer régulièrement jusqu'à ce que tous les arômes se dégagent, soit environ 2-3 minutes.
Servir la soupe dans des bols individuels et parsemez du mélange graines de citrouille-romarin.

Butternut-leek-soup_2.jpg