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février 28, 2008

Making of et gâteau au Coca Cola : Welcome to the US !

D-Day ! J'ai vu la couverture de mon livre sur tous les sites qui en vendent mais je ne l'ai toujours pas vu en vrai !!!! L'éditeur va me l'envoyer dans les prochains jours mais... je trépigne !! Alors si vous vous l'avez vu ou même carrément acheté (que Sainte Framboiz vous en soit éternellement reconnaissante et vous fasse trouver pile votre taille pour la paire de chaussures de vos rêves, en solde de préférence) je vous implore : alors ??!?!?! A quoi ressemble-t-il ?

En attendant de le voir en encre et en pages, petite séquence nostalgie... Making of !

Janvier 2007 : naissance du projet grâce à l'enthousiasme de Raphaëlle Vidaling, la Madame-je-fais-tout de la collection Mon grain de sel. Elle me dit “ on veut une intro rigolote à la cuisine américaine, tu organises ça comme tu veux, tu mets ce que tu veux dedans, entre 50 et 60 recettes, pas moins, pas plus”. Ma première réaction : génial je suis libre comme un piaf !

Février-mars 2007
: Ma deuxième réaction : je sais pas si c'est cool en fait d'être un piaf... Remue-méninges permanent, brainstorming constant. Quelles recettes ? Comment les organiser? Quel parti-pris ? Pffffff... fin mars, j'ai 84 recettes, et j'ai décidé de la ligne directrice : 1-pas de barbecue (le barbecue aux Etats-Unis mériteraient un livre à lui tout seul), 2- pas de recettes inspirées d'autres traditions (italiennes, asiatiques, mexicaines) juste du terroir américain, 3- des recettes connus dans TOUS les Etats-Unis, pas des spécialités régionales qu'on ne connait que 100 miles aux alentours. Bon ça ressemble à un début mais... je mets quoi comme recettes sur ces 84 ? P*%#* il faut que j'en enlève au moins 24 !

Avril 2007 : Commence la folle période des tests et en même temps des “sondages”. Je contacte tous mes copains américains, mes copains pas forcément ricains mais ayant vécu aux US et leur demande de me faire la liste des 15 spécialités qui leur semblent les plus made in USA : 3 petits-déj', 3 lunch, 3 dinner, 3 desserts, 3 snacks.

Mai à juin 2007 : Je cuisine sans arrêt !! Mes enfants sont ravis, mon castor est ravi, mes voisins sont ravis. J'ai 62 recettes que je dois tester jusqu'à ce qu'elles soient top. 5 périront dans l'entreprise (pas moyen de faire un beef stew qui ressemble pas juste à un Bourguignon en moins bon...), certaines gagneront leur label du 1er coup (mes baked potatoes sont inratables !), d'autres me mettront les nerfs en pelote (29 variantes de pancakes avant de finalement revenir à ma bonne vieille recette).

Juillet 2007 : marathon de la mort... Raphaëlle Vidaling fait le déplacement à Toronto pour 5 jours de photos. 5 jours... 57 recettes... Un défi de dingue, 10 à 12 heures de cuisine par jour pour moi pour qu'elle ai sa douzaine de plats quotidiens à shooter. On a mangé comme des ogresses elle et moi (je peux vous dire qu'elle a aimé le sandwich Waldorf !! Et pas qu'un peu !), et ma voisine me vénère depuis que je lui ai apporté un carrot cake pour 12 personnes le soir de son anniv'. Une semaine un peu quatrième dimension mais qu'est ce qu'on s'est marrées (et énervées aussi... surtout quand mon frigo est tombé en rade le 1er soir avec dedans 100 oeufs, 5 kg de beurre, 4 litres de crème, 5 salades, 2 kg de bacon... et le reste).

Août 2007 : vacances. Ouf !

Septembre à décembre 2007 : écriture des textes. Les recettes étaient des prises de notes, il faut tout rédiger et faire rentrer dans la grille éditoriale avec pas plus de tant de caractères par page (pour la pipelette que je suis, un travail d'Hercule). Au passage petit moment de panique quand ma clé USB où tout est stocké grille mi-octobre... on recommence depuis le bédut sans (trop) s'énerver. Et avec le sourire. Et en tâchant d'être drôle. Enfin un peu.

Janvier 2008 : relectures avec l'éditeur. Corrections. Faut retirer 2 recettes qui rentrent pas dans la maquettee... Euh en vrai là, c'est le moment où on commence à avoir hâte que ça se termine !

Voilà en gros. Une belle aventure quoi. Dedans le livre il y a donc 57 recettes, 50 traditionnelles, 7 bidouillées à la française par votre humble servitrice. Il y a des recettes que vous avez déjà vues sur la feuille de chou (la pumpkin pie, les sugar cookies, le carrot cake) et que vous retrouvez dans le livre (un chouille modifiées parfois), et d'autres que vous auriez dû trouver dans le livre mais que vous ne trouverez en revanche que sur ce blog, parce que bon quand un livre doit faire 160 pages c'est 160 pas 162...

Pas grave, voici donc la première recette censurée, que Raphaëlle avait même photographiée, et qui vous surprendra par sa légèreté. Oui oui j'ai bien dit légèreté, essayez si vous me croyez pas !

Coca cola cake

Pour 8 personnes (au moins)

Pour le gâteau

200g de sucre
300g de farine
100 g de beurre
100 ml d'huile de tournesol
125 ml de lait ribot
2 oeufs
250 ml de Coca Cola
3 grosses poignées de chamallows
1 cuillère à café de bicarbonate
4 cuillères à soupe de cacao en poudre
1 cuillère à café d'extrait de vanille

Pour le glaçage

100g de beurre
4 cuillères à soupe de cacao en poudre
6 cuillères à soupe de Coca Cola
1 cuillère à café d'extrait de vanille
300 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Dans un saladier mélanger la farine, le cacao et les chamallows coupés en petits dés.
Dans une casserole porter à ébullition le beurre, l'huile et le Coca. Verser sur les ingrédients du saladier et bien mélanger.
Dissoudre la bicarbonate dans le lait ribot et l'ajouter immédiatement au mélange. Incorporer les oeufs et la vanille. Bien mélanger.
Verser dans un moule ou plusieurs petits et faire cuire de 30 à 45 suivant la taille de moule choisie.
Préparer le glaçage en portant à ébullition le beurre, le cacao et le Coca. Verser sur le sucre glace et bien mélanger. Ajouter la vanille. Mélanger et glacer le gâteau sitôt sorti du four.



février 04, 2008

La couronne aux canneberges, aux noix de pécan et sirop d'érable de la reine des lunatiques

Fermer la boutique ou reprendre le taureau par les couilles cornes voilà bien la question bloggesque qui m'anime depuis quelques temps. Après avoir tergiversé, cogité, maugréé, décidé que non, puis que oui, puis que non finalement,je finis par choisir mon camp : p'têt' ben qu'oui p'têt ben qu'non. J'ai vécu quelques mois pile poil entre Rouen et Caen avant de m'expatrier outre-Atlantique donc je peux me la jouer un brin normande de temps en temps. Si je veux. Et là je veux. Enfin je crois. Enfin... (bip) de (bip) de (bip) de blog à la (bip) !!
Oui c'est vrai quoi, c'est quand même marrant de venir faire l'andouille sur la feuille de chou de temps en temps, ça me défoule, ça me détend, ça m'amuse. Et puis je reçois plein de chouettes messages de gens qui viennent me piquer des recettes, les appliquer à la lettre, les transformer complètement, ou même parfois de gens qui ne possèdent aucun autre gadget culinaire qu'un micro-onde, ne bouffent que des boîtes et du surgelé mais qui sont tombés par hasard sur mes âneries et les lisent en rigolant sans même jeter un oeil à la recette derrière. Tout ça c'est bonheur, c'est doux et chaud comme une gaufre au sucre sur la foire du 1er mai. C'est le p'têt ben qu'oui sur ma balance Roberval en gros.
Mais il y aussi les trucs qui agacent... Le temps que ça prend de rédiger mes conneries (forcément au détriment d'autres choses), le rididule de l'appareil photo en permanence dans la poche du tablier, le pathétique du “putain pioche pas dans le plat j'ai pas encore pris ma photo! Oui ben je sais que ça refroidit, c'est bon tu le passeras au micro-onde si c'est pas assez chaud !”. Et puis il y aussi la saturation dont parle très bien Stéphane (Blog-appétit et ses milliards de recettes pas forcément super excitantes et de billets pas toujours super créatifs), le narcissisme dont il faut être capable pour publier régulièrement (et penser à son référencement par exemple), le fameux “mais pourquoi je fais ça?” ou encore pire les récurrents “ok je suis une rigolote à côté de certain(e)s autres qui ont 9 cercles à pâtisser, des poches à douilles de 13 tailles et 98 épices dans leurs placards, j'ai rien à faire ici” ou bien “font chiers ces blogs chiants avec leur 73ème recette de pâte à crêpes et leurs billets sans joie, je veux rien avoir à faire ici”. L'autre plateau de ma balance...
Et puis bon finalement j'ai choisi ma patrie. Celle de Jean-Jacques. Celle dont l'hymne national dit “je me fous de tout, de ces chaines qui pendent à mon cou”. Oui cette fois c'est décidé : “je marche seule” !!! Je vais continuer à faire mon blog pour moi, pour ceux qui veulent, je publie quand je veux, je suis ravie de n'être qu'une rigolote et je m'en fous de n'avoir qu'un cercle à pâtisser dont je ne me suis servie qu'une fois, une seule poche à douile et même pas de fève Tonka ni de feuille de Cumbava, je suis juste comme Cindy une “girl who wants to have fun” et je vois pas pourquoi ça changerait. Bienvenue à tous ceux qui veulent passer sourire, ceux qui veulent passer prendre une recette, passer juste par hasard, pas passer du tout.
Je pourrais continuer ce grand moment d'égocentrisme narcissique mais on gardera le reste pour une prochaine fois, puisque maintenant c'est sûr il y aura une prochaine fois. Là je vous en dirai un peu plus sur l'année de folie qui vient de s'écouler et tous les trucs de ouf qui vont arriver durant celle qui arrive, mais en attendant plus de bla bla, il est temps de passer à un peu de miam miam avec une super brioche canadianisée. Autour de la table du goûter tout le monde était délicieusement surpris : les français par le détournement de leur brioche traditionnelle, les canadiens par l'inhabituelle utilisation de leurs ingrédients fétiches. Après avoir déneigé l'allée devant la maison pendant 2 heures, bon sang que ça fait du bien !

Couronne briochée aux canneberges, noix de pécan et sirop d'érable
(à la MAP)

4 oeufs
un peu de lait si nécessaire
65 ml de sirop d'érable
1 cuillère à soupe d'extrait de vanille
1 cuillère à café de sel
120 g de beurre à température ambiante
350 g de farine à pain
2 cuillères à café de levure déshydratée
50 g de cannerberges séchées
50 g de noix de pécan + quelques cerneaux pour décorer
sucre perlé, pour décorer

Casser les oeufs dans un verre doseur. Compléter avec du lait jusqu'à atteindre 230 ml..
Verser tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant de votre MAP et lancer le programme “pâte seule”. Quand ça bipe et que vous voulez taper sur la machine avec une bate de base ball, mettre les cannerberges et les noix de pécan.
Quand le programme pâte est terminé (la pâte aura levée une première fois), façonner la pâte en forme de couronne en laissant un large trou de plus de 15 cm de diamètre au milieu : ça va gonfler!
Laisser lever 2 bonnes heures avant de décorer de cerneaux de noix de pécan et de sucre perlé (merci encore Nico!). Enfourner 20 minutes dans un four préchauffé à 170°C / 375°F.


septembre 11, 2007

Weekend bidochon pour crumble acidulé ("Cheesy weekend for a sweet and sour crumble" dans le texte)

Bon sang je vais finir par ne même plus savoir l'adresse de mon propre blog tellement je suis d'une assiduité digne d'un étudiant de DEUG de fac de philo. Ceux de mes acolytes blogueurs ça va ils sont sur ma blogline mais bon je crois pas avoir laissé un seul commentaire nulle part depuis la fin de l'année scolaire dernière. Pis v'là la nouvelle qui a déjà recommencé la semaine dernière. On a pas le cul sorti des ronces. Bon je l'ai déjà dit, j'ai des zillions de bonnes raisons hein, pis aussi des zillions de mauvaises. Tiens ben parlons des mauvaises surtout. Mes récents voyages donc.

Alors les biens mais courts d'abord. Genre 3 jours à New York en amoureux le dernier weekend de l'été, un temps sublime, un flot d'étudiants frais émoulus tous sous le charme de leurs nouveaux quartiers universitaires et qui rendent les derniers touristes pénibles invisibles, une bonne quarantaine de kilomètres à pied dans et autour de Manhattan, des sandwiches à vendre sa mère, des cheesecakes à renoncer pour toujours à Abba pour le ménage du dimanche matin, les muffins de Once upon a tart ,135 Sullivan Street, à goûter absolument pour un brunch à demander en mariage le plus marié des voisins de table... genre 3 jours à New York quoi. Mais ça c'est une bonne excuse. Faudrait avoir un pète au casque pour avoir envie de pondre un post au lieu de se laisser porter par la vie new yorkaise.

Mais revenons-en aux voyages. Parce que bon il y a aussi les moins biens. Enfin biens mais long. Genre 3 semaines en France après 3 ans et demi d'exil. Trois semaines en famille. Trois semaines à squatter à droite et à gauche, à changer de lit toutes les 4 nuits, à manger ce que mangent les autres, aux heures où ils le mangent, trois semaines à être juste aux yeux du monde la génitrice des 2 merveilles que sont vos enfants et qui eux sont les vraies stars que l'on gâte de Pépitos, glace aux Smarties et autres cochonneries en tubes, boîtes, sachets et autres batonnets. Inutile de dire qu'ils adorent la France. Tu penses... Bon et pour moi le mal du pays s'est surtout ressenti au moment au j'ai vu... ça !

Et aussi ça !

Dure dure l'expatriation si on commence à mettre le pain, le jambon, le fromage, les viennoiseries, le confit de canard et les biscuits de Reims dans la balance. En même temps si on les mets sur la balance on se dit que c'est sûrement pas plus mal de pas les avoir à portée de papilles ces machins là sinon...

Bref bref bref venons-en à mon escapade estivale la plus mémorable. Je vous donne un indice... c'est un endroit mythique qui repose en fait sur une gigantesque supercherie et surtout des tonnes de bétons... c'est à 1h de voiture de chez moi donc pourtant j'y suis déjà allée et je suis censée savoir... mais bon... mon amoureux et moi sommes donc allés... à Niagara. Oui oui bien sûr on est pas de beaufs (dit-elle), on a pas pris une chambre à Niagara Falls non on est allés à Niagara on the Lake, c'est tellement migon, c'est tellement pitoresque, c'est tellement cher. Alors si vous ne connaissez pas bien sûr allez y si vous êtes dans le coin, c'est un peu le Honfleur (sans port of course rapport que c'est sur un lac pas sur la mer hein) du sud de l'Ontario, mignon, mondain, un poil prout-prout mais quand même charmant. D'ailleurs si vous y passez au moins vous pourrez passer une bonne soirée en allant manger au Zee. Pas donné donné mais vraiment bon bon. Re-bref, disons que si on s'était contentés de se balader dans la jolie bourgade et de se faire un bon dîner savamment arrosé, on se serait dit que vraiment on est d'une déconcertante mais comfortable banalité.

Sauf que... notre ami Denzil avait lui trainé sa conquête du moment au Sheraton juste en face des chutes et qu'au bout de 24 heures de casinos et attractions spéciales touristes toute de plus mauvais goût les unes que les autres ben... il sentait bien que l'ennui avait envahi leur chambre d'hôtel. Ben oui même une chambre à 1000 dollars la nuit ça finit par sentir autre chose que la libido de weekend. Le deuxième effet Chutes du Niagara sans doute. Toujours est-il que mon boyfriend a offert que nous passions la journée avec eux avant de repartir à Toronto. Holly Smokes, la journée la plus ringue de mon existence. Heureusement qu'on était 4 et que du coup tout était marrant au lieu d'être débile, tordant au lieu d'être ridicule et carrément bidonnant au lieu d'être embarassant. On a tout fait. La balade en poncho bleu dans le Maid of the myst sous les chutes (vraiment rigolo pour le coup, sauf les 2 heures de queue pour y monter mais bon faut être moyen malins pour faire ça en plein été hein), le repas dans le resto panoramique du Sheraton qui te fait manger du brie pané en regardant les chutes (tu payes surtout les chutes... et tu les payes comme si c'était de l'or qui coulait, pas juste de la flotte), l'achat du T-shirt le plus importable avec marqué dessus Niagara Falls quelque part. On a tiré au sort pour savoir qui devait en offrir un à qui... moi c'est la copine de Denzil qui s'est occupé de mon cas et elle m'a pas loupée. Un T-shirt rose à bretelles avec dessus “Niagara Falls forever in my heart” avec en fond un gros coeur turquoise sur lequel ont été (mal) dessinées les chutes en bleu roi avec un faux coucher de soleil derrière. Inmettable à plus de 5 m de mon lit. Mais bon c'est l'intention qui compte. Et puis quand je pense que mon canadian lover a poussé le culot jusqu'à porter celui que Denzil lui avait choisi à la gym la semaine suivante... "Niagara falls sex instructor, free first lesson". Je passe aussi sur le mini-mini-mini golf (au prix d'un vrai parcours de 18 trous dans le Dutchess County), le tour de grande roue avec cabines climatisées (si si) et le Casino. Diantre que je suis pas joueuse, diantre que je me suis ennuyée devant ces machines à sous.

Du coup à peine rentrée de mes inteminables trop courtes vacances (comprend qui peut) j'ai fait un peu de popote. Ca va mieux depuis. Surtout depuis ça. Si vous n'aimez pas quand ça picote amicalement les papilles, passez votre chemin.

Sweet and sour crunchy crumble, ou le crumble croquant acidulé

1 banane
250 g de canneberges (surgelées pour moi mais fraîches c'est bien aussi)
400 g de rhubarbe en tronçons
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
100g + 1 poignée de noix de pécan
150 de farine complète
150 g de vergeoise
150 g de beurre bien froid, rapé avec une râpe à gros trous
1 zeste de citron
1 cuillère à café de canelle


Au mixer, réduire en poudre les 100g de noix de pécan.
Dans un saladier mélanger du bout des doigts la farine, la poudre de noix de pécan, la vergeoise, le zeste du citron, la canelle et le beurre. Quand le mélange est bien sableux avec des grosses boulettes, ajouter les noix de pécan vaguement concassées, malaxer un chouille et réserver le saladier au frigo (si on fait pas durcir la pâte un peu on aura jamais le crunchy, et on y tient à notre crunchy, donc pas de discussion).
Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Beurrer un moule à gratin de 25 cm de large.
Dans une casserole faire éclater les canneberges avec 1 cuillères soupe d'eau et 1 cuillère à soupe de sucre en poudre. 5 minutes environ.
Dans une autre casserole faire compoter la rhubarbe avec la même quantité d'eau et de sucre. 10 minutes environ.
Couper la banane en fines rondelles et en tapisser le fond du moule. Les recouvrir avec les canneberges puis avec la rhubarbe. Répandre la préparation aux noix de pécan sur le dessus en veillant à bien couvrir toute la garniture et sans tasser du tout.
Enfourner pour 25 minutes. Laisser refroidir juste un poil mais pas plus.

juillet 23, 2007

La dilettante, la turtle et les Oréos

Hello everybody !! Pas de photos de vacances paradisiaques avec une Framboiz bikinisée qui pourraient expliquer mon mutisme, pas de catastrophe terroriste qui auraient dévasté la magique technologie qui me permet de répandre ma verve nord-est-américaine dans le reste du monde (la mégalo de votre serviteuse elle non plus ne s'est pas faite terrasser à ce qu'on dirait), donc non pas d'excuse. En fait je ne suis pas vraiment du genre à m'en chercher non plus. Sauf que j'ai reçu pas mal de commentaires, emails, messages divers et variés pour me sortir de ma torpeur, certains vraiment chouettes et amicaux prenant de mes nouvelles, d'autres tout aussi chouettes et amicaux me bottant carrément le cul (merci Alhya, j'y viens j'y viens...), d'autres tout sauf chouettes et amicaux soulignant mon incapacité à être une “vraie” bloggeuse (si quelqu'un a une définition pour cet obscur concept je prends), d'autres vraiment courroucés me sommant de justifier publiquement mon indigne comportement erratique. Erratique = silencieux apparemment. En même temps c'est vrai que moi silencieuse y'a de quoi en inquiéter plus d'un(e). Bref... Merci aux copains et et copines venus régulièrement me pinçouiller la fesse droite pour s'assurer que je vivais encore, et pour les autres ben... merde. C'est tout. Fuck off comme on dit ici.
Donc pas de justificcation, on fait pas trop trop ça sur la Feuille de chou. On parle de la famille oui mais pas la vraie hein, je pense que personne n'a cru un seul instant que mes enfants s'appellent vraiment Pimpreton et Pimprenille, que mon mari (qui est d'ailleurs en vrai un ex-mari soit dit en passant) s'appelle vraiment Bernard l'Arno, mais en vrai ça n'a aucune importance puisque la seule raison d'être de ce blog est de S'AMUSER ! S'amuser à écrire une bafouille de temps en temps, rigolote si possible, s'amuser à cuisinouiller des machins et à les prendre en photos quand on y pense, s'amuser en rencontrant des gens adorables au milieu de la pas-toujours-adorable blogochose, s'amuser quoi. Et si un jour m'amuser devient une obligation genre “oh la la ma grosse tu n'as rien posté depuis 3 semaines, tu dois t'amuser d'ici la fin de la semaine” ben ça voudrait dire qu'il faut tout arrêter. Je pense que 2-3 parmi vous sont assez d'accord avec moi, pis les autres ben... c'est à prendre ou à laisser.
Mais bon revenons à nos moutons après cette petite mise au point nombrilico-blogguesque pour ceux qui prennent les trucs légers un peu trop au sérieux et ont oublié qu'il y a une vie, et une pas dégueu qui plus est, à côté du blog. Nos moutons donc... euh mon mouton en l'occurence, enfin ma brebis en fait. Une douce brebis un poil bretonne sur les bords qui ne manque jamais de faire un petit coucou pour s'assurer que tout va bien mais qui sait aussi kick your ass quand elle sent que vous vous laisser un peu aller à céder à la flemmarde facilité. Donc oui, spéciale dédicace à Alhya, notre turtle préférée, qui m'a gentiment taguée pour raconter 7 trucs sur moi et c'est de bien bonne grâce que je m'éxécute. Ouep avec le sourire même. Tout le plaisir est pour moi chère tortuga.
Comme je m'étais déjà livrée à un exercice du genre lors de ma dernière période d'introspection feuilledechouesque (merci la blogosphère de me faire économiser tant de dollars de psy divers et variés, ça me fait encore plus de paires de godasses), je vais jouer le jeu un peu différemment. Alhya nous livrait 7 souvenirs, je m'en vais livrer 7 souhaits, rêves ou simplement chose que je voudrais changer ou faire ou parfaire. Ouep la Framboiz est un brin... rêveuse, utopiste même parfois. Niaise aussi souvent parce que bon rêver c'est bien mais ça nourrit pas une bonne-femme. Ni ses rejetons. Mais bon au moins ça fait se lever le matin avec la banane et naviguer dans les eaux parfois un peu agitées de l'existence avec bonhommie, espoir...avec la patate quoi !
Alors c'est quoi donc qui me fait rêver moi ? (Petit génie dans ta lampe si tu passes dans le coin...)
1- M'appeler Karel, ou Lisa, ou Nina, ou Lola, ou... n'importe quel prénom court et “cool”. J'ai toujours eu du mal avec le prénom que mes parents ont choisi pour moi et l'idée de cooliser mon moi avec un nom un peu moins ringue que le mien reste un genre de fantasme qui revient toute les 2 années bisextiles. Pas de quoi me mettre la psyché en vrac non plus, faut pas pousser. Je m'appelle pas Radegonde hein.
2- Vivre en Amérique du Sud. Même juste pour un temps. Mais bon plutôt México que Bogota et Buenos Aires ou Santiago que Lima ou Ushuaia (gla gla). Rien à voir avec ma couverture de prof d'espagnol dans le civil, d'autant que je suis pas une grande fan ni connaisseuse de la littérature latino et que donc je n'ai pas des tonnes de lignes évocatrices en tête qui auraient pu faire naître un tel souhait. Non juste la conviction que là-bas on sait vivre. On sait prendre la vie de la bonne façon, sans perdre de ce temps précieux qui nous est imparti mais sans brûler la chandelle par les 2 bouts non plus. J'aime la force tranquille (la vraie hein pas de celle de vous savez qui) des latinos que je connais, je l'admire, je l'envie. J'ai tellement à apprendre...
3- Passer une nuit torride avec Johnny Depp. Bon ok je sais qu'il est pas mal débordé, une nuit faut pas pousser... ok juste 1 h je prends aussi. En vrai même juste 10 minutes je dis oui. 3 minutes, bourré, dans les toilettes d'un Mc Donald's... hum... je pense même pas que je pourrais refuser... Oui ben si on peut pas vraiment se lâcher même quand on rêve ben alors ça sert à quoi de rêver, je vous le demande... Johnny était déjà punaisé dans ma chambre en 4 par 3 avec sa fausse larme tatouée sur son angélique minois de Cry baby, et même s'il n'est plus sur aucun mur de chez moi (il s'agirait pas de froisser certaines susceptibilités...) ben le coeur y est toujours... Fais-moi mal Johnny Johnny Johnny !
4- Savoir jouer d'un instrument de musique. Lequel ? N'importe ! Je m'en tape ! Bien sûr ce serait mieux si ça pouvait être le violon, le piano ou la guitare (question de répertoire...) mais bon je suis déjà tellement incapable de jouer l'Hymne à la joie à la flute à bec que je prends tout ce qui passe : pipeau, accordéon, grosse caisse, harmonica, cor de chasse, et même... triangle. Les gens qui ont la chance et/ou le talent de jouer de quelque chose ont l'air d'y trouver tellement de bonheur et parfois de sérénité que... j'en serais presque jalouse. Allez Framboiz on y retourne... Si si do ré ré do si la sol sol la si si la la...
5- Avoir le corps de Salma Hayek. Oui juste le corps... si je peux garder mon cerveau je préfère. Non j'ai rien contre celui de Salma hein pensez-bien, non c'est juste que... ben le mien je commence enfin à le connaître correctement, pis j'y suis un peu attaché quoi, pis je sais presque toujours le faire marcher. Mais bon si on peut pas faire autrement niveau échange d'enveloppes charnelles ben tant pis... je renonce à mes synapses. Que voulez-vous si je veux avoir un demi-centième de chance de réaliser mon rêve numéro 3 je dois être disposée à quelques sacrifices !
6- Ecrire. Et que ce soit tout ce que je sois censée faire de mes journées. Et pourquoi pas qu'on me paye pour ça. Ouais ça ce serait cool... Le truc c'est juste de trouver écrire “quoi” et le pigeon pour me donner des dollars en échange. Moué mes chers élèves sorry mais je crois bien que vous allez encore devoir me subir (attention faux-ami, contraire de bajar !) un moment...
7- Aimer les Oréos. Comme je l'ai déjà sournoisement révélé, être nord-américaine et fière de l'être sans trouver que les Oréos c'est mortel (un peu comme vivre en France et trouver que les Granola c'est vraiment bof quoi) est un peu difficile à assumer au quotidien parfois. Alors bref ça me faciliterait drôlement la vie d'aimer ces biscuits noirauds qui doivent probablement leur couleur unique à quelque chose entre lesquels se glisse une pateuse couche de crème probablement à quelque chose. Et puis aussi ça me permettrait de moi aussi m'extasier sur ces cupcakes aux Oréos qui aux dires d'autochtones et emigrés divers (dont Pimpreton) sont oh so good.

Cupcakes aux Oréos

Pour 40 mini-cupcakes (probablement une quinzaine de gros, enfin normaux quoi)

Pour les gâteaux
250 g de beurre
200 g de sucre en poudre
350 g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
4 oeufs
1 cuillère à café d'extrait de vanille
10 Oréos
Pour la déco
125 g de beurre
200 g de sucre glace
10 Oréos, écrabouillés rageusement au rouleau à pâtisserie

Préchauffer le four à 350°:F / 175°C. Disposer des collerettes dans les empreintes d'un moule à muffins.
Ouvrir les Oréos de façon à avoir en main 2 croûtes noires couvertes de crème (rituel orgasmique pour certains, sacrilège hérétique pour d'autres). Gratter la crème et la réserver. Une fois les croûtes bien récurées, les écraser avec un rouleau un pâtisserie,un parpaing ou autre gadget un peu lourd qui vous tombera sous la main.
Mélanger tous les ingrédients, sauf les croûtes des Oréos. Avec un robot ou un batteur à mayo c'est parfait ! Quand la pâte a bien pali et qu'elle est toute lisse, ajouter les miettes d'Oréo. Remuer (évidemment).
Verser la pâte dans les moules et faire cuire 20 minutes. Laisser refroidir complètement sur une grille avant de couvrir de glaçage.
Pour le glaçage : battre (le robot à mayo fera là encore des prodiges, le KitchenAid des miracles) le sucre glace et le beurre. Quand le mélange est bien homogène ajouter les Oréos écrasés et les incorporer gentiment à la maryse (ou spatule, c'est pareil mais comme je dois faire un effort pour me montrer “digne” d'avoir un blog de cuisine j'ai décidé que je n'utilisai plus de spatule mais que des maryses. Et puis aussi je n'étale plus la pâte dans mes moules maintenant, je les chemise. Ben je vous jure essayez ça change tout !). Etaler avec autant de talent que possible le glaçage sur les cupcakes.

avril 09, 2007

Pâques au tison, bobards à Pimpreton : carrot cake des grands-jours

Happy easter ! Pour la France les réjouissances caloriques n'ont fait que commencer hier et on se gratifie de sympathiques restes aujourd'hui pour s'assurer un retour enkilosé au turbin mardi, ici ça y est c'est plié. Le vendredi saint est férié mais le lundi non, au taff ! On essaie donc d'y aller mollo sur le chocolat pour pas devoir quitter précipitemment le premier meeting de la matinée pour dégobiller ses tripes chocolatées et/ou avinées. Donc à la maison hier, pas de chocolat. Enfin dans le dessert. Dessert qui aurait d'ailleurs pû être une bûche vu le temps anti-pascal que nous avons. Moi je me souviens des cuillettes d'oeufs chez papi et mamie, entre les crocus et même parfois les jonquilles. Mais Trifouillis sur Loire c'est pas Toronto. Et à Toronto today c'était neige et -10°, alors les jonquilles c'est dans tes rêves et les oeufs c'est dans le salon. Ouais, on a préféré éviter de sortir les 2 rejetons au saut du lit pour aller chercher des oeufs congelés en les délogeant au piolet des plates-bandes du jardin.
Du coup, hier matin le Pimpreton était assez décontenancé par la chasse aux oeufs en intérieur. Déjà depuis 1 semaine que ses copains canadiens ne parlent que du lapin de Pâques qui pond des oeufs au chocolat dans la pelouse, mon petit lardon traversait un genre de crise de foi (la foi hein, pas le foie, ça on a tout fait pour éviter). Ben il y a de quoi en même temps, quand toutes les certitudes acquises en presque 5 ans s'écroulent en une semaine, pas étonnant de traverser une crise mystique. Les 3 points de discorde, sur lesquels nous avons dû apporter des réponses vaguement peu convaincantes mais que seul un concile au Vatican (ou à Mac Do) présidé par mon Pimpreton devra trancher dès que possible, sont:
1. C'est qui qui les apporte les chocolats bon sang de bonsoir ? Les cloches (françaises) ou le lapin de Pâques (canadien) ? La rélexion pimpretonnienne sur le sujet : "les cloches ça se peut pas, elles n'ont même pas de bras et ne peuvent pas sonner si personne leur tire la corde, et un lapin il est pas assez costaud pour porter des chocolats et comme il saute tout le temps ils seraient tout cassés. C'est sûrement un livreur de chocolats [Dieu ou Léonidas, là dessus il reste très vague] qui se déguise en cloche ou en lapin". Notre lumière de parents emmerdés par ces questions-pleines de bon-sens-qui-reposent-sur-une-énorme-supercherie (avec Noël et la petite souris) et qui s'enbourbent dans le mensonge : "Ben en fait tu as sûrement raison, c'est probablement un livreur de chocolat mais comme personne ne l'a jamais vu, tout le monde invente une histoire pour expliquer pourquoi on trouve toujours des chocolats dans le jardin le matin de Pâques. En France on dit que c'est des cloches parce qu'il y a beaucoup d'églises, ici on dit que c'est le lapin de Pâques parce qu'il y a beaucoup de lapins (ben quoi vous le connaissez pas vous le lapin canadien ??), en Australie on dit que c'est un kangourou parce que...", bon vous suivez le raisonnement foireux et totalement fallacieux n'est ce pas ? Du coup toute la journée on a dû acquiescer aux hypothèses pimpretonniennes : “oui mon chéri en Afrique c'est des élephants... oui mon roudoudou au Pôle Sud c'est des pinguins... oui mon amour dans le désert c'est des... iguanes !”. Putain vivement que Pimprenille s'y mette aussi pour finir de nous achever. Quand je pense aux titres universitaires écrits sur mon CV pour balancer de telles énormités avec un applomb déconcertant...
2. Comment c'est possible qu'un lapin de Pâques il ponde des oeufs alors que normalement c'est les poules ? Oui là c'est la question qui tue. Surtout qu'on était plus ou moins en train de mettre en place 2-3 jalons concernant la différence entre vivipares, ovipares et ovovipares (bon sans les termes savants évidemment hein, on parle à Pimpreton pas à Darwin) et que du coup ça nous casse notre baraque. En même temps on peut pas juste lui dire que c'est des conneries, parce que bon socialement ça le fait pas de dire aux copains qu'ils sont tous des glands de croire au lapin de Pâques alors que tous le monde sait que les léporidés sont des mammifères et donc des vivipares. Si on veut qu'il se fasse racketer ses pièces en chocolat c'est pile ce qu'il faut répondre. Alors du coup on est allé encore plus loin dans l'humiliante besogne à laquelle nous conduit parfois la parentalité... tenez-vous bien... “Oui mais il y aussi des animaux magiques tu sais. Pégase, les licornes, les sirènes (techniquement c'est des animaux à 50%, allez nous-cherchez pas de poux)... et le lapin de Pâques ils ne sont pas comme les autres animaux, ils ont des pouvoirs magiques et donc si c'est possible qu'un lapin ponde des oeufs s'il est magique”. Réponse de Pimpreton : “oui, ou s'il a des super-pouvoirs, comme Spiderman”. Et là on sent que tout prend sens pour lui, quand nous nous sommes à 2 doigts de nous plonger dans la Critique de la raison pure juste pour voir si la vérité elle serait pas un peu ailleurs desfois...
3. Mais comment il a fait le livreur de chocolat pour entrer dans la maison, normalement il y a que le père Noël qui peut. Impossible de confesser que c'est le même “livreur”qui apporte les chocos, les cadeaux au pied du sapin et la pièce sous l'oreiller... on peut pas céder à la facilité. Non puisqu'on est dans le bobard jusqu'au cou autant continuer à patauger dedans, alors... ben facile : on explique que le père Noël c'est un peu le chef de ceux qui ont les pouvoirs magiques et que quand il a vu qu'il faisait si froid à Toronto dimanche matin, il a appelé le livreur-lapin-cloche (“sur son portable ?” demande Pimpreton... ben c'est bien connu hein pour qu'un mensonge soit crédible il faut le plus de détails possibles donc “oui, sur son portable”) et il lui a dit “dis-donc André (appelons-le André vous voulez bien) Pimpreton et Pimprenille vont attraper un rhume s'ils doivent sortir chercher les oeufs dans le jardin ce matin, passe prendre les clés de leur maison chez moi avant de partir pour ta tournée comme ça tu mettras les chocolats dans le salon, ce sera plus pratique. Mais n'oublies pas de me rapporter après hein, j'en aurais besoin pour le 24 décembre au soir” (là, pour comprendre, il faut avoir entendu le bobard de la veille de Noël dernier expliquant comment le vieux barbu pouvait quand même venir déposer les cadeaux sans qu'on ait besoin de faire construire une cheminée dans les 48h). Apparemment c'est passé...

Bon et puis après toutes ces salades et ce flan, il fallait bien un truc un peu plus consistant. Cette année point de sugar cookies ni de gâteau au chocolat mais un kitchissime gâteau de Pâques en clin d'oeil au lapin ovipare qui est venu s'oublier dans notre salon ce matin. La déco est faite pour épater des enfants de 5 ans et 15 mois (mission accomplie), pas pour rivaliser avec Pierre Hermé. Donc on est gentil on ne fait aucun commentaire sur les grumeaux de cream cheese (pas sorti assez à l'avance et donc pas assez ramolli) et on s'extasie sur les carottes en pâte d'amande blanche colorée par mes petites mains désormais maronnasses (vert + orange = maronnasse) et feignant de sortir d'une fausse-terre (par -10°, tu penses) en croûte d'Oréo moulue.
Remarque à l'attention des non-initiés - Si vous êtes arrivé sur cette page en vous disant “chouette un gâteau aux légumes, ça va être léger et bon pour la santé”, 2 solutions s'offrent à vous : soit vous virez votre cutie et décidez de ne pas paniquer rien qu'à la lecture des indécentes quantités de gras (huile + cream cheese + beurre) et de sucre, soit vous aller plutôt jeter un oeil ici ou avant de vraiment vous évanouir.

Carrot cake à étages

Pour 8 à 12 personnes

400 g de farine
1 grosse cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate
1 grosse cuillère à café de canelle
½ cuillère à café de muscade
1 pointe de couteau de clou de girofle moulu
½ cuillère à café de sel
4 oeufs
250 g de sucre en poudre
100 g de vergeoise
300 ml d'huile
500 g de carottes, finement rapées
150 de noix de pécan (ou noix de Grenoble), toastées et concassées
100 g de raisins secs
250 g de cream cheese Philadelphia (ou de kiri,ou de St Morêt si vous n'en trouvez pas), ramolli
60 g de beurre, ramolli
1 cuillère à soupe de crème fraîche
1 cuillère à café d'extrait de vanille
150 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Huiler 2 moules à manquer ou à charnières (les miens font 20 cm de diamètre), et coller un disque de papier sulfurisé au fond.
Dans un saladier mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, les épices et le sel. Dans un autre, fouetter les oeufs avec le sucre et la vergeoise jusqu'à obtenir un mélange bien mousseux. En continuant à mélanger, ajouter progressivement l'huile jusqu'à ce que la pâte paraisse presque émulsionnée. Ajouter la farine en l'incorporant bien, puis les carottes, les noix et les raisins.
Diviser la pâte en 2 parts égales et la répartir dans les 2 moules en lissant bien le dessus. Enfourner pour environ 40 minutes, en tournant les moules à 180° à mi-cuisson. Vérifier la cuisson avec une pointe de couteau, elle doit ressortir presque sèche avec juste quelques miettes collées dessus.
Laisser refroidir les gâteaux dans leurs moules au moins 2 heures, puis les démouler en passant une lame de couteau autour. S'ils ont trop gonflé et que dessus n'est pas plat, les couper horizontalement pour obtenir 2 cercles de même épaisseur.
Préparer le glaçage en fouettant au batteur le fromage, le beurre, la crème fraîche et la vanille. Quand tout est bien mélangé et que le mélange est souple, ajouter le sucre glace et continuer de fouetter jusqu'à ce que le sucre soit parfaitement incorporé (râcler les bords du saladier au besoin).
Sur le plat de service, disposer un premier cercle de gâteau (fond du gâteau vers le bas), y tartiner une couche de glaçage puis déposer le deuxième cercle (fond du gâteau vers le haut). Recouvrir tout le gâteau d'une fine couche de glaçage, décorer de cerneaux de noix de pécan et de ridicules carottes en pâte d'amande. Placer au frigo au moins 2 heures. Sortir le gâteau ½ heure avant de le déguster (sieste conseillée après).

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avril 01, 2007

Feuille de chou : 1 an et des dollars pour des financiers macadamia-citron vert

Pour toutes les raisons que je livrais en réalisant mon cinquantième billet, je n'y crois pas... no way ! Feuille de chou qui a un an, c'est totalement impossible. Or si... au milieu d'une life totalement crazy dont je me refuse à livrer le moindre détail ici (je paye un type la peau de ma fesse droite chaque semaine pour ça, vais pas en plus le faire gratos ici) il semblerait que ce coup de tête bloguesque m'apporte un p'tit quelque chose dont j'ai du mal à me passer. Et quel est le bilan des courses alors ? Ben que du bonheur. Et j'ai des données tangibles à donner en pature aux plus sceptiques, jugez plutôt : 67 billets, 76837 visiteurs uniques, 37 nouveaux pots d'épices ou autres condiments plus ou moins exotiques (en comptant l'agar-agar), 1 moule à tarte, 1 sorbetière, 12 bocaux de graines auparavant considérées limite New Age (“y'a que celles qui vivent en sandale avec du poil aux pattes qui bouffent du millet”, janvier 2006), 1 machine à pain, 43 ramequins, 4 plats à gratin, 1 natte en bambou, 17 paires de baguettes, 39 livres de cuisine en anglais, 17 en français, 4 en espagnol, 1 en arabe (absolument inutilisable par moi cela va de soi), 1 machine à pâtes, 78 pots Mason à confiture, 1 centrifugeuse, 9 moules à gâteaux, 6 culs-de-poules (je ne sais pas ce qu'en pense Robert mais moi je mets un S à “cul” et à “poule”, chacun le sien après tout), 3 sets de cups et spoons (ben quoi, 1 en plastique, 1 en inox, 1 en céramique ravissant mais que je n'ai encore jamais osé utiliser), 1 tablier, 65 accesoires de cuisine indispensable (fouet au bout siliconé, tampon à biscuits en terre cuite, zesteur qui fait en plus des jolis dessins sur les concombres, etc), 1 torche à crème brûlées, 1 cartouche de gaz qui va avec, 6 mini-plats qui vont avec, 1 livre de recettes qui va avec, et... je compte pas les kilos qui vont avec (c'est le seul chiffre dont je vous ferai grasse grâce). Ne me demandez pas comment ça se fait qu'on bouffe des pâtes au pesto (voire au beurre) et des sandwiches 5 jours sur 7, je préfère ne pas savoir. En attendant pour l'occasion je nous ai fait un petit goûter d'enfer, des petits machins archi succulents au départ inspirés d'un gâteau vu chez Bill Granger et qui ont fini par virer mi-cupcakes mi-financiers. Oui je sais les cupcakes pour les grands évènements c'est un peu limite systématique, ben oui je suis comme ça moi. Et pis ceux qui aiment pas ça n'ont pas à se forcer hein, ça en fait plus aux autres. Alors aux cupcakes addicts et aux autres : enjoy et à l'année prochaine !

Cupcakes financiérisés aux noix de macadamia et citron vert

Pour 24 mini

250 g de noix de macadamia
2 cuillères à soupe de farine
1 pincée de sel
½ cuillère à café de levure chimique
6 oeufs
150 g de sucre
2 citrons verts
130 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Zester les 2 citrons verts, puis en extraire le jus.
Placer les noix de macadamia, la farine, la levure et le sel dans un robot équipé de sa lame et laisser tourner jusqu'à ce que les noix soient complètement moulues. Séparer les jaunes des blancs d'oeufs, puis mélanger au batteur le sucre aux jaunes jusqu'à obtenir une préparation blanche et crémeuse (environ 2 minutes). Réserver une cuillère à café de zestes, et ajouter le reste au jaune d'oeuf. Incoporer le mélange aux noix. Battre les blancs en neige puis les ajouter délicatement au mélange.
Répartir la pâte dans des mini-moules à muffins et faire cuire 25 minutes.
Pendant ce temps préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace, les zestes réservés et 2 cuillères à soupe de jus de citron. La consistance doit être assez épaisse mais très souple, ajuster en ajoutant un peu de jus de citron si nécessaire.
Quand les petits gâteaux sont cuits et bien dorés, les laisser refroidir 5 minutes et les recouvrir de glaçage. Attention il faut qu'ils soient encore chauds !

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mars 11, 2007

Les 2 et les 7 de la Turtle et les scones citron-canneberges façon Starbucks

Je ne résiste pas à l'invitation si gentiment lancée par Alhya et me livre avec bonheur à l'exercice égocentrique et introspectif du questionnaire des années en 2 et en 7. C'est si bon de se regarder le nombril qu'il n'y a pas de raison de se priver. Et puis comme je porte pas beaucoup de pantalons taille basse et de tops courts, si moi je me le regarde pas l'ombilic qui c'est qui va le faire ?

1982
J'ai 4 ans. Heureusement pour moi je ne garde aucun vrai souvenir de cette époque où mes parents s'arrachaient les cheveux par poignées. La légende familiale veut que je sois une petite fille assez (on notera l'euphémisme) autoritaire et au caractère plutôt trempé (mon père dirait “chiante” mais il en rajoute toujours). Je suis en moyenne section de maternelle mais dans une classe à 2 niveaux et je refuse catégoriquement de coudre un fil de laine autour d'une poire en carton que je devrais en plus découper (“c'est un truc de bébé”), ma maîtresse de l'époque tient bon au bras de fer pendant 2 semaines en me privant de toute autre activité manuelle tant que je n'aurai pas réalisé ma poire. Elle finit enfin par se déclarer vaincue et me promet que si je fais cette foutue poire je pourrais suivre avec les grands. Je m'exécute dans la minute et le bout de carton vert bordé de laine rose est toujours chez mes parents qui le gardent comme une preuve irréfutable de mon caractère de cochon. C'est aussi le moment où je mets au défi mon Tonton Jean d'arrêter de me tester sur des figures géométriques un peu trop fastoches et de me réaliser un rond-carré. Une sale môme quoi. Dont j'aurais probablement une copie conforme à la maison si Pimprenille continue d'accomplir la prophétie familiale.

1987
Je suis en émoi devant mon premier maître d'école (pareil qu'une maîtresse mais avec des poils, ça fait une grosse différence quand on a 9 ans). Le CM1 s'annonce torride. Mais... ce traître, ce fourbe, ce sournois me jette de sa classe au bout de 10 jours en prétextant que je serai plus à mon aise en CM2. Tu parles !! Je me retrouve avec une maîtresse sans poils, je ne comprend rien aux fractions (je garde pas mal de séquelles à ce sujet), et me fait bizuter toute l'année par mes nouveaux camarades. Toutes les filles de la classe sont amoureuses d'Alexandre Bourdon, ou Frelon, j'ai oublié son nom (Alexandre si tu passes par là...), et moi il me balance à bout de bras dans le bac à sable mouillé et me fait faire ses exercices de maths. Je hais ma date de naissance qui fait toujours rigoler et je décide que je passerai la prochaine décénnie à être plus vieille d'au moins un an.

1992
Le collège est enfin terminé. J'efface à tout jamais cette période de binoclarde brillante mais mal dans sa peau de ma mémoire et trouve enfin ma place au lycée (adieu la cambrousse vive la grand-ville) auprès des redoublantes de 2de. Je ne fous plus rien à l'école, je ne me souviens d'aucun prof tellement je les ai peu vus, je passe mes journées au Verlaine (troquet derrière le lycée où le café est immonde mais coûte 2 francs 50) à refaire le monde, fumer des Camel et chanter Sunday Bloody Sunday. A la fin de l'année, quand ma prof principale propose une réorientation en BEP à mes parents, ils estiment que mon séjour dans ce grand lycée de centre ville a assez duré et profitent de l'ouverture providentielle d'un lycée flambant neuf dans leur campagne pour me délocaliser. Du coup, puisque je pars, le bahut accepte mon choix d'orientation, qui n'est pas celui de mes géniteurs : 1ere Littéraire. Mon père lève les bras au ciel et implore sa miséricorde pour que je ne finisse pas en fac de philo ou, pire, de psycho. L'ambiance à la maison est tendue (mes parents diraient “infernale” mais ils exagèrent toujours), la Framboiz a l'adolescence un chouille rebelle.

1997
Je suis en khâgne. Contre toute attente, je me suis épanouie au lycée, et ai enfin (toujours avec une pointe d'esprit retord) trouvé ma place. Je me débrouille pour entrer en prépa, y travaille peu mais m'y amuse comme une folle. J'y fais du théâtre, de belles rencontres, des qui passeront, des qui durent (eh oui ma LN, plus de 10 ans tu te rends compte !). Et puis surtout... le Bernard l'Arno et moi arrêtons de nous tourner autour et noux exilons ensemble à Grenoble pour faire nos études, nous éloigner de nos parents et mener la grande vie dans un appart humide, au-dessus d'une 4 voies, avec 1 seul chauffage électrique et des fenêtres qui ne ferment pas. Tout notre fric part en clopes, pizzas, ciné et bouquins. C'est le bonheur.

2002
Agreg' en poche, me voilà prof (presque par accident) depuis 2 ans. Le contact des ados est marrant mais pas toujours simple quand ils ont 19 ans et moi 24. Cette année scolaire sera de toute façon pour moi de courte durée puisqu'un ouragan débarque dans nos vies en nous chamboulant la tête et les tripes. Il s'appelle Pimpreton et a définitivement changé un truc de ouf dans nos petites existences en faisant de nous des parents. Je suis à la fois bouleversée et apaisée par la découverte de la maternité, il semble bien que je sache enfin où regarder quand je marche. Plus besoin de scruter les étoiles, inutile d'investir dans un GPS, ma boussole est là toute en chair et en os. Je me rends compte que toutes ces conneries d'instinct maternel ne sont bien que des foutaises culpabilisantes sûrement inventées par une poignée de machos qui ont dû trouver ça bien commode (ça m'étonnerait pas que l'autre cake de Bettelheim soit de la bande), et découvre toute la pression socialo-familiale qui va avec. Mais le Bernard l'Arno est un allié de choc dans cette bataille quotidienne qu'est le droit de ne pas être Mme Hingalls. C'est avec l'âme légère que je retrouve mes élèves après mon congé maternité : je vais travailler et Pimpreton reste à la maison avec Papa.

2007
Pimpreton va avoir 5 ans, il veut que je lui montre mes seins, me fait un calin et me dit fièrement “voilà j'ai mis un bébé dans le ventre de maman” et insiste pour prendre sa douche avec moi (Oedipe ?). Il a vu arriver une petite Pimprenille il y a 14 mois, il a du mal à croire (et moi aussi) que cette petite tornade qui lui pique ses jouets et se met à hurler dés qu'on lui retire in extremis un scalpe de Playmobil de la bouche, est bien la même que ce petit machin rougeaud qui passaient des journées à roupiller il y a quelques mois. La page du calendrier 2007 est encore presque blanche mais s'annonce riche en bouleversements, impossible de savoir pour l'instant quelles bonnes ou mauvaises surprises elle nous réserve mais à vrai dire peu importe pourvu qu'elle ait son lot. S'il y a bien une chose à laquelle la Framboiz est allergique c'est la tiédeur, alors que ce soit le vent du sud ou le blizzard qui vienne souffler sur cette année ben au final, c'est pareil. Il faut que que les choses bougent autour de moi, que le temps passe et que je le vois passer. L'immobilisme c'est sûrement ma pire angoisse, même quand tout est rose. Imaginez vivre un éternel printemps, c'est pas super flippant ça ? Au final ça reviendrait un peu à vivre dans une sorte d'eau stagnante, sauf que l'eau stagnante, aux Bahamas comme dans le marais Poitevin ben ça croupit. Alors moi si j'ai juste un truc à me souhaiter pour les 9 mois à venir en 2007 ben ce serait ça, keep mooving !

2012
Pimpreton a 10 ans (oh my God !!!!), Pimprenille 6. Il va enfin faire caca tout seul, elle commence à déchiffrer ses livres seule sans pointer tous les trucs de l'image en criant “ta ta”. Il chausse du 38, mesure 1m60 et mange 1 paquer d'Oréo à chaque goûter, elle a 12 Barbie et porte un diadème en plastique argenté même par -25 (par dessus son bonnet). Le Bernard l'Arno commence à avoir des toute petites pattes d'oie au coin des yeux et ne sait plus faire une seule phrase en français sans anglicisme dedans, il sent que ça devient dur d'aligner des nuits de 4h sans ressembler à Philippe Léotard et envisage de bosser autrement. Moi je n'ai plus juste des cheveux blancs, je suis carrément poivre et sel mais je m'en fous, c'est pas de ma faute c'est génétique. Je commence à en avoir sérieusement marre de répéter 89 fois par semaine qu'il faut mettre un subjonctif derrière para que et je songe vraiment à bifurquer niveau boulot.

2017
Je n'enseigne plus. Entre 2 virées bretonnes chez la Turtle pour la ravitailler en sucre d'érable, j'écris. Des romans, des livres de cuisine, ma thèse qui attend depuis 15 ans d'être terminée... ben les 3 allez. Pimpreton a 15 ans (vite qu'on m'apporte mes sels !), mesure 1m86, pue grave des pieds dans ses Nike taille 44, passe ses soirées sur son ordi jusqu'à ce qu'on enlève le fusible de sa chambre tous les jours à 23h, dit “trop” 17 fois par phrase et trouve que les légumes c'est toujours aussi douteux. Pimprenille a 11 ans (allo le 911...) elle entre dans la phase pas marrante... surtout pour une fille je crois... je veux même pas y penser. Moi je vais tranquillement sur mes 40 ans, je claque toujours autant de thunes en chaussures et en plus, comme maintenant j'ai plus de temps et de moyens, je vais au SPA toutes les semaines. J'ai suivi le régime qui fait fureur depuis 2013 et ai perdu 24 kg. Je suis passée sur le billard en janvier pour me faire effacer, grâce à cette nouvelle technique laser révolutionnaire, les vergetures de 3 cm de large que mes grossesses m'ont dessinée sur le ventre. Les enfants sont grands, le fric coule à flots (reste plus qu'à trouver comment), le Bernard l'Arno et moi nous marrions une deuxième fois et partons en lune de miel non pas à Honfleur comme la première fois mais dans un périple qui nous conduit tour à tour en Islande, Australie, Nouvelle Zélande, Argentine, Suède, Afrique du sud et aussi à Cancun pour siroter des margaritas le(s) cul(s) dans le sable. L'est pas belle la vie ?

Et parce que ça creuse de se regarder dans le blanc du nombril (je bronze jamais en 2 pièces), ben une petite douceur absolument succulente le matin au petit déj' au goûter, et prête en 20 minutes chrono. Si c'est pas merveilleux ça. Comme je suis une grosse fan des scones de chez Starbucks mais que je ne peux m'empêcher de les trouver vraiment trop sucrés je m'évertue depuis quelques temps à les copier version homemade. Cette première tentative de répliques des Lemon cranberry scones est un succès total, prochain épisode : Maple oat nut scones.

Scones au citron et aux canneberges

250 g de farine blanche
3 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de levure chimique
½ cuillère à café de sel
75 g de beurre
250 ml de crème liquide
50 g de canneberges séchées
le zeste d'un citron
Optionnel : 200 g de sucre glace + le jus d'un citron

Préchauffer le four à 200°C / 400°F.
Au robot (equipé de la lame), mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. 3 ou 4 pulsations devraient suffire. Ajouter le beurre bien froid coupé en dés, lesle zeste de citron avant de redonner une douzaine de pulsations. On doit obtenir une grosse semoule sableuse avec encore de gros grumeaux de beurre. Ajouter les canneberges et pulser encore une fois.
Transvaser le tout dans un grand saladier, ajouter la crème et mélanger jusqu'à ce qu'une pâte commence à se former. 30 secondes pas plus !! Plus on malaxe tout ça, plus le scone est compact voire dur comme de la brique !
Tasser la pâte dans un moule à manquer, et la retourner aussitôt sur une planche à découper. Couper la pâte (ronde donc) en 8 quartiers et mettre ces quartiers sur une plaque à biscuits couverte de papier sulfurisé ou sur un Silpat. (si on veut on peut faire tout ça la veille au soir et ranger la plaque au frigo, comme ça on a plus qu'à enfourner au moment du petit déj')
Faire cuire une quinzaine de minutes. Le dessus doit être doré mais pas trop et les coins ont un peu bruni. Faire refroidir un peu et déguster tiède.
Pour faire encore plus comme au Starbucks on peut les napper d'un petit glaçage vite fait : le jus d'un citron mélangé à 200 g de sucre glace.

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février 26, 2007

Glace au Bailey's et raviolis au Nutella, à mi-chemin entre Schopenhauer et Gainsbourg

Il y a quelques années de ça, quand je croyais que toute la vie se trouvait dans les livres et que ce qui n'y était pas ne méritait pas qu'on s'y intéresse le moins du monde, quand j'étais bien plus jeune et conne quoi, si on m'avait demandé ce qu'évoquait pour moi le mot “décadence” je me serais jetée dans un éloge enflammé des grands écrivains de la fin du XIXème siècle, qui se sentant écrasés par le joug étroit de la rigueur scientifique du naturalisme à la Zola, ont réinventé l'écriture en la dissociant de la morne vraie vie et en plaçant l'artifice au coeur de leur démarche littéraire. Je vous aurais seriné en vous racontant passionnément comment Schopenhauer avait tout compris, comment Baudelaire puis Huysmans, ou depuis une autre perspective Poe, avaient réussi sous son impulsion à inventer le nihilisme littéraire pour botter le cul à l'expérimentation romanesque de ces naturalistes chiants comme la pluie. Bref, je vous aurais sacrément... ennuyé. Oui, je crois bien que dans ma période je-lis-donc-je-suis, sous mes allures folettes ben j'étais pas une grande rigolote. Limite chiante oué. Peut être même encore plus que les Rougon-Macquart finalement.
Et puis attendez, si à la même époque vous aviez posé la même question au Bernard l'Arno, lui il serait parti sur un cours magistral vous expliquant le déclin des moeurs de la fin de l'Empire romain, le refus du latin bien policé des anciens, enfin encore tout un tas de trucs vraiment pas top rigolos. Barbants ? Bon ok barbants. Imaginez nos discussions de l'époque, moi je veux même pas y penser. Des conversations interminables pendant lesquelles chacun s'écoute parler et a l'impression de contribuer à un bouleversement de la pensée occidentale contemporaine. Bah ! Au moins maintenant, nos échanges ont bien plus les pieds sur terre. Anthologie : “c'est toi qui a fini le PQ ? Putain à chaque fois c'est pareil, tu pourrais remettre un rouleau neuf pour ceux qui passsent derrière”, ou bien “au fait tu as pensé à payer la facture de téléphone, ça fait 3 mois qu'on oublie, ils vont finir par nous le couper et tu pourras pas appeler tata Micheline pour son anniversaire”, ou encore “tu peux regarder ce gros bouton que j'ai dans le dos là, j'ai l'impression d'avoir un furoncle géant en plein milieu de la colonne vertébrale”. On est bien loin de Schopenhauer désormais. Oui je suis d'accord, c'est tant mieux en effet.
Mais bon, là où je voulais vraiment en venir (j'en vois qui lèvent les yeux au ciel en lâchant un soupir d'alleluia) c'est : qu'est-ce que je répondrais si aujourd'hui on me demandait “dis-donc Framboiz, si je te dis décadence, tu penses à quoi ?”. Ben dans un premier temps comme je suis une incorrigible petite farceuse (un peu comme Schopenhauer quoi) je me contenterais de chanter fort et avec force mimiques et effets de voix suggestifs "Tourne-toi... Non... Contre moi... Non, pas comm'ça ... Et danse... La décadanse... Bouge tes reins lentement devant les miens”. Je n'irai pas plus loin pour des raisons de référencement, j'ai déjà bien peur de me retrouver avec un rebond immérité de fréquentation des étudiants en philo et/ou en lettres modernes, je vais pas en plus m'attirer tous les libidineux en quête de langueur verbale. Ou pas que verbale d'ailleurs. Un peu comme les 32 personnes qui sont arrivées sur la feuille de chou en cherchant des photos du Prince William nu... si si.
Bref, non en vrai si aujourd'hui je dois donner ma vision de ce qu'est la décadence, ce qui pour moi symbolise la perte de toutes mes valeurs morales et intellectuelles dans la volupté ce serait... ce duo de choc que je n'aurais même pas osé soumettre au concours des recettes inavouables d'Anaïk (je nierai d'ailleurs en bloc jusque dans la tombe avoir jamais publié ces recettes décadentes et prétexterai même sous la torture que quelqu'un a piraté l'accès à l'édition de mes billets et a rédigé celui-ci même en se faisant passer pour moi). Attention, ceux qui sont déjà outrés d'entendre les simulations soupirées de Serge et Jane, éloignez-vous de ces 2 douceurs de Satan que sont la crème glacée au Bailey's et les raviolis au Nutella. C'est tellement grave décadents sa race que... je crois bien que même Huysmans en aurait été offusqué.

Crème glacée au Bailey's

250 ml de crème liquide entière
250 ml de crème liquide légère
4 jaunes d'oeufs
100 g de sucre
50 ml de Bailey's

Porter les 2 crèmes mélangées au Bailey's à ébullition.
Pendant ce temps, fouetter vigoureusement les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et épaississe.
Verser en 3 fois le mélange bouillant sur les oeufs en remuant énergiquement, puis remettre le mélange dans la casserole sur feu moyen pendant 2 minutes. Quand quand on passe le doigt sur la cuillère en bois qui sert à touiller la mixture, on doit voir une trace bien nette qui ne se referme pas.
Laisser refroidir la préparation puis la placer au frigo au moins 6h avant de faire turbiner dans une sorbetière.

glace-baileys.jpg

Raviolis au Nutella

Pour 8 raviolis

8 feuilles won ton (feuilles carrées qui servent à faire les raviolis chinois)
8 petites cuillères à café de Nutella
huile
sucre glace

Attention recette tellement simple qu'il faudra lutter fort pour ne pas tomber dans une pratique trop routinée de la chose, c'est quand même que du gras et du sucre... frits, ne l'oublions pas.

Mettre à chauffer 2 cm d'huile dans une sauteuse.
Passer les 4 bords de chaque carré de pâte won ton au pinceau trempé dans le blanc d'oeuf. Déposer une cuillèrounette de Nutella au milieu, replier en 2 pour former un triangle, et jeter dans l'huile bien chaude 1 minute de chaque côté. Egoutter sur du papier absorbant, saupoudrer de sucre glace et déguster encore chaud (ils se gardent très bien à four moyen sous un papier alu si on doit en faire plusieurs tournées et qu'on veut que tout le monde les mangent en même temps).

raviolis-nutella.jpg

Note de l'auteur : consommer ces 2 immoralités en même temps est à mon avis un péché mortel pile poil à la limite entre la gourmandise et la luxure sur l'échelles de péchés capitaux. Je m'en vais de ce pas soumettre le cas au Vatican afin que nous ne demeurions pas l'ignorance et agissions en connaissance de cause le cas échéant. N'ayant pour ma part pas eu la patience d'attendre, j'ai bien peur que mon sort soit déjà réglé (Oops I did it again comme dirait Britney).

janvier 27, 2007

Vegan cupcakes et : 1 bougie soufflée, 1 blog déballé et 1 peu de Ch'nord exporté

Mes amis y'a des dimanches comme ça où on a encore moins envie que d'habitude d'être à lundi. Celui de demain je peux pas encore dire, mais dimanche dernier était un genre de 9,6 sur l'échelle de Richter du dimanche de la 4ème dimension. Truc de ouf (oui je sais, encore un).
Bon alors déjà j'étais d'une humeur bizarre vu qu'on célébrait ce jour là le 1er annif de Pimprenille. Je vous l'ai déjà dit, moi les birthdays de ma progéniture ça me rend toute chose. Là j'avais quand même réussi à limiter la casse grâce à une gastro carabinée qui a atteint toute la famille il y 15 jours et qui avait mis ma Pimprenillette dans un sale état pour le jour J de “ses” 1 an. J'ai jamais compris pourquoi la faute de grammaire du “ses” était de rigueur et qu'on passe pour une débile si on dit “son” 1 an, pourtant grammaticalement irréprochable. Bah, allez, va pour “ses” 1 an, de toute façon à partir de 2 y'a plus de problème alors je vais arrêter de me le jouer intégriste de l'accord. Alors bon donc, reprenons, j'en étais où moi. Ah oui le vomi par hectolitres et les machines qui tournent nuit et jour avec de la javel dedans. Grand moment de complicité familiale que celui-là... je t'aime tellement ma tendre épouse que ton vomi (certes me tire un petit chouille grave au coeur quand même) ne me fait même pas dégueuler mes tripes dans la minute (attends ton tour, toi ce sera dans 2 jours) et que même je t'apporte la bassine, te la vide, te la lave, te la rapporte, te la vide, te la rapporte, te la rapporte, te la rapporte. Je t'aime tellement mon Pimpreton que quand tu viens te glisser à 3h du matin dans le lit de papa et maman couvert de m... des cils aux genoux et que tu me passes ta main (couverte de chocolat tempéré) dans mes cheveux (courts certes, mais n'empêche) en disant “Maman réveille-toi, il y a quelqu'un qui a fait du caca partout dans mon lit et même sur moi”, je te change tes draps illico et les mets à la machine pendant que papa prend une douche avec toi (et juste après ce sera mon tour hein, pas le choix...). Bref c'était notre première gastro en quatuor, et cette cochonnerie aura au moins conforté 2 de nos certitudes les mieux ancrées : 1) on est une putain de vraie famille Playmobil (2 parents pas encore divorcés, 2 enfants chacun de sexe différent, et de l'amour plein les tripes même quand elles ne demandent qu'à se réfugier au fond des chiottes), 2) il faut vraiment que j'arrête d'utiliser cette merdasserie de lessive écolo qui te laisse la tâche ET l'odeur du gerbis après 3 lavages. Bon. Avec tout ça (dites-donc je suis d'une grâce rare moi ce soir), j'en étais où ? Euh... j'ai perdu le fil.
Revenons-en à la bougie de Pimprenille. J'ai bien glauqué le jour J, revivant minute par minute le jour de sa naissance (bon comme le travail a duré 1h30, ça va ça m'a pas pris toute la journée non plus), et versant une larme chaque fois que je croisais son regard ce jour là. Elle a dû me prendre pour une givrée et m'a bien fait comprendre qu'elle me trouvait un poil collante d'un coup (le fameux “Maman pousse-toi”, à grands renforts de doigts dans les yeux). Du coup 6 jours plus tard quand on a fêté son anniversaire pour de vrai, on avait le moral à bloc, la gastro avait quitté les lieux (même si personne ne se sentait vraiment d'attaque pour un confit, et toujours pas d'ailleurs) et on pouvait faire un gâteau. Chouette un gâteau ! Mais... quoi comme gâteau pour une louloute de juste 1 an, qui sort d'une gastro, et les 3 autres pignoufs avec qui elle partage le gâteau aussi. Ben... des super cupcakes végétaliens ! Sans oeufs, sans lait, mais avec un glaçage dessus et tout le côté ludique du cupcake. Ceux-là furent à la vanille avec du yaourt étalé dessus en guise de glaçage, et cette recette est sur le point de devenir un classique ici. Bluffants qu'ils sont ces cupcakes !

Vegan vanilla cupcakes
(d'après une recette de la géniallissime vegan lunch box de shmooed food)

Pour 12 cupcakes

350 ml de lait de soja à la vanille
1 cuillère à soupe de vinaigre de pomme
250 g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
½ cuillère à café de bicarbonate
½ cuillère à café de sel
150 g de sucre
120 ml d'huile de colza
1 cuillère à café de vanille en poudre

Préchauffer le four à 375°F / 180°C.
Mettre des collerettes dans les empreintes à muffins (un cupcake sans collerette c'est comme une raclette sans petits poêlons).
Mettre le vinaigre de cidre dans un verre doseur et couvrir de lait de soja jusqu'à atteindre les 350 ml. Bien mélanger et réserver au moins 5 minutes (le mélange doit “cailler” un peu, à la façon du buttermilk).
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure, le bicarbonate et le sel. Dans un autre saladier, mélanger le lait de soja buttermilkisé, l'huile, et la vanille. Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients liquides et battre vigoureusement pendant 2 minutes (l'idéal étant là un batteur du genre de celui qui marche bien pour faire une mayo ou des blancs en neige).
Remplir les caissettes aux 2/3 et enfourner pour 20 minutes.
Faire refroidir sur une grille et déguster avec quelques cuillères de yaourt étalées sur le dessus.

vegan-cupcakes.jpg

Déjà, rien qu'avec ça, les yeux ronds de ma Pimprenille (et de son frangin... même pas jaloux) devant tous ces cadeaux juste pour elle, ses mains qui patouillent dans le yaourt et les miettes de cupackes et lui en étalent jusque dans les oreilles... de son père, ça vous comble une journée. Sauf que c'était pas tout. Sauf que j'avais 2 avis de passage du facteur dans ma boîte aux lettres et que je suis allée récupérer mes 2 paquets cet après-midi. Et là... la caverne d'Ali Baba !!!
Un premier coli de mon père Noël mystère du jeu ninniesque “Déballe mon blog”. Moi j'avais joué la mère Noël avec Madame Papilles, mais j'attendais toujours impatiemment MON colis surprise. Jusqu'à un mail... tristounet... de Peggy !! Oui Peggy, Mademoiselle Dolce Vita quoi ! Elle me disait toute déconfite que c'etait râpé pour le déballage de son blog car son colis devrait être arrivé depuis des semaines et que même s'il arrivait finalement, tout ce qu'il contenait ne serait plus du tout consommable (à moins de vouloir remettre le couvert gerbouillesque). J'en étais toute déconfite sur le moment (ben excusez-moi mais passer à côté de truc faits juste pour vous par Peggy, y'a de quoi être sacrément déconfite) jusqu'à ce que... je reçoive... un colis bis !! Oui un colis de rattrapage quoi ! L'est-elle pas mignonne cette Peggy ?! Elle m'avait refait un colis à déballer, comme ça vite fait, avec ce qu'elle avait sous la main. J'en étais toute bouleversifiée. Bien sûr elle n'avait pas eu le temps de me faire des machins pas possibles de ses petites mains mais elle avait rassemblé tout un tas de chouettes spécialités qu'elle aime bien. Et moi donc !!!!!!!! En vrac, dedans il y avait : des petits grains de café recouverts de chocolat (hé hé, ça te rappelle pas un autre petit colis Ninnie...), du sel au basilic et parmesan de chez Père Léon, du piment d'Espelette, du safran italien, des pastiglie Leone à l'absinthe (j'en suis dingue !!), des biscuits Granolas (elle avait repéré sur la feuille de chou que le sevrage de ces douceurs made in France était la composante la plus difficile de notre exil... Pimpreton a reconnu l'emballage sur le champ et s'est écrié “elle est gentille la copine de maman, je l'aime très très bien”... vautour va), de la moutarde aux 5 épices, et... une générosité blogguesque sans pareil. Merciiiiiiii Peggy !


Et puis comme si mon j'étais pas assez excitée comme ça, ma copine Hélène m'envoyait d'Arras un colis de Noël pour ma famille. Y'en avait pour tout le monde, et surtout... y'en avait pour moi ! Moi la boustifailleuse j'entends. C'est pas vraiment ici que je viendrais parler des colis de livres de linguistique espagnole ou de strings en lycra phosphorescents que je reçois en d'autres occasions. Donc pour moi, mon LN elle avait farfouillé dans son Ch'nord pour m'en envoyer un petit bout. Et ça donne : une bouteille de chicorée liquide (je meuuuuurs d'envide d'essayer ça dans une crème brûlée ou une glace ou pour glacer une viande), un pot de confiture d'endives à la rose, un autre d'endives aux figues, une chiconnette d'Arras (une endive en chocolat fourrée de feuillantine qui a eu du mal à durer le temps de la photo) et un sachet de sucre à la mangue (pas très ch'ti mais délicieux). Le tout avec des idées recettes fournies par les petits artisans qui ont fabriqué ces délices, et... beaucoup de douces pensées. Merciiiiiiiii ma lélène !

Après tant d'émotions vous comprendrez bien que je n'ai pas pu poster de la semaine, j'avais besoin de me remettre... et de cogiter à tout ce que je vais faire avec cette manne.

Au fait, j'ai déjà reçu pas mal de participations plus sympas les unes que les autres pour “le sucré s'invite chez la salé” de ma pomme, mais j'ai cru voir que certains avaient fait des recettes pile poil dans l'esprit et ont oublié de me laisser un lien vers leur billet. Il faut pas oublier de le faire (en laissant le lien en commentaire de CE billet) avant le 2 février hein !! Pis pour les autres, faut s'activer il reste plus qu'une petite semaine. A vos pommes !

janvier 20, 2007

Couronne canneberges-pistaches-kumquats pour un kiki mapé

Dans la série “j'ai du mal à tenir à jour ma feuille de chou”, je me pose là. Pas de doute. Heureusement que Sandra est là, avec son kiki royal (non ceci n'est pas un post cochon avec des photos inédites du prince William tout nu ou des bijoux de famille de Felipe d'Espagne) pour que je rattrape un peu de retard.
Grâce à elle, voilà que je me rends compte que je vous ai refait le coup du teasing électroménager qui retombe comme un brushing sous la pluie. J'avais déjà sévi en annonçant cet été l'achat d'une sorbetière puis en attendant 3 mois avant de parler de ce qu'elle avait turbiné. Bon ok je vous ai pas arnaqué sur la marchandise et balançai cul sec (kiki + nu + cul dans le même post, c'est bon pour le référencement ça, enfin si je pouvais caser une fesse et 2-3 nichons ce serait encore mieux...) 10 recettes de glaces (5 + 5)en tout genre qui déchirent grave leur mère. Et à l'occasion de ce coming out glacesque j'annonçais l'achat d'un nouveau gadget, que j'allais vite en parler ici, et patati et pata... bullshit. Encore pas fait. Quand je pense que je rabache à mon Pimpreton de fils qu'il faut tenir ses promesses, vilaine fille va. Alors je rattrape un peu le truc et entre enfin dans le vif du sujet : ma MAP . La MAP, pour les non-accrocs aux blogs de cuisine, c'est pas un Mixer Anarchico-Pétainiste, ni un Micro-onde Activateur de Photosynthèse, encore moins une Machine à (h)Aricots Pétogènes, non, c'est juste une Machine A Pain (celle-là en l'ocurrence, et non pas celle archi top méga mieux que ma mère a gagné grâce au velouté Emmanuelle Béart). Le principe est simple : on lui ouvre le capot, ou lui benne tout dans la cuve, elle se charge de tout. Elle mélange, pétrit, fait lever avec la chaleur et l'humidité appropriées, cuit et... vous sonne quand elle a fini. Comme ça, ça a l'air super. Sauf que la mienne...
- elle sonne aussi pour vous dire que c'est le moment de lui ajouter des graines, des raisins, des lardons, que sais-je encore. Même quand vous n'avez rien à lui ajouter. Le bip strident pendant 30 secondes moi ça me rend un chouille nerveuse tendance filet de bave au coin de la bouche...
- elle a 2 petites palettes fixées au fond de sa cuve, elle ne les enlève jamais. Même pas pour dormir. Surtout pas pour pétrir. Mais pas non plus pour cuire. Du coup quand on veut démouler son pain (ce qui relève déjà de la prouesse si on tient vraiment à l'avoir en une pièce) on se retrouve avec 2 fèves plantés dans son cul (au pain hein !!) et si on tient à les extraire, on lui déchire assez largement et profondément le fondement en 2 endroits (outch). Du coup il est tout mal en point et a pas vraiment fière allure.
- elle a un esprit de contradiction pire que le mien et s'obstine à me faire un pain tout rikiki quand je lui dit d'en faire un gros, un qui déborde de la cuve et vient se coller au hublot du dessus quand je lui dit que j'en veux un petit, me fait du pain albinos quand je veux du bien doré, du limite cramé quand je veux du clair. Connerie de machine va !
Donc non dans un premier temps je n'ai pas vraiment été emballée, et la pauvre MAP elle s'est retrouvée au gnouf (le placard du coin de la cuisine, celui qui est rempli de tous les machins dont je me sers jamais vu qu'il faut le vider rageusement en entier à même la carrelage pour en extraire un truc) avec pour voisins de cellule le "pop corn maker", la friteuse, le gaufrier,etc. Jusqu'à Noel. Oui car quelques jours avant le 25 j'avais reçu un précieux envoi de Ninnie (le fameux troc dont elle vous parlait ici) et je voulais absolument essayer de faire un vrai panettone pour essayer un de ses cadeaux (en attendant de pouvoir faire moi même le traditionnel kougelhopf de Noel de bopapa dans le moule qu'il m'apportera au printemps... t'oublies pas hein bopapa !). J'ai fait un premier essai à la main, pétrifiée d'avance par ma phobie de la levure de boulangerie. J'avais raison d'être tétanisée, la pâte était tellement lourde que j'ai pété un carrelage de la cuisine en en laissant tomber une boule. Alors j'ai sollicité Monsieur KitchenAid, mais comme j'avais un peu bidouillé la recette entre temps, je l'ai retrouvé avec l'embout pétrisseur englué dans une sorte de magma élastico-gélatineux que j'ai dû dissoudre à l'acide. 2 panettonnes qui moururent avant même que j'allume le four. C'est alors que je me susi rappelé que cette pimbèche de MAP a aussi un programme “dough” qui fait juste la pâte et te laisse le soin de la cuire dans le moule de ton choix. Le beau moule à panettone en papier envoyé par Ninnie donc. J'ai suivi la recette de Sylvie au pied de la lettre mais en laissant miss MAP faire tout le boulot, et ça a donné ça :

panettone.jpg

On a fait la paix dés que j'ai sorti cette merveille du four. Je les ai demandées en mariage (Sylvie et la MAP) dés que j'ai goûté la première bouchée. Depuis ce panettone il ne se passe pas une semaine sans brioche, pain viennois, pain au lait, cramique, et autres pain de mie à la maison. Elle pétrit mais c'est moi qui cuis. Je suis pas encore prête pour retenter le pain empalé, je suis une petite nature moi.
Alors pour le kikiveukivienkuisiner de Sandra consacré à la couronne des rois provençale, j'ai mis ma copine MAP au boulot, et on lui en a été très reconnaissants le temps d'un petit déj et un goûter.

Couronne briochée aux canneberges, pistaches et kumquats
(d'après la recette de brioche dans Les bons pains maison chez Flammarion)

4 oeufs
un peu de lait si nécessaire (voir recette)
65 g de sucre
1 cuillère à soupe d'extrait de vanille
1 cuillère à café de sel
120 g de beurre à température ambiante
350 g de farine à pain (T55 on dit en France je crois)
2 cuillères à café de levure déshydratée
50 g de cannerberges séchées
50 g de pistaches non-salées grossièrement concassées
5 kumquats séchés

Casser les oeufs dans un verre doseur. Si les oeufs ne font pas 230 ml, compléter avec du lait.
Verser tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant de la MAP et lancer le programme “pâte seule” (“dough” chez moi). Au bip strident, se boucher les oreilles et patienter encore 5 minutes avant de mettre les cannerberges et les pistaches (sinon les pistaches sont réduites en poudre dans la pâte et nous on veut des morceaux).
Quand le programme pâte est terminé (la pâte aura levée une première fois), façonner la pâte en forme de couronne en oubliant pas la fève et en prenant soin de laisser un large trou de plus de 15 cm de diamètre au milieu : elle va gonfler la bougresse !
Laisser lever 2 bonnes heures avant de décorer de rondelles de kumquats séchés et de sucre perlé (merci Nico!). Enfourner 20 minutes dans un four préchauffé à 170°C / 375°F.

décembre 28, 2006

Crèmes au baileys et dômes bicolores au marron, desserts subliminaux pour une neuvième paire de bottes

Idéalement j'aurais été super fière de moi de venir partager mon Noël sur la feuille de chou sitôt le dernier marron glacé avalé, mais malheureusement une grosse gueule de bois crise de foie flemme post-festivitées s'est emparée de mon âme et de mon ordi si bien que c'est maintenant quasi indécent de venir reparler de ce festin du 25 (mais était-il vraiment plus indécent que celui du 24 au soir ?...). Tant pis. La décence ça fait bien longtemps que je me la suis... euh... bref. Revenons-en au petit Jésus. Enfin au gros barbu en l'ocurrence. Celui qui a rempli mon salon de trucs qui clignotent et chantent en synthétique et laissent des petites pièces microscopiques exprès pour que le Bernard l'Arno ou moi allions ensuite les rechercher dans le gosier de Pimprenille. Le barbu quoi. Lui quoi, avec la majuscule.
Tout le monde comprendra je pense que, comme Pimpreton croit grave au père Noël, et même s'il ne sait pas encore lire, je préfère y aller molo sur le sarcasme entourant l'homme en rouge, on est jamais trop prudent. Et puis surtout je tiens à ce qu'il y croit au moins jusqu'à ses 16 ans vu qu'on a pu monnayer tous les caprices et toutes les négocations parfaitements non-négotiables de décembre seulement avec quelques quinzaines de centaines de “... sinon le père Noël ne passera pas” (oh les vilains parents qui font rien qu'à s'asseoir sur leurs vieux principes anti-chantage). D'ailleurs c'est bien simple, nous appréhendons à mort le mois de janvier ! D'ici là ça va encore, on peut toujours brandir un post-it et asséner un “... sinon je dis au père Noël qu'il vienne reprendre tous les cadeaux !”. Si la résistance est tenace suffit d'ajouter un “même le train” et là, normalement, l'affaire est classée.
Donc oui, Santa est passé, a devasté mon salon, notre chambre, celles des enfants, le sous-sol, la salle de bain (merci le xylophone qui flotte)... et youpi... ma cuisine !! Car oui le Père (Bernard l'Ar) Noël, en plus d'avoit pensé à m'apporter ma 8ème paire de bottes Camper (un jour j'en parlerai à mon psy) (enfin dés qu'on aura réglé ensemble ce problème des 79 livres de cuisine de l'année dernière), s'est souvenu qu'il n'y avait rien de tel pour me rendre infiniment douce (et lui faire des bouchées à la reine avec les restes de la dinde) que de m'offrir des trucs pour ma cuisine. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le plus beau tablier de l'univers intergalactique assorti de ses ustensiles qui vous font encore plus aimer la cuisine : une pince avec le bout siliconé orange (pour éviter la brûlure idiote du gras du bras qui frotte le bout de la pince encore chauffée à blanc), le fouet avec le même bout (mais en vert), la “flippeuse” à pancakes violette pour bien “flipper” (Nda : to flip = retourner) sans écrabouiller et, top du top, un pichet doseur gradué en cups ET en ml que tu peux lui lire les chiffre par le haut et pas juste sur le côté pour pas risquer le torticolis chaque fois que tu fais une pâte à gauffre. La méga classe quoi.

Bon maintenant, venons-en au coeur du sujet : le manger. C'est quoi donc qu'on a mangé le 24 et le 25 ? Ben que du délicieux... Pour le réveillon : foie gras rapporté de France par mon frérot venu fêter Noël à Toronto (+ un Sauterne offert par papa qui lui seyait divinement), des gougères à la mimolette (recette de la pâte à choux comme ici mais sans le sucre et avec 80g de mimolette râpée ajoutée dedans une fois les oeufs bien incorporés), des sablés aux graines et au crottin de Chavignol (même recette que , en remplaçant le parmesan par du crottin râpé), des pakoras aux légumes (feuilles d'épinards, morceaux d'oignons, d'aubergines, de pommes de terre, trempés dans une pâte faite de farine de pois chiche + eau + cumin + garam massala, puis frits dans du ghee), des cubes de tofu croustillant (clic) et d'autres petites choses à grignoter que j'oublie. Et en dessert... un truc de ouf (oui je sais, encore, ça commence à suffire hein) : des crèmes au Baileys. C'était sublime dans des petits ramequins (merci Virginie !) et ce serait à mon avis surnaturellement délicieux en version crème brûlée. A suivre...

Crèmes au Baileys

Pour 4 ramequins

4 jaunes d'oeufs
250 ml de crème épaisse
125 ml de lait
50 g de sucre
1 pincée de sel
50 ml de Baileys Irish cream

Préchauffer le four à 325°F / 150°C.
Porter, dans une casserole, le lait et la crème à ébullition. Laisser refroidir 5 minutes.
Pendant que le mélange lait-crème refroidit, fouetter dans un saladier les jaunes d'oeufs, le sucre et le sel. Quand le mélange a épaissi un peu, ajouter progressivement la crème chaude puis le Baileys.
Disposer le mélange dans 4 ramequins et les placer dans un plat à four assez profond. Verser de l'eau chaude au fond du plat jusqu'à 1 cm du bord des ramequins, couvrir le plat de papier alu puis enfourner (sans renverser d'eau dans la crème ni de crème dans l'eau... enfin pas trop quoi). Laisser cuire 30 minutes, ôter le papier alu puis remettre au four 10 minutes.
Laisser refroidir, et mettre au frigo au moins 6 h avant de déguster.

creme-baileys.jpg

Et puis, alors qu'on avait emmamagasiné assez de calories pour tenir jusqu'au 25 janvier sans rien ingurgiter de nouveau, on a remis ça dés le lendemain avec un repas typique (visite du frenchy oblige)... de Thanksgiving. Oui ben quoi... c'est pas comme si j'avais dit Pâques ou Indépendance day. C'est pas si loin finalement dans le calendrier. Bon et puis... on fait ce qu'on veut de toute façon. Donc au menu : dinde parfaitement rôtie, gravy (sauce pour aller avec le volatile), sauce aux cannerberges et à l'orange, stuffing (farce à base de pain et de sauge mais qui cuit dans un plat au lieu d'aller se loger dans le c.. de la dinde), mashed potatoes (purée en gros quoi), choux de Bruxelles sautés. Le top quoi. Quant au dessert... ben... j'ai fait de la crème de marron. Avec j'ai fait de la crème glacée aux marrons. Avec j'ai fait des dômes bicolores. Et avec j'ai fait... des heureux ! Bon sang que c'était riche bon !

Crème de marron maison (à partir d'une boîte)

1 boîte (340g) de marrons au naturel Clément Faugier (à $9 !!)
150 g de cassonade
1 gousse de vanille
150 ml d'eau

Réduire les marrons en purée (au presse purée, ou au robot pour une texture plus lisse).
Porter à ébullition la cassonade, l'eau et le gousse de vanille fendue et grattée. Laisser bouillir 3 minutes avant d'ajouter la purée de marrons.
Bien mélanger et laisser cuire jusqu'à obtenir la consistance désirée (chez moi ce fut 20 minutes). Laisser refroidir puis mettre en pots (2 petits). On peut je pense sans problème stériliser les pots et les conserver comme des confitures. Moi je l'ai utilisée immédiatement et garde le reste au frigo depuis presque 1 semaine.

Dômes bicolores au marron

Pour 6

200 g de crème de marron
100 ml de lait concentré sucré (comment ça c'est riche ?!)
250 ml + 50 ml de crème épaisse
2 marrons glacés

Mélanger la crème de marron, le lait concentré et 250 ml de crème épaisse. Faire tourner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt. Verser dans des moules individuels, couvrir de film plastique et mettre au congélateur au moins 4h.
Sortir les moules et creuser un trou au centre. Il n'y aucune obligation quant à l'utilisation de cette glace perdue (pas pour tout le monde)... Remettre au congélo pendant 2h.
Battre le reste de crème en chantilly et y incorporer délicatement les marrons glacés émiettés. Disposer cette chantilly aux marrons dans le trou creusé précédemment et remettre au congélo. Sortir les moules du congélateur, en tremper le fond dans l'eau chaude et démouler les dômes sur des assiettes individuelles. Servir sans attendre (ben oui la glace ça fond).

dome-marron.jpg

décembre 22, 2006

Pavlova citron-pavot aux framboises pour le kiki de Doriann

Pour la troisième fois en quand même assez peu de temps, Doriann a sorti son kiki. C'est carrément indécent et le pire c'est que personne (y compris moi) ne semble s'en offusquer. C'est à croire que nous ne lassons pas de le voir à l'oeuvre puisque nous avons encore voté pour lui quand il nous a montré son kiki en forme de ravioli (si si, et sur un pic à brochette en plus... carrément indécent je vous disais). Du coup c'est dans un cri bestial et très attendu que Doriann sortit de nouveau son kiki : Jéronimooooo Paaaaavlooooovaaaaa ! J'ai comme l'impression qu'on a pas fini de voir le bougre nous obliger à l'exercie de style culinaire, car avant d'hurler le nom d'une illustre ballerine il s'était déjà égosillé avec des proooofiiiteeerooolles et miiiiiilleeeuuufeeeuuuilles, et chaque fois c'est la même chose : on ne résiste pas au kiki de Doriann. C'est comme ça et... pourvu que ça dur(e) ! (Ce billet est garanti 100% sans allusion scabreuse)
Bon alors du coup moi je me suis mise à la pavlova sans en avoir jamais goûtée. Le principe a l'air on ne peut plus simple : une base en meringue, un nuage de chantilly et des fruits qui coiffent le tout. Le dessert une fois assemblé étant censé rappeler le tutu d'une ballerine (qui aurait sûrement elle même un peu forcé sur la chantilly). Fastoche. Sauf que... la meringue restait jusqu'à dimanche dernier un démon auquel je n'avais jamais oser me réattaquer depuis mes 16 ans. "Si j'ai maté la pâte à choux, y'a pas de raison que je puisse pas régler son compte à la meringue" me suis-je dit... et ben c'est fait. Mais non sans mal je dois bien l'avouer.
Je précise d'abord que le traumatisme meringuesque remonte à ma plus tendre enfance. Je ne saurais dire combien de fois ma mère et moi avons confectionné des meringues (avec tous les blancs d'oeufs inutilisés pendant en gros 10 ans, ça doit bien faire quelques centaines ça), mais le résultat lui était invariablement le même : des flaques brunes et collantes. Rien à voir avec le truc gonflé et blanc nacré de la boulangerie, où nous nous vengions allègrement de nos échecs.
Bref pour dépasser ce complexe enfoui j'ai dû utiliser une bonne vingtaine de blancs d'oeufs avant de comprendre 2-3 choses : la meringue (classique hein, je me suis pas encore lancée dans la meringue italienne à faire à chaud et tout) c'est une affaire de
1- fouettage, pour ça on dit merci Monsieur Kitchen Aid (enfin surtout merci bopapa pour ce cadeau que je n'hésiterais pas à emporter sur une île déserte, malgré ses 10 kilos et l'absence de toute prise électrique sur ladite île... c'est tout moi je suis comme ça maintenat “Never without my KitchenAid)
2- four, il faut avoir fait copain-copain avec le sien pour le comprendre intimement et ne pas y faire cramer ses meringues
3- blancs vieux, car oui le blanc d'oeuf il faut qu'il soit vieux. Pas pourri hein, inutile d'attendre qu'il soit opaque de salmonelle, mais vieux de quelques jours en prenant soin, si possible, de le laisser trainer en dehors du frigo une bonne dizaine d'heures avant de les méringuiser.
Une fois toutes ces précautions prises (ce qui chez moi a pris 2 fournées de brunies, 4 de collantes au milieu, puis 3 de craquelées) ça marche. Celle du jour : Pavlova au citron, chantilly au pavot et framboises. Je risque bien de devenir pavlopathe dans les mois à venir, l'alliance est redoutable tant en texture qu'en goût et en plus c'est archi versatile. Merci Dorian, tu nous ressors ton kiki quand tu veux.

Pavalova citron-pavot aux framboises

Pour 4

Pour la meringue
4 blancs d'oeufs (chez moi 100g)
50 g de sucre en poudre
50 g de sucre glace
3 gouttes de jus de citron
le zeste fin d'un citron

Pour la chantilly
125 ml de crème entière
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
2 cuillères à soupe de pavot
quelques gouttes d'extrait de vanille

Une barquette de framboises fraîches (ça serait sûrement génial avec plein d'autres fruits) pour la garniture

Pour la meringue : préchauffer le four à 100°C / 250°F. Battre les blancs d'oeufs (un peu vieux) avec le jus de citron et une pincée de sel à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange soit bien mousseux. Ajouter ensuite le sucre en poudre cuillère par cuillère, toujours à vitesse moyenne, en veillant bien à ce que le sucre soit totalement incorporé à chaque fois. Augmenter la vitesse puis faire pareil avec le sucre glace. Ajouter le zeste de citron et continuer de battre une dizaine de minutes à pleine vitesse une fois tous les sucres ajoutés.
Placer des tas de cette préparation sur un Silpat ou une plaque recouverte de papier sulfurisé, creuser un peu le dessus avec le dos d'une cuillère (plus on creuse un gros trou, plus on pourra mettre de chantilly dedans... avis aux amateurs) et enfourner pour 2h, en laissant une cuillère en bois dans la porte afin qu'elle reste entrouverte.

Pour la chantilly : placer un saladier et le fouet de votre robot au congélo une dizaine de minutes, puis fouetter vivement tous les ingrédients, en prenant soin de n'incorporer le pavot qu'à la fin.

Garnir les nids de meringue avec la chantilly et déposer les framboises sur le dessus.

pavlova.jpg

A l'heure où je poste ce billet, la limte du 22 à 22h22 a été dépassée en France mais pas à Toronto, j'espère que le décalage horaire n'est pas un facteur éliminatoire... Bon pis s'il l'est ben tant pis, moi j'ai boulotté ce dessert de fou et économisé 25 ans de psychanalyse culinaire pour cause de meringue non-dominée. Je fais toujours une affaire.

décembre 17, 2006

Cupcakes au chocolat parce que je le vaux bien

En ouvrant ma page Movable Type pour rentrer un nouveau billet, je constate hébétée que ce sera le cinquantième. Ouah... 50. Oui je sais je les vois là ceux qui haussent le sourcil dubitatif genre “euh... 50 en plus de 8 mois... y'a pas de quoi se vanter ! Bonjour la feignasse oué !”. Et c'est sûr qu'à côté de la plupart des blogeuses je fais bien pâle figure (de toute façon on me répète depuis que j'ai 4 ans que je suis bronzée comme un cachet d'aspirine alors...), la plupart d'entre nous postent un billet par jour, parfois plusieurs même. J'admire, je trouve ça super consciencieux, et je suis la première à soupirer devant mon écran quand je vois Machin(e), Bidule ou Trucmuche n'as pas posté aujourd'hui. Limite à trouver ça inadmissible. Oué c'est une de mes spécialités ça, le féskejtediméfépasskesfé (comme dit ma mère). Le Samu social qui se fout du secours populaire quoi (version moderne du un poil désuet hôpital qui se fout de la charité, on l'aura compris). Bref... oui je sais mais.
Mais quoi ? Mais sauf que moi je suis d'une nature tellement vélléitaire depuis ma première bouffée d'oxygène sur cette terre, que 50 billets pour une Framboiz ça relève du miracle. Ou d'une soudaine mauvaise irrigation du lobe droit du cervelet. Ou d'un enchantement que seul le baiser d'un phacochère pourra annuler. De toute façon je veux pas savoir. Je vais pas aller passer un scanner du cerveau, je vais éviter scrupuleusement tous les phacochères que je pourrais trouver sur ma route, je vais arrèter de jurer pour pas m'attirer d'ennuis avec ceux qui peuvent me pistonner auprès de celui qui fait les miracles (euh les gars d'ailleurs si vous pouviez aussi m'avoir des bons-cadeaux chez Williams-Sonoma ce serait trop cool), bref je vais me racheter une conduite du moment que je peux tenir le rythme et ne pas me lasser de cette feuille de chou. Parce que quand je parle d'exploit c'en est bien un : 8 mois, 50 billets, c'est inédit. Preuves à l'appui, un peu d'histoire(s)...
Avant je me souviens pas, mais entre 6 et 11 ans j'ai décidé de me passioner successivement pour des tas de trucs allant du canevas, à la confection de vêtements de poupée (tricot ET couture, le défi), en passant par la poterie, la pyrogravure ou le tricotin (soupir). J'ai même dû m'enticher une bonne semaine des modèles réduits et des perles de rocailles, me rêver philatéliste ou pro du patin à roulette (ça me rajeunit pas, Pimpreton il sait même pas que ça a existé ces trucs là avec 2 rangées de 2 roues au lieu d'une seule au milieu... ) mais ce fut tellement court que ça ne vaut même pas la peine d'en parler. Bilan des courses : le seul canevas que j'ai jamais fini représentait Maya l'abeille, mesurait 8 x 8 cm de côté, et le 2ème (un aristochat d'au-moins 12 x 12) est toujours chez mes parents à attendre que je vienne le terminer; mon talent de potière puis de pyrograveuse se sera illustré dans la réalisation de 4 cendriers (dont un peint et verni quand même) et d'une brûlure éternelle de mon prénom sur le flanc droit de l'armoire en merisier de la chambre parentale (toujours visible aujourd'hui, pour ceux qui souhaiteraient s'y rendre en pélerinage), et mes poupées se sont toujours baladées à poil ou avec des écharpes monochromes et trouées de 7m63 réalisées au tricotin.
Entre 12 et 17 ans je me suis passionnée pour d'autres trucs vachement plus stimulants : la collection de TOUS les articles de journaux causant de Mylène Farmer soigneusement collés dans un cahier grand format (ça la rajeunit pas), puis les hormones faisant leur travail ce fut le tour de Tom Cruise, de Johnny Depp, de Brian Adams (j'arrête la liste avant de me jeter sur le flacon de Lexomil) de se trouver à coups de UHU sur des Clairefontaine à grands carreaux. Ce genre d'activités étant intrinsèquement vouées au provisoire (Dieu en soit loué !) je m'auto-déclarai sportive et essayai tour à tour (mais jamais plus d'une saison) la danse, le basket, le tennis, le ping pong, la gym, le VTT, le tir à l'arc, la natation, le volley et le badminton. Il m'aura fallu tout ce temps (et environ 2 briques de mes géniteurs dépensés en licences et autres cotisations) pour comprendre que je ne serais jamais une athlète et que même, en fait, le sport ben j'aimais pas trop ça.
Après ça, de 18 à 24 ans je me suis consacrée à un seul et unique hobby pour occuper mon temps libre en dehors de la fac puis du boulot : le régime yo-yo. Le principe est simple et parfait pour une vélléitaire comme moi : on décrète tous les premiers jours du mois qu'on aime plus manger, on se remplit de pamplemousses, salade verte sans vinaigrette et potage à la flotte pendant environ 10 jours, on constate qu'on a perdu 4 kilos. Là comme on est super heureuse d'avoir si vite perdu ces 4 malheureux kilos (qui vous rapprochent de 16 kilos de votre objectif) et super frustrée de ses mornes assiettes, on s'autorise 9 ou 10 2 ou 3 petits écarts genre quelques rochers Suchard dans la soirée, des viennoiseries au petit déj, des frites avec sa salade sans sauce, du rabe de kougelhopf le week-end chez Bo-papa et Belle-maman. Puis à la fin de la semaine, on se repèse, on jette la balance par la fenêtre après avoir lu qu'on a repris 5 kg (soit un de + que le handicap de départ) et on se jure avec persusasion que le premier du mois suivant on le fera vraiment. Bilan : A raison d'1 kilo par mois on engraisse finalement de 12 kg par an. Au bout de trop longs mois on murit un peu, on accepte que la bouffe est un truc qui rend la vie plus drôle au même titre que les potes (d'ailleurs les 2 vont très bien ensemble, c'est un signe qui ne trompe pas) et surtout l'élu de votre coeur et de votre couette (je ne rappelerai pas ici ma théorie sur les liens étroits entre la couette et l'assiette dont Google me juge apparemment THE spécialiste mondiale, un jour je la publierai et l'humanité en sortira certainement durablement changée). Bref ce loisir du régime yoyo, si on met bout à bout tous les jours où je l'ai fait sérieusement on arrive sûrement à 9 mois, mais j'ai jamais perdu 50 kilos, ni même 50 livres, ni même 50 grammes avec ce truc. On est très loin des 50 billets donc (ouh là là je me serais pas un peu égarée moi...).
Ensuite arrive le big bang, j'ai nommé les enfants et arrive donc le comble de la vélléité : les “faudrait que”, “je voudrais bien”, et les “dés que j'ai 2 minutes, je”. Là oui j'en ai asséné une bonne cinquantaine par jour jusqu'à répéter 50 fois le même : “ce serait marrant d'avoir un blog”. Comme je ne tricote pas, ne cours pas le marathon et ne fais pas de scrapbooking (même si j'aimerais bien... ah tiens ça me reprend), mais qu'en revanche je mange minimum 3 fois par jour, le blog de cuisine s'imposait. Et bon sang, 50 billets je n'en reviens toujours pas.
Allez, pour fêter ça et me donner du coeur à l'ouvrage je m'autorise une petite douceur rapide, facile et spéciale feignasse (et parfaite à réaliser avec des enfants qui n'en peuvent plus de fierté de tenir le batteur qui vibre pendant si longtemps). Histoire de m'aider à aller jusqu'à 100. Si ça arrive je me lancerai peut être même à faire des macarons. Chiche ?

Cupcakes au chocolat

Pour 12 cupcakes

Pour la pâte
115 g de beurre
1/2 tasse de sucre en poudre
1 tasse de farine avec levure incorporée
1/2 cuillère à café de levure chimique
2 cuillères à soupe de cacao en poudre
1/4 de tasse de pepites de chocolat

Pour le glaçage
1/2 de tasse de sucre glace
1/4 de tasse de cacao en poudre
100 g de beurre
(plus, pour la version des grands, 3 cuillères à soupe de liqueur de café Tia Maria)

Préchauffer le four à 175°C / 350°F.
Mélanger tous les ingrédients, sauf les pépites de chocolat, au batteur électrique jusqu'à obtenir une pâte bien souple et lisse, soit environ 2-3 minutes. Ajouter les pépites.
Répartir la préparation dans 12 moules à muffins avec caissettes en papier. Faire cuire 20 minutes puis laisser refroidir sur une grille.
Pour faire le glaçage, mélanger tous les ingrédients au robot et étaler sur les cupcakes refroidis.

chocolate-cupcake.jpg

décembre 10, 2006

Du saumon à l'érable et des muffins tatins aux poires épicées pour se prêter au(x) jeu(x)

Je cours après le temps, je cours après le temps (enfin je cours c'est une façon de parler hein, tout le monde sait maintenant qu'en ce moment je peux même pas affronter une tortue sous valium à la course à pied) et du coup j'ai du mal à gérer les priorités. Dont cette feuille de chou. J'entends d'ici mon père (et ma mère, et ma belle-mère, et mon beau-père, et la tata Odile, et la tata Mireille, et la tata Denise, etc*) qui va me dire, avec une once d'agressivité dans la voix, que oui en effet c'est vraiment gérer ses priorité bizarrement que de préférer consacrer les quelques minutes de libres que je trouve dans mon emploi du temps de dingotte à taper mes conneries blogesques, qu'à leur rédiger un long mail emprunt de nostalgie et de bons sentiments qui raconte notre passionnant quotidien. Alors je me propose exceptionnellement de faire les 2 en même temps par le biais de ce billet de rattrappage. Je vais passer vite-fait sur les news du quotidien (oui je sais papa et les autres du clan que ce sont les plus importantes pour vous, mais il faut bien se rendre compte que les poussées dentaires de Pimprenille, la fuite d'eau du sous-sol, la commande toys-r'us du père Noel, les résultats de prise de sang du Bernard l'Arno, la température qu'il fait le matin, le midi, le soir et pendant la nuit au thermomètre du jardin, mon stérilet flambant neuf et le titre du dernier T'choupi acheté à Pimpreton ben... ça ne passionne pas tout le monde) pour en arriver à l'essentiel : les jeux de la blogosphère que j'ai ratés.
Je ne parlerai même pas du kiki des raviolis d'Alhya parce que là j'ai vraimant pas assuré. Pourtant je l'ai fait mon baptême des raviolis, et pas qu'un peu. Après la deuxième tournée de pâtes maison je suis même allée acheter une machine à pâte. Même que Pimpreton l'adore, même qu'il veut m'aider à “tourniquer la manivelle” tous les dimanche midi, et même que du coup le dimanche midi depuis plus d'un mois c'est ou bien raviolis ou bien tagliatelles. Maison of course ! Bref j'ai pas photographié les premiers essais, j'ai râté la date limite, et pour être parfaitement honnête... j'avais en gros complètement oublié. Alors je saisis le taureau par les couilles cornes et je rattrape un peu de retard dans les évènements de la blogosphère. On commence par...

Fenêtre sur blog organisé par Laurent (St Laurent de Blog Appétit devrais-je dire)

Alors voilà d'où je blogue la plupart du temps : sur un coin de buffet dans la cuisine. Oui bien sûr j'ai un bureau en bas mais... j'aime bien bloguer au coeur de l'action, in my kitchen donc. Et puis le Bernard l'Arno doutait fort qu'avoir un ordi portable me serait d'aucune utilité, il fallait bien que je lui donne tort !

fenetre-blog.jpg

Où mangez-vous ? demande Tatyval

Ben nous on mange là ! bon là entre la photo que j'avais montré après notre déménagement (pour toi Barbichounette), celle de mon coin-blog et celle-ci, c'est plus la peine de faire le déplacement c'est comme si vous étiez déjà venus dans ma cuisine !

Le blog and breakfast de Débo

Comme le petit déj' est par excellence le moment speed de la journée d'habitude, j'ai profité de mon congé forcé pour prendre 2 minutes et photographier mon breakfast du matin juste avant de l'engloutir. Au menu donc ce jour là : jus d'orange et thé irlandais (comme les autres 364 matins de l'année), une banane (parfois c'est un kiwi, une pomme si c'est la dèche, de la mangue si j'ai envie de me faire une tâche quelque part histoire d'être sûre d'être en retard ce matin là), un pumpkin bread fait maison sorti du congélo et réchauffé au four quelques minutes (j'ai toujours dans le congelateur une collec' de petits cakes, muffins et scones pour ne pas partir le ventre vide quand il ne reste plus la moindre miette de pain à faire griller le matin, soit environ 4 matins sur 5...).

Le sucré s'invite chez le salé chez Marie-Laure

Comme elle a gagné l'édition #1 du jeu lancé par Minouchka et ses raisins, Marie-Laure nous met au défi de réaliser une recette salée avec du sirop d'érable. Ayant parfaitement intégré cet ingrédient de mon pays d'adoption je n'avais que l'embarras du choix. Après avoir déjà publié plusieurs recette des viandes érablisées (poulet et travers de porc), je partage aujourd'hui une version poisson avec ce succulent saumon glacé au soja et sirop d'érable. Prêt en 10 minutes, c'est un pur régal.

Saumon glacé au soja et sirop d'érable

Pour 4

4 filets de saumon
120 ml de sirop d'érable
60 ml de sauce soja
2 cuillères à soupe de sésame
sel, poivre

Préchauffer le four à 250°.
Dans une casserole, porter à ébullition le sirop d'érable et la sauce soja, et laisser bouilloner quelques minutes. Eteindre le feu quand le mélange a la consistance d'un sirop épais.
Disposer les filets de saumon, peau vers le bas, dans un plat à four légèrement huilé. Saler et poivrer.
Enfourner. Au bout de 5 minutes. Sortir les filets et les badigeonner généreusement au pinceau du sirop soja-érable. Remettre au four 5 minutes.
Sortir les filets, les rebadigeonner du mélange et parsemer de graines de sésame.

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A vos casseroles #8, toujours chez Marie-Laure
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On ne présente plus ce jeu qui veut nous faire créer une recette à partir de 2 éléments imposés, pour cette édition il s'agit de trouver une idée qui allie Noel et épices. Le plus dur c'était de se limiter parce qu'avec un thème pareil on a que l'embarras du choix. Après une soupe de pruneaux épicée du Réveillon, des filets mignons panés à la canelle, un gratin de courge au caramel épicé (recettes à suivre évidemment) je me décide pour celle là : les muffins épicés à la poire façon tatin, idéal pour le petit déj' du 25 décembre, un bon thé chaud à la main, le regard attendri par les petits loulous qui déballent leurs cadeaux. Ceux que j'ai préparés devaient être mangés au petit déj' de dimanche dernier mais ont TOUS été engloutis dans la soirée de samedi à dimanche en regardant un DVD sous le plaid Ikéa. On connait tous le problème... “tu veux une petite douceur avec ta tisane”, “tu reveux une tisane pour finir ton (3eme) muffin”, “Oh c'est trop bête, il me reste encore tout ça de tisane, je vais prendre un muffin pour aller avec”, “c'est le dernier, on va pas le laisser, on partage ?”... bref oui certes on s'est couchés très tard ce soir là, la soirée fut longue, mais quand même... on a mangé 6 muffins chacun ! Ou peut être 5 et 7, ou même 4 et 8, oh et puis hein... quand on aime bla bla bla.

Muffins épicés à la poire façon tatin

Pour 12 muffins

Pour les fruits
2 poires, pelées et coupées en petits dés
½ tasse de cassonade
1 poignée de raisins secs
1 cuillère à café de quatre-épices
2 cuillères à café de beurre

Pour la pâte
2 tasses de farine
½ tasse de cassonade
1 cuillère à soupe de levure chimique
½ cuillère à café de bicarbonate
1 tasse de babeurre
½ tasse de beurre, fondu
1 oeuf
1 cuillère à café de vanille
sel

Préchauffer le four à 160°C / 375°F.
Découper 12 ronds de papier sulfurisé du diamètre du fond des moules à muffins, et les y disposer.
Dans un saladier, mélanger les poires avec le sucre, les raisins et les épices. Faire fondre 2 cuillères de beurre dans une poêle et y faire dorer le mélange à la poire jusqu'à ce les dés de fruit soit bien tendres, soit environ 7 minutes. Répartir le mélange dans le fond des 12 moules à muffins.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure, le bicarbonate et une pincée de sel.
Dans un autre saladier, fouetter l'oeuf, le babeurre, le beurre et la vanille. Ajouter ce mélange aux ingrédients secs et remuer délicatement jusqu'à ce la pâte soit juste humide. Il doit rester des grumeaux et des “tâches” de farine dans la pâte.
Répartir la pâte, par dessus les poires, dans les moules à muffin.
Faire cuire environ 20 minutes. La pointe d'un couteau doit ressortir sèche.
Laisser refroidir dans les moules une dizaine de minutes, puis renverser sur une grille. Servir à l'envers.

muffin-tatin.jpg

* Toute ressemblance patronymique avec des personnes existantes ou ayant existées serait évidemment purement fortuite.

novembre 11, 2006

Billet glacé, suite. Le retour de la sorbetière briseuse de ménage.

C'est avec une témérité sans précédent, et dans le secret des dernières heures calmes de ce samedi, que j'entreprends la rédaction de ce billet tant attendu qui fait s'entasser des foules (virtuelles) devant un guichet fermé (virtuel) à grand renfort de toiles de tentes (canadiennes). Oui, même si je sais que les conséquences seront lourdes pour moi et ma famille, je vais jusqu'au bout de mon engagement et vous livre dans l'ordre annoncé la suite de mon top ten des glaces réalisées depuis juillet avec ma sorbetière.
Pourtant, sachez-le, le précédent billet sur le sujet a bien failli me couter mon mariage. Et oui. Il est des sujets sur lesquels on ne peut pas plaisanter. Encore moins publiquement. Mais je fais fi de ces enjeux personnels qui n'ont rien à faire en ce lieu de bloguerie, et je découvre avec émotion que ma conscience bloggesque me pousse à un courage que je ne me soupçonnais pas.
Petit rappel des faits : j'établissais il y a quelques semaines un classement des 10 meilleures glaces faites avec ma sorbetière et vous en livrais la première moitié. Mais... c'était sans compter sur la sournoise perfidie de mon Bernard l'Arno qui, je le sais désormais, va parfois consulter en cachette ma feuille de chou. Et le voilà donc, 2 ou 3 jours après la publication du-dit billet, qui rentre un soir de sa journée de labeur super-héroique et qui immédiatement après avoir refermé la porte (et aussi jeté son duffle coat sur la canapé, balancé ses godasses au milieu du salon, shooté dans 2-3 jouets des enfants) me hurle au visage avec une violence dont je ne l'imaginais pas capable : “putain mais t'es folle ou quoi ? Elle est où la glace aux Daim? Et celle à la myrtille ok elle était super bonne mais quand même pas numéro 1, t'es pas bien toi !”. Vous imaginez ma stupeur.
Bref après des heures de joute verbale au cours desquelles j'essayais vainement de me justifier puis de m'amender, nous en sommes arrivés à la décision qu'il était nécessaire que je publie ici le message suivant (je vous le retranscris fidèlement, digressions mises à part of course):
“le classement que j'ai effectué en notre nom commun n'engageait finalement que moi. Il n'est en rien porteur de la moindre unanimité parmi les mangeurs de glace de la maison (dont le nombre s'élève à 2 puisque Pimprenille est encore un peu jeune et que Pimpreton ne consent à en goûter que si elles sont marrons et donc chocolatées, ces 2 adjectifs étant pour lui synonymes)”.
C'est pourquoi, afin de conserver notre entente matrimoniale et l'harmonie de notre ménage, nous nous obligeons à faire table rase de toutes les expériences glacesques menées jusqu'à présent et nous engageons à noter (selon des critères à définir) toutes les prochaines dégustations. Dans un souci d'équité il faudra bien entendu réitérer tous les essais précédents afin de ne pas injustement favoriser les nouvelles créations.
En attendant ces longues et pénibles séances de dégustation, je vous livre la deuxième partie de l'ancien classement dressé par ma petite personne. Ok la glace aux Daim n'y figure pas, tout comme celle aux amandes, mais je revendique ici mon droit à la partialité : ici c'est chez moi et je fais ce que je veux. Je suis une femme libérée non mais oh. Oui oui comme dans la chanson de Cookie Dingler. Bon sang ça nous rajeunit pas cette vieillerie. (Nan mais comment se fait-il que mon cerveau de piaf se souvienne du nom des pauvres Cookie Dingler alors que j'ai du aller changer mon code de carte bleue la semaine dernière parce que malgré toute ma bonne volonté j'ai jamais pu me souvenir de l'ancien... pffff quelle salope capricieuse cette mémoire). Mouais donc... petit rappel du top ten :
# 1 : la gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille (oops pardon au bleuet, sinon mes copines québécoises vont m'en vouloir)
# 2 : il gelato à la pistache comme là-bas
# 3: The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller
# 4 : Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse
# 5 : Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans
# 6 : La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)
# 7 : Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre
# 8 : La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que je devais en refaire vite pour avoir une photo à montrer
# 9 : la glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.
# 10 : le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)

Attention danger, cette glace en plus d'être une bombe à calories est un pur bonheur. Vous avez remarqué vous comme ça rend vachement plus heureux de manger du gras et du sucre que du concombre nature et fromage blanc 0%. Pfffffffff la nature est mal foutue quand même.

glace-peche.jpg

Dans un blender, mixer 4 pêches bien mûres préalablement pelées et coupées en dés avec 250 ml de lait concentré sucré (je vous avais prévenus, c'est pas un sorbet light que je vous donne là) et le jus d'1 citron jusqu'à obtenir une purée bien lisse. Battre ensuite 300 ml de crème entière en chantilly et l'ajouter au mélange précédent. Faire turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt. Manger avec des framboises fraiches pour encore plus de gourmandise (on est plus à ça près).

Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre

Bon moi de toute façon la mangue je peux la manger sous n'importe quelle forme (bon bien sûr j'ai jamais vu de mangue carrée ni trapézoidale mais, le cas échéant, ça ne changerait rien). Ce sorbet n'a jamais eu le temps de faire connaissance avec mon congélo, sitôt turbiné sitôt bouloté à chaque fois.

Passer 2-3 mangues à la centrifugeuse (ou au blender à défaut) jusqu'à obtenir ½ l de jus (de mangue cela va sans dire), mélanger avec le jus d' 1 citron vert. Portez à ébullition dans une casserole 1/3 de tasse de sucre et 50 ml d'eau, puis laisser refroidir une heure. Mélanger ensuite les 2 préparations puis mettre au frigo 3 bonnes heures. Turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que ça y est j'en ai refait

... et que je sais pas si ça se voit sur la photo mais elle est toujours aussi bonne. Du coup je l'avancerais bien dans le classement mais où ?... ex aequo avec la vanille peut être... Je sais pas, je vais en refaire encore pour en avoir le coeur net. Ben quoi elle est de saison celle-là !

Hacher au robot une poignée de noix de pécan (grossièrement hein, on est pas là pour faire du beurre de pécan non plus). Mélanger ½ tasse de sirop d'érable avec 1 tasse de crème entière, puis fouetter 200 ml de lait condensé non-sucré jusqu'à ce qu'il épaississe et double de volume. Mélanger le lait condensé et la crème à l'érable puis faire turbiner en sorbetière. Quand le mélange commence à se solidifier, ajouter les noix puis continuer à turbiner jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

La glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.

Un essai fait par hasard, qui aurait dû être une mousse au départ mais qui a drôlement bien fait de devenir une glace ! La texture est divine, à tenter absolument !

Mélanger ½ tasse de jus de citron vert et 500g de mascarpone. Ajouter 1 ½ tasse de sucre glace et bien mélanger. Battre 2/3 de tasse de crème entière en chantilly et ajouter au mélange précédent. Faire turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.


Le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

Bon autant être franche avec vous. Normalement je ne cuisine JAMAIS l'ananas. Je le mange frais et c'est tout. C'est un genre de principe. Mais ce jour là mon escroc de vendeur habituel de Chinatown m'a embrouillé pour me dire que je faisais l'affaire du siècle et je suis repartie avec 4 ananas archi mûrs dans mon panier (bonjour le cadeau, c'est pas lui qui se tape 1 heure de métro et de marche à pied pour rapporter tout ça à la maison). Depuis je le bénis et le laisse m'arnaquer régulièrement sans broncher.

Faire bouillir 2-3 minutes la chair de 2 ananas avec ½ tasse de sucre, 2 cuillères à soupe de miel, et 1 tasse d'eau. Mixer le tout, laisser refroidir puis mettre au frigo au moins 6 heures. Turbiner en sorbetière jusqu'à ce que la machine dise que c'est prêt.

novembre 01, 2006

Halloween step by step pour devenir diabétique en une soirée

Je ne sais pas si j'arriverai un jour à ne pas être toute folette (puis-je vraiment être autrement ?) le soir d'Halloween tant que nous vivrons en Amérique du Nord (et je compte bien en vivre ici encore quelques dizaines). C'est un truc indescriptible mais sidérant qu'on devine dans les films yankees depuis toujours mais sans trop réussir à mettre le doigt dessus : Halloween est une soirée magique. Bon bien sûr y'a l'aspect racket en règle de tous les voisins et ça pue pasque ça engraisse la World Company et tout ça, mais bon... n'empêche c'est magique. Je vais pas relancer la polémique (sinon je vais encore me faire dire des trucs pas trop super sympas) mais depuis mon premier Halloween ici (et ma découverte des Reese cups) j'ai fini par comprendre 2-3 règles du jeu qui sont normalement complètement tacites. Tacites pour ceux dont les parents et les grands-parents ont des souvenirs d'Halloween plein le cortex, carrément cryptées pour une pov'européenne qui a juste maté ses Buffy et 2-3 nanards à l'hémoglobine. Alors petit précis à l'usages des non-initiés :
- Avant d'aller faire “Trick or treat ?” à tout le quartier, les parents doivent se parer du plus beau déguisement trouvé au dollar store (pour nous ce fut perruques de sorciers avec boucles d'oreilles fluo et dents de vampires qui brillent dans le noir) pour accompagner leur(s) rejeton(s). Le but du jeu est bien sûr d'être aussi terrifiant que possible.*
- Ne pas oublier de s'armer d'un receptacle de taille suffisante pour accueillir le déluge de junk food qui va s'abattre sur les quenottes de vos lardons (et vos courones accessoirement...). La taille dudit receptable est à adapter en fonction du temps que vous comptez dédier à la quête glucidique. A titre indicatif on a fait hier du 2kg à l'heure. C'est Papa Bernard l'Arno qui tenait le sac sur la fin du parcours tellement Pimpreton ne pouvait plus trainer son baluchon sur tous les perrons. On fera donc un calcul savant pour connaitre le temps de colportage de certains ados carrément armés de sacs poubelles noirs (taille XL), doublés pour éviter de craquer.
- Les maisons dont les habitants ont investi le prix d'un Pata Negra (Anaïk va devoir prendre 2 lexomil à cause de ça) en cochonneries en tout genre (et là je ne parle pas de jambon hein...) indiquent leur participation à l'évènement en : arborant une jack-o'lantern allumée devant la porte ou en ayant carrément refait la déco devant chez eux façon Thriller (Michael Jackson, 1982... oui oui avec les fumigènes et la zic ringue et tout), laissant simplement la lumière exterieure allumée, vous attendant avec un bac de bonbons, bref c'est selon mais en gros ce qu'il faut savoir c'est que le gars qui s'est donné la peine de tout laisser éteint ce soir là pour qu'on croit qu'il est pas là il a vraiment pas envie qu'on vienne le trickortreater alors vaux mieux pas aller taper à sa porte si on veut pas se prendre un coup de carabine. Sauf si on veut apprendre tout plein de nouvelles grossièretés plus ou moins désuettes en anglais, là oui c'est très recommandé même.
- On doit faire chier TOUS les voisins, pas 1 sur 2. Sinon l'autre il se sent moins aimé, ou il a trop les boules d'avoir mis l'argent du loto de toute la semaine dans des Reese cups, ou il est vert de pas pouvoir retourner voir avant la fin (du paquet de bonbec et de l'épisode) la nouvelle saison de Grey's anatomy, bref il a toujours une bonne raison : faut pas le décevoir. On ne trie pas, si y'a de la lumière on racket. C'est la règle.

Y'a sûrement tout plein de règles que j'oublie mais en même temps nous on cherche surtout à faire vite ce soir là. Un petit petit tour dans le quartier, ça nous fait déjà assez de sucre et de gras pour avoir des tryglycérides sur 3 générations alors on cherche pas tellement plus. On joue le jeu, on s'amuse et on baffre (ben oui faut bien l'aider ce petit qui ne mange que du chocolat... qui c'est qui va manger toutes les autres saloperies si c'est pas nous ?)

Bon pis bien sûr j'ai fait des sugar cookies décorés comme il se doit (la recette est la même que pour Pâques, ici, y'a que la déco qui change), et avec la même pate j'ai fait des biscuits découpés fourrés au beurre de citrouille et noix de pécan (un genre de confiture de citrouille pas trop sucrée avec des noix de pécan moulues et tout plein d'épices d'automne). Pour utiliser les chutes (en forme de petites citrouilles) de façon comestible pour Pimpreton, j'ai fait des sandwiches au Nutella. Comme si on allait manquer de cochonneries à grignoter...


Voilà les sugar cookies... déco au choix, normalement c'est censé être assez crado-effrayant. *


Celui avec le sucre glace c'est la version pour les adultes au beurre de citrouille et noix de pécan, l'autre petit avec le chocolat qui dégouline c'est la version nutellesque pour les petits... et les autres.

Et puis j'ai fait des biscuits au gingembre aussi, juste pour frimer avec mon empreinte à biscuits de sorcières. Ca a fait son effet, je saurais pas dire si c'était plus l'empreinte que les biscuits mais je pense que c'était plus les biscuits : terribles !

Biscuits aux 2 gingembres

200 g de cassonade
3 cuillères à café de gingembre moulu
2 cuillères à soupe de gingembre confit haché finement
300 g de farine
150 g de beurre coupé en dés
1 oeuf

Préchauffer le four à 390°F/190°C.
Travailler tous les ingrédients sauf l'oeuf au robot. Quand le mélange est bien sableux, ajouter l'oeuf et poursuivre le malaxage jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Prélever des boules de pâte et les disposer sur une plaque de cuisson, bien espacées.
Aplatir à la fourchette (ou avec une empreinte top de la flambe) et faire cuire environ 20 minutes.
Quand les biscuits sont bien dorés, les laisser reposer 5 minutes sur la plaque puis les mettre à refroidir sur une grille.

* Billet halloweenesque à note d'effroi proche de zéro pour cause de Pimpreton un poil méga trouillard depuis quelques semaines. Pour preuves :
- La Jack-'o-lantern à qui j'ai dû scier les dents pour qu'elle "sourit" et "ne fasse pas de grimace" (c'est bien la peine de se faire un citrouille-elbow en tailladant le cucurbitacé pour se retrouver avec la lanterne la plus niaise du quartier)

jacky.gif

- Le choix de déguisement de dernière minute de Pimpreton... Adieu vampires, sorciers et squelettes... Bonjour petite vache débonnaire !

octobre 25, 2006

Billet interdit aux glaçophobes et autres sorbetophobes

Je sautille comme une guenon en pleine poussée hormonale depuis que j'ai dans ma cuisine un nouveau joujou, alors bien sûr je me rue sur le clavier pour en parler sur cette feuille de chou avec des gens chez qui les mots “ganache”, “émulsion”ou “pâte levée feuilletée”évoquent des pensées lubriques que chez d'autres seuls les termes “plug USB”, “lettre compte triple”, “clé de 12”, ou encore “point de noeud” (si, si... et il s'agit là d'un terme de broderie non d'une vile menace de chasteté... pas vrai belle-maman ?) savent éveiller. Là je me dis que je vais venir me la raconter en vous montrant une photo de mon gadget du jour, pis vous promettre tout plein de recettes, bla bla bla bla... Sauf que la dernière fois que j'ai fait le coup c'était pour ma sorbetière, et que je n'en ai pas parlé depuis. Non pas que je ne m'en suis pas servie ! Peuchère non ! Ce truc là a été le best investissement estival jamais réalisé. En tout cas de l'argent vachement mieux dépensé que le maillot 2 pièces au même prix sur lequel j'ai craqué en juin et dans lequel je n'ai jamais osé glisser une fesse (d'abord parce que je pense qu'un chausse-pied m'est indispensable pour l'enfiler, ensuite parce que je redoute une émeute sur les Beaches de Toronto qui relancerait le débat sur la pollution du Lac Ontario et les mutations génétiques qu'elle occasionnerait). En fait, ma sorbetière est devenue un truc indispensable, toujours prêt à dégainer, un peu comme mon gloss ou mon Ipod, mais sauf que elle elle ne tient pas dans mon sac à main et qu'eux je les range pas au congélateur. Non, ma sorbetière je ne la range jamais, elle n'a d'ailleurs pas de place à elle dans aucun placard de la cuisine. Ni de la salle de bain en fait. Quant elle ne turbine pas, elle est dans le congélateur, attendant fébrilement (fébrile dans le congélo... tu penses !) de turbiner. 24H sur 24. 7 jours sur 7. La sorbetière est soit en service soit d'astreinte. Ni trêve ni repos. Et c'est surtout pas parce que c'est écrit “automne” sur le calendrier que ça va y changer quoi que ce soit. Voilà des mois que je n'ai pas acheté un seul pot de glace, et comme je ne peux pas passer une semaine sans en manger vous en déduirez ce que vous voulez.
Bref maintenant je me dois de rattraper le temps perdu (pour vous hein, pour mois rien de perdu... j'ai du mangé 43 litres de glace depuis l'achat béni, j'ai rien perdu du tout. Pas le moindre microgramme surtout) et de partager sur le champ le top 10 de nos glaces (comprendre crèmes glacées) et sorbets favoris réalisés et boulottés depuis juillet. On en a essayés des tonnes mais voilà les gourmandise givrées pour lesquelles nous avons le plus engraissé craqué. Bien sûr on trouvera bien 2 ou 3 rabat-joies pour nous dire que les glaces c'est plus la saison et que franchement publier des recettes de sorbets et autres crèmes glacées en plein mois d'octobre c'est du grand n'importe quoi. Mais bon nous on s'en fout pas vrai ?

Voilà donc le palmares :

# 1 : la gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille (oops pardon au bleuet, sinon mes copines québécoises vont m'en vouloir)
# 2 : il gelato à la pistache comme là-bas
# 3: The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller
# 4 : Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse
# 5 : Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans
# 6 : La glace à la pêche que tu crois que tu vas défaillir (et que tu passes à l'acte si tu la manges avec des framboises fraiches)
# 7 : Le sorbet à la mangue que tu te rends compte que quand le pot est vide que tu en as mangé ½ litre
# 8 : La glace d'automne aux noix de pécan et sirop d'érable que je vais en refaire vite pour avoir une photo à montrer
# 9 : la glace au mascarpone et citron vert que après tu fais l'effort de dire “mascarponé” parce que respect.
# 10 : le sorbet à l'ananas qui te fait chanter “la Banana-nana” (réservée aux bobylapointophiles)

Comme je me rends compte que ça va me prendre toute la vie de vous donner toutes les recettes d'un coup, je crois que je vais faire 2 fournées (oui je sais pour parler de glace c'est nul ce mot mais mes braves ami(e)s je fais ce que je peux avec les 103 mots de mon dictionnaire interne). Comment ça "oh non" ?! Ben si je fais ce que je veux pasque je le vaux bienc'est mon blog. Alors... let's go.

La gagnante toutes catégories confondues, la glace à la myrtille au bleuet

La recette est là, j'avais été obligée par ma moi même (je suis d'une autorité affolante) de l'essayer après avoir vu la photo pour le concours Does my blog look good at it ? Recette à adopter d'urgence, et même si ma photo est bien en-deçà de celle de Mae j'espère qu'elle convaincra votre vous-même de l'essayer aussi.

Il gelato à la pistache comme là-bas

L'affreuse photo est toujours , il faudra vraiment que je pense à en reprendre une. Ca ne devrait pas être trop dur de trouver une occase j'en fais quasiment une fois par mois ! La recette est ici et à tester par toutes celles qui comme moi ont un pot de 3 quintaux de pâte de pistache dans leur frigo.

The glace à la vanille que Haagen Dasz peut aller se rhabiller

Après avoir testé environ 3 millions de recettes de glace à la vanille j'ai enfin fini par trouver le dosage idéal de tout ce qu'il faut pour se régaler. Ni trop d'oeuf, ni trop de sucre, pas de lait concentré, ni de lait tout court : parfait pour tout le temps, avec ou sans accompagnement (genre tatin, fondant choco et autres trucs tout légers).

On fait bouillir 1 tasse 1/4 de crème légère et 1 tasse 1/4 de crème entière avec une gousse de vanille fendue dont on a bien gratouillé les graines. Puis on coupe le feu et on laisse infuser une demi-heure.
Pendant ce temps là on fouette 4 jaunes d'oeufs avec 1/2 tasse de sucre en poudre jusqu'à les faire bien épaissir. Là on verse le mélange à la crème sur les oeufs (bien sûr on a enlevé la gousse entre-temps), on remue bien puis on remet sur le feu jusqu'à ce que le mélange épaississe et nappe le dos d'une cuillère en bois (quand on passe le doigt dessus on doit se régaler ET voir une trace bien nette qui ne se referme pas).
On laisse bien refroidir, on met au frigo au moins 6 heures et on turbine jusqu'à ce que la machine vous dise que c'est prêt!

Le sorbet aux fruits rouges comme dans les rêves de princesse

Après 2 echecs très humiliants, l'un dur comme du granit breton, l'autre liquide façon milk shake (mais avec du blanc d'oeuf cru en guise de lait... super ragoûtant), le sorbet archi méga délicieux et qui se conserve sans changer ni de goût ni de texture mieux que tous les autres. Parfait si vous voulez vous régaler avec des framboises, des mûres, des groseilles ou d'autres fruits rouges (or tomates, j'ai une autre recette pour ceux-là avec de l'ail et de l'huile d'olive, mais rien de vous empêche d'essayer après tout, je suis pas vot' mère hein).

Mettre dans une casserole 2 tasses 1/2 de fruits rouges (moi c'était 1/3 framboises, 1/3 groseilles, et le reste d'un mélange de mûres et de myrtilles) avec 2 cuillères à soupe d'eau et faire cuire une dizaine de minutes. Quand les fruits ont éclaté et sont compotés, les passer au chinois pour obtenir une purée sans les grains qui se coincent entre les dents.
Faire chauffer dans une autres casserole (ou la même, mais lavée) 1 tasse 1/4 d'eau et 1/2 tasse de sucre jusqu'à ce que le sucre soit fondu, puis faire bouillir une dizaine de minutes. Laisser refroidir ce sirop une bonne heure.
Mélanger le sirop à la purée de fruits et turbiner en surveillant. En même temps battre 2 blancs d'oeufs en neige (mais pas trop secs hein) et les ajouter dans la sorbetière quand le mélamge commence à se solidifier. Continuer à turbiner jusqu'à ce que la machine vous dise que c'est prêt !

Le sorbet aux kiwis qui a fait découvrir au Bernard l'Arno qu'en fait il adore ce fruit poilu tout vert dedans

Parfois ça me prend, j'achète une dizaine de kiwis en me disant que c'est plein de vitamines et que il faut absolument qu'on en mange un chacun chaque matin pour essayer d'avoir un peu moins l'air de 2 chambres à air ayant roulé sur des tessons de bouteille. Mais à chaque fois j'oublie un petit détail. On aime pas vraiment ça les kiwis. En général ils finissent donc au mieux dans une compote avec une vieille mangue, au pire direct à la poubelle. J'ai tenté sans aucune conviction un nouveau sort à mes kiwis une journée d'été bien caniculaire et... du coup on a multiplié par 78 notre consommation annuelle ce kiwis juste cet été. Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis il parait...

On fait un sirop avec 1 tasse d'eau et 1/4 de tasse de sucre (ça doit pas bouillir plus de minutes)
On épluche 10 kiwis, et on les passe au blender jusqu'à obtenir la consistance d'une soupe.
On mélange les 2, on met au frigo 3 heures.
On turbine en surveillant et en même temps on bat 2 blancs d'oeufs en neige (oui je sais ça fait 2 choses en même temps, mais bon ça se mérite). On ajoute les blancs dans la sorbetière quand le mélange commence à se solidifier. Et on continue à turbiner jusqu'à ce que la machine nous dise que c'est prêt !

La suite de la saga au prochain billet... Si vraiment l'idée d'une des 5 dernières recettes pas encore révélées aux yeux de la foule bloggesque en délire vous colle des insomnies tellement que vous pouvez pas attendre, dites le moi et je ferais un effort.

octobre 13, 2006

Thanksgiving pour les nuls, leçon 1 : la pumpkin pie

Quand au moins 85 personnes pensaient à leur kiki lundi dernier (pas le kiki du caleçon, celui du moule à tarte of course ! Non mais oh ce blog est des plus fréquentables en dépit de sa consommation excessive de kékette), j'avais moi un autre challenge en tête : réussir un Thanksgiving qui sonne pas trop camelote.
Oui parce qu'ici (et aux Etats-Unis c'est encore pire) Thanksgiving c'est pas un truc de pignouf. Oh la non malheureux ! Pour Thanksgiving tu dois absolument : 1- manger de la dinde et avoir des restes du volatile des jours et des repas durant jusqu'à ce que ça te tire au coeur, 2- manger de la courge de l'entrée au dessert pour utiliser les 3 citrouilles, 6 butternut squashes et 4 acorn squashes achetées spécialement pour l'occasion, 3- ne trouver aucune excuse pour échapper à la corvée la douce joie d'un repas de famille interminable à la fin duquel un cousin Norbert sera inmanquablement raide bourré et chantera le Curé de Camaret en s'accompagnant à la guimbarde (pour les plus veinards) ou une tata Renée nostalgique se mettra à pleurer en racontant comment elle a découvert l'amour et perdu sa virginité dans les bras d'un beau soldat allemand en juillet 44 alors même que cette idylle était hautement impossible (là c'est moins de bol). Oui l'ambiance repas de famille c'est assez universel comme truc.
Or nous la famille elle est assez loin (6000 km... à peine assez loin parfois... tiens si on envisageait l'Australie ? Je vous ai déjà parlé de mon amour de la Nouvelle Zélande ???). En plus Thanksgiving ils s'en tapent comme de leur première gaufre au sucre dans notre famille. Les copains ? Ben eux justement ils n'ont pas pu y échapper et ils sont précisément coincés quelque part entre le cousin Norbert et la tata Renée. Donc si on voulait que la maison sente la muscade, le clou de girofle et le gingembre à plein nez, il fallait nous prendre par la main avant de la coller dans le c... d'une dinde. La notre faisait 7,6 kg, et j'ai vécu un moment de sensualité rare en passant ma main sous sa peau pour lui faire un petit massage au beurre. J'avais lu quelque part que cette technique permettait d'obtenir des volailles roties incroyables, je confirme. Le résultat était divin. Comme on s'est jeté sur la bête à peine sortie du four je n'ai pas eu le temps de la photographier (on voit assez de photos de dindes placardées un peu partout pour que ça nous manque vraiment), en revanche je veux bien partager avec vous ce cliché à haute teneur sensuelle qu'un Bernard l'Arno hilare n'a pu s'empêcher de prendre. Interdit aux moins de 18 ans je vous préviens...

Pour le dessert je n'ai pas fait original, et j'ai bien fait car nous avons englouti à grands slurps ma première Pumpkin pie des plus traditionnelles. Seule petite touche perso, au lieu de la servir avec une crème fouettée nature comme c'est d'usage j'ai fait une chantilly au sirop d'érable. Beaucoup moins écoeurant que la dinde d'après moi !

Pumpkin pie (d'après Martha Stewart in Pies & tarts)

Pour un moule de 24 cm de diamètre

Pour la pâte brisée sucrée

250 g de farine
125 g de beurre
1 jaune d'oeuf
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
20 ml d'eau froide

Pour la garniture

3 oeufs
2 tasses de purée de citrouille
1/2 tasse de crème liquide
1/2 tasse de cassonade
1 cuillère à café de canelle moulue
1/2 cuillère à café de gingembre moulu
une pointe de couteau de clou de girofle moulu
une pointe de couteau de muscade rapée
une pincée de sel

Pour la chantilly à l'érable

20 ml de crème liquide entière
2 cuillères à soupe de sirop d'érable

Préparer la pâte brisée en mélangeant d'abord au robot la farine et le beurre, puis en ajoutant le jaune d'oeuf et en versant très progressivement l'eau froide jusqu'à ce la pâte forme une boule (merci Monsieur KitchenAid !).
Abaisser la pâte, la déposer dans un moule à tarte assez haut (type moule à manquer en fait) et mettre au frigo au moins une demi-heure.
Préchauffer le four à 375°F/ 175°C.
Pendant ce temps, préparer la garniture en mélangeant tous les ingrédients dans l'ordre indiqué.
Verser l'appareil dans le moule et enfourner pour 45 minutes.
Laisser refroidir dans le moule puis servir à température ambiante avec un cuillère de chantilly à l'érable (on bat la crème avec le sirop et zou !).

septembre 19, 2006

Biscuits au germe de blé , une autre façon de faire des bras d'honneur

Il s'en est fallu de peu mais la feuille de chou n'a pas encore fini en potée. J'y ai cru, c'est pas passé loin, mais finalement non. Tadaaaaaa je reviens avec, à ma gauche le majeur levé, à ma droite une grosse boîte de délicieux biscuits à partager avec vous tous (ou presque).
Que s'est-il passé ? Je vous le raconte. On commence à savoir ici et ailleurs qu'il n'est pas dans mes habitudes de me taire. Même quand je devrais. Mais bon on se refait pas.
Personne n'ignore que le dernier kiki a donné naissance à une mini-grosse polémique sur la triche et la fraude électorale et des trucs super graves comme “Peut être que si ça se trouve le gagnant de cette édition serait illégitemement élu”... ouah, moi qui croyait que le kiki n'était qu'un truc où on pouvait gagner le droit de s'amuser 5 minutes à trouver un thème sympa et de s'arracher les cheveux des heures à compter les votes. Bref un gros raz de marée de réactions plutôt pas mal vives, une pauvre Débo qui se retrouve dans une situation qui chauffe les fesses juste parce que sa maman était vraiment trop fière de ses jolies cheesecakes. Bon ok allez tout le monde s'emballe, y va de son “moi je pense que”, votre serviteuse comprise, et au bout de quelques temps les esprits s'apaisent, Lilo gagne avec son cheesecake breton de ouf (à mon avis Débo a du sauter de joie, elle n'a pas eu besoin de déménager au Kurdistan dans la nuit suivant la promulgation des résultats), on trouve des solutions au problème à retombées intergalactiques que sont les votes multiples, et voilà, moi je retourne à mes tites n'affaires de fille un poil débordée par sa rentrée, celle de sa progéniture et tout ce qui va avec. Mais...
Voilà que je commence à recevoir des mails pas très sympas (on est d'accord pour dire qu'un mail dans lequel on vous dit “emmerdeuse”, “connasse” et “blog à la con” est un mail pas très sympa hein?) parce que j'aurais semble-t-il “insulté” certaines bloggeuses ou encore pire les fans de certaines bloggeuses qui se sont apparemment reconnues ou ont reconnu leurs idoles dans mon coup de gueule poussé chez Ninnie. Bon après tout y'avait de quoi... oh zut voilà que je les ré-insulte du coup... mince.
Bref, le Bernard l'Arno a eu beau me répéter de ne pas accorder d'importance à tout ça, que le net c'est comme la vie, y'a des gens biens et des gens bof. Mais bon moi j'avoue ça m'a un peu laissée perplexe ces 7 mails pas vraiment amicaux (“tu peux te le foutre au cul ton humour de merde” c'est pas amical n'est-ce-pas ?). Je lui ai dit “ ok tu sais quoi je vais trouver un autre moyen de rigoler sur mon clavier, la culinosphère c'est pas trop mon trip je crois”. Je pense que là le Bernard l'Arno a senti son assiette menacée, ben oui il mange plutôt mieux depuis que la feuille de chou est née... l'était pas rassuré le gaillard. A mon avis l'est peut être bien allé solliciter l'intercession d'une ou deux personnalités célestes pour lui venir en aide. Et figurez-vous que ça a marché !
Un grand merci à Mijo et Lilo qui, sans le savoir, ont au hasard qui de recettes, qui de l'actualité, rallumé la flamme sous ma marmite. Je leur envoie à chacune une grosse cargaison de ces délicieux biscuits.
Si mes nouveaux corbeaux (que je soupçonne fort de n'être pas si plusieurs que ça) veulent continuer leur délicate correspondance, je suis dispo mais précise juste qu'il me semblerait plus judicieux de poursuivre ces échanges enrichissants par le biais des commentaires de mon “blog à la con” histoire que tout le monde en profite.
En attendant une recette de biscuits à tomber par terre, et une louche de mon "humour de merde" que je vais venir tartiner allègrement sur vos écrans encore quelques temps !

Biscuits aux germes de blé

Pour une trentaine de biscuits

90 g de beurre mou
100 g de cassonade
1 oeuf légèrement battu
20 g de poudre d'amande
25 g de germes de blé
120 g de farine complète
75 g de farine avec levure incorporée
100 g de chocolat noir fondu

Préchauffer le four à 380°F / 180°C.
Battre le beurre et la cassonade jusqu'à obtenir une crème lisse, puis incorporer l'oeuf sans cesser de battre.
Ajouter la poudre d'amande, les germes de blé et les farines. Former des boulettes de pâte et les disposer sur une tôle à biscuits. Aplatisser chaque galette avec une fourchette.
Enfourner pour une douzaine de minutes, puis laisser refroidir sur la plaque.
Tremper les biscuits dans le chocolat fondu sur une moitié (ou plus si ça ne vous fait pas peur !) et laisser durcir sur une grille.

(Recette inspirée de "Biscuits, brownies et biscotti" dans la collection Les minis cuisines Marabout)

septembre 06, 2006

KKVKVK#12, cheesecake à 6374 calories par demi-part

Pas facile de caser un cheesecake dans mon emploi du temps archi surchargé de la fin des vacances et surtout du début d'année scolaire et créchaire mais bon... avec un peu de pâte de pistache (merci papounet, tu n'as plus trop mal vers l'aisne ? ah ah) on se laisserait bien tenter par un petit gâteau pas vraiment léger (j'ai pas compté les points Weight Watchers mais à mon avis on frise les 78 par bouchée) pour affronter les avatars de la rentrée avec zénitude. Ca a marché impec, ce cheesecake est un truc de ouf (oui encore un) à endormir un éléphant après 3 thermos de café.
C'est Kiki c'est kiki c'est kiki... qui va venir déloger les kilos emmagasinés à coups de KKVKVK ? Ah Ninnie si ce n'étais pas pour toi...
Note au gagnant de cette édition au moment de choisir le thème du number 13 : la salade de fruits ou le carpaccio de courgettes s'imposent !

Cheesecake pistache-framboise-chocolat blanc

Pour 2 petits moules à charnières de 10 cm de diamètre

80 g de biscuits au chocolat réduits en miettes (Oréo crumbs pour moi)
2 + 1 cuillères à soupe de sucre en poudre
25 g de beurre, fondu
1 poignée de framboises
80 g de chocolat blanc, hâché
2 cuillères à soupe de crème liquide
1 paquet de fromage frais (230 g), à température ambiante
1 oeuf
1 cuillère à soupe de pâte de pistache
2 cuillères à soupe de pistaches, hâchées

Prévhauffer le four à 325°F / 150°C.;
Mélanger les miettes de biscuits, 1 cuillère de sucre et le beuure fondu dans un saladier. Tasser le mélange au fond des moules à charnières.
Au bain-marie, faire fondre le chocolat blanc (en pensant à réserver quelques copeaux pour que ça fasse joli au milieu du cheesecake) avec la crème liquide jusquà obtenir une préparation lisse.
Dans un saladier, fouetter le fromage frais et 2 cuiillères de sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse (merci Monsieur Kitchen Aid !). Ajouter les oeufs un par un sans cesser de fouetter. Ajouter le chocolat blanc, la pâte de pistache, les copeaux de chocolat blanc puis les pistaches hâchées.
Disposer les framboises sur les fonds chocolatés puis verser l'appareil au fromage frais dessus.
Enfourner pour 1h sans ouvrir le four. Laisser refroidir à température ambiante puis réfrigérer au moins 5 heures avant de démouler.
Servir avec des framboises fraîches et/ou un coulis de framboises.


août 22, 2006

3 gourmandises autour de la pâte de pistache et des péripéties paternelles

Bon, voilà, ça y est, les parents ont regagné leur pénates et leurs petites habitudes made in France. C'était super de les voir et tout ça, oui bien sûr c'était trop top la fête et tout et tout. Mais surtout, leur venue m'a permis de rentrer dans le club ultra sélect de "celles-qui-ont-de-la-pâte-de-pistache-dans-leur-frigo".
Ben forcément... Avant de venir nous voir ils ont commis la même erreur que chaque fois : nous demander si on avait besoin de quelque(s) chose(s) bien de chez nous. Comme d'habitude grand mal leur en a pris ! Après mon caprice pour avoir en ma possession torontoise de quoi faire de belle chouquettes (j'ai nommé le sucre perlé, adorablement envoyé par mon frérot), après mon caca nerveux pour dégoter de la pralinoise (encore une fois merci Nico), il me fallait cette fois de la pâte de pistache. C'est pas que j'avais jamais essayé avant de me procurer cet indispensable ingrédient, mais le sort s'acharnait chaque fois contre moi pour me faire convoiter encore davantage la pâte mystérieuse. Introuvable à Toronto j'ai bien tenté d'en commander en ligne, mais...pas moyen. Le Baker's catalogue refuse de livrer au Canada, les sites français aussi (heureusement car mon caprice était tel que j'aurais pu payer les 89 euros de port pour me faire envoyer le pot à 29 euros), bref il ne me restait plus qu'un espoir. Enfin deux. Mon pôpa et ma môman. (Au passage si des canadiens me lisent je suis preneuse pour tout tuyau concernant la contrebande de pâte de pistache dans notre beau pays...)
J'en ai donc commandé via Patiwizz, l'ai faite envoyer à mes parents et les ai chargé de bien protéger entre leurs chaussettes le pot sacré. Mais quand mon paternel a reçu le pot, il était moyen content (le géniteur est de toute façon moyen content de nature, un croisement entre le schtroumpf grognon, le pote de Blanche-Neige nommé Grincheux et John Goodman... oui je sais papa c'est pas facile à lire mais... oui tu ressembles à John Goodman !), 1kg de pâte de pistache ! Lui qui pèse ses caleçons et sa brosse à dents pour pas dépasser le poids de bagage autorisé par la compagnie aérienne, voilà que je lui colle 1 kg de pâte de pistache dans sa valise (en plus des 15 kg de bouquins à me rapporter, des cadeaux que toute la famille leur confie pour nous gâter, des boîtes de Granola, Paille d'or, et autres Oursons que leur réclame leur petits-fils pas vraiment converti aux biscuits nords-américains, et 2-3 autres broutilles genre mon moule à Kougloff en terre cuite). Du coup mon papounet ronchon n'a pu emporter que 3 strings et 2 mini shorts pour ses vacances ici, ça lui a valu des brûlures au 3ème degrés sur les épaules (vu qu'il était contraint de se balader torse nu faute de place pour ses T-shirts), des échauffements douloureux là où ça fait vraiment mal (pour cause de morphologie inadaptée au port du string) et une hernie discale pour avoir porté des valises pesant le poids d'un âne mort du tapis de l'aéroport au coffre du taxi (sur une petit chariot). Donc autant vous dire que j'en ai entendu parler de ce magnum de pâte de pistache, à peine sortis de l'avion et quasiment jusqu'à ce qu'ils y remontent ! Mais après une boule de glace, une tranche de cake et un petit financier... il semblerait que les échauffement ne fassent plus si mal que ça, que les brûlures ne soient plus qu'au 1er degrés, et que la hernie ne soit plus si discale finalement. Presque plus efficace qu'une bouteille from Lourdes mon pot de pâte de pistache !

Glace à la pistache façon gelato

4 jaunes d'oeuf
1/2 tasse de sucre
2 tasses de lait
1 tasse de crème liquide
1 cuillère à soupe de pâte de pistache
1/3 tasse de pistaches non salées

Porter le lait, la crème et la pâte de pistache à ébullition.
Pendant ce temps fouetter les jaunes d'oeuf et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Verser progressivement le mélange bouillant sur les jaunes en remuant constamment.
Remettre le tout sur le feu jusqu'à ce que la crème nappe le dos d'une cuillère en bois et que le doigt laisse une trace bien nette quand on le passe dessus. Ne surtout pas faire bouillir (sinon c'est une glace à l'oeuf et à la pistache que vous obtiendrez) !!
Laissez refroidir puis réfrigérer au moins 6 heures.
Concasser puis torréfier les pistaches à la poêle.
Faire turbiner la crème en sorbetière une vingtaine de minutes avant d'ajouter les pistaches. Laisser turbiner encore 5-10 minutes (enfin ça ça dépend sans doute des machines hein).
Moi j'ai servi ce gelato sur un palet breton... hérésie géographique mais pas papillesque !


(La photo a été prise à une heure indue, dans un état de délabrement avancé et sous une lumière électrique des plus vilaines... dommage elle ne fait pas vraiment honneur à cette glace pourtant divine et qui, je vous le jure sur les strings de mon père, était d'un beau vert tendre et non d'un moche beige vomi)


Mini-financiers à la pistache et aux framboises

Pour environ 25 mini-financiers

150 g de sucre glace
150 g de blancs d'oeufs (environ 4 oeufs... pour utiliser les blancs après avoir fait la glace par exemple !)
120 g de poudre d'amande
50 g de farine
110 g de beurre
1 cuillère à soupe de pâte de pistache
1 goutte d'extrait d'amande
une barquette de framboises

Faire fondre le beurre dans une casserole, et le laisser brunir environ 2 minutes après l'ébullition. Oui bon ok... faire un beurre noisette quoi.
Dans un saladier mélanger le sucre, la poudre d'amande et la farine tamisés.
Ajouter les blancs d'oeufs battus (mais pas en neige), la pâte de pistache tiédie ainsi que le beurre tiède.
Mélanger jusqu'à obtenir une pâte bien homogène, puis laisser reposer une demi-heure.
Remplir les mini-moules (ou les mini-caissettes... ce que vous avez quoi) aux 3/4 et déposer une framboise sur le dessus de la pâte.
Enfourner immédiatement dans un four préchauffé à 380°F/180°C et laisser cuire une dizaine de minutes.


Gâteau marbré vanille-choco-pistache

200 g de farine
10 g de levure chimique
4 oeufs
200 g de sucre glace
6 cuillères à soupe de lait tiède
150 g de beurre
1 cuillère à soupe de cacao amer
1 cuillère à soupe de pâte de pistache
1 cuillère à café d'extrait de vanille

Dans un saladier, fouetter les oeufs et le sucre jusqu'à ce le mélange devienne mousseux.
Incorporer d'abord la farine et la levure, puis le beurre fondu.
Diviser cette pâte en 3 parties égales. Ajouter 2 cuillères de lait et l'extrait de vanille dans la première, la pâte de pistache et 2 cuillères de lait dans la deuxième et le cacao amer dissout dans les 2 dernières cuillères de lait dans la troisième.
Verser les 3 couches de pâte l'une après l'autre dans un moule à cake.
Faire cuire 45 minutes dans un four préchauffé à 380°F/180°C.


Les pros des maths auront remarqué que je n'ai pour l'instant utilisé que 3 cuillères à soupe de mon pot de 1 kg (enfin 4 parce que la glace est tellement bonne que j'en ai déjà refait...), il m'en reste donc environ 97. Alors si vous avez des idées à me soumettre pour en faire bon usage, faut pas hésiter !

juillet 15, 2006

Smoothie du flamand rose

Ce n'est pas un scoop, il fait chaud. Très chaud. Trop pour faire à peu près tout, et du coup on fait à peu près rien. Même là, être devant l'ordi c'est à peine tenable. Le doigts colle à la touche, le poignet à la table, des gouttes de sueur pas archi-glamour ruissellent partout où l'anatomie (la mienne en tout cas... no comment) à eu la délicate idée de placer des goutières naturelles, et j'ai soif, j'ai re-soif' et j'ai encore re-re-soif. Je picole à longueur de journée. Du thé glacé, de l'eau qui bulle (type P****** ou S** P*********), mais aussi je dois bien l'avouer pas mal de smoothies. Je suis un genre d'Ayatollah du blender et je lui saute dessus dés qu'une occasion se présente, or comme c'est une période de l'année où il est facile de craquer sur tout plein de fruits gourmands, ben... les occasions j'en ai plein mon frigo. Et moi comme aurait dit Oscar Wilde "je peux résister à tout sauf à la tentation" (oui je suis une fille vachement cultivée qui a regardé toute la 1ère saison de la sordide île de la tentation sur TF1 qui avait choisi cet aphorisme du grand Oscar comme teaser de son émission... ah comment les français pourraient-ils sustenter leurs esprits si TF1 n'existait pas ?...). Du coup je smoothize à tour de bras. Petite collation à 10h, petite dessert du midi, petit goûter à 4h, petite douceur du soir pour rafraîchir mon Bernard l'Arno, bref à la maison depuis quelques temps le blender (et la sorbetière mais j'en reparlerai plus tard...) ne regagne jamais son placard.
Et hier il a particulièrement bien fait de sortir de sa tanière. Je suis partie de mes souvenirs d'un smoothie bu dans mon bar à jus préféré (Juice for life), un nectar fait de pastèque, de fraise et de banane qui s'appelait "the pink flamingo", et c'était... fabuleux. Je suis prête à rembourser (en dollars canadiens) les coûts investis dans cette mixture à quiconque la réalisera et en serait déçue, c'est dire.

Smoothie du flamand rose

pour 2 grands verres

1 bonne tranche de pastèque (1/8)
300 g de fraises
1 banane
une douzaine de glaçons

Mettre le tout dans un blender et déguster 2 minutes après !

pink-flamingo-smoothie.jpg

juillet 10, 2006

Bévue abricotée pour confiotte ensoleillée

Ca y est c'est officiel, le temps des petits déj' pris au lance-pierre dont je me plaignais il y a quelques temps est bel et bien fini, over, terminé. Ouf. On lambine désormais en pyjama jusqu'à ce que les gargouillis nous rappellent à l'ordre et nous fassent paresseusement sortir le beurre du frigo et mettre le pain dans le toaster. C'est alors que le fait de mitonner ses propres bonnes confitures prend tout son sens, et je dirais même donne tout son sens à la journée. Quiconque n'a jamais avalé une cuillère de Smuckers au saut du lit croira que j'en rajoute, les autres ânonneront devant leur écran.
J'ai pour habitude de commencer le stock de confitures estivales par une bonne vingtaine de pots à l'abricot puisque c'est de loin la préférée du Bernard l'Arno qui se révèle alors TRES généreux avec ses tartines. Samedi dernier, j'ai donc coupé mes 3 kilos d'abricots pour réaliser la confiture traditionnelle telle que je la pratique sans aucune originalité depuis déjà pas mal d'étés, c'est à dire en gros : mes abricots, la moitié du poids en sucre, et hop on fait bouillir avec les amandes des noyaux des abricots (fastidieux à préparer mais qui donnent à cette confiture ce petit goût si singulier). Mais voilà que samedi, alors que mes abricots sont dans le confiturier avec le sucre pour macérer un peu, le téléphone sonne. C'est ma copine Hélène qui appelle de France. Chez elle il est 10 heures du soir, je vais quand même pas la faire rappeler. De toute façon je suis pas pressée, mes abricots peuvent confire dans le sucre autant qu'ils veulent, y'a pas le feu au lac. Je m'abandonne donc à la conversation autour de son bidon qui s'arrondit, notre maison qui se remplit de cartons, les recettes réalisables avec la mangue séchée que je lui ai envoyée, et tout plein d'autre trucs super importants, tout en laissant les enfants et la maison sous l'unique responsabilité du Bernard l'Arno. Les heures passent (oui on est un peu bavardes avec Hélène...), tout le monde semble affairé, et c'est toute sereine que je rejoins donc ma cuisine avec l'oreille cramoisie.Et là... stupeur !
La cuisine a été complètement rangée et nettoyée. Le confiturier est toujours posé sur la gazinière, rempli d'abricots et du sucre désormais fondu, mais mes noyaux ont disparu. J'ai beau chercher partout, ils ne sont plus là, pfffft envolés. J'appelle alors le Bernard l'Arno à la rescousse pour lui demander s'il ne pourrait pas de ses yeux bioniques me les retrouver, mais... il n'a aucun besoin de solliciter ses super pouvoirs pour savoir où ils sont et il m'assène froidement, et avec un sourire des plus satisfaits, un " ouais je les ai jetés, pis j'ai tout cleané et j'ai même descendu la poubelle t'as vu". Vous imaginez ma mine déconfite devant ce geste plein d'attention et même, n'ayons pas peur des mots, d'amour (domestique). L'amour avait donc eu raison de mes noyaux (si on m'avait dit qu'un jour j'écrirais cette phrase j'aurais demandé à ce qu'on m'enferme sur le champ !).
Mes abricots devaient pourtant finir en confiture et donc je devais vite improviser un plan B, alors hop des oranges dans la coupe à fruits pour aporter un petit plus acidulé, et puisque je n'ai plus les amandes des noyaux je tente de vraies amandes, celles de l'amandier quoi, et... grand bien m'en a pris ! Je crois que cette nouvelle version accidentelle de la confiotte a détrôné l'ancienne. Les 20 pots ne vont pas faire long feu puisque nous sommes maintenant 2 à nous montrer déraisonnablement libéraux avec nos tartines !

Confiture d'abricot à l'orange et aux amandes

3 kg d'abricots, dénoyautés et coupés en morceaux assez petits (bien prendre soin de jeter les noyaux !)
1.5 kg de sucre
2 oranges
100 g d'amandes mondées, coupées en morceaux

Laisser macérer les abricots et le sucre pendant quelques heures, en remuant éventuellement de temps à autre.
Zester finement 2 oranges, en extraire le jus et ajouter le tout aux abricots.
Placer une soucoupe au congélateur.
Amener le mélange à ébullition puis laisser bouilloner en écumant (au début seulement, après ce n'est plus nécessaire). Au bout de 20 minutes, ajouter les amandes.
Au bout d'1/2 heure de cuisson, tester la consistance de la confiture en déposant une cuillère du mélange sur la soucoupe juste sortie du congélateur et l'incliner. Si la confiture dégouline, elle peut cuire encore, si elle fige, elle est prête.
Mettre la confiture dans des pots immédiatement, visser les couvercles et les retourner pendant 1 ou 2 heures (ne pas oublier de leur remettre le couvercle en haut après ce temps sinon la confiotte restera collée au couvercle !). Les pots se conservent parfaitement pendant plusieurs mois si le "plop" du couvercle est bien rentré vers l'intérieur du pot (je suis pas claire là je pense...), si non c'est que la stérilisation n'a pas marché et là il faut manger la confiotte rapido.

confiture-abricot.jpg

Bon et puis je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le cadeau que je me suis fait tout à l'heure et qui attend déjà bien sagement dans le congélo... je n'ai jamais utiliser cette bête là mais je ne demande qu'à apprendre et j'ai des cobayes très partants à la maison pour tester mes tatonnements de sorbets, crèmes glacées et autres "sherbets". Ca va turbiner sec par ici dans les semaines à venir !

ice-cream-maker.gif

juillet 05, 2006

La recette tenue secrète par le lobby des pharmaciens parce que sinon ils ne vendraient plus un cachet de Prozac

Oui, c'est énorme. Un truc de ouf en fait (ouais je sais qu'on ne doit pas dire "truc de ouf" tellement c'est ridicule, d'ailleurs je le rappelle sans arrêt à mes élèves... mais faut reconnaître que c'est trop de la balle de dire "truc de ouf").
Quand vous allez voir la photo vous allez vous dire "P*#&%$ mais pour qui elle se prend l'autre avec sa feuille de chou à 2 balles là, elle va pas m'apprendre à faire la tarte aux pommes quand même". En effet, je ne prétend aucunement apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit (juste si je pouvais un jour apprendre vraiment à Pimpreton à viser le centre de la cuvette et non celui du réservoir de la chasse d'eau ce serait déjà pas mal... d'autant qu'il pourrait refiler le tuyau à son père...bref, je m'égare). Surtout pas la recette de la tarte aux pommes. D'autant que la mienne n'était pas parfaite car j'avais utilisé des pommes de la variété Pink Lady qui décidément sont meilleures crues que cuites. Donc non le secret n'est pas dans les pommes.
Bien sûr ce billet pourrait être l'occasion de crâner avec mon nouveau moule-à-tarte-rectangulaire-à-fond-amovible-qui-fait-trop-des-tartes-qui-en-jettent. Mais c'est pas du tout mon genre ça de me la péter sur l'hallucinante allure digne des vitrines de Ladurée et autres Hermé de ma tarte aux pommes. Alors c'est pas ça non plus la révélation qui a changé ma vie (je surveille les appels à témoins de Mireille Dumas sur ce thème d'ailleurs, je me dois de partager ce secret avec le plus grand nombre).
Mais qu'est-ce donc alors ? Je vais vous le dire mais accrochez-vous à vos tabliers, ça va vous en mettre un coup. Plus fort que l'énigme du Da Vinci code, plus puissant que le mystère de la princesse Anastasia, plus bouleversant que Romy Schneider dans Sissi... J'ai trouvé LA recette de la pâte sablée, celle qui fait demander en mariage, décrocher la lune, chanter Joe Dassin sous la douche et même sortit les poubelles sans trainer les pieds. Et le tout en 10 minutes montre en main. Je vous avez prévenus, c'est pas de la gnognote.
Et si vous avez un doute (face à toutes les révélations, Galilée m'en soit témoin, il est toujours une poignée d'irréductibles incrédules) prenez les 10 minutes nécessaires pour l'essayer et après on en reparle. Et la bouche pleine à mon avis.

La pâte sablée qui a changé ma vie

Pour une grosse tarte aux pommes ou à autre chose (bon peut être juste éviter les choux de Bruxelles...)

100 g de beurre
60 g de sucre glace
30 g de poudre d'amandes
1 jaune d'oeuf
200 g de farine
1 pincée de sel

Dans un saladier, travailler le beurre en pommade. Ajouter le sucre glace, la poudre d'amandes, le jaune d'oeuf, le sel et 2 cuillères à soupe de farine. Bien mélanger.
Quand l'ensemble est bien homogène, ajouter le reste de la farine en travaillant la pâte à la main.
Etaler la pâte avec les doigts (mission impossible avec un rouleau à patisserie je pense), cuire 15 minutes à 200°C / 400°F avec une garniture ou à blanc... et aller siffler sur la colline, l'attendre avec un bouquet d'églantines, zaï zaï zaï zaï... zaï zaï zaï zaï...

tarte-pommes-part.jpg

Et juste parce que bon quand même faut reconnaître que la tarte rectangulaire, ça le fait... tadaaaa !

tarte-pommes-entiere.jpg

juillet 01, 2006

Détournement de KKVKVC#10, trois-feuilles à l'orange pour les nuls de la pâte feuilletée

Voilà des jours que j'en tremble dans mes tongues... Dorian il veut qu'on fasse un mille-feuille avec des vraies feuilles en pâte vraiment feuilletée par nous et non par le boulanger ou le congélateur. Bon de toute façon ça tombe bien, la pâte feuilletée surgelée que je trouve dans mon supermarket est innommable (mais je peux quand même donner son nom, Tenderflake de chez Maple Leaf...) aussi feuilletée qu'un parpaing et avec un inimitable goût de substitut de beurre... et celle de mon boulanger (portugais) est réservé à la confection de ses pasteis de nata et il ne veut pas m'en vendre, même pas un tout petit peu (et ce malgré mes supplications et même mes propositions indécentes... oui ben je suis pas Demi Moore non plus).
En ce samedi de fête nationale (Canada day) et de match de l'équipe de France, pas question de se lancer dans une pâte feuilletée de bon matin, alors que les 2 enfants sont en roue libre vu que papa et tout le reste du quartier (j'habite Portuguese village... jour de match du Portugal ET du Brésil... on a tenté de se faire discrets nous les frenchies pour pas de faire pendre en place publique today) sont en train de suer comme des malades pour se qualifier en demi-finale. Moi je suis encore vierge du feuilletage et je veux me préparer comme il se doit pour ce grand jour où j'oserai me livrer à Monsieur Pâte feuilletée. Pas question de tenter le coup en faisant en même temps des hamburgers en pâte à modeler et en berçant le transat du pied droit.
Or le Kiki il se termine demain et il n'est pas question que je me défile encore un coup en ne participant pas du tout. Alors du coup je triche. Oui je l'avoue je triche. Je pourrais dire " oué moi je suis une fille tellement trop originalement spéciale que j'ai recréé le millefeuille tu comprends", et même si c'est pas complètement faux en un sens ben, la vérité vraie c'est que... j'ai triché.
Mon mille-feuilles ne contient pas une once de pâte feuilletée. Des feuilles il en a ça oui... mais 3. Du coup, comme j'étais plus à une hérésie près, j'ai fait une crème pas patissière et j'ai rajouté des fruits. Si on débarque chez moi ce soir pour me brûler vive faudra pas que je fasse l'étonnée, entre mon mille-feuille et le résultat du match contre le Brésil...
Je refile quand même la recette parce que c'était vraiment vachement super mortel, mais je comprendrais Dorian s'il me disqualifie. C'est un peu comme participer aux championnats du monde du 100m en portant des rollers au lieu des baskets réglementaires. Euh mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça moi ?

Trois-feuilles à l'orange

Pour 4 trois-feuilles (soit 12 feuilles... allez plus que 988)

12 feuilles pour won ton (ou 12 carrés de filo, ça marche aussi je pense)
2 oranges non-traitées
4 cuillères à soupe de mascarpone
2 oeufs
100 ml de crème entière
6 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de Grand-Marnier
un peu de beurre fondu

Disposer les feuilles de won ton sur une tôle à biscuits, les badigeonner de beurre au pinceau et les saupoudrer de sucre. Mettre sous le grill du four pendant 2 minutes, les retourner puis répéter l'opération beurre / sucre / grill. Réserver.
Finement zester une orange, blanchir les zestes dans l'eau bouillante pendant 2 minutes. Egoutter.
Faire un sirop avec 4 cuillères à soupe d'eau et 2 cuillères à soupe de sucre. A ébullition y mettre les zestes blanchis et laisser confire une dizaine de minutes. Egoutter et réserver 2 cuillères à soupe de sirop.
Peler à vif les oranges puis les trancher finement. Faire revenir les tranches à la poêle avec un peu de beurre et 2 cuillères de sucre en poudre. Les retourner quand elles sont bien dorées puis laisser caraméliser encore 2 minutes. Réserver sur du papier absorbant.
Dans un saladier battre vigoureusement le mascarpone, les oeufs, le sirop réservé, le Grand-Marnier et les zestes (en garder quelques uns pour décorer). Monter la crème en chantilly puis l'ajouter au mélange au mascarpone.
Procéder au montage : une feuille de won ton, une cuillère à café de crème au mascarpone, une tranche d'orange, une feuille, de la crème, l'orange, une feuille, et on termine par de la crème. On décore avec un quartier d'orange , quelques zestes confits et un petit brin de menthe, de basilic ou même de lavande pourquoi pas.

mille-feuilles-orange.jpg

juin 22, 2006

Muffins au son et aux myrtilles (bran blueberry muffins dans le texte)

Vendredi c'est la quille pour tout le monde. Comme tous les "connards-de-profs-qui-sont-vraiment-payés-à-rien-foutre-et-que-c'est-scandaleux-que nos-impôts-servent-à-engraisser-des-parasites-pareils" (entendu de la bouche d'un père d'élève extrêmement gracieux et bien éduqué) je serai en vacances vendredi à 16h30. Pimpreton aussi. Pimprenille ira de temps en temps à la crèche juste pour être au frais dans les locaux climatisés et se reposer des journées où son frérot lui aura rempli les tympans à ras-bord. Seul le Bernard l'Arno continuera à aller suer sang et eau au turbin, mais bon quand on choisit la vie de super-héros il faut en accepter les inconvénients (pas d'horaires vraiment fixes pour venir à la rescousse de la veuve et de l'orphelin) sans être aveuglé par les seules lumières de la gloire (et la frime de se balader à longueur de journée dans un costume avantageux pour les poignées d'amour et les attributs propres au chromosome Y).
Donc dès la semaine prochaine nous retrouverons des matins paisibles : le grille-pain recommencera à fonctionner, le couteau à beurre sera dépoussiéré, les pots de confitures ressortiront du placard (et qui sait peut être même en ferai-je de nouvelles ?). Ca ne veut pas dire que nous délaisserons les shakes bourrés d'énergie mais nous errerons (hum pas sûre de la conjugaison... on s'en fout c'est presque les vacances on peut faire des fautes) en trainassant en pyjama dans la maison pas vraiment rangée (avec le déménagement qui se prépare pour début août ça risque même d'être dans un joyeux bordel foutoir), en nous nourrissant à des heures indues, et en ne nous livrant qu'à de oisives occupations (ouah la vache je fais des oxymores au pied levé moi, trop forte !) telles la pâte à modeler, la confection de biscuits (au chocolat exclusivement, Pimpreton est intransigeant), les batailles d'eau, la sieste (dans mes rêves oui !)...
Mais bon il fallait encore tenir bon toute cette semaine et le granola de fille s'étant fait intégralement boulotté, je devais piocher dans ma réserve de recettes de muffins du matin pour avoir de quoi me fournir un peu d'énergie. En même temps comme je sais que vont bientôt arriver les goûters quotidiens avec Pimpreton et les petits déj' tardifs où l'on se retrouve par mégarde avec une grosse couche de nutella au lieu d'une petite de beurre, les muffins en question devaient être assez healthy : pas trop gras et pleins de bonnes choses. La solution, mes bran blueberry muffins. Ils sont adaptés d'une recette d'un vieux numéro de Canadian Living qui elle utilisait des céréales All Bran, mais comme je n'en ai jamais à la maison (vu que c'est assez dégueu à manger tel quel si on est pas une mule qui a perdu la boule) j'ai bidouillé en mettant du son brut et de la compote de pomme à la place. Du coup l'apport en sucre est vraiment limité, il n'y a pas de gras (les seules sources de lipides étant l'oeuf et 250 ml de lait qui si on le souhaite peut même être écrémé... pour 12 muffins c'est plutôt dérisoire vous en conviendrez) et c'est plein de bonnes fibres. Le Bernard l'Arno les appelle les "muffins à caca"... je ne ferais aucun commentaire sur cette dénomination et ne répondrait à aucune question qui toucherait aux raisons personnelles qui ont bien pu me conduire à épouser un être aussi élégant, raffiné et plein d'esprit.

(La recette est indiquée en volumes pour les raisons si bien évoquées par Estelle)

Muffins au son et aux myrtilles

Pour 12 muffins

1 1/2 tasse de son de blé
1 tasse de lait
1/2 tasse de compote de pomme non-sucrée
1 oeuf
2/3 de tasse de vergeoise blonde
1 cuillère à café d'extrait de vanille
1/2 tasse de farine blanche
1/2 tasse de farine complète
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 cuillère à café de levure chimique
1 pincée de sel
1 tasse de myrtilles fraîches ou surgelées

Préchauffer le four à 375°F / 190°C.
Mélanger le son et le lait froid et laisser reposer une dizaine de minutes.
Dans un grand saladier, mélanger la compote, l'oeuf, la vergeoise et la vanille. Y ajouter le mélange à base de son et bien remuer.
Dans un autre saladier, tamiser les 2 farines, le bicarbonate, le sel et la levure.
Ajouter au mélange liquide et remuer doucement jusqu'à ce que les ingrédients secs soient incorporés (ne surtout pas battre la pâte ou la remuer trop longtemps sinon vos muffins seront aussi moelleux que des caillasses !).
Incorporer délicatement les myrtilles sans les éclater.
Verser dans 12 moules à muffins puis cuire une vingtaine de minutes. Dés que la pâte revient en place quand on appuie légèrement dessus, c'est que c'est prêt !

bran-blueberry-muffins.jpg

juin 16, 2006

Granola canneberges et cerises spécial fille pressée, et sa variante figues et dates pour garçon pas réveillé

En cette pleine période de course infernale avant le grand néant des vacances scolaires et son lot de journées caca-beurk, on se retrouve souvent avec 4 minutes 32 pour prendre le petit déj' par chez nous. Du coup pas le temps de faire griller du pain, ou alors on le mange tout seul comme ça dans le métro sans une lichette de confiotte ou une petite couche de beurre (qui a dit de nutella ???)... bof. Le seul truc qui met tout le monde d'accord, et qui tient un peu mieux au corps qu'un simple giga power shake (qui accompagnera quand même merveilleusement TOUS les petits déj'), c'est les céréales avec du yaourt ou du lait. Sauf que :
1- On est 3 à en manger et aucune boîte de céréales ne parvient à mettre d'accord ne serait-ce que deux d'entre nous, ce qui se révèle assez vite encombrant pour les placards de ma cuisine de schtroumpfette.
2- La simple lecture de la boîte avec ses ingrédients et ses infos nutritionnelles me donne des suées froides et me conduit à n'acheter que des trucs absolument insipides qui, une fois mélangés à un produit laitier, ressemblent le plus souvent à des en-cas destinés aux chevaux (seulement les édentés et séniles) .
3- Le rapport qualité-prix de ces machins à l'air lyophilisé est effroyable, ça coûte une vraie fortune de se nourrir comme un canasson retraité.
Donc j'ai décidé de me rendre au sous-sol de mon St Lawrence market préféré, chez mon grainetier favori (oui celui à qui j'ai acheté tout plein de graines que je n'ai pas encore utilisées... no comment please !), pour acheter divers flocons, et hop un granola maison. Enfin pas un, non, deux gros bocaux figurez-vous. Et oui, comme ça le Bernard l'Arno et moi avons chacun notre granola pile parfaitement à notre goût (mais je mange aussi très souvent dans son bocal je dois l'avouer), sans avoir à trier qui les morceaux de banane séchée, qui les copeaux de noix de coco, et pour les deux les cubes de papaye déshydratée. Du granola sur mesure pour des petits déj' de champions pressés quoi !

Granola canneberges et cerises spécial fille pressée, et sa variante figues et dates pour garçon pas réveillé
(d'après le John's granola de A cook's guide to grains)

Pour 2 bocaux de 450g chacun

300 g de flocons d'avoine
200 g de flocons d'orge
150 g de flocons de blé
50 g de germe de blé
250 ml de miel liquide
2 cuillères à soupe d'huile de colza
2 cuillères à soupe d'amandes, non-mondées
2 cuillères à soupe de noix de pécan
1 cuillère à soupe de graines de tournesol
1 cuillère à soupe de graines de citrouille
3 cuillères à soupe de canneberges séchées
2 cuillères à soupe de cerises séchées, coupées en 2
10 figues mission, coupées en 4
10 dates medjool, coupées en tronçons

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Toaster (au four ou dans une poêle sèche) les noix de pécan et les amandes jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées. Laisser refroidir puis les concasser grossièrement.
Dans un grand saladier (très grand serait encore mieux en fait) mélanger à la main les flocons de céréales, le germe de blé, les graines et les noix.
Diviser le mélange en 2 et le répartir dans 2 saladiers. Ajouter les canneberges et cerises dans l'un, les figues et dates dans l'autre.
Répartir chaque mélange sur une plaque allant au four avec des rebords (sinon la lèche-frite fera l'affaire, mais il faudra faire 2 tournées).
Faire chauffer dans une casserole sur feux doux l'huile et le miel. Quand le mélange est bien homogène, répartir la moitié du mélange au miel sur chaque plaque. Remuer avec une spatule en bois et placer au four.
Cuire 20-25 minutes sans oublier de sortir les plaques du four toutes les 5 minutes pour remuer le mélange et casser les éventuelles grappes qui pourraient se former.
Sortir les plaques du four et continuer à remuer toutes les 5, puis 10 minutes, jusquà ce que les mélanges aient complètement refroidi.
Conserver dans un bocal hermétique jusqu'à 3 semaines (peut être plus mais le tout disparait au bout de ce temps là chez nous...).

Version cannerberges-cerises...

cranberry-cherry-granola.jpg

... ou figues-dates ?

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juin 12, 2006

Shake aux dates et à l'amande ou le philtre spécial journées pourraves

I'm back !! Enfin je sors la tête de l'eau pour un moment disons... Non pas que je sois partie suivre un stage de plongée sous-marine aux Galapagos ni me lancer à corps perdu dans la natation synchronisée au club de St Amand des Marais. Non pas du tout. C'est juste que le soleil estival qui brille et brûle sur Toronto a fini par faire sécher un peu la flaque de gadoue dans laquelle je respirais avec une paille depuis trop de semaines. J'avoue c'est pas tous les jours l'humeur boule à facettes dans la vie de maman active qui se la joue genre "moi j'assure, no problémo" pour faire son boulot au mieux, récupérer les enfants qui à l'école qui à la crèche, ne pas laisser s'entasser le linge sale ou à repasser (là-dessus c'est l'échec total...), préparer des repas sans implorer le Dieu du micro-onde, et pour couronner le tout consacrer sa pause de midi à tirer son propre lait pour la douce Pimprenille qui supporte assez mal le lait en boîte. Déjà que je trouve pas tous les jours le temps de me coiffer autrement qu'Attila le Hun, alors la blogosphère j'avoue... je l'ai un peu délaissée.
Mais aujourd'hui je fais mon come back (et aussi mon coming back... oui c'est bien moi qui ai fini le pot de Haagen Dasz au "Strawberry cheesecake" qui trainait depuis 15 jours... Mon petit mari de Bernard l'Arno si tu passes par là tu comprends maintenant pourquoi je cherchais mollement dans le congélo quand toi tu avais le filet de bave aux comissures des lèvres...) pour vous livrer l'un des trucs réconfortants de mes derniers matins : un super power shake aux dates, amande et banane. Eh oui avec les journée un poil cacabouillasse que j'accumule depuis un moment je mise tout sur le petit déj', 2-3 trucs sympas pour le breakfast à venir donc...

Shake aux dates et à l'amande

Pour 2 grands verres (un pour moi, un pour mon super héros)

2 bananes bien mûres
500 ml de lait de soja vanillé
une quinzaine de dattes (préalablement trempées dans de l'eau bouillante pendant 15 minutes)
2 cuillères à soupe de beurre d'amande (je crois qu'on dit purée d'amande en France...)
2 cuillères à soupe de sirop d'érable
1 cuillère à café de canelle en poudre
quelques glaçons si vous voulez du bien frais

Mixer les bananes et les dates au blender.
Ajouter les glaçons, le beurre d'amande et le lait de soja. Mixer 2 bonnes minutes.
Verser le sirop d'érable et la canelle par le haut du blender 15 secondes avant de l'arrêter.
Et hop c'est parti pour une journée-marathon sans se jeter sous le métro à 13h !!!

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mai 29, 2006

Petits pots de crèmes pour petits et grands

... ou du danger de répondre aux questionnaires gourmands.

Ben oui après avoir publiquement confessé mon amour immodéré des crèmes toutes plus anglaises, renversées et patissères les unes que les autres (c'est pas ma faute c'est celle de Claire, qui m'a fait passer le questionnaire) j'ai eu une furieuse envie de bonnes petites douceurs riches en lipides et en glucides. Bien sûr j'aurais pu me faire des frites au sucre, ou bien des beignets à la crème fraîche, mais... je me suis plutôt décidée pour des petis pots de crèmes aux oeufs. Version amandes pour les adultes, version chcolat pour l'enfant (qui vous aurez fini par le remarquer ne conçoit pas qu'un dessert digne de ce nom puisse être exempt de "chocolat marron"... je cite pour souligner l'exigence de la tyrannie). Bien sûr, en parent responsable le Bernard l'Arno en a mangé une de chaque afin de s'assurer de la qualité de l'alimentation de sa progéniture (pourtant il refuse tous les matins la petite goutte de lait maternel que je lui propose pour son café... allez comprendre). Toute bêtes, toute bonnes, ces petites crèmes.

Pots de crème aux amandes

Pour 6 ramequins

4 jaunes d'oeufs
1 oeuf entier
1/2 l de lait
50 g de sucre en poudre
50 g de poudre d'amande
1/2 cuillère à café d'extrait d'amande amère
Quelques amandes effilées pour la déco

Préchauffer le four à 150°C / 300°F.
Battre les jaunes d'oeuf et l'oeuf entier, ajouter le sucre, puis fouetter jusqu'à blanchir et épaissir le tout.
Porter le lait à ébullition puis le verser sur le mélange aux oeufs. Ajouter la poudre d'amande et l'extrait d'amande.
Verser la crème dans 6 ramequins légèrements beurrés et sucrés, décorer d'amandes effilées, puis faire au cuire au bain-marie dans le four préchauffé pendant 40 minutes
Laisser refroidir les crèmes puis les mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

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Pots de crème au chocolat

Pour 10 petits ramequins

4 jaunes d'oeufs
1 oeuf entier
1/2 l de lait
60 g de sucre en poudre
130 g de chocolat noir

Préchauffer le four à 150°C / 300°F.
Battre les jaunes d'oeuf et l'oeuf entier, ajouter le sucre, puis fouetter jusqu'à blanchir et épaissir le tout.
Faier chauffer le lait et le chocolat cassé en morceaux en remuant régulièrement. Quand le chocolat est complètement fondu dan sle lait et le mélanges est bien chaud, verser sur le mélange aux oeufs.
Verser la crème dans 10 petits ramequins (ou 6 gros) légèrements beurrés et sucrés, puis faire au cuire au bain-marie dans le four préchauffé pendant 30 minutes. Les crèmes sont encore tremblotantes, c'est normal, elles "prendront" davantage en refroidissant.
Laisser refroidir les crèmes puis les mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

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mai 22, 2006

Blog appétit #8, ou comment l'asperge n'a pas réussi à ramener sa fraise

Ca moulinait sévère dans mon petit cerveau fatigué depuis l'annonce de l'improbable mariage désigné par les organisateurs de blog-appétit : asperges et fraises. 128 idés de mousses, terrines, tartes, timbales et autres verrines se sont mises en branle, et mon imagination débridée se représentait déjà les clichés plus alléchants de couleurs les uns que les autres auxquels donneraient naisance ces créations originales.
Premier essai enthousiaste il y a 3 semaines : terrine d'asperges à la mousse de fraise. Une préparation à base d'oeufs, de crème, et d'asperges of course, qui cachait en son sein un coeur de mousse de fraise. Comme ça, conceptuellement, ça a l'air top hein ? Sauf que... la fraise a bavé dans les oeufs à la cuisson. Résultat : des bubons écarlates décoraient toute la timbale, et se mettaient à dégouliner en refroidissant. Ca avait l'air limite comestible mais nous avons appris à ne pas nous fier aux apparences et nous y avons donc goûté. Nous n'aurions pas dû. C'était aussi mauvais que laid. Un vrai fiasco à l'issu duquel le Bernard l'Arno nous a gratifié d'un de ses gratins de pâtes secrets et a m'a fait promettre de ne plus jamais lui refaire le coup tordu du mélange aspergeo-fraiseux.
Je promis donc et retentai 2 jours plus tard, mais en solo, une omelette associant nos 2 protagonistes. J'aurais mieux fait d'en rester à ma première déconvenue, la seconde était encore pire. Inmangeable. Ok on arrête le délire, on va tenter des trucs plus conventionnels.
En grande habituée de la salade aux pousse d'épinards et fraises, je la déclinais en asperges et fraises. Mouais, pas super emballant le résultat. Bien moins bon que la cousine aux épinards. Ok alors je tente un dernier truc, des asperges blanchies toutes simples avec une mayo à la fraise. Argh ! Beurk ! Yukky ! Vite un pot de mayo industrielle, ça vaut encore mieux.
Bref fini pour moi l'asso magique. Je laisse tomber. Je déclare forfait. C'est pas pour moi. Assez d'asperges et de fraises gaspillées.
Mais comme il me semble que toutes les tricheries sont permises, je vais quand même participer à la moitié du défi (est-ce que techniquement ça me fait participer à l'édition #4 que j'avais ratée si je fais la #8 divisée par 2?) en partageant avec vous ma recette de lavender-rhubarb-strawberry shortcakes. Un petit dessert typique d'ici et des Etats-Unis revisité à ma sauce franchouillarde. Là en revanche rien à redire, c'était très beau et c'était très bon. Même si bien sûr ça manquait un peu d'asperges.

Shortcakes fraises-rhubarbe-lavande

Pour 8 shortcakes

350 g de farine blanche
2 cuillères à café de levure chimique
50 g de sucre en poudre + 2 cuillères à café
125 g de beurre congelé
1 oeuf + 1 blanc
100 ml de lait

400 g de fraises émincées
300 g de rhubarbe coupée en tronçons
2 cuillères à soupe de sucre en poudre

100 ml de crème liquide
1 cuillère à café de fleurs de lavande
2 cuillères à soupe de sucre glace

Saupoudrer les fraises émincées d'1 cuillère à soupe de sucre puis faire compoter la rhubarbe avec 1 cuillère à soupe de sucre et 1 cuillère à soupe d'eau pendant une dizaine de minutes. A la sortie du feu ajouter la rhubarbe aux fraises et laisser refroidir. Une fois le mélange refroidi, réserver au frigo.

Préchauffer le four à 200°F / 400°F.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sel et le sucre en poudre. Ajouter le beurre en le râpant avec une râpe à gros trous au-dessus du saladier. Mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une grosse chapelure. Ajouter l'oeuf entier battu ainsi que le lait et mélanger à la main jusqu'à obtenir une boule.
Etaler la pâte (environ 1,5-2 cm d'épaisseur) sur une surface farinée et découper à l'emporte-pièce des rond d'environ 5-6 centimètres de diamètre. Les placer sur une plaque allant au four, les badigeonner de blanc d'oeuf puis les saupoudrer de sucre en poudre.
Enfourner une quinzaine de minutes (ils doivent être bien dorés) puis laisser refroidir sur une grille.

Porter la crème liquide avec les fleurs de lavande à ébullition puis laisser infuser une bonne demi-heure. Filtrer la crème puis la placer au congélateur pendant une vingtaine de minutes dans le saladier qui servira à monter la chantilly et avec le fouet du batteur.
Sortir le tout du congélo puis commencer à battre la crème environ 3 minutes avant de lui ajouter le sucre glace. Continuer à battre jusqu'à ce que le fouet laisse des traces fermes dans la crème

Pour servir, couper les shortcakes en 2 dans le sens de la hauteur, placer 2 bonnes cuillères de compotée fraise-rhubarbe au milieu, replacer la deuxième moitié, puis dresser la chantilly sur le dessus à la cuillère ou à la poche à douille.

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mai 20, 2006

Petits pots framboise-citron

Je farfouille depuis le début de la semaine dans mes tout nouveaux livres de cuisine. Résultat : je suis allée hier dévaliser le gentil petit marchand de pâtes, riz et graines en tous genres du St Lawrence market pour pouvoir essayer les super recettes à base de sarrasin entier, de millet, de blé rouge, de farine de quinoa, bref de tous ces trucs que je n'ai encore jamais essayés mais qui sont les héros de mon bouquin de recettes qui ont un grain (ici pour mémoire). J'étais là, comme une poule devant un couteau (et non devant un sac de grains, car la poule pour une fois aurait été moins empotée que moi) à remplir mes petits sachets en me demandant bien à quoi ça ressemblerait une fois cuisiné. Donc là vous vous dites "alors quelle recette a-t-elle essayée ?". Ben aucune. En fait en rentrant de mon harassante virée dans le monde des graines, riz et autres denrée saines j'ai juste eu envie d'une chose : une douceur. Et vite. Evidemment je ne pouvais décemment pas me boulotter un truc à 5624 calories chez Starbucks, ni sauter sur les cupcakes qui dataient du matin à la maison. Après avoir claqué une fortune en graines et farine de graines (je sais que mon père va en être malade s'il lit ça, lui qui refuse déjà de manger des grains de maïs sous prétexte qu'il n'est pas de la famille des gallinacés... papa si tu passes par là ferme les yeux, je sais que trouveras ça indigne d'une bonne vivante élevée aux tripes et au cassoulet que de dépenser le prix d'un super rosbeef en grain à piafs) je ne pouvais pas faire dans la junk food alors... j'ai sorti du frigo une barquette de framboises, l'ai instinctivement jetée dans le blender avec une barquette de tofu soyeux, ai pressé un citron par dessus, gratté 2-3 zestes,saupoudré un peu de sucre sur le dessus, brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr (oui j'ai un blender assez bruyant) pendant 3-4 minutes, au frigo pour 1h, et... miam !! Le Bernard l'Arno n'en est pas revenu. Un pur délice frais et savoureux pour juste quelques calories et 0 choléstérol (bien sûr si on aime le choléstérol et qu'on a pas ramené 6 kilos de chez le grainetier 2 heures avant, on peut sans doute remplacer le tofu soyeux par de la crème fouettée). On a tout dévoré et je suis vite aller écrire sur ma liste de courses de la semaine prochaine : tofu soyeux, framboises, et shampoing aussi mais ça n'a rien à voir avec mes petits pots du jour.

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mai 08, 2006

Chouquettes et profiquettes

Je m'autoproclame officiellement "Buffy de la cuisine" (merci de prononcer "Beufie" comme il se doit et non "Bouffie"... comme ça fait mal) depuis ce weekend. Pourquoi ?? Ben en voilà une question ! J'ai tué un démon pardi ! Oui oui un vieux démon qui me paralysait depuis des années. J'avais tout essayé, mais ni les gousses d'ail (pourtant abondamment représentées dans ma cuisine), ni les pieux et autres pics à brochettes plantés dans le coeur (moi les abats...), ni les incantations en gaélique n'en étaient venu à bout. Il m'a donc fallu prendre mon courage à deux mains, mettre de côté toutes les appréhensions qui m'immobilisaient depuis une dizaine d'années, et me confronter à l'ennemi. Enfin l'ennemie en l'occurence... j'ai nommé : la pâte à choux.
Toutes mes tentatives s'étant inmanquablement soldées par d'humiliants échecs je décidais d'étudier assidument la question avant de me lancer. Je voulais à tout prix éviter la foultitude d'écueils précédents : la pâte dure et sèche qui reste collée à la casserole, les oeufs qui ne veulent pas s'incorporer correctement à la pâte, les petits choux qui se transforment en galettes molasses et raplapla à la sortie du four, j'en passe et des pires...
Bref mon frérot nous ayant préparé il y a quelques semaines un joli colis humanitaire plein de douceurs made in France ( dont beaucoup made in Lu pour le petit Pimpreton qui n'apprécie pas beaucoup les biscuits locaux... ) je lui avais demandé s'il pouvait essayer de me trouver un peu de sucre perlé (inconnu ici même auprès des patissiers) pour faire de belles brioches et autres chouquettes. J'en profitais alors pour fanfaronner, sûre qu'il n'en trouverait pas, ou oublierait ma requête. Argh mais c'était sans compter sur son zèle et sa gentillesse naturels. Et sans compter sur Ginette, sa boulangère adorée, qui lui a donné comme ça juste pour ses beaux yeux (oui mon frère a de très beaux yeux noirs ténébreux, et ça la GInette elle a pas résisté c'est sûr) 1 kg, oui 1 kg, de sucre perlé qui a donc traversé l'Atlantique la semaine dernière. Ben ma Ginette si tu savais ce qu'il l'attendait ton sucre...
Euh bon donc je me suis lancée en compilant tous les trucs, astuces et tuyaux trouvés de-ci de-là pour pas encore foirer ma pâte à choux, et... ça a marché !!!
Je vous livre la recette fétiche que je m'appliquerai dorénavant à refaire scrupuleusement pour ne prendre aucun risque. On a mangé tous plein de chouquettes, les plus veinardes ont fini en "profiquettes" (nom donné pour la circonstance aux chouquettes fourrées avec une boulette de glace vanille... vraiment pas raisonnable hein), et comme je veux être sûre de pas perdre la main je vais vite vite vite recommencer !

Chouquettes

Pour 35 choux

250 ml d'eau
90g de beurre
4 oeufs
125 g de farine
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
1 poignée de sucre perlé

Préchauffer le four à 200°C / 400°F.
Mettre dans une casserole l'eau, le beurre, le sel et le sucre. Porter à ébullition.
Quand l'eau bout, retirer du feu et jeter la farine dedans d'un seul coup. Mélanger doucement avec une cuillère en bois. Quand la pâte est bien homogène remettre sur le feu jusqu'à ce que la pâte ne colle plus (ni à la cuillère ni à la casserole).
Transvaser la pâte dans un saladier puis ajouter les oeufs un par un en mélangeant bien entre chaque (c'est là qu'il ne faut pas se décourager devant la texture déroutante de la pâte après chaque oeuf, faut continuer à touiller touiller touiller de toute son âme !!). La pâte doit former des petits pics quand on soulève la cuillère.
Remplir la poche à douille de cette pâte archi caoutchouteuse et faire des petites boules de 2 cm de diamètre sur une plaque à pâtisserie tapissée de papier sulfurisé. Bien espacer les choux des uns des autres !
Dorer au jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau puis saupoudrer de sucre perlé.
Enfourner environ 20 minutes (jusqu'à ce que ce soit bien doré) puis laisser dans le four éteint avec la porte entrouverte pendant 5 minutes.

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avril 29, 2006

Béa's strawberry crumble

Il y a des gens comme ça qui agacent.
Il y a ceux qui sont super forts en maths et qui en plus sont émus par la poésie de la Boétie. Moi je sais pas faire une division de tête.
Il y a ceux qui dévorent 500 pages par semaine tout en trouvant aussi le temps de courir 5 heures la même semaine. Moi la dernière fois que j'ai couru ça doit remonter à l'époque où je séchais pas encore les cours d'EPS au lycée.
Il y a ceux qui peuvent à eux-seul retaper une chaumière normande de la fin du XVIIIème et jouer comme des Dieux au piano Un américain à Paris. Moi je fais des plateaux en mosaïque et je massacre l'hymne à la joie à la flûte à bec (appris pour la fête de l'école en CE1, c'est déjà beau que je m'en souvienne!).
Il y a ceux... qui m'agacent quoi ! Et il y en a un tas !! Et la blogosphère n'est pas épargnée, elle compte également son lot de gens agaçants. Prenez la donzelle qui prétend que le confit n'est pas gras par exemple, non seulement elle commet des recettes affriolantes, mais en plus elle est indécemment drôle. Si ça se trouve en plus elle sait même danser la lambada ou jouer aux échecs. Déprimante qu'elle est.
Ou bien prenez le cas de Mercotte, non contente de nous en mettre régulièrement plein la vue avec ses mignardises et autres macaronades, elle se permet en plus d'être effroyablement disponible pour voler au secours de toutes les débutantes et/ou nullasses en patisserie (si si je confirme, elle est venue à ma cyber-rescousse quand j'ai fait des meringues marrons). Cerise sur le gâteau, elle semble avoir un goût exquis à en juger par les photos de sa maison et des tables qu'elle dresse pour ses hôtes. Ecoeurante je vous dis.
Enfin prenons le cas qui nous intéresse, celui de Béa et sa tartine gourmande. Elle fait des photos qui nous scotchent sur place en proposant des recettes qui rivalisent entre elles de peps et d'ingéniosité. Alors moi je me suis dit (en bonne jalouse de mauvaise foi) "oui mais elle doit pipoter ses photos comme les pros en traficant les aliments"(vous croyez quand même pas que les photos de belles boules de glaces qu'on voit sur les pubs sont de vraies boules de glace ??! ben non ce sont des boules de purée avec des colorants et des trucs et des machins qui vont vous faire baver d'envie pour une boule de vanille-noix de pécan quand ce que vous avez sous les yeux n'est qu'une purée mousseline avec des copeaux de bois et des gélifiants chimiques). Alors comme j'avais la langue collée au clavier devant la photo de son crumble aux fraises, et une barquette de fraises dans le frigo je me suis affairée à la réalisation de son crumble. En vrai j'espérais sûrement qu'il allait être tout moche et dégueux pour pouvoir dormir sur mes 2 oreilles avec la certitude que, certes les photos sont superbes, mais les recettes sont à vomir. ET là... damned. Le Bernard l'Arno s'est même écrié "tu deviens vraiment une pro du crumble je crois bien que tu en as jamais fait d'aussi beau" en le voyant sortir du four. AHHHHHHHHHHH le coup de poignard ! Alors oui je m'agenouille et le reconnais, non seulement il était vraiment beau mais il était en plus divinement succulent. Ma photo ne lui rend bien sûr aucune justice (peut être en rajoutant un peu de Play Doh et de litière pour chat...) mais il faut le tenter quand même !

La recette est là, je l'ai suivie à la lettre (une seule petite infidélité : j'ai arrosé mes fraises d'une cuillère de Lillet rouge avant de mettre mes miettes dessus) et la recommencerai très vite. Je pense ne pas être la seule...

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avril 14, 2006

Sugar cookies de Pâques

Le vendredi saint est un jour férié au Canada. Ça normalement, comme tout le monde il bosse pas et il va pas à l'école, ça veut dire "chouette, grasse mat' au moins jusqu'à... 8h30" donc on était plutôt enthousiastes à l'idée de flemmarder au lit jusqu'à cette heure indécemment avancée de la matinée. Sauf que...
4h30, Pimprenille (3 mois dimanche) a décidé de ne plus faire ses nuits et réclame une petite chopine. Ok, je la prends telle une zombie dans son lit, l'apporte au radar dans le nôtre et dégaine le biberon-intégré-à-température-constante que j'ai toujours à portée de main et en 2 exemplaires. La louloute se rendort, moi aussi. Petit accroc dans le programme mais c'est pas grave puisqu'il me reste encore presque 4h à me pelotonner sous la couette. Mmmmm...
6h20, "Maman je veux prendre le petit déjeuner" déclare Pimpreton. Pas un murmure sussurré au creux de mon oreille telle une effluve onirique, non non... un ordre militaire sans appel ni concession possible. Je tente le coup quand même (on sait jamais) : "ça peux pas attendre 1 heure mon chéri ?". "Non. J'ai une de ces faims, une vraie faim de loup" (merci à Marlène Jobert et à sa version de Boucle d'or et les 3 ours pour l'introduction de cette expression dans le vocabulaire de mon fils qui nous fait passer avant chaque repas pour des parents indignes qui affament leur enfant). Bon... je me lève. Je tente une tactique pour regagner vite ma couche refroidissante... "Tu grignote quelques céréales en attendant qu'on soient tous levés et là je nous ferais des gaufres, ok ?". Pas mal le deal non? Non. Et me voilà à 6h30 en train de préparer une pâte à gaufres. Top la grasse mat'. Et comme y'a pas de raison que je sois la seule debout aux aurores, le Bernard l'Arno se fait sortir du lit par un Pimpreton enthousiastissime "Papa, papa, Maman fait des gaufres lève-toi !'.
7h45, Pimprenille dort encore, elle, Pimpreton est parti jouer dans sa chambre après avoir englouti en 47 secondes la première gaufre engendrée par le gaufrier, et nous voilà, le Bernard l'Arno et moi, à nous regarder l'oeil vitreux au dessus de notre troisième tasse de café avec une seule certitude : la journée va être longue. Visionnaires.
10h15, 1 tétée, 6 parties de Pic-pirate, 2 cafés et 9 histoires plus tard, Pimpreton s'ennuie. Ben oui ça fait déjà 4h qu'il s'affaire lui. "Maman je veux faire une recette". Aïe... pour quiconque parle le pimpretonnien on sait ce que ça veut dire : "Maman je veux faire un gâteau au chocolat dont je puisse lécher le saladier dans moins de 10 minutes et dont je puisse goûter un morceau dans moins d'une heure". Hmmm... là je mets mon véto. Oui du chocolat dans les jours à venir il va y en avoir plus que de raison, alors c'est peut être pas la peine d'en remettre une couche 2 jours avant le début des hostilités. Je tente donc une diversion... "Et si on faisait des biscuits de Pâques plutôt. J'ai acheté un emporte pièce en forme de lapin exprès et on ne l'a pas encore essayé !!' (imaginez une voix à la limite de l'euphorie qui essaie de transmettre tout l'enthousiasme du monde pour éviter de devoir se battre 2 heures contre le gâteau au chocolat). Et la réponse ne traine pas : "ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii d'accord !!!!!!!!!!!!!". Ouf...
Et voilà le résultat de nos efforts (vous reconnaitrez ceux de Pimpreton et les miens sans trop de difficulté!), on s'est bien amusés et je tiens à féliciter mon grand bonhomme pour sa patience. C'était pas facile tous ces temps d'attente (la pâte au frigo, la cuisson, le refroidissement des biscuits, le glaçage, la décoration, le temps de séchage) mais sa mine gourmande et satisfaite du goûter parlait d'elle même : ça en valait la peine.

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Sugar cookies de Pâques

Pour 30 cookies (avec des emporte pièces de 7 cm de haut)

160 g de beurre mou
230 g de sucre en poudre
1 oeuf
320 g de farine blanche
1 cuillère a café de levure chimique
1 pincée de sel
1 cuillère à café d'extrait de vanille
1 blanc d'oeuf, 1/2 cuillère à café de crème de tartre et 200 g de sucre glace pour le glaçage
Colorants alimentaires et décorations

Préchauffer le four à 180°C.
Battre le beurre avec le sucre jusqu'à ce que l'ensemble soit presque mousseux. Ajouter l'oeuf et la vanille.
Dans un autre saladier mélanger la farine tamisée, le sel et la levure. Verser en 3 fois dans le mélange au beurre, en remuant bien à chaque fois.
Diviser la pâte en 2 boules, les aplatir, puis envelopper les 2 galettes dans du film plastique. Mettre au frigo 1/2 heure.
Sur un plan fariné, étaler chaque disque sur une épaisseur d'environ 4 mm. Découper à l'emporte-pièce et placer sur 2 plaque à biscuits en silicone ou garnies de papier sulfurisé. Recommencer jusqu'à épuisement de la pâte.
Cuire les 2 plaques une douzaine de minutes, en les plaçant dans le premier et le derniers tiers de la hauteur du four, et en prenant soin de les inverser à mi-cuisson. Les biscuits doivent rester assez clairs et ne dorer que légèrement sur les bords.
Laisser refroidir sur la plaque puis sur une grille.
Quand les biscuits sont bien froids, préparer le glaçage en mélangeant le blanc d'oeuf, la crème de tartre et le sucre glace. Le mélange doit être assez épais, ajouter du sucre glace si nécessaire.
Diviser le glaçage en fonction du nombre de couleurs désirées et s'amuser à créer de jolies couleurs printanières.
Etaler le glaçage sur les biscuits, décorer avec du sucre coloré, de petits bonbons, du gel alimentaire... et laisser sécher au moins 4 heures.

eastercookies.jpg

avril 08, 2006

Crème choco-caramel au café et à la cardamone

Hier nous avions un anniversaire un fêter. Pas un anniversaire à bougies, pas un birthday quoi, non un anniversaire commémoratif, un anniversary comme on dit ici. Il s'agissait de nos 5 ans de mariage... la belle affaire, des noces de bois.
Heureusement que mon husband, que nous appellerons à l'avenir le Bernard l'Arno (oui c'est son nom de super héros, ils sont comme ça vous savez bien ils doivent prendre un pseudo pour garder leur véritable identité secrète) n'est pas exactement du genre à se souvenir célébrer ce genre de non- événement sinon je me serais retrouvée avec une nouvelle planche à découper ou un set de couverts à salade qui encombreraient encore davantage ma cuisine de playmobil.
Bref vous l'aurez compris on ne fait pas vraiment tout un plat de la commémoration annuelle de cet acte administratif, mais on aime bien quand même bien en faire un bon ptit plat. Pour ça, pas d'états d'âme, tous les prétextes sont bons !
Je nous avais donc préparé... Oui je dis JE parce que le Bernard l'Arno est tellement occupé à sauver le monde qu'il n'a que rarement l'occasion de mettre ses talents culinaires en oeuvre pour faire un de ces plats légers dont les super héros (aux besoins calorifiques à la mesure de la tâche qu'ils ont à accomplir) ont le secret: un gratin de penne aux lardons, un gratin de macaroni aux boulettes, un gratin de coquillette aux rillons, etc. Comme je n'avais pas très envie de pâtes à la viande je me suis donc attelée à la confection d'un apéro dînatoire vite fait (on était vendredi soir) et qui plaise à tous. Malheureusement mes réflexes bloggesques ne sont pas encore bien aiguisés et c'est seulement après avoir englouti ma dernière bouchée salée que je me suis rendue compte que je n'avais pris aucune photo. Fermez les yeux, et imaginez donc un délicieux ramequin d'hummus de lentilles rouges, quelques crudités et de jolis toasts de pita grillés à l'huile d'olive pour tremper dedans, une douzaine de mini-feuilletés béchamel-jambon (pour le super héros en herbe qui du haut de ses 4 ans s'inflige un régime sévère dont sont bannis 90 % des fruits et légumes), et une poignée de petites noix diverses à grignoter. Bref rien d'extraordinaire... jusqu'au dessert.
Il se trouve que le Bernard l'Arno adoooore la cardamone, alors je me suis mise à la recherche d'un dessert qui ne soit pas encore un dessert indien mais qui soit tout de même à base de cardamone. Et j'ai trouvé cette crème incroyable qui allie les saveurs de chocolat, caramel, cardamone et café avec bonheur. En revanche dans mon empressement de copier-coller la recette je n'ai pas noté où je l'ai trouvée et prie donc donc l'auteur de me pardonner cet honteux plagiat (auteur si tu passes par là manifeste toi et rends à toi ce qui appartient à toi).
Verdict : le Bernard l'Arno a adoré (je pense que grâce à cette crème je vais peut être même réussir à l'emmener jusqu'aux noces de laine, dans 2 ans... c'est toujours bon à prendre un pull ou une écharpe pour traverser les hivers canadiens), Pimpreton a goûté puis est allé se chercher un petit-suisse dans le frigo, et moi (qui ne suis pas archi fan de la cardamone) j'étais vraiment contente du résultat. Alors voilà :

Crème choco-caramel au café et à la cardamone

Pour 4 personnes

1/2 l de lait
4 gousses de cardamone verte
2 cuillères à café de café moulu
3 jaunes d'œufs
50 g de sucre en poudre
60 g de chocolat noir haché grossièrement
50 g de sucre en morceaux

Chauffer le lait avec les gousses de cardamone fendues. En même temps poêler à sec le café moulu pendant 1 minute. Quand le lait commence à bouillir, éteindre le feu, ajouter le café moulu, et laisser infuser 1/2 heure puis filtrer le mélange.
Fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre en poudre, puis faire un caramel avec les morceaux de sucre et une cuillère à soupe d'eau. Quand le caramel est bien ambré, ajouter hors du feu le chocolat hâché et mélanger pour bien le faire fondre. Ajouter le lait.
Verser le mélange sur les oeufs et le sucre puis remettre sur feu doux en remuant jusqu'à ce que le mélange épaississe. Retirer ensuite du feu et verser dans des verrines ou de petites coupes. Mettre au frigo et servir bien frais parsemé d'éclats de pistaches ou de fèves de cacao.


creme-cafe-cardamone.jpg

NB : les tuiles qui accompagnaient (divinement) cette crème ont une valeur inestimable... si si... souvenez-vous.

avril 03, 2006

Cookies amandes, chocolat blanc et gingembre

Le cookie est une institution ici en Amérique du Nord, alors ce n'est pas forcément évident de sortir des sentiers battus (lesdits sentiers ayant été tellement battus qu'il serait sans doute plus juste de parler d'autoroute maintenant), mais j'y travaille !

A force d'y travailler j'ai fini par élaborer une théorie pour fabriquer THE cookie que je vous livre telle quelle.

Alors donc THE cookie doit:

-être moelleux (je ne sais pas comment traduire "chewy"... c'est encore plus moelleux que moelleux en fait...), pour ça il faut adapter le modus operandi aux ingrédients du cookie en choisissant soit de déposer nonchalamment des cuillères de pâte sur la plaque de cuisson soit de façonner des petites galettes avant de les déposer précautionneusement sur la même plaque. Si on galette au lieu de cuillerer ou si on cuillère au lieu de galetter, le cookie ne moelleusera pas comme il faut, c'est triste mais c'est comme ça. Si on ajoute à ça la difficile étape du passage au four, avec une température qui variera entre 150°C et 200°C selon les recettes, une durée de cuisson qui ira de 8 à 15 minutes, c'est facile de vite se retrouver avec des cookies aussi moelleux qu'une biscotte et qu'il faudra tremper dans un thé ou un café pour les amollir un peu et au passage en faire tomber des pans entiers tout détrempés au fond de la tasse... bref le rêve peut vite virer un pire cauchemar.

-être croquant (oui oui je sais que je viens de dire moelleux... il doit être les 2 THE cookie, moelleux ET croquant), et là tout repose sur la présence d'un ingrédient-clé qui viendra assurer ce croquant. Selon le type et l'intensité de croquant désiré, THE cookie devra compter des noix, de la cassonade, des flocons d'avoine, des graines... un p'tit quelque chose qui fera que la dent qui mordra le cookie produira un joli crunch (le crun vennant du croquant, et le ch du moelleux, bien entendu).

-avoir un p'tit on-ne-sait-quoi qui vient d'on-ne-sait-où. En gros ça veut dire qu'il faudra intégrer une épice, un arôme, un extrait, un truc discret mais envoûtant, à votre cookie pour venir compléter l'élément le plus évident fusse-t-il une poignée de pépites de chocolat, de fruits séchés ou de morceaux de nougatine.

Vous laissant méditer sur cette théorie afin de m'aider à la compléter, je vous livre mon cookie de la semaine. J'en ai fait 40 et je crois bien qu'ils ne finiront pas la semaine. Pauvres bougres.

Pour 40 cookies

250 g de farine
150 g de beurre mou
120 g de sucre semoule
120 g de cassonade
2 œufs
1 pincée de sel
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
120 g de chocolat blanc grossièrement haché au couteau
120 g d'amandes non-mondées, concassées

Préchauffer le four à 170°C.
Torréfier les amandes à la poêle ou sous le gril, jusqu'à ce que les arômes se dégagent, soit 4-5 minutes.
Dans une terrine, mélanger la farine, le sel, le bicarbonate et le gingembre. Dans une autre, battre le beurre en pommade puis ajouter le sucre, la cassonade et les oeufs. Réunir les 2 mélanges puis ajouter les amandes et les morceaux de chocolat.
Avec une cuillère à café de pate, former despetites galettes épaisses d'environ 1 cm et les disposer sur une plaque decuisson recouverte de papier sulfurisé. Bien les espacer !!!
Cuire 8 à 10 minutes. Les bords des cookies doivent dorer mais pas brunir.

amandes_choco_blc.jpg