<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0">
   <channel>
      <title>FeuilleDeChou</title>
      <link>http://www.feuilledechou.net/</link>
      <description></description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2008</copyright>
      <lastBuildDate>Thu, 28 Feb 2008 23:39:55 -0500</lastBuildDate>
      <generator>http://www.sixapart.com/movabletype/?v=3.2</generator>
      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

            <item>
         <title>Making of et gâteau au Coca Cola : Welcome to the US !</title>
         <description><![CDATA[<p>D-Day ! J'ai vu la couverture de <a href="http://www.feuilledechou.net/2008/02/tu_le_connais_toi_le_petit_der.html">mon livre </a>sur tous les sites qui en vendent mais je ne l'ai toujours pas vu en vrai !!!! L'éditeur va me l'envoyer dans les prochains jours mais... je trépigne !! Alors si vous vous l'avez vu ou même carrément acheté (que Sainte Framboiz vous en soit éternellement reconnaissante et vous fasse trouver pile votre taille pour la paire de chaussures de vos rêves, en solde de préférence) je vous implore : alors ??!?!?! A quoi ressemble-t-il ? </p>

<p>En attendant de le voir en encre et en pages, petite séquence nostalgie... <em>Making of</em> !</p>

<p><strong>Janvier 2007 </strong>: naissance du projet grâce à l'enthousiasme de Raphaëlle Vidaling, la Madame-je-fais-tout de la collection Mon grain de sel. Elle me dit “ on veut une intro rigolote à la cuisine américaine, tu organises ça comme tu veux, tu mets ce que tu veux dedans, entre 50 et 60 recettes, pas moins, pas plus”. Ma première réaction : génial je suis libre comme un piaf !<br />
<strong><br />
Février-mars 2007</strong> : Ma deuxième réaction : je sais pas si c'est cool en fait d'être un piaf... Remue-méninges permanent, brainstorming constant. Quelles recettes ? Comment les organiser? Quel parti-pris ? Pffffff... fin mars, j'ai 84 recettes, et j'ai décidé de la ligne directrice : 1-pas de barbecue (le barbecue aux Etats-Unis mériteraient un livre à lui tout seul), 2- pas de recettes inspirées d'autres traditions (italiennes, asiatiques, mexicaines) juste du terroir américain, 3- des recettes connus dans TOUS les Etats-Unis, pas des spécialités régionales qu'on ne connait que 100 miles aux alentours. Bon ça ressemble à un début mais... je mets quoi comme recettes sur ces 84 ? P*%#* il faut que j'en enlève au moins 24 !</p>

<p><strong>Avril 2007 </strong>: Commence la folle période des tests et en même temps des “sondages”. Je contacte tous mes copains américains, mes copains pas forcément ricains mais ayant vécu aux US et leur demande de me faire la liste des 15 spécialités qui leur semblent les plus made in USA : 3 petits-déj', 3 lunch, 3 dinner, 3 desserts, 3 snacks.</p>

<p><strong>Mai à juin 2007</strong> : Je cuisine sans arrêt !! Mes enfants sont ravis, mon castor est ravi, mes voisins sont ravis. J'ai 62 recettes que je dois tester jusqu'à ce qu'elles soient top. 5 périront dans l'entreprise (pas moyen de faire un <em>beef stew</em> qui ressemble pas juste à un Bourguignon en moins bon...), certaines gagneront leur label du 1er coup (mes <em>baked potatoes </em>sont inratables !), d'autres me mettront les nerfs en pelote (29 variantes de <em>pancakes </em>avant de finalement revenir à ma bonne vieille recette).</p>

<p><strong>Juillet 2007 </strong>: marathon de la mort... Raphaëlle Vidaling fait le déplacement à Toronto pour 5 jours de photos. 5 jours... 57 recettes... Un défi de dingue, 10 à 12 heures de cuisine par jour pour moi pour qu'elle ai sa douzaine de plats quotidiens à shooter. On a mangé comme des ogresses elle et moi (je peux vous dire qu'elle a aimé le sandwich Waldorf !! Et pas qu'un peu !), et ma voisine me vénère depuis que je lui ai apporté un carrot cake pour 12 personnes le soir de son anniv'. Une semaine un peu quatrième dimension mais qu'est ce qu'on s'est marrées (et énervées aussi... surtout quand mon frigo est tombé en rade le 1er soir avec dedans 100 oeufs, 5 kg de beurre, 4 litres de crème, 5 salades, 2 kg de bacon... et le reste).</p>

<p><strong>Août 2007 </strong>: vacances. Ouf !</p>

<p><strong>Septembre à décembre 2007 </strong>: écriture des textes. Les recettes étaient des prises de notes, il faut tout rédiger et faire rentrer dans la grille éditoriale avec pas plus de tant de caractères par page (pour la pipelette que je suis, un travail d'Hercule). Au passage petit moment de panique quand ma clé USB où tout est stocké grille mi-octobre... on recommence depuis le bédut sans (trop) s'énerver. Et avec le sourire. Et en tâchant d'être drôle. Enfin un peu.</p>

<p><strong>Janvier 2008 </strong>: relectures avec l'éditeur. Corrections. Faut retirer 2 recettes qui rentrent pas dans la maquettee... Euh en vrai là, c'est le moment où on commence à avoir hâte que ça se termine !</p>

<p>Voilà en gros. Une belle aventure quoi. Dedans le livre il y a donc 57 recettes, 50 traditionnelles, 7 bidouillées à la française par votre humble servitrice. Il y a des recettes que vous avez déjà vues sur la feuille de chou (la <a href="http://"><em>pumpkin pie</em></a>, les <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/sugar_cookies_de_paques.html"><em>sugar cookies</em></a>, le <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/04/paques_au_tison_bobards_a_pimp.html"><em>carrot cake</em></a>) et que vous retrouvez dans le livre (un chouille modifiées parfois), et d'autres que vous auriez dû trouver dans le livre mais que vous ne trouverez en revanche que sur ce blog, parce que bon quand un livre doit faire 160 pages c'est 160 pas 162...</p>

<p>Pas grave, voici donc la première recette censurée, que Raphaëlle avait même photographiée, et qui vous surprendra par sa légèreté. Oui oui j'ai bien dit légèreté, essayez si vous me croyez pas !</p>

<p><strong>Coca cola cake</strong></p>

<p>Pour 8 personnes (au moins)</p>

<p>Pour le gâteau</p>

<p>200g de sucre<br />
300g de farine<br />
100 g de beurre<br />
100 ml d'huile de tournesol<br />
125 ml de lait ribot<br />
2 oeufs<br />
250 ml de Coca Cola<br />
3 grosses poignées de chamallows<br />
1 cuillère à café de bicarbonate<br />
4 cuillères à soupe de cacao en poudre<br />
1 cuillère à café d'extrait de vanille</p>

<p>Pour le glaçage</p>

<p>100g de beurre<br />
4 cuillères à soupe de cacao en poudre<br />
6 cuillères à soupe de Coca Cola<br />
1 cuillère à café d'extrait de vanille<br />
300 g de sucre glace</p>

<p>Préchauffer le four à 180&deg;C / 350&deg;F.<br />
Dans un saladier mélanger la farine, le cacao et les chamallows coupés en petits dés.<br />
Dans une casserole porter à ébullition le beurre, l'huile et le Coca. Verser sur les ingrédients du saladier et bien mélanger.<br />
Dissoudre la bicarbonate dans le lait ribot et l'ajouter immédiatement au mélange. Incorporer les oeufs et la vanille. Bien mélanger.<br />
Verser dans un moule ou plusieurs petits et faire cuire de 30 à 45 suivant la taille de moule choisie. <br />
Préparer le glaçage en portant à ébullition le beurre, le cacao et le Coca. Verser sur le sucre glace et bien mélanger. Ajouter la vanille. Mélanger et glacer le gâteau sitôt sorti du four.</p>

<p><br />
<P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/coca-cola-cake.jpg"><img alt="coca-cola-cake.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/coca-cola-cake-thumb.jpg" width="325" height="435" /></a></P><br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2008/02/making_of_et_gateau_au_coca_co.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2008/02/making_of_et_gateau_au_coca_co.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Thu, 28 Feb 2008 23:39:55 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Tu le connais toi le petit dernier des éditions Tana?</title>
         <description><![CDATA[<p>Bon je voulais faire un truc super fin, classe, plein d'humour et surtout bien amené mais... j'ai à peine le temps de poster en vrai alors je peux pas y passer autant de temps que sur mes dissert' de philo de prépa. Enfin si en fait c'est tout pile ce que je suis en train de faire, torchonner ça en 5 minutes juste parce que j'ai un truc à dire et que j'ai pas super envie de griller les 5 neurones fonctionnels qu'il me reste à faire de la rhétorique. Donc hop là <em>Ladies and Gentlemen </em>voilà la nouvelle que je brûle d'annoncer depuis des jours, enfin semaines, enfin mois, mais que je me refusais à vraiment divulguer parce que ma mère un peu ritale sur les bords m'a génétiquement refilé sa superstitieuse nature et que donc ben, tant que c'est pas 146% sûr je préfère pas en parler parce que sinon le mauvais sort va s'abattre sur moi et ça mes amis le mauvais sort rital c'est pire que de croiser un chat noir en allant chercher les croissants ou de passer sous l'échelle du gars qui repeint la façade de la pizzeria d'en face. Bref là ça m'a l'air pas mal sûr maintenant donc voilà : le petit dernier des éditions Tana c'est MON livre de cuisine “<strong>PETIT GUIDE D'INITIATION A LA CUISINE US, POUR VOIR CE QUE L'AMERIQUE A DANS LE VENTRE</strong>” et il sort jeudi !!!!!!!<br />
Quel livre ? Quelle cuisine? Mais de quoi elle parle ?? Ben je vous raconterai tout ça plus en détail jeudi mais pour aujourd'hui je vais faire court (et il faut ici aussi que je force ma nature <em>Mamma mia</em>, et encore vous ne voyez pas comment je parle avec les mains même quand je tape sur mon clavier). Il y a en gros 18 mois, grâce à cette feuille de chou, je rentrai en contact avec la directrice de la collection "Mon Grain de sel" des éditions Tana (vous savez ces livres de cuisine non-pros et rigolos qui sont faits par des vrais gens et dont les photos sont 100% sans aucun trucage... <a href="http://gr1desel.canalblog.com/albums/une_souris_dans_le_potage_/index.html">les souris dans le potage</a>, <a href="http://gr1desel.canalblog.com/albums/pour_en_finir_avec_meme/index.html">la fin de la cuisine de mémé</a>, <a href="http://gr1desel.canalblog.com/albums/la_cuisine_des_fees/index.html">la boustifaille des fées</a>, etc), et naissait l'idée d'un livre d'introduction à la cuisine américaine. Voilà en gros aussi pourquoi je me suis faite discrète en 2007. Tsunami dans ma vie perso ok, mais des milliards de <em>pancakes</em>, de macaroni au fromage et de salade Caesar surtout!<br />
Donc cette fois c'est sûr, c'est en prévente <a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782845674318/LIV/cuisine-americaine-framboiz.htm?id=173051202730174&donnee_appel=GOOGL">ici</a>, <a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/framboiz/petit-guide-d-initiation-a-la-cuisine-us-pour-voir-ce-que-l-amerique-a-dans-le-v,8750375.aspx?donnee_appel=REFGOOGLE">ici</a>, ou même <a href="http://livre.toppreise.ch/livres/comparaison-de-prix/p/9782845674318/-/framboiz-petit-guide-d-initiation-a-la-cuisine-americaine-livres.html">là </a>pour nos amis suisses, et puis ce sera en rayon à la Fnac et partout ailleurs à partir de jeudi. J'en suis toute choubidou moi !<br />
Je vous fait un <em>making of </em>d'ici-là, mais pour l'heure je ne résiste pas à vous montrer la couv' *... sont pas beaux mes cinnamon buns ?!?<br />
Voilà pour la pré-auto-promo, bien sûr je compte sur votre générosité pour commencer au plus vite à petit-déjeuner du caviar et raper de la truffe sur mes coquillettes. Il coûte 12 euros, à votre bon coeur M'sieurs-dames !</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/couv-livre.jpg"><img alt="couv-livre.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/couv-livre-thumb.jpg" width="386" height="435" /></a></P></p>

<p>* Je vous montre ici la première version de la couverture, depuis le 50 a été remplacé par 57. Il y a en réalité 50 recettes typiques des Etats-Unis et 7 qui sont des hybrides franco-ricains. Après un long débat acharné et qui a fait couler des litres de sang (innocent) il semble que les batards aient réussi leur invasion de la couverture. Ah gloriole quand tu nous tiens...<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2008/02/tu_le_connais_toi_le_petit_der.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2008/02/tu_le_connais_toi_le_petit_der.html</guid>
         <category>Anecdotes ± (cu)-cul-turelles</category>
         <pubDate>Mon, 25 Feb 2008 00:18:12 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>On ne résiste pas à l&apos;appel du burger (mais attention Anaïk, ça va raquer vers l&apos;Outre-Atlantique)</title>
         <description><![CDATA[<p>Incroyable 2 billets à moins de 5 mois d'écart, ça faisait un bail que c'était pas arrivé hein ! Pourtant il s'en est fallu de peu pour que je jette l'éponge le lendemain de mon dernier billet. A cause de quoi ? A cause des 17658 (et le chiffre est, pour une fois, véridique !!) commentaires spameux dont est infestée la feuille de chou. Entre ceux qui veulent que je me fasse rallonger la zigounette, ceux qui veulent que je prenne du Viagra (ou un générique), ceux qui veulent que je gagne 1 bonnet de sous-tif (pour ça je dirais pas non ceci-dit...), ceux qui veulent me montrer Britney Spears, Angelina Jolie ou Gwen Stefani à poil (évidemment pas le moindre commencement de début de Jake Gyllenhaal ou Guillaume Canet, sinon j'aurais rien contre), Solange (dont le père est mourant) qui veut me faire blanchir de l'argent ivoirien, Odette (dont la mère est mourante) qui veut me faire blanchir de l'argent camerounais... au secours !!!!!!  Bref du coup en misérable hôte que je suis j'ai dû fermer les commentaires depuis 4 jours, désolée pour ceux et celles qui auraient voulu laissé un mot. Je vais tenter de les rouvrir aujourd'hui en priant les Dieux de la junk mail de m'oublier un peu. <br />
Bon mais alors revenons-en un peu à nos moutons, par où commencer après tant d'absences... pfff ben comme tout lecteur attentif et/ou assidu l'aura compris, 2007 a été une année pas mal chargée. En quelques chiffres : 98 litres de chaudes larmes, 739 heures de sommeil ratées, 18 kilos envolés,1 castor canadien adopté, 112 miles courus (sur le tread mill ou sur les bords du lac), 193 heures entre <a href="http://www.ac-fpeh.com/facilities/hoursinfo.php">le gymnase de U. of T.</a> et la salle de mon club <a href="http://www.extremefitness.info/">Extreme Fitness</a>, 1 hanche tatouée (là c'est le moment où les parents-lecteurs se demandent si on est dans la vie fictive de la narratrice ou dans les réelles anecdotes de l'auteur, et bien sûr prient pour que ce soit la première hypothèse), 86 recettes testées, 8 complètement foirées, 75 pages (Times New Roman, taille 12) écrites et sur le point d'être publiées, 1 Pimpreton qui finit tout seul les jeux de la Game Cube, 1 Pimprenille qui parlotte avec autant d'aisance en anglais qu'en français, 643 745 bisous reçus (lardons et castor mélangés), au moins autant donnés (lardons et castor mélangés), et au bout du compte 1 Framboiz pas mal occupée mais pas mal comblée. Comme disait mon Bobby au sujet de son Marcel : “Comprend qui peut, ou comprend qui veut...”<br />
En attendant plus de révélations, ma pierre à l'édifice du <a href="http://www.leconfitcestpasgras.com/2008/01/16/prets-pour-un-burger-day/"><em>burger day </em>d'Anaïk</a> : le classic burger de la maison. Mais contrairement aux apparences ceci (ici) n'est pas sans rapport avec cela (là-bas plus haut)... ah ah... cabalistique? Meuh non ! Enfin plus pour longtemps.</p>

<p><strong>Classic burger façon Framboiz</strong></p>

<p>Pour 4 burgers</p>

<p>4 buns (chez moi des <em>everything buns</em>, avec tout plein de petits bouts d'oignons frits sur le dessus)<br />
4 feuilles de laitue, lavées et séchées<br />
1 tomate, coupée en tranches<br />
1 oignon rouge, émincé<br />
4 fines tranches de poitrine <br />
400 g de viande boeuf, hachée<br />
4 tranches de prosciutto, hachées<br />
100 g de chèvre frais<br />
100 g de fromage râpé (chez moi, du cheddar)<br />
1 cuillère à café de pesto<br />
sel, poivre, huile d'olive, vinaigre balsamique</p>

<p>Mélanger à la main le boeuf et le prosciutto, saler (pas trop) et poivrer (bien comme il faut). Diviser le hachis en 4 parts égales, et les façonner en galettes. Faire chauffer une poêle (ou encore mieux le barbecue) et faire cuire au goût de chacun. Pour moi 4 minutes de chaque côté. Couper le feu, déposer un peu de fromage râpé sur le “steak hâché”, couvrir le tout de papier alu et réserver.<br />
Faire griller à la poêle les tranches de poitrine (bacon pour les intimes) jusqu'à ce qu'elles soient bien croustillantes. Réserver sur du papier absorbant.<br />
Préchauffer le four à 380&deg;F / 180&deg;C<br />
Faire suer les rondelles d'oignon rouge dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils deviennent tendres (5-7 minutes). Ajouter un peu de vinaigre balsamique et laisser caraméliser 3-4 minutes.<br />
A la fourchette, mélanger le chèvre et le pesto. Réserver.<br />
Ouvrir les petits pains en 2, les disposer sur une grille, face ouverte vers le haut, et enfourner pendant 3 minutes.<br />
Assembler les burgers : tranche de pain du fond / une feuille de laitue / une cuillère de chèvre au pesto / le “steak haché” et son fromage coulant / 2 rondelles de tomates / 1 tranche de bacon cassée en deux / 2 rondelles d'oignon caramélisé.<br />
Bien sûr chacun pourra ajouter au goût des cornichons, du ketchup, de la moutarde... mais après il faut vraiment avoir des grandes mains. Si vous avez des bavettes à fruits de mer à la maison, c'est peut être le moment de les sortir si vous n'habitez pas rue Gama.</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/burger.jpg"><img alt="burger.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/burger-thumb.jpg" width="326" height="435" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2008/02/on_ne_resiste_pas_a_lappel_du.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2008/02/on_ne_resiste_pas_a_lappel_du.html</guid>
         <category>Recettes salées</category>
         <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 06:32:23 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La couronne aux canneberges, aux noix de pécan et sirop d&apos;érable de la reine des lunatiques</title>
         <description><![CDATA[<p>Fermer la boutique ou reprendre le taureau par les <strike>couilles</strike> cornes voilà bien  la question bloggesque qui m'anime depuis quelques temps. Après avoir tergiversé, cogité, maugréé, décidé que non, puis que oui, puis que non finalement,je finis par  choisir mon camp : p'têt' ben qu'oui p'têt ben qu'non. J'ai vécu quelques mois pile poil entre Rouen et Caen avant de m'expatrier outre-Atlantique donc je peux me la jouer un brin normande de temps en temps. Si je veux. Et là je veux. Enfin je crois. Enfin... (bip) de (bip) de (bip) de blog à la (bip) !!<br />
Oui c'est vrai quoi, c'est quand même marrant de venir faire l'andouille sur la feuille de chou de temps en temps, ça me défoule, ça me détend, ça m'amuse. Et puis je reçois plein de chouettes messages de gens qui viennent me piquer des recettes, les appliquer à la lettre, les transformer complètement, ou même parfois de gens qui ne possèdent aucun autre gadget culinaire qu'un micro-onde, ne bouffent que des boîtes et du surgelé mais qui sont tombés par hasard sur mes âneries et les lisent en rigolant sans même jeter un oeil à la recette derrière. Tout ça c'est bonheur, c'est doux et chaud comme une gaufre au sucre sur la foire du 1er mai. C'est le p'têt ben qu'oui sur ma balance Roberval en gros.<br />
Mais il y aussi les trucs qui agacent... Le temps que ça prend de rédiger mes conneries (forcément au détriment d'autres choses), le rididule de l'appareil photo en permanence dans la poche du tablier, le pathétique du “putain pioche pas dans le plat j'ai pas encore pris ma photo! Oui ben je sais que ça refroidit, c'est bon tu le passeras au micro-onde si c'est pas assez chaud !”. Et puis il y aussi la saturation dont parle très bien <a href="http://passionfusion.canalblog.com/archives/2008/01/10/7519288.html">Stéphane </a>(Blog-appétit et ses milliards de recettes pas forcément super excitantes et de billets pas toujours super créatifs), le narcissisme dont il faut être capable pour publier régulièrement (et penser à son référencement par exemple), le fameux “mais pourquoi je fais ça?” ou encore pire les récurrents “ok je suis une rigolote à côté de certain(e)s autres qui ont 9 cercles à pâtisser, des poches à douilles de 13 tailles et 98 épices dans leurs placards, j'ai rien à faire ici” ou bien “font chiers ces blogs chiants avec leur 73ème recette de pâte à crêpes et leurs billets sans joie, je veux rien avoir à faire ici”. L'autre plateau de ma balance...<br />
Et puis bon finalement j'ai choisi ma patrie. Celle de Jean-Jacques. Celle dont l'hymne national dit “je me fous de tout, de ces chaines qui pendent à mon cou”. Oui cette fois c'est décidé : “je marche seule” !!! Je vais continuer à faire mon blog pour moi, pour ceux qui veulent, je publie quand je veux, je suis ravie de n'être qu'une rigolote et je m'en fous de n'avoir qu'un cercle à pâtisser dont je ne me suis servie qu'une fois, une seule poche à douile et même pas de fève Tonka ni de feuille de Cumbava, je suis juste comme Cindy une “girl who wants to have fun” et je vois pas pourquoi ça changerait. Bienvenue à tous ceux qui veulent passer sourire, ceux qui veulent passer prendre une recette, passer juste par hasard, pas passer du tout. <br />
Je pourrais continuer ce grand moment d'égocentrisme narcissique mais on gardera le reste pour une prochaine fois, puisque maintenant c'est sûr il y aura une prochaine fois. Là je vous en dirai un peu plus sur l'année de folie qui vient de s'écouler et tous les trucs de ouf qui vont arriver durant celle qui arrive, mais en attendant plus de bla bla, il est temps de passer à un peu de miam miam avec une super brioche canadianisée. Autour de la table du goûter tout le monde était délicieusement surpris : les français par le détournement de leur brioche traditionnelle, les canadiens par l'inhabituelle utilisation de leurs ingrédients fétiches. Après avoir déneigé l'allée devant la maison pendant 2 heures, bon sang que ça fait du bien !</p>

<p><strong>Couronne briochée aux canneberges, noix de pécan et sirop d'érable</strong><br />
(à la MAP)</p>

<p>4 oeufs<br />
un peu de lait si nécessaire<br />
65 ml de sirop d'érable<br />
1 cuillère à soupe d'extrait de vanille<br />
1 cuillère à café de sel<br />
120 g de beurre à température ambiante<br />
350 g de farine à pain<br />
2 cuillères à café de levure déshydratée<br />
50 g de cannerberges séchées<br />
50 g de noix de pécan + quelques cerneaux pour décorer<br />
sucre perlé, pour décorer</p>

<p>Casser les oeufs dans un verre doseur. Compléter avec du lait jusqu'à atteindre 230 ml..<br />
Verser tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant de votre MAP et lancer le programme “pâte seule”. Quand ça bipe et que vous voulez taper sur la machine avec une bate de base ball, mettre les cannerberges et les noix de pécan.<br />
Quand le programme pâte est terminé (la pâte aura levée une première fois), façonner la pâte en forme de couronne en laissant un large trou de plus de 15 cm de diamètre au milieu : ça va gonfler!<br />
Laisser lever 2 bonnes heures avant de décorer de cerneaux de noix de pécan et de sucre perlé (merci  encore <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/05/chouquettes_et_profiquettes_1.html">Nico</a>!). Enfourner 20 minutes dans un four préchauffé à 170&deg;C / 375&deg;F.</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/pecans-couronne.jpg"><img alt="pecans-couronne.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/pecans-couronne-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></P><br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2008/02/la_couronne_aux_canneberges_au.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2008/02/la_couronne_aux_canneberges_au.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Mon, 04 Feb 2008 09:05:59 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Weekend bidochon pour crumble acidulé (&quot;Cheesy weekend for a sweet and sour crumble&quot; dans le texte)</title>
         <description><![CDATA[<p>Bon sang je vais finir par ne même plus savoir l'adresse de mon propre blog tellement je suis d'une assiduité digne d'un étudiant de DEUG de fac de philo. Ceux de mes acolytes blogueurs ça va ils sont sur ma blogline mais bon je crois pas avoir laissé un seul commentaire nulle part depuis la fin de l'année scolaire dernière. Pis v'là la nouvelle qui a déjà recommencé la semaine dernière. On a pas le cul sorti des ronces. Bon je l'ai déjà dit, j'ai des zillions de bonnes raisons hein, pis aussi des zillions de mauvaises. Tiens ben parlons des mauvaises surtout. Mes récents voyages donc.</p>

<p>Alors les biens mais courts d'abord. Genre 3 jours à New York en amoureux le dernier weekend de l'été,  un temps sublime, un flot d'étudiants frais émoulus tous sous le charme de leurs nouveaux quartiers universitaires et qui rendent les derniers touristes pénibles invisibles, une bonne quarantaine de kilomètres à pied dans et autour de Manhattan, des sandwiches à vendre sa mère, des cheesecakes à renoncer pour toujours à Abba pour le ménage du dimanche matin, les muffins de <em>Once upon a tart </em>,135 Sullivan Street, à goûter absolument pour un brunch à demander en mariage le plus marié des voisins de table... genre 3 jours à New York quoi. Mais ça c'est une bonne excuse. Faudrait avoir un pète au casque pour avoir envie de pondre un post au lieu de se laisser porter par la vie new yorkaise.</p>

<p>Mais revenons-en aux voyages. Parce que bon il y a aussi  les moins biens. Enfin biens mais long. Genre 3 semaines en France après 3 ans et demi d'exil. Trois semaines en famille. Trois semaines à squatter à droite et à gauche, à changer de lit toutes les 4 nuits, à manger ce que mangent les autres, aux heures où ils le mangent, trois semaines à être juste aux yeux du monde la génitrice des 2 merveilles que sont vos enfants et qui eux sont les vraies stars que l'on gâte de Pépitos, glace aux Smarties et autres cochonneries en tubes, boîtes, sachets et autres batonnets. Inutile de dire qu'ils adorent la France. Tu penses... Bon et pour moi le mal du pays s'est surtout ressenti au moment au j'ai vu... ça !</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/vitrine-viennoiseries.jpg"><img alt="vitrine-viennoiseries.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/vitrine-viennoiseries-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>

<p>Et aussi ça !</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/vitrine-patisseries.jpg"><img alt="vitrine-patisseries.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/vitrine-patisseries-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>

<p>Dure dure l'expatriation si on commence à mettre le pain, le jambon, le fromage, les viennoiseries, le confit de canard et les biscuits de Reims dans la balance. En même temps si on les mets sur la balance on se dit que c'est sûrement pas plus mal de pas les avoir à portée de papilles ces machins là sinon... </p>

<p>Bref bref bref venons-en à mon escapade estivale la plus mémorable. Je vous donne un indice... c'est un endroit mythique qui repose en fait sur une gigantesque supercherie et surtout des tonnes de bétons... c'est à 1h de voiture de chez moi donc pourtant j'y suis déjà allée et je suis censée savoir... mais bon... mon amoureux et moi sommes donc allés... à Niagara. Oui oui bien sûr on est pas de beaufs (dit-elle), on a pas pris une chambre à <em>Niagara Falls</em> non on est allés à <em>Niagara on the Lake</em>, c'est tellement migon, c'est tellement pitoresque, c'est tellement cher. Alors si vous ne connaissez pas bien sûr allez y si vous êtes dans le coin, c'est un peu le Honfleur (sans port of course rapport que c'est sur un lac pas sur la mer hein) du sud de l'Ontario, mignon, mondain, un poil prout-prout mais quand même charmant. D'ailleurs si vous y passez au moins vous pourrez passer une bonne soirée en allant manger au <em>Zee</em>. Pas donné donné mais vraiment bon bon. Re-bref, disons que si on s'était contentés de se balader dans la jolie bourgade et de se faire un bon dîner savamment arrosé, on se serait dit que vraiment on est d'une déconcertante mais comfortable banalité.</p>

<p>Sauf que... notre ami Denzil avait lui trainé sa conquête du moment au Sheraton juste en face des chutes et qu'au bout de 24 heures de casinos et attractions spéciales touristes toute de plus mauvais goût les unes que les autres ben... il sentait bien que l'ennui avait envahi leur chambre d'hôtel. Ben oui même une chambre à 1000 dollars la nuit ça finit par sentir autre chose que la libido de weekend. Le deuxième effet Chutes du Niagara sans doute. Toujours est-il que mon <em>boyfriend </em>a offert que nous passions la journée avec eux avant de repartir à Toronto. <em>Holly Smokes</em>, la journée la plus ringue de mon existence. Heureusement qu'on était 4 et que du coup tout était marrant au lieu d'être débile, tordant au lieu d'être ridicule et carrément bidonnant au lieu d'être embarassant. On a tout fait. La balade en poncho bleu dans le <em>Maid of the myst</em> sous les chutes (vraiment rigolo pour le coup, sauf les 2 heures de queue pour y monter mais bon faut être moyen malins pour faire ça en plein été hein), le repas dans le resto panoramique du Sheraton qui te fait manger du brie pané en regardant les chutes (tu payes surtout les chutes... et tu les payes comme si c'était de l'or qui coulait, pas juste de la flotte), l'achat du T-shirt le plus importable avec marqué dessus <em>Niagara Falls</em> quelque part. On a tiré au sort pour savoir qui devait en offrir un à qui... moi c'est la copine de Denzil qui s'est occupé de mon cas et elle m'a pas loupée. Un T-shirt rose à bretelles avec dessus “Niagara Falls forever in my heart” avec en fond un gros coeur turquoise sur lequel ont été (mal) dessinées les chutes en bleu roi avec un faux coucher de soleil derrière. Inmettable à plus de 5 m de mon lit. Mais bon c'est l'intention qui compte. Et puis quand je pense que mon <em>canadian lover</em> a poussé le culot jusqu'à porter celui que Denzil lui avait choisi à la gym la semaine suivante... "Niagara falls sex instructor, free first lesson". Je passe aussi sur le mini-mini-mini golf (au prix d'un vrai parcours de 18 trous dans le Dutchess County), le tour de grande roue avec cabines climatisées (si si) et le Casino. Diantre que je suis pas joueuse, diantre que je me suis ennuyée devant ces machines à sous.</p>

<p>Du coup à peine rentrée de mes inteminables trop courtes vacances (comprend qui peut) j'ai fait un peu de popote. Ca va mieux depuis. Surtout depuis ça. Si vous n'aimez pas quand ça picote amicalement les papilles, passez votre chemin.</p>

<p><strong>Sweet and sour crunchy crumble, ou le crumble croquant acidulé</strong></p>

<p>1 banane<br />
250 g de canneberges (surgelées pour moi mais fraîches c'est bien aussi)<br />
400 g de rhubarbe en tronçons<br />
2 cuillères à soupe de sucre en poudre<br />
100g + 1 poignée de noix de pécan<br />
150 de farine complète<br />
150 g de vergeoise<br />
150 g de beurre bien froid, rapé avec une râpe à gros trous<br />
1 zeste de citron<br />
1 cuillère à café de canelle</p>

<p><br />
Au mixer, réduire en poudre les 100g de noix de pécan.<br />
Dans un saladier mélanger du bout des doigts la farine, la poudre de noix de pécan, la vergeoise, le zeste du citron, la canelle et le beurre. Quand le mélange est bien sableux avec des grosses boulettes, ajouter les noix de pécan vaguement concassées, malaxer un chouille et réserver le saladier au frigo (si on fait pas durcir la pâte un peu on aura jamais le <em>crunchy</em>, et on y tient à notre <em>crunchy</em>, donc pas de discussion).<br />
Préchauffer le four à 180&deg;C / 350&deg;F.<br />
Beurrer un moule à gratin de 25 cm de large.<br />
Dans une casserole faire éclater les canneberges avec 1 cuillères soupe d'eau et 1 cuillère à soupe de sucre en poudre. 5 minutes environ.<br />
Dans une autre casserole faire compoter la rhubarbe avec la même quantité d'eau et de sucre. 10 minutes environ.<br />
Couper la banane en fines rondelles et en tapisser le fond du moule. Les recouvrir avec les canneberges puis avec la rhubarbe. Répandre la préparation aux noix de pécan sur le dessus en veillant à bien couvrir toute la garniture et sans tasser du tout.<br />
Enfourner pour 25 minutes. Laisser refroidir juste un poil mais pas plus.</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/rhubarb-crumble.jpg"><img alt="rhubarb-crumble.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/rhubarb-crumble-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/09/weekend_bidochon_pour_crumble.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/09/weekend_bidochon_pour_crumble.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Tue, 11 Sep 2007 23:58:03 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La dilettante, la turtle et les Oréos</title>
         <description><![CDATA[<p>Hello everybody !! Pas de photos de vacances paradisiaques avec une Framboiz bikinisée qui pourraient expliquer mon mutisme, pas de catastrophe terroriste qui auraient dévasté la magique technologie qui me permet de répandre ma verve nord-est-américaine dans le reste du monde (la mégalo de votre serviteuse elle non plus ne s'est pas faite terrasser à ce qu'on dirait), donc non pas d'excuse. En fait je ne suis pas vraiment du genre à m'en chercher non plus. Sauf que j'ai reçu pas mal de commentaires, emails, messages divers et variés pour me sortir de ma torpeur, certains vraiment chouettes et amicaux prenant de mes nouvelles, d'autres tout aussi chouettes et amicaux me bottant carrément le cul (merci <a href="http://aturtleinakitchen.blogspot.com/2007/07/7-juillet-2007-7-souvenirs-7-tagus-et.html">Alhya</a>, j'y viens j'y viens...), d'autres tout sauf chouettes et amicaux soulignant mon incapacité à être une “vraie” bloggeuse (si quelqu'un a une définition pour cet obscur concept je prends), d'autres vraiment courroucés me sommant de justifier publiquement mon indigne comportement erratique. Erratique = silencieux apparemment. En même temps c'est vrai que moi silencieuse y'a de quoi en inquiéter plus d'un(e). Bref... Merci aux copains et et copines venus régulièrement me pinçouiller la fesse droite pour s'assurer que je vivais encore, et pour les autres ben... merde. C'est tout. <em>Fuck off</em> comme on dit ici.<br />
Donc pas de justificcation, on fait pas trop trop ça sur la Feuille de chou. On parle de la famille oui mais pas la vraie hein, je pense que personne n'a cru un seul instant que mes enfants s'appellent vraiment Pimpreton et Pimprenille, que mon mari (qui est d'ailleurs en vrai un ex-mari soit dit en passant) s'appelle vraiment Bernard l'Arno, mais en vrai ça n'a aucune importance puisque la seule raison d'être de ce blog est de S'AMUSER ! S'amuser à écrire une bafouille de temps en temps, rigolote si possible, s'amuser à cuisinouiller des machins et à les prendre en photos quand on y pense, s'amuser en rencontrant des gens adorables au milieu de la pas-toujours-adorable blogochose, s'amuser quoi. Et si un jour m'amuser devient une obligation genre “oh la la ma grosse tu n'as rien posté depuis 3 semaines, tu dois t'amuser d'ici la fin de la semaine” ben ça voudrait dire qu'il faut tout arrêter. Je pense que 2-3 parmi vous sont assez d'accord avec moi, pis les autres ben... c'est à prendre ou à laisser.<br />
Mais bon revenons à nos moutons après cette petite mise au point nombrilico-blogguesque pour ceux qui prennent les trucs légers un peu trop au sérieux et ont oublié qu'il y a une vie, et une pas dégueu qui plus est, à côté du blog. Nos moutons donc... euh mon mouton en l'occurence, enfin ma brebis en fait. Une douce brebis un poil bretonne sur les bords qui ne manque jamais de faire un petit coucou pour s'assurer que tout va bien mais qui sait aussi <em>kick your ass</em> quand elle sent que vous vous laisser un peu aller à céder à la flemmarde facilité. Donc oui, spéciale dédicace à <a href="http://aturtleinakitchen.blogspot.com/2007/07/7-juillet-2007-7-souvenirs-7-tagus-et.html">Alhya, notre turtle préférée, qui m'a gentiment taguée pour raconter 7 trucs sur moi</a> et c'est de bien bonne grâce que je m'éxécute. Ouep avec le sourire même. Tout le plaisir est pour moi chère tortuga.<br />
Comme je m'étais <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/9_verites_a_mediter_1_mensonge.html">déjà livrée à un exercice du genre</a> lors de ma dernière période d'introspection feuilledechouesque (merci la blogosphère de me faire économiser tant de dollars de psy divers et variés, ça me fait encore plus de paires de godasses), je vais jouer le jeu un peu différemment. Alhya nous livrait 7 souvenirs, je m'en vais livrer 7 souhaits, rêves ou simplement chose que je voudrais changer ou faire ou parfaire. Ouep la Framboiz est un brin... rêveuse, utopiste même parfois. Niaise aussi souvent parce que bon rêver c'est bien mais ça nourrit pas une bonne-femme. Ni ses rejetons. Mais bon au moins ça fait se lever le matin avec la banane et naviguer dans les eaux parfois un peu agitées de l'existence avec bonhommie, espoir...avec la patate quoi !<br />
Alors c'est quoi donc qui me fait rêver moi ? (Petit génie dans ta lampe si tu passes dans le coin...)<br />
1- <strong>M'appeler Karel, ou Lisa, ou Nina, ou Lola, ou... </strong>n'importe quel prénom court et “cool”. J'ai toujours eu du mal avec le prénom que mes parents ont choisi pour moi et l'idée de cooliser mon moi avec un nom un peu moins ringue que le mien reste un genre de fantasme qui revient toute les 2 années bisextiles. Pas de quoi me mettre la psyché en vrac non plus, faut pas pousser. Je m'appelle pas Radegonde hein.<br />
2- <strong>Vivre en Amérique du Sud.</strong> Même juste pour un temps. Mais bon plutôt México que Bogota et Buenos Aires ou Santiago que Lima ou Ushuaia (gla gla). Rien à voir avec ma couverture de prof d'espagnol dans le civil, d'autant que je suis pas une grande fan ni connaisseuse de la littérature latino et que donc je n'ai pas des tonnes de lignes évocatrices en tête qui auraient pu faire naître un tel souhait. Non juste la conviction que là-bas on sait vivre. On sait prendre la vie de la bonne façon, sans perdre de ce temps précieux qui nous est imparti mais sans brûler la chandelle par les 2 bouts non plus. J'aime la force tranquille (la vraie hein pas de celle de vous savez qui) des latinos que je connais, je l'admire, je l'envie. J'ai tellement à apprendre...<br />
3- <strong>Passer une nuit torride avec Johnny Depp</strong>. Bon ok je sais qu'il est pas mal débordé, une nuit faut pas pousser... ok juste 1 h je prends aussi. En vrai même juste 10 minutes je dis oui. 3 minutes, bourré, dans les toilettes d'un Mc Donald's... hum... je pense même pas que je pourrais refuser... Oui ben si on peut pas vraiment se lâcher même quand on rêve ben alors ça sert à quoi de rêver, je vous le demande...  Johnny était déjà punaisé dans ma chambre en 4 par 3 avec sa fausse larme tatouée sur son angélique minois de Cry baby, et même s'il n'est plus sur aucun mur de chez moi (il s'agirait pas de froisser certaines susceptibilités...) ben le coeur y est toujours... Fais-moi mal Johnny Johnny Johnny ! <br />
4- <strong>Savoir jouer d'un instrument de musique</strong>. Lequel ? N'importe ! Je m'en tape ! Bien sûr ce serait mieux si ça pouvait être le violon, le piano ou la guitare (question de répertoire...) mais bon je suis déjà tellement incapable de jouer l'Hymne à la joie à la flute à bec que je prends tout ce qui passe : pipeau, accordéon, grosse caisse, harmonica, cor de chasse, et même... triangle. Les gens qui ont la chance et/ou le talent de jouer de quelque chose ont l'air d'y trouver tellement de bonheur et parfois de sérénité que... j'en serais presque jalouse. Allez Framboiz on y retourne... Si si do ré ré do si la sol sol la si si la la...<br />
5- <strong>Avoir le corps de Salma Hayek.</strong> Oui juste le corps... si je peux garder mon cerveau je préfère. Non j'ai rien contre celui de Salma hein pensez-bien, non c'est juste que... ben le mien je commence enfin à le connaître correctement, pis j'y suis un peu attaché quoi, pis je sais presque toujours le faire marcher. Mais bon si on peut pas faire autrement niveau échange d'enveloppes charnelles ben tant pis... je renonce à mes synapses. Que voulez-vous si je veux avoir un demi-centième de chance de réaliser mon rêve numéro 3 je dois être disposée à quelques sacrifices !  <br />
6- <strong>Ecrire</strong>. Et que ce soit tout ce que je sois censée faire de mes journées. Et pourquoi pas qu'on me paye pour ça. Ouais ça ce serait cool... Le truc c'est juste de trouver écrire “quoi” et le pigeon pour me donner des dollars en échange. Moué mes chers élèves sorry mais je crois bien que vous allez encore devoir me subir (attention faux-ami, contraire de bajar !) un moment...<br />
7- <strong>Aimer les Oréos</strong>. Comme je l'ai déjà sournoisement révélé, être nord-américaine et fière de l'être sans trouver que les Oréos c'est mortel (un peu comme vivre en France et trouver que les Granola c'est vraiment bof quoi) est un peu difficile à assumer au quotidien parfois. Alors bref ça me faciliterait drôlement la vie d'aimer ces biscuits noirauds qui doivent probablement leur couleur unique à quelque chose entre lesquels se glisse une pateuse couche de crème probablement à quelque chose. Et puis aussi ça me permettrait de moi aussi m'extasier sur ces cupcakes aux Oréos qui aux dires d'autochtones et emigrés divers (dont Pimpreton) sont <em>oh so good</em>.</p>

<p><strong>Cupcakes aux Oréos</strong></p>

<p>Pour 40 mini-cupcakes (probablement une quinzaine de gros, enfin normaux quoi)</p>

<p><em>Pour les gâteaux</em><br />
250 g de beurre<br />
200 g de sucre en poudre<br />
350 g de farine<br />
2 cuillères à café de levure chimique<br />
4 oeufs<br />
1 cuillère à café d'extrait de vanille<br />
10 Oréos<br />
<em>Pour la déco</em><br />
125 g de beurre<br />
200 g de sucre glace<br />
10 Oréos, écrabouillés rageusement au rouleau à pâtisserie</p>

<p>Préchauffer le four à 350&deg:F / 175&deg;C. Disposer des collerettes dans les empreintes d'un moule à muffins.<br />
Ouvrir les Oréos de façon à avoir en main 2 croûtes noires couvertes de crème (rituel orgasmique pour certains, sacrilège hérétique pour d'autres). Gratter la crème et la réserver. Une fois les croûtes bien récurées, les écraser avec un rouleau un pâtisserie,un parpaing ou autre gadget un peu lourd qui vous tombera sous la main.<br />
Mélanger tous les ingrédients, sauf les croûtes des Oréos. Avec un robot ou un batteur à mayo c'est parfait ! Quand la pâte a bien pali et qu'elle est  toute lisse, ajouter les miettes d'Oréo. Remuer (évidemment).<br />
Verser la pâte dans les moules et faire cuire 20 minutes. Laisser refroidir complètement sur une grille avant de couvrir de glaçage.<br />
<em>Pour le glaçage</em> : battre (le robot à mayo fera là encore des prodiges, le KitchenAid des miracles) le sucre glace et le beurre. Quand le mélange est bien homogène ajouter les Oréos écrasés et les incorporer gentiment à la maryse (ou spatule, c'est pareil mais comme je dois faire un effort pour me montrer “digne” d'avoir un blog de cuisine j'ai décidé que je n'utilisai plus de spatule mais que des maryses. Et puis aussi je n'étale plus la pâte dans mes moules maintenant, je les chemise. Ben je vous jure essayez ça change tout !). Etaler avec autant de talent que possible le glaçage sur les cupcakes. </p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/oreo-cupcakes.jpg"><img alt="oreo-cupcakes.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/oreo-cupcakes-thumb.jpg" width="326" height="435" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/07/la_dilettante_la_turtle_et_les.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/07/la_dilettante_la_turtle_et_les.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Mon, 23 Jul 2007 21:09:05 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Come back d&apos;une Framboiz, confessions d&apos;une patate</title>
         <description><![CDATA[<p>Pas de panique. Je n'ai pas été enlevée par des guerilleros des forces armées de Weight Watchers, ni cryogénisée par des extra-terrestres venus imposer l'usage des pâtes à gateaux en sachets, ni même séquestrée au Chateau Beaumont par Vincent Cassel (<a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/qui_a_gagne_des_reese_cups_et.html">c'est pourtant pas faute de tout avoir fait pour...</a>). Non. C'est juste qu'après 5 mois d'hiver canadien, quand le soleil arrive et qu'on peut enfin troquer ses bottes contre des tongues ben moi je mets un point d'honneur à vivre dehors. Enfin un peu quoi. Enfin le temps de procéder à la tonte de printemps en règle, au ravalement de façade pedicuresque, de parader un samedi après-midi dans ma nouvelle robe estivale sous le genou et mes toutes nouvelles mini-ballerines ouvertes au bout, de prendre un coup de soleil taille XXL sur les mollets et les épaules, de me faire saigner une ampoule 4000 watt sur chaque talon, de foncer en boitant à la première pharmacie pour dépenser le prix de ma robe en Biafine et pansements cicatrisants, de soigner mes bobos et... de remettre ça le weekend suivant. Le tout entre 2 galères dont seul le quotidien à le secret pour nous faire perdre du temps, comme le temps de ménage multiplié par 2 à cause de l'aspiro qui tombe en rade, l'heure et quart passée au Consulat de France pour accomplir mon devoir civique (et vu ce qui s'est passé ce matin je regrette sévère de pas  être allée acheter une <strike>troisième</strike> deuxième robe à la place...) ou la correction de 5 paquets de copies la même semaine. Mais bon il en faudrait plus pour m'arrêter et je reviens donc en force sur la feuille de chou. Enfin en force c'est vite dit... oui faut être honnête ces dernières semaines j'ai trop rien foutu niveau cuisine... enfin j'ai pas mal cédé à la facilité... bon oui en gros ok... je bouffe un peu n'importe quoi et n'importe comment depuis que c'est plus la saison des ragougnasses et autres soupes brûlantes. Un seul critère quand l'heure des repas approche (et c'est fou comme, quand on a moyen envie, ça semble excessif de manger 3 fois par jour) : ra-pi-di-té. Enfin surtout sur le temps à passer à épluchouiller, coupouiller, touiller, retouiller, etc. Il faut que le repas (du soir en particulier) se prépare un peu tout seul comme un grand pendant que moi je fais un golf à 3 trous avec Pimpreton sur notre green de 12m2 tout en m'assurant que Pimprenille ne fait pas une overdose de caillous et de cloportes (vivants !!!). Bref je crois que toutes les mamans qui doivent un poil de démerdouiller avec leur progéniture et leurs estomacs respectifs (ainsi que son sien à elle) voient de quoi je parle... un gros ras-le-bol qui frise le laisser-aller ! Mais bon m'en fous suis pas du genre à culpabiliser. Mes affreux jojos ont pas vraiment l'air de souffrir de malnutrition, moi non plus (si seulement...), et même si j'ai reçu quelques mails et commentaires me demandant avec insistance de passer faire un coucou sur la blogosphère* ben je vais pas me flageller avec de la ficelle à gigot. Je remercie d'ailleurs les lecteurs inconnus qui m'ont envoyé des chouettes mails qui m'ont fait me sentir comme Céline Dion au 4ème rappel et mes adorables co-blogueurs qui sont un peu venu <em>kick my ass</em> pour que je sorte quand même un peu de ma torpeur avant l'automne et les prochains frimats. Alors oui <em>I'm back</em> avant de me mettre à acheter des frites à faire au micro-onde ou des canelonnis en boîte. Ou pire des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pizza_Pockets"><em>pizza pockets</em></a>. Alors bon on va commencer tout doux, on va pas risquer le claquage des glandes salivaires non plus. Pas de verrines de mousse de foie gras sur sa mousse d'asperges au miel, pas de pâtisserie orientale qu'il faut patouiller, tartouiller, trempouiller, imbibouiller pour se délécter en se lamentant sur la tonne de vaisselle et la cuisine à passer au Karcher. Bon ok je sais de toute façon y'en a jamais des recettes comme ça sur la feuille de chou. Ben oui y'en a qui font ça bien mieux que moi et en plus sans que ça les gonfle alors je préfère les laisser s'occuper de ça. Moi je me suis spécialisée dans un truc au cours de cette phase de désintox culinaire : les <em>potato wedges</em> (mais sauf que quand même, comme mon égo est quand même au moins aussi gros qu'une tomate coeur de boeuf transgénique, je refuse d'en acheter de chez Mr McCain ou d'en commander à McDo... où je ne suis pas allée depuis probablement les dernières soldes d'été. Et non je n'ai rien contre les écossais et les irlandais, je peux juste mentionner Cain et Do sans leurs préfixes si ça peut nous éviter des polémiques). Alors là j'entends les soupirs furax de ceux et celles qui se disent “putain elle fait durer le suspense pendant plus d'un mois et 2 pages de bavardage crétin pour nous refiler une recette de patates au four même pas épluchées en plus”, et je réponds... OUI ! Sauf que après des semaines de pratique j'ai fini par aboutir à THE recette des <em>potato wedges</em> les plus croustifondants du monde, archi bien tout comme on les aime, c'est à dire goûteux et pas dégoulinants de gras. Ceux qui continuent de croire que je me fous de leur gueule peuvent passer leur chemin, les autres restez et je vous livre le secret précieusement gardés par les druides irlando-écossais depuis la nuits des temps. Non il ne s'agit pas de jus de gui fraichement coupé à la serpe en or mais de... chapelure. Allez trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses : les patates à la chapelure que même Pimpreton il s'est régalé tellement il a cru qu'elles étaient industrielles et donc dignes de son palais sensible.</p>

<p><strong>Potato wedges</strong></p>

<p>Pour 4</p>

<p>6 pommes de terres type Charlotte<br />
2 cuillères à soupe d'huile de tournesol<br />
2 cuillères à soupe de chapelure<br />
1 cuillère à café de paprika<br />
1 cuillère à café d'origan séché, moulu.<br />
½ cuillère à café de sel de Guérande<br />
2 tours de poivre du moulin</p>

<p>Préchauffer le four à 425&deg;F/210&deg;C.<br />
Bien laver les pommes de terre avant de les couper en quartiers (6 pour une patate moyenne).<br />
Dans un saladier mélanger l'huile, le paprika et l'origan. Ajouter les pommes de terre et bien les enrober du mélange en patouillant avec les mains. Réserver une quinzaine de minutes.<br />
Ajouter la chapelure et remettre la patouille.<br />
Disposer les quartiers, côté peau en bas, sur une tôle à four ou une lèche-frite recouverte de papier alu, parsemer de poivre et de sel de Guérande. Enfourner 30 minutes en secouant la plaque de temps en temps, quand ça commence à sentir bon et que c'est bien doré c'est prêt à être dégusté avec une salade verte et/ou un blanc de poulet.</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/potato-wedges.jpg"><img alt="potato-wedges.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/potato-wedges-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>

<p>*Je présente à ce propos mes plus plates plates plates excuses à tous les blogs qui ont pu se sentir oubliés pendant ces semaines de sevrage de la blogosphère !! J'ai tout lu, j'ai piqué au moins 89 recettes, j'ai salivé sur mon clavier comme à l'accoutumée (les touches M et B commencent à en souffrir d'ailleurs) mais j'ai pas pris le temps de laisser de commentaires, pauvre pêcheuse que je suis... bon ok je vais quand même m'en mettre un coup de ficelle à gigot... je vais de ce pas m'en attacher une dizaine de pouces au bout d'un pique à brochette.</p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/05/come_back_dune_framboiz_confes.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/05/come_back_dune_framboiz_confes.html</guid>
         <category>Recettes salées</category>
         <pubDate>Wed, 16 May 2007 17:14:38 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Pâques au tison, bobards à Pimpreton : carrot cake des grands-jours</title>
         <description><![CDATA[<p><em>Happy easter</em> ! Pour la France les réjouissances caloriques n'ont fait que commencer hier et on se gratifie de sympathiques restes aujourd'hui pour s'assurer un retour enkilosé au turbin mardi, ici ça y est c'est plié. Le vendredi saint est férié mais le lundi non, au taff ! On essaie donc d'y aller mollo sur le chocolat pour pas devoir quitter précipitemment le premier <em>meeting </em>de la matinée pour dégobiller ses tripes chocolatées et/ou avinées. Donc à la maison hier, pas de chocolat. Enfin dans le dessert. Dessert qui aurait d'ailleurs pû être une bûche vu le temps anti-pascal que nous avons. Moi je me souviens des cuillettes d'oeufs chez papi et mamie, entre les crocus et même parfois les jonquilles. Mais Trifouillis sur Loire c'est pas Toronto. Et à Toronto <em>today </em>c'était neige et -10&deg;, alors les jonquilles c'est dans tes rêves et les oeufs c'est dans le salon. Ouais, on a préféré éviter de sortir les 2 rejetons au saut du lit pour aller chercher des oeufs congelés en les délogeant au piolet des plates-bandes du jardin.<br />
Du coup, hier matin le Pimpreton était assez décontenancé par la chasse aux oeufs en intérieur. Déjà depuis 1 semaine que ses copains canadiens ne parlent que du lapin de Pâques qui pond des oeufs au chocolat dans la pelouse, mon petit lardon traversait un genre de crise de foi (la foi hein, pas le foie, ça on a tout fait pour éviter). Ben il y a de quoi en même temps, quand toutes les certitudes acquises en presque 5 ans s'écroulent en une semaine, pas étonnant de traverser une crise mystique. Les 3 points de discorde, sur lesquels nous avons dû apporter des réponses vaguement peu convaincantes mais que seul un concile au Vatican (ou à Mac Do) présidé par mon Pimpreton devra trancher dès que possible, sont:<br />
<strong>1. C'est qui qui les apporte les chocolats bon sang de bonsoir ?</strong> Les cloches (françaises) ou le lapin de Pâques (canadien) ? La rélexion pimpretonnienne sur le sujet : "les cloches ça se peut pas, elles n'ont même pas de bras et  ne peuvent pas sonner si personne leur tire la corde, et un lapin il est pas assez costaud pour porter des chocolats et comme il saute tout le temps ils seraient tout cassés. C'est sûrement un livreur de chocolats [Dieu ou Léonidas, là dessus il reste très vague] qui se déguise en cloche ou en lapin". Notre lumière de parents emmerdés par ces questions-pleines de bon-sens-qui-reposent-sur-une-énorme-supercherie (avec Noël et la petite souris) et qui s'enbourbent dans le mensonge : "Ben en fait tu as sûrement raison, c'est probablement un livreur de chocolat mais comme personne ne l'a jamais vu, tout le monde invente une histoire pour expliquer pourquoi on trouve toujours des chocolats dans le jardin le matin de Pâques. En France on dit que c'est des cloches parce qu'il y a beaucoup d'églises, ici on dit que c'est le lapin de Pâques parce qu'il y a beaucoup de lapins (ben quoi vous le connaissez pas vous le lapin canadien ??), en Australie on dit que c'est un kangourou parce que...",  bon vous suivez le raisonnement foireux et totalement fallacieux n'est ce pas ? Du coup toute la journée on a dû acquiescer aux hypothèses pimpretonniennes : “oui mon chéri en Afrique c'est des élephants... oui mon roudoudou au Pôle Sud c'est des pinguins... oui mon amour dans le désert c'est des... iguanes !”. Putain vivement que Pimprenille s'y mette aussi pour finir de nous achever. Quand je pense aux titres universitaires écrits sur mon CV pour balancer de telles énormités avec un applomb déconcertant...<br />
<strong>2. Comment c'est possible qu'un lapin de Pâques il ponde des oeufs alors que normalement c'est les poules ? </strong>Oui là c'est la question qui tue. Surtout qu'on était plus ou moins en train de mettre en place 2-3 jalons concernant la différence entre vivipares, ovipares et ovovipares (bon sans les termes savants évidemment hein, on parle à Pimpreton pas à Darwin) et que du coup ça nous casse notre baraque. En même temps on peut pas juste lui dire que c'est des conneries, parce que bon socialement ça le fait pas de dire aux copains qu'ils sont tous des glands de croire au lapin de Pâques alors que tous le monde sait que les léporidés sont des mammifères et donc des vivipares. Si on veut qu'il se fasse racketer ses pièces en chocolat c'est pile ce qu'il faut répondre. Alors du coup on est allé encore plus loin dans l'humiliante besogne à laquelle nous conduit parfois la parentalité... tenez-vous bien... “Oui mais il y aussi des animaux magiques tu sais. Pégase, les licornes, les sirènes (techniquement c'est des animaux à 50%, allez nous-cherchez pas de poux)... et le lapin de Pâques ils ne sont pas comme les autres animaux, ils ont des pouvoirs magiques et donc si c'est possible qu'un lapin ponde des oeufs s'il est magique”. Réponse de Pimpreton : “oui, ou s'il a des super-pouvoirs, comme Spiderman”. Et là on sent que tout prend sens pour lui, quand nous nous sommes à 2 doigts de nous plonger dans la <em>Critique de la raison pure</em> juste pour voir si la vérité elle serait pas un peu ailleurs desfois...<br />
<strong>3. Mais comment il a fait le livreur de chocolat pour entrer dans la maison, normalement il y a que le père Noël qui peut.</strong> Impossible de confesser que c'est le même “livreur”qui apporte les chocos, les cadeaux au pied du sapin et la pièce sous l'oreiller... on peut pas céder à la facilité. Non puisqu'on est dans le bobard jusqu'au cou autant continuer à patauger dedans, alors... ben facile : on explique que le père Noël c'est un peu le chef de ceux qui ont les pouvoirs magiques et que quand il a vu qu'il faisait si froid à Toronto dimanche matin, il a appelé le livreur-lapin-cloche (“sur son portable ?” demande Pimpreton... ben c'est bien connu hein pour qu'un mensonge soit crédible il faut le plus de détails possibles donc “oui, sur son portable”) et il lui a dit “dis-donc André (appelons-le André vous voulez bien) Pimpreton et Pimprenille vont attraper un rhume s'ils doivent sortir chercher les oeufs dans le jardin ce matin, passe prendre les clés de leur maison chez moi avant de partir pour ta tournée comme ça tu mettras les chocolats dans le salon, ce sera plus pratique. Mais n'oublies pas de me rapporter après hein, j'en aurais besoin pour le 24 décembre au soir” (là, pour comprendre, il faut avoir entendu le bobard de la veille de Noël dernier expliquant comment le vieux barbu pouvait quand même venir déposer les cadeaux sans qu'on ait besoin de faire construire une cheminée dans les 48h). Apparemment c'est passé...</p>

<p>Bon et puis après toutes ces salades et ce flan, il fallait bien un truc un peu plus consistant. Cette année point de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/sugar_cookies_de_paques.html">sugar cookies</a> ni de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/paques_au_balcon.html">gâteau au chocolat</a> mais un kitchissime gâteau de Pâques en clin d'oeil au lapin ovipare qui est venu s'oublier dans notre salon ce matin. La déco est faite pour épater des enfants de 5 ans et 15 mois (mission accomplie), pas pour rivaliser avec Pierre Hermé. Donc on est gentil on ne fait aucun commentaire sur les grumeaux de cream cheese (pas sorti assez à l'avance et donc pas assez ramolli) et on s'extasie sur les carottes en pâte d'amande blanche colorée par mes petites mains désormais maronnasses (vert + orange = maronnasse) et feignant de sortir d'une fausse-terre (par -10&deg;, tu penses) en croûte d'Oréo moulue. <br />
<strong>Remarque à l'attention des non-initiés -</strong> Si vous êtes arrivé sur cette page en vous disant “chouette un gâteau aux légumes, ça va être léger et bon pour la santé”, 2 solutions s'offrent à vous : soit vous virez votre cutie et décidez de ne pas paniquer rien qu'à la lecture des indécentes quantités de gras (huile + cream cheese + beurre) et de sucre, soit vous aller plutôt jeter un oeil <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/06/muffins_au_son_et_aux_myrtille.html">ici </a>ou <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/05/petits_pots_framboisecitron.html">là </a>avant de vraiment vous évanouir. </p>

<p><strong>Carrot cake à étages</strong></p>

<p>Pour 8 à 12 personnes</p>

<p>400 g de farine<br />
1 grosse cuillère à café de levure chimique<br />
1 cuillère à café de bicarbonate <br />
1 grosse cuillère à café de canelle<br />
½ cuillère à café de muscade<br />
1 pointe de couteau de clou de girofle moulu<br />
½ cuillère à café de sel<br />
4 oeufs<br />
250 g de sucre en poudre<br />
100 g de vergeoise<br />
300 ml d'huile<br />
500 g de carottes, finement rapées<br />
150 de noix de pécan (ou noix de Grenoble), toastées et concassées<br />
100 g de raisins secs<br />
250 g de cream cheese Philadelphia (ou de kiri,ou de St Morêt si vous n'en trouvez pas), ramolli<br />
60 g de beurre, ramolli<br />
1 cuillère à soupe de crème fraîche<br />
1 cuillère à café d'extrait de vanille<br />
150 g de sucre glace</p>

<p>Préchauffer le four à 180&deg;C / 350&deg;F.<br />
Huiler 2 moules à manquer ou à charnières (les miens font 20 cm de diamètre), et coller un disque de papier sulfurisé au fond.<br />
Dans un saladier mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, les épices et le sel. Dans un autre, fouetter les oeufs avec le sucre et la vergeoise jusqu'à obtenir un mélange bien mousseux. En continuant à mélanger, ajouter progressivement l'huile jusqu'à ce que la pâte paraisse presque émulsionnée. Ajouter la farine en l'incorporant bien, puis les carottes, les noix et les raisins.<br />
Diviser la pâte en 2 parts égales et la répartir dans les 2 moules en lissant bien le dessus. Enfourner pour environ 40 minutes, en tournant les moules à 180&deg; à mi-cuisson. Vérifier la cuisson avec une pointe de couteau, elle doit ressortir presque sèche avec juste quelques miettes collées dessus.<br />
Laisser refroidir les gâteaux dans leurs moules au moins 2 heures, puis les démouler en passant une lame de couteau autour. S'ils ont trop gonflé et que dessus n'est pas plat, les couper horizontalement pour obtenir 2 cercles de même épaisseur.<br />
Préparer le glaçage en fouettant au batteur le fromage, le beurre, la crème fraîche et la vanille. Quand tout est bien mélangé et que le mélange est souple, ajouter le sucre glace et continuer de fouetter jusqu'à ce que le sucre soit parfaitement incorporé (râcler les bords du saladier au besoin).<br />
Sur le plat de service, disposer un premier cercle de gâteau (fond du gâteau vers le bas), y tartiner une couche de glaçage puis déposer le deuxième cercle (fond du gâteau vers le haut). Recouvrir tout le gâteau d'une fine couche de glaçage, décorer de cerneaux de noix de pécan et de ridicules carottes en pâte d'amande. Placer au frigo au moins 2 heures. Sortir le gâteau ½ heure avant de le déguster (sieste conseillée après).</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/carrot-cake.jpg"><img alt="carrot-cake.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/carrot-cake-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/04/paques_au_tison_bobards_a_pimp.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/04/paques_au_tison_bobards_a_pimp.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2007 10:42:16 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Feuille de chou : 1 an et des dollars pour des financiers macadamia-citron vert</title>
         <description><![CDATA[<p>Pour toutes les raisons que je livrais en réalisant mon <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/12/cupcakes_au_chocolat_parce_que.html">cinquantième billet</a>, je n'y crois pas... no way ! <em>Feuille de chou</em> qui a un an, c'est totalement impossible. Or si... au milieu d'une <em>life </em>totalement <em>crazy </em>dont je me refuse à livrer le moindre détail ici (je paye un type la peau de ma fesse droite chaque semaine pour ça, vais pas en plus le faire gratos ici) il semblerait que ce coup de tête bloguesque m'apporte un p'tit quelque chose dont j'ai du mal à me passer. Et quel est le bilan des courses alors ? Ben que du bonheur. Et j'ai des données tangibles à donner en pature aux plus sceptiques, jugez plutôt : 67 billets, 76837 visiteurs uniques, 37 nouveaux pots d'épices ou autres condiments plus ou moins exotiques (<a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/tarte_aux_petits_pois_et_a_la.html">en comptant l'agar-agar</a>), <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/07/la_recette_tenue_secrete_par_l.html">1 moule à tarte</a>, <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/11/billet_glace_suite_le_retour_d.html">1 sorbetière</a>, 12 bocaux de graines auparavant considérées limite New Age (“y'a que celles qui vivent en sandale avec du poil aux pattes qui bouffent du millet”, janvier 2006), <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/01/couronne_cannebergespistachesk.html">1 machine à pain</a>, 43 ramequins, 4 plats à gratin, <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/09/coquillettes_au_jambon_a_la_ja.html">1 natte en bambou</a>, 17 paires de baguettes, 39 livres de cuisine en anglais, 17 en français, 4 en espagnol, 1 en arabe (absolument inutilisable par moi cela va de soi), 1 machine à pâtes, 78 pots Mason à confiture, 1 centrifugeuse, 9 moules à gâteaux, 6 culs-de-poules (je ne sais pas ce qu'en pense Robert mais moi je mets un S à “cul” et à “poule”, chacun le sien après tout), 3 sets de cups et spoons (ben quoi, 1 en plastique, 1 en inox, 1 en céramique ravissant mais que je n'ai encore jamais osé utiliser), <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/12/creme_au_baileys_et_dome_bicol.html">1 tablier</a>, 65 accesoires de cuisine indispensable (<a href="http://www.feuilledechou.net/2006/12/creme_au_baileys_et_dome_bicol.html">fouet au bout siliconé</a>, <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/11/halloween_step_by_step.html">tampon à biscuits en terre cuite</a>, zesteur qui fait en plus des jolis dessins sur les concombres, etc), 1 torche à crème brûlées, 1 cartouche de gaz qui va avec, 6 mini-plats qui vont avec, 1 livre de recettes qui va avec, et... je compte pas les kilos qui vont avec (c'est le seul chiffre dont je vous ferai <strike>grasse</strike> grâce). Ne me demandez pas comment ça se fait qu'on bouffe des pâtes au pesto (voire au beurre) et des sandwiches 5 jours sur 7, je préfère ne pas savoir. En attendant pour l'occasion je nous ai fait un petit goûter d'enfer, des petits machins archi succulents au départ inspirés d'un gâteau vu chez Bill Granger et qui ont fini par virer mi-cupcakes mi-financiers. Oui je sais les cupcakes pour <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/01/vegan_cupcakes_et_1_bougie_sou.html">les grands évènements</a> c'est un peu limite <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/12/cupcakes_au_chocolat_parce_que.html">systématique</a>, ben oui je suis comme ça moi. Et pis ceux qui aiment pas ça n'ont pas à se forcer hein, ça en fait plus aux autres. Alors aux <em>cupcakes addicts</em> et aux autres : <em>enjoy </em>et à l'année prochaine !</p>

<p><strong>Cupcakes financiérisés aux noix de macadamia et citron vert</strong></p>

<p>Pour 24 mini</p>

<p>250 g de noix de macadamia<br />
2 cuillères à soupe de farine<br />
1 pincée de sel<br />
½ cuillère à café de levure chimique<br />
6 oeufs<br />
150 g de sucre<br />
2 citrons verts<br />
130 g de sucre glace</p>

<p>Préchauffer le four à 180&deg;C / 350&deg;F.<br />
Zester les 2 citrons verts, puis en extraire le jus.<br />
Placer les noix de macadamia, la farine, la levure et le sel dans un robot équipé de sa lame et laisser tourner jusqu'à ce que les noix soient complètement moulues. Séparer les jaunes des blancs d'oeufs, puis mélanger au batteur le sucre aux jaunes jusqu'à obtenir une préparation blanche et crémeuse (environ 2 minutes). Réserver une cuillère à café de zestes, et ajouter le reste au jaune d'oeuf. Incoporer le mélange aux noix. Battre les blancs en neige puis les ajouter délicatement au mélange.<br />
Répartir la pâte dans des mini-moules à muffins et faire cuire 25 minutes.<br />
Pendant ce temps préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace, les zestes réservés et 2 cuillères à soupe de jus de citron. La consistance doit être assez épaisse mais très souple, ajuster en ajoutant un peu de jus de citron si nécessaire.<br />
Quand les petits gâteaux sont cuits et bien dorés, les laisser refroidir 5 minutes et les recouvrir de glaçage. Attention il faut qu'ils soient encore chauds !</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/macadamia-lime-cupcakes.jpg"><img alt="macadamia-lime-cupcakes.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/macadamia-lime-cupcakes-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/04/feuille_de_chou_1_an_et_des_do.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/04/feuille_de_chou_1_an_et_des_do.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Sun, 01 Apr 2007 20:43:51 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Tarte aux petits pois et à la féta pour mamina-a-a-a-a-a-a-a-etc (pasque si Dave l&apos;avait connue c&apos;est ça qu&apos;il aurait dit)</title>
         <description><![CDATA[<p>Une dernière couche de <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/les_2_et_les_7_de_la_turtle_et.html">nombriloscopie </a>avant de faire une trêve. Je commence à avoir la rétine et le fond de l'ombilic irrités à force de tant me la jouer <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/qui_a_gagne_des_reese_cups_et.html">égocentrophile</a>. Faut que je laisse tout ça guérir un peu avant de replonger. Mais en même temps je peux pas décemment pas refuser <a href="http://maminaclaude.canalblog.com/archives/2007/03/11/4270768.html#comments">l'appel de Mamina</a> qui m'invite à faire le jeu du “si j'étais" culinaire. En plus il se trouve que je suis hyper entrainée à cet exercice qui occupe mes trajets de métro quotidiens avec Pimpreton. Bon bien sûr avec un gnome de 5 ans, les réponses sont toujours limite tirées par les cheveux, ou plutôt par les poils <strike>de cul</strike> étant donnée leur teneur souvent scato. Bref je vous épargnerai les “si j'étais un liquide je serais...” dont la réponse Pimpretonienne sera, suivant les jours, ou bien “du pipi de cafard”, ou bien “de la morve”, ou encore “du caca liquide de quand j'étais malade” (<a href="http://www.feuilledechou.net/2007/01/vegan_cupcakes_et_1_bougie_sou.html">souvenons-nous...</a>). Je ne m'aventurerais pas non plus sur le “si j'étais un objet blanc je serais...” car on risque ou bien une réponse d'une rare poésie telle que “une bougie de neige” ou alors encore un truc bien trivial du style “un rouleau de papier toilette” (si on est assez chanceux pour échapper à la jolie dénomination “PQ” consciencieusement enseignée par le Bernard l'Arno). Amis de la cuisine bonsoir, je vais donc répondre au questionnaire de Mamina sans l'aide de mon Pimpreton, ce sera probablement nettement moins hilarant (surtout pour les lecteurs âgés de moins de 8 ans) mais en même temps les questions portant sur les légumes, fruits et autres épices lui paraîtraient à coup sûr sans le moindre intérêt vu son régime strict uniquement à base de sucres lents et rapides et de viande ou poisson (gras de préférence) . Bon mais après tout pourquoi pas, alors un questionnaire à 4 mains ça vous dit ? </p>

<p><strong>Si vous étiez...</strong></p>

<p><strong>Un légume, lequel seriez-vous ?</strong></p>

<p>Ben moi je suis une fille du sud de par mon arbre généalogique alors... <em>ex aequo</em> l'aubergine, la courgette, le poivron rouge. Ensuite viennent tous les autres, je suis plutôt une fille facile avec les légumes. Bon ok j'ai longtemps été fâchée avec le céleri (mais <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/01/le_veloute_eb_qui_fait_gagner.html">on est réconciliés</a>), et les choux de Bruxelles (<a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/qui_a_gagne_des_reese_cups_et.html">ça aussi c'est réglé</a>, on est même super potes maintenant). Je dois encore travailler avec le navet et les champignons mais... ça viendra c'est sûr. Oui je sais je réponds pas à la question, pffff... dur dur... euh alors... si je devais en être un seul... allez va pour le chou fleur mais à une seule condition : j'exiiiiige d' être enduite de béchamel et couverte de comté rapé. Mais non ce n'est pas un fantasme <strike>cunilo</strike> culino-sexuel. Pas top sexy la béchamel quand même...</p>

<p>Pimpreton lui il dit “la patate”, ah non attendez il se reprend “la frite”. Quoi vous ne connaissez pas ce légume ? Ben le nutritionniste de Pimpreton est formel : c'est le seul qui ne soit pas toxique !</p>

<p><strong>Un fruit, lequel seriez-vous ?</strong></p>

<p>Moi je les aime tous. J'ai même réussi à faire copine avec le melon qui était le seul que je regardais de travers. Alors là encore le choix est dur... la framboise ça va de soi, y'a qu'à voir ma bannière et mon pseudo (ceux qui me connaissent en vrai diraient que mon caractère aussi est très framboisé, doux mais acide...)... mais le fruit que vraiment je peux manger à chaque repas sans m'en lasser c'est... l'avocat. Pas bon pour ma culotte de cheval mais tellement irrésistible que je lui pardonne sans hésiter.</p>

<p>Pimpreton : “la compote”. S'il vous plaît soyez sympas, ne lui révélez surtout pas qu'il y a des trucs empoisonnés comme des pommes, des poires ou pire des bananes dedans, des vrais quoi pas juste des dessins pour décorer l'étiquette. C'est notre seule feinte pour lui faire manger quelques fruits chaque jour !</p>

<p><strong>Une épice, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>Pas l'ombre d'un doute : le cumin. Demandez au Bernard l'Arno... lui qui est plutôt un fan de la cardamone, il m'a inscrite de force dans un centre de décuminisation... mais hors de question ! Je mets du cumin partout oui, mais j'ai aucune envie de me soigner !</p>

<p>Pimpreton : “maman c'est quoi les épices ?”. Moi : “ben tu sais bien c'est tout ce qu'il y a dans les petits pots en verres que tu aimes bien sentir de temps en temps : la canelle, le basilic, la coriandre, le fenouil... alors c'est lequel le pot qui sent le plus bon pour toi ?” (vous noterez au passage la faute de français inévitable chez toutes celles qui élèvent des enfants de moins de 6 ans : “plusss bon”). Réponse de Pimpreton après 2 secondes d'hésitation : “l'agar agar”. Ah ben oui tiens... c'est vrai qu'elle est dans un pot en verre mais niveau odeur... quand je vous disais que je n'avais pas mis au monde un gastronome !</p>

<p><strong>Une herbe, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>La ciboulette je pense. J'aime tout chez elle, son goût d'abord, mais aussi son apparence, ces pousses toutes droites qui payent pas de mine mais qui contiennent cet arôme si puissant. J'adore l'aneth aussi mais faut bien choisir ma bonne dame.</p>

<p>Pimpreton : “mais c'est les vaches qui mangent de l'herbe, moi je suis pas une vache !”. Pause de 5 secondes “je fais pas des bouses dans les toilettes”. Hilarité d'au moins 7 minutes, accompagnée de bruitages censés (j'imagine) évoquer la-dite bouse... je vous laisse imaginer...</p>

<p><strong>Un dessert, lequel seriez-vous ?</strong></p>

<p>Ben là je suis grillée, je peux pas mentir. Tous ceux qui me connaissent le savent, les autres aussi (voir la rubrique concernée dans l'index de mes recettes, pas à jour d'ailleurs), je suis accroc aux glaces. Plus elles sont riches plus je les aime en général. Comme pour l'avocat c'est pas de bol quand même, mon fruit préféré pourrait être la pastèque (98% d'eau) et mon dessert préféré le yaourt à 0%, mais non Dame Nature m'a voulue autrement : éhontément gourmande !</p>

<p>Pimpreton : “la glace au chocolat”. Mais c'est incroyable !! A part sur le parfum (chocolat étant le seul que je ne mange JAMAIS !) on est sur la même longueur d'ondes ! Pas étonnant qu'on se retrouve régulièrement à <a href="http://www.baskinrobbins.com/">Baskin-Robbins</a> les dimanches après-midi...</p>

<p><strong>Un bonbon, lequel seriez-vous ? </strong></p>

<p>Un calisson... un nougat... mon coeur balance. Va pour le nougat, avec toutes ces noix qui collent aux dents ! Et puis le calisson c'est plus écoeurant, après 3 je suis forcée de m'arrêter... frustrant non?</p>

<p>Pimpreton : “les M&M's”. Pffff la chair de ma chair, si c'est pas malheureux...</p>

<p><strong>Un chocolat, lequel seriez-vous ?</strong></p>

<p>Je lance un appel au monde entier à l'occasion de cette question. Quand j'ai quitté la France il y a 3 ans, je noyais (bien aidée du Bernard l'Arno) ma lassitude des fins de soirées moroses  (4h de correction de copies avant de se coucher, y'a pas mieux pour se plomber le moral) à grands coups de tisane certes mais surtout (merci Dame Nature, juste une verveine ça aurait été moins vache pour ma cellulite) de chocolat au lait avec des pépites de palets bretons dedans. Ah !!!!!!!!!! Dieu que c'était bon !!! Depuis l'exil, j'ai successivement mandaté mes frères, parents et amis pour m'en envoyer et... rien ! Il semble que Nestlé n'en commercialise plus près de chez eux. Quelle tristesse ! Si par bonheur l'un ou l'une d'entre vous pouvait mettre la main sur ne serait-ce qu'une tablette (bien sûr une palette ce serait encore mieux) je suis prête à l'acheter à prix d'or. Et même à envoyer un castor en échange !</p>

<p>Pimpreton : “des M&M's”. Décidément... ils mettent quoi là-dedans qui le rende aussi accroc ??</p>

<p><strong>Une confiture, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>Une gelée de coing. Sur une grande tranche de pain grillé de préférence. Euh notez sur de la brioche ça le fait aussi très bien.</p>

<p>Pimpreton : “la confiture des barquettes à l'abricot”. Moi : “de la confiture d'abricot donc, tu as raison c'est délicieux, d'ailleurs c'est aussi la confiture préférée de papa”. Lui : “Non j'aime pas la confiture d'abricot, c'est que pour papa”. Ok n'insistons pas...</p>

<p><strong>Une cuisine, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>Impossible de choisir là. Je raffole de la cuisine indienne en général, je vends mon âme à KFC pour un bon plat de vermicelles vietnamiens, je suis dingue des sushis de tout bon resto japonais, je suis comme un poisson dans l'eau au grec, à l'italien, au mexicain, au... ben dés qu'il y a de la bouffe quoi. Alors en choisir une... dur... ben peut être la cuisine végétarienne en fait alors, car où que j'aille manger c'est vraiment rare que je choisisse un plat avec de la viande. C'est peut être ça le point commun, la cuisine qui me ressemble finalement.</p>

<p>Pimpreton : “la cuisine de la dinette du centre aéré”. Ah ben oui forcément... il a 5 ans hein.</p>

<p><strong>Un couvert, lequel seriez-vous ?</strong></p>

<p>S'il faut en choisir un alors ce serait une cuillère à dessert. Mais la plupart du temps mes doigts font  très bien l'affaire ! Pour le salé, un simple bout de pain sera parfait pour tremper dans un hummus, un guacamole, un dip à l'artichaut. La soupe je la bois à même le bol ou la tasse en général... je suis un peu une sauvage ouais. </p>

<p>Pimpreton : “une paille”. Je suis pas sûre que ce soit techniquement un couvert mais c'est tellement vrai : il en utilise au moins 10 par jour. Pas très écolo non mais le seul moyen de rendre fun le fait de boire un verre d'eau ou de lait (au chocolat of course).</p>

<p><strong>Une boisson alcoolisée, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>Une bière blanche. Belge de préférence. Bon sang ça sur la terrasse quand il fait 35&deg; ou au coin <strike>du feu</strike> du radiateur quand il fait -35&deg;, mmmm...<br />
Il va de soi que je ne pose même pas la question à Pimpreton. Il serait capable d'y répondre !!</p>

<p><strong>Une boisson sans alcool, laquelle seriez-vous ?</strong></p>

<p>Une orange pressée... je n'en bois presque jamais mais chaque fois c'est un pur moment de béatitude. Ah qu'il est loin le temps où, enceinte de Pimpreton, le Bernard l'Arno me pressait amoureusement une orange chaque matin... Sitôt l'accouchement passé, je devais me les presser moi même les oranges si vraiment j'en voulais. Et pour ma grossesse de Pimprenille ben le Bernard l'Arno avait mandaté son pote Tropicana pour le faire à sa place. Bah... en tout cas une orange pressée, rien de tel pour me faire plaisir le matin (enfin si d'autres trucs mais je vais pas tout raconter non plus...)</p>

<p>Pimpreton : “du jus de pomme”. Ben oui il remplacerait bien l'eau par le jus de pomme, je suis pas étonnée. On a même dû mettre en place un système de rationnement à la maison, 2 briques par jour, 2 cases à cocher, quand les cases sont cochées il faut attendre le lendemain pour en avoir de nouveau. Nan mais qu'est-ce qui faut pas faire !</p>

<p><strong>Propriétaire d'un restaurant, lequel choisiriez-vous ?</strong></p>

<p>Si je dois en choisir un qui existe déjà ce serait <a href="http://www.juiceforlife.com/">Fresh</a>. <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/05/quelle_gourmande_suisje.html">J'en ai déjà parlé</a>, j'adoooore ce resto (enfin cette "chaine" de restos, il y en a 3 à Toronto). Cuisine végétarienne originale, réalisée avec des produits de qualité, succulente, archi copieuse, et parfaitement abordable. Restaurant que je recommande à tous ceux qui vivent ou passent à Toronto, végétariens ou pas. C'est de la bombe !<br />
Si je dois en créer un rien qu'à moi (le rêve !!!), ben... un petit endroit qui sert 2 salades , 2 soupes, 2 cakes/quiches/crumbles salés et  2 desserts au choix par jour. Une cuisine super <em>casual</em>, surprenante mais pas sophistiquée pour 2 sous. Un endroit bric à brac, qui ferait aussi un peu brocante sur les bords... bon les détails sont à peaufiner, les fonds à amasser (ça devrait être bon d'ici 2089) mais l'âme y est. Et l'envie je vous raconte pas !!!</p>

<p>Pimpreton : “Mc Do”. No comment...</p>

<p>Pour faire passer le tout, une petite merveille de tarte-gâteau, qui ferait presque oublier qu'il  a encore neigé vendredi soir et nous aide à célébrer le printemps qui arrive aujourd'hui. Une recette devenue incontournable à la maison, sauf pour Pimpreton qui ne voit évidemment dans cet amoncellement de verdure et de fromage qu'une incarnation satanique</p>

<p><strong>Tarte aux petits pois et à la féta</strong></p>

<p>Pour la pâte brisée</p>

<p>250g de farine<br />
125 g de beurre<br />
1 pincée de sel<br />
30 ml d'eau froide</p>

<p>Pour la garniture</p>

<p>500g de petits pois, frais ou surgelés<br />
25 g de beurre<br />
½ cuillère à soupe de sucre<br />
½ cuillère à soupe de sel<br />
2 oeufs + 1 jaune<br />
250 ml de crème liquide<br />
100g de parmesan, fraîchement râpé<br />
150 g de féta émiettée<br />
1 poignée de basilic frais, vaguement déchiqueté<br />
1 cuillère à soupe d'huile d'olive</p>

<p>Préchauffer le four à 350&deg;F / 180&deg;C.<br />
Confectionner la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients au robot. Ne pas verser toute l'eau d'un coup, y aller progressivement jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Sortir la pâte du robot, former une boule et l'aplatir vaguement avant de la placer 1h au frigo.<br />
Etaler la pâte et la disposer dans un moule à bords hauts (le moule à manquer, c'est parfait). Piquer le fond de la tarte et la faire cuire à blanc, couverte d'un papier alu rempli de haricots secs pendant 30 min. Laisser refroidir<br />
Porter à ébullition dans une casserole 150 ml d'eau avec le beurre, le sucre et le sel. Ajouter lles petits pois dés le début de l'ébullition et les faire cuire 5 à 7 minutes en remuant de temps en temps. Les égoutter et les jeter dans l'eau glacée pour qu'ils restent bien verts. Les égoutter de nouveau avant d'en mixer la moitié au robot.<br />
Battre les oeufs, le jaune et la crème, poivrer, et ajouter la moitié du parmesan. Incorporer les petits pois mixés et entiers, la moitié de la féta et le basilic. Verser la préparation dans le fond de tarte précuit.<br />
Parsemer le dessus de l'appareil du reste de parmesan et de féta, napper d'un filet d'huile d'olive et enfourner pendant 40 minutes, jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée et que le centre de la tarte soit bien pris. Laisser refroidir un bon quart d'heure avant de déguster.</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/peas-feta-pie.jpg"><img alt="peas-feta-pie.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/peas-feta-pie-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/03/tarte_aux_petits_pois_et_a_la.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/03/tarte_aux_petits_pois_et_a_la.html</guid>
         <category>Recettes salées</category>
         <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:15:00 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les 2 et les 7 de la Turtle et les scones citron-canneberges façon Starbucks</title>
         <description><![CDATA[<p>Je ne résiste pas à <a href="http://aturtleinakitchen.blogspot.com/2007/03/financiers-tidis-noisetts-fondants-de.html">l'invitation si gentiment lancée par Alhya</a> et me livre avec bonheur à l'exercice égocentrique et introspectif du questionnaire des années en 2 et en 7. C'est si bon de se regarder le nombril qu'il n'y a pas de raison de se priver. Et puis comme je porte pas beaucoup de pantalons taille basse et de tops courts, si moi je me le regarde pas l'ombilic qui c'est qui va le faire ?</p>

<p><strong>1982</strong><br />
J'ai 4 ans. Heureusement pour moi je ne garde aucun vrai souvenir de cette époque où mes parents s'arrachaient les cheveux par poignées. La légende familiale veut que je sois une petite fille assez (on notera l'euphémisme) autoritaire et au caractère plutôt trempé (mon père dirait “chiante” mais <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/08/3_gourmandises_autour_de_la_pa_1.html">il en rajoute toujours</a>). Je suis en moyenne section de maternelle mais dans une classe à 2 niveaux et je refuse catégoriquement de coudre un fil de laine autour d'une poire en carton que je devrais en plus découper (“c'est un truc de bébé”), ma maîtresse de l'époque tient bon au bras de fer pendant 2 semaines en me privant de toute autre activité manuelle tant que je n'aurai pas réalisé ma poire. Elle finit enfin par se déclarer vaincue et me promet que si je fais cette foutue poire je pourrais  suivre avec les grands. Je m'exécute dans la minute et le bout de carton vert bordé de laine rose est toujours chez mes parents qui le gardent comme une preuve irréfutable de mon caractère de cochon. C'est aussi le moment où je mets au défi mon Tonton Jean d'arrêter de me tester sur des figures géométriques un peu trop fastoches et de me réaliser un rond-carré. Une sale môme quoi. Dont j'aurais probablement une copie conforme à la maison si Pimprenille continue d'accomplir la prophétie familiale.</p>

<p><strong>1987</strong><br />
 Je suis en émoi devant mon premier maître d'école (pareil qu'une maîtresse mais avec des poils, ça fait une grosse différence quand on a 9 ans). Le CM1 s'annonce torride. Mais... ce traître, ce fourbe, ce sournois me jette de sa classe au bout de 10 jours en prétextant que je serai plus à mon aise en CM2. Tu parles !! Je me retrouve avec une maîtresse sans poils, je ne comprend rien aux fractions (je garde pas mal de séquelles à ce sujet), et me fait bizuter toute l'année par mes nouveaux camarades. Toutes les filles de la classe sont amoureuses d'Alexandre Bourdon, ou Frelon, j'ai oublié son nom (Alexandre si tu passes par là...), et moi il me balance à bout de bras dans le bac à sable mouillé et me fait faire ses exercices de maths. Je hais ma date de naissance qui fait toujours rigoler et je décide que je passerai la prochaine décénnie à être plus vieille d'au moins un an.</p>

<p><strong>1992</strong><br />
Le collège est enfin terminé. J'efface à tout jamais cette période de binoclarde brillante mais mal dans sa peau de ma mémoire et trouve enfin ma place au lycée (adieu la cambrousse vive la grand-ville) auprès des redoublantes de 2de. Je ne fous plus rien à l'école, je ne me souviens d'aucun prof tellement je les ai peu vus, je passe mes journées au Verlaine (troquet derrière le lycée où le café est immonde mais coûte 2 francs 50) à refaire le monde, fumer des Camel et chanter <em>Sunday Bloody Sunday.</em> A la fin de l'année, quand ma prof principale propose une réorientation en BEP à mes parents, ils estiment que mon séjour dans ce grand lycée de centre ville a assez duré et profitent de l'ouverture providentielle d'un lycée flambant neuf dans leur campagne pour me délocaliser. Du coup, puisque je pars, le bahut accepte mon choix d'orientation, qui n'est pas celui de mes géniteurs : 1ere Littéraire. Mon père lève les bras au ciel et implore sa miséricorde pour que je ne finisse pas en fac de philo ou, pire, de psycho. L'ambiance à la maison est tendue (mes parents diraient “infernale” mais ils exagèrent toujours), la Framboiz a l'adolescence un chouille rebelle.</p>

<p><strong>1997</strong><br />
Je suis en khâgne. Contre toute attente, je me suis épanouie au lycée, et ai enfin (toujours avec une pointe d'esprit retord) trouvé ma place. Je me débrouille pour entrer en prépa, y travaille peu mais m'y amuse comme une folle. J'y fais du théâtre, de belles rencontres, des qui passeront, des qui durent (eh oui ma LN, plus de 10 ans tu te rends compte !). Et puis surtout... le Bernard l'Arno et moi arrêtons de nous tourner autour et noux exilons ensemble à Grenoble pour faire nos études, nous éloigner de nos parents et mener la grande vie dans un appart humide, au-dessus d'une 4 voies, avec 1 seul chauffage électrique et des fenêtres qui ne ferment pas. Tout notre fric part en clopes, pizzas, ciné et bouquins. C'est le bonheur.</p>

<p><strong>2002</strong><br />
Agreg' en poche, me voilà prof (presque par accident) depuis 2 ans. Le contact des ados est marrant mais pas toujours simple quand ils ont 19 ans et moi 24. Cette année scolaire sera de toute façon pour moi de courte durée puisqu'un ouragan débarque dans nos vies en nous chamboulant la tête et les tripes. Il s'appelle Pimpreton et a définitivement changé un truc de ouf dans nos petites existences en faisant de nous des parents. Je suis à la fois bouleversée et apaisée par la découverte de la maternité, il semble bien que je sache enfin où regarder quand je marche. Plus besoin de scruter les étoiles, inutile d'investir dans un GPS, ma boussole est là toute en chair et en os. Je me rends compte que toutes ces conneries d'instinct maternel ne sont bien que des foutaises culpabilisantes sûrement inventées par une poignée de machos qui ont dû trouver ça bien commode (ça m'étonnerait pas que l'autre cake de Bettelheim soit de la bande), et découvre toute la pression socialo-familiale qui va avec. Mais le Bernard l'Arno est un allié de choc dans cette bataille quotidienne qu'est le droit de ne pas être Mme Hingalls. C'est avec l'âme légère que je retrouve mes élèves après mon congé maternité : je vais travailler et Pimpreton reste à la maison avec Papa. </p>

<p><strong>2007</strong><br />
Pimpreton va avoir 5 ans, il veut que je lui montre mes seins, me fait un calin et me dit fièrement “voilà j'ai mis un bébé dans le ventre de maman” et insiste pour prendre sa douche avec moi (Oedipe ?). Il a vu arriver une petite Pimprenille il y a 14 mois, il a du mal à croire (et moi aussi) que cette petite tornade qui lui pique ses jouets et se met à hurler dés qu'on lui retire in extremis un scalpe de Playmobil de la bouche, est bien la même que ce petit machin rougeaud qui passaient des journées à roupiller il y a quelques mois. La page du calendrier 2007 est encore presque blanche mais s'annonce riche en bouleversements, impossible de savoir pour l'instant quelles bonnes ou mauvaises surprises elle nous réserve mais à vrai dire peu importe pourvu qu'elle ait son lot. S'il y a bien une chose à laquelle la Framboiz est allergique c'est la tiédeur, alors que ce soit le vent du sud ou le blizzard qui vienne souffler sur cette année ben au final, c'est pareil. Il faut que que les choses bougent autour de moi, que le temps passe et que je le vois passer. L'immobilisme c'est sûrement ma pire angoisse, même quand tout est rose. Imaginez vivre un éternel printemps, c'est pas super flippant ça ? Au final ça reviendrait un peu à vivre dans une sorte d'eau stagnante, sauf que l'eau stagnante, aux Bahamas comme dans le marais Poitevin ben ça croupit. Alors moi si j'ai juste un truc à me souhaiter pour les 9 mois à venir en 2007 ben ce serait ça, <em>keep mooving </em>!</p>

<p><strong>2012</strong><br />
Pimpreton a 10 ans (oh my God !!!!), Pimprenille 6. Il va enfin faire caca tout seul, elle commence à déchiffrer ses livres seule sans pointer tous les trucs de l'image en criant “ta ta”. Il chausse du 38, mesure 1m60 et mange 1 paquer d'Oréo à chaque goûter, elle a 12 Barbie et porte un diadème en plastique argenté même par -25 (par dessus son bonnet). Le Bernard l'Arno commence à avoir des toute petites pattes d'oie au coin des yeux et ne sait plus faire une seule phrase en français sans anglicisme dedans, il sent que ça devient dur d'aligner des nuits de 4h sans ressembler à Philippe Léotard et envisage de bosser autrement. Moi je n'ai plus juste des cheveux blancs, je suis carrément poivre et sel mais je m'en fous, c'est pas de ma faute c'est génétique. Je commence à en avoir sérieusement marre de répéter 89 fois par semaine qu'il faut mettre un subjonctif derrière <em>para que</em> et je songe vraiment à  bifurquer niveau boulot.</p>

<p><strong>2017</strong><br />
Je n'enseigne plus. Entre <a href="http://aturtleinakitchen.blogspot.com/2007/03/financiers-tidis-noisetts-fondants-de.html">2 virées bretonnes chez la Turtle</a> pour la ravitailler en sucre d'érable, j'écris. Des romans, des livres de cuisine, ma thèse qui attend depuis 15 ans d'être terminée... ben les 3 allez. Pimpreton a 15 ans (vite qu'on m'apporte mes sels !), mesure 1m86, pue grave des pieds dans ses Nike taille 44, passe ses soirées sur son ordi jusqu'à ce qu'on enlève le fusible de sa chambre tous les jours à 23h, dit “trop” 17 fois par phrase et trouve que les légumes c'est toujours aussi douteux. Pimprenille a 11 ans (allo le 911...) elle entre dans la phase pas marrante... surtout pour une fille je crois... je veux même pas y penser. Moi je vais tranquillement sur mes 40 ans, je claque toujours autant de thunes en chaussures et en plus, comme maintenant j'ai plus de temps et de moyens, je vais au SPA toutes les semaines. J'ai suivi le régime qui fait fureur depuis 2013 et ai perdu 24 kg. Je  suis passée sur le billard en janvier pour me faire effacer, grâce à cette nouvelle technique laser révolutionnaire, les vergetures de 3 cm de large que mes grossesses m'ont dessinée sur le ventre. Les enfants sont grands, le fric coule à flots (reste plus qu'à trouver comment), le Bernard l'Arno et moi nous marrions une deuxième fois et partons en lune de miel non pas à Honfleur comme la première fois mais dans un périple qui nous conduit tour à tour en Islande, Australie, Nouvelle Zélande, Argentine, Suède, Afrique du sud et aussi à Cancun pour siroter des  margaritas le(s) cul(s) dans le sable. L'est pas belle la vie ?</p>

<p>Et parce que ça creuse de se regarder dans le blanc du nombril (je bronze jamais en 2 pièces), ben une petite douceur absolument succulente le matin au petit déj' au  goûter, et prête en 20 minutes chrono. Si c'est pas merveilleux ça. Comme je suis une grosse fan des scones de chez Starbucks mais que je ne peux m'empêcher de les trouver vraiment trop sucrés je m'évertue depuis quelques temps à les copier version <em>homemade</em>. Cette première tentative de répliques des <em>Lemon cranberry scones</em> est un succès total, prochain épisode : <em>Maple oat nut scones</em>.</p>

<p><strong>Scones au citron et aux canneberges</strong></p>

<p>250 g de farine blanche<br />
3 cuillères à soupe de sucre<br />
1 cuillère à soupe de levure chimique<br />
½ cuillère à café de sel<br />
75 g de beurre<br />
250 ml de crème liquide<br />
50 g de canneberges séchées<br />
le zeste d'un citron<br />
Optionnel : 200 g de sucre glace + le jus d'un citron</p>

<p>Préchauffer le four à 200&deg;C / 400&deg;F.<br />
Au robot (equipé de la lame), mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. 3 ou 4 pulsations devraient suffire. Ajouter le beurre bien froid coupé en dés, lesle zeste de citron avant de redonner une douzaine de pulsations. On doit obtenir une grosse semoule sableuse avec encore de gros grumeaux de beurre. Ajouter les canneberges et pulser encore une fois.<br />
Transvaser le tout dans un grand saladier, ajouter la crème et mélanger jusqu'à ce qu'une pâte commence à se former. 30 secondes pas plus !! Plus on malaxe tout ça, plus le scone est compact voire dur comme de la brique !<br />
Tasser la pâte dans un moule à manquer, et la retourner aussitôt sur une planche à découper. Couper la  pâte (ronde donc) en 8 quartiers et mettre ces quartiers sur une plaque à biscuits couverte de papier sulfurisé ou sur un Silpat. (si on veut on peut faire tout ça la veille au soir et ranger la plaque au frigo, comme ça on a plus qu'à enfourner au moment du petit déj')<br />
Faire cuire une quinzaine de minutes. Le dessus doit être doré mais pas trop et les coins ont un peu bruni. Faire refroidir un peu et déguster tiède.<br />
Pour faire encore plus comme au Starbucks on peut les napper d'un petit glaçage vite fait : le jus d'un citron mélangé à 200 g de sucre glace.</p>

<p><P align="center"><a href="http://www.feuilledechou.net/images/lemon-cranberry-scone.jpg"><img alt="lemon-cranberry-scone.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/lemon-cranberry-scone-thumb.jpg" width="326" height="435" /></a></P></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/03/les_2_et_les_7_de_la_turtle_et.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/03/les_2_et_les_7_de_la_turtle_et.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Sun, 11 Mar 2007 16:26:04 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Qui a gagné des Reese cups ? et qui n&apos;en veut du gâteau de choux de Bruxelles ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Je balançai il y a quelques jours <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/03/9_verites_a_mediter_1_mensonge.html">10 révélations renversantes </a>concernant votre humble serviteuse tout en annonçant d'avance que parmi les 10 se cachait un gros et vilain mensonge même pas vrai. Je promettai d'ailleurs à ceux et celles qui débusqueraient la vilainie des monceaux de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/reese_cups_et_chips_de_maies_b.html">Reese cups</a> histoire de galvaniser les foules. Bon la foule a parlé, mais je me retrouve toujours avec pas mal de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/11/halloween_step_by_step.html">Reese cups du 31 octobre</a> sur les bras puisque je ne vais en écouler que 2. Dont 1 pour une canadienne qui pourrait aussi bien si vraiment elle en raffole descendre en acheter au 7/11 en bas de chez elle... Pas top mon plan de recyclage, faudra que je pense à un truc plus efficace. En attendant que je trouve l'idée du siècle pour me débarasser de ces démoniaques coupelles de beurre de cahouète vaguement chocolaté, je me dois de rétablir la vérité vraie en fournissant quelques explications :</p>

<p><strong>1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.</strong></p>

<p>Collégienne, je n'étais pas vraiment sportive mais pas mal endurante. Presque 20 ans d'excès de chocolat, de cigarettes et de sédentarité plus tard, je suis essoufflée et rougeaude rien qu'en me lançant le défi matinal de ne pas prendre les escalators dans le métro (<a href="http://www.feuilledechou.net/2006/11/soupe_de_haricots_rouges_au_t.html">ou en jouant de malchance</a>). Pathétique, mais <strong>vrai</strong>, j'ai gagné au début des années 90 un cross départemental avec podium, médaille, et trombine dans le journal local. La classe internationale hein.</p>

<p><strong>2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.</strong></p>

<p>Sur Sunset Boulevard, alors que le Bernard l'Arno et moi étions en escapade amoureuse à L.A., je vois sur le trottoir d'en face un gars en bermuda qui fume une clope en causant sur son cell phone juste devant le <a href="http://www.chateaumarmont.com/">Chateau Marmont</a>, je dis au Bernard l'Arno “oh la la le type là-bas il ressemble trop à Vincent Cassel” (<a href="http://www.feuilledechou.net/2007/02/upside_down_tartiflette_la_sno.html">avec un nez pareil il avait peu de chance d'échapper à mon regard bionique</a>). Lui il me répond “ben c'est sûrement lui alors, c'est pas tous les sosis de Vincent Cassel qui peuvent se payer une suite au Chateau Marmont”. Mon sang n'a fait qu'un tour, je me met face à lui (enfin face à la route de 200 mètres de large qui sépare les 2 trottoirs) et hurle “Vinceeeeeeeeeeeeeeent”. Là le pauvre il a la trouille, se dit que putain même à Los Angeles il peut pas causer peinard au téléphone, et rentre dans son motel retrouver sa poule. Bon ok rentre au Chateau Marmont retrouver Monica Belluci. L'a pas une vie facile le Vincent. Bon donc techniquement, c'est <strong>vrai</strong>, j'ai parlé à Vincent Cassel à L.A. Un mot c'est parler nan ?</p>

<p><strong>3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steak tartare.</strong></p>

<p>Alors celle-là, personne n'y a crû ! Une ex-végétarienne qui aurait englouti autant de bidoche répugnante ?! Ben justement... ceci explique peut être cela. Le Bernard l'Arno a été élevé (père alsacien oblige) à la saucisse de foie, au cervelas et autres cochonailles, moi au régime tripes et steak tartare. Y'a de quoi vous faire devenir herbivore à l'adolescence hein ! Donc non <a href="http://mitsu.canalblog.com/">Mitsuko </a>je ne pèse pas mes assiettes, je fais juste une estimation, et oui <a href="http://patechinoisetcie.blogspot.com/">Louise </a>je me suis bien “empifrée” de tripes avant de venir vivre au Canada. Bien avant en fait. Pour la petite histoire, les tripes furent même pendant toute mon enfance un de mes plats préférés, et comme mes parents et mes frangins crachaient pas dedans non plus ben... on en mangeait souvent. Très souvent ! Genre au moins une fois par mois, et je me suis pas posée de questions sur “mais est-ce qu'on est vraiment censé manger les morceaux de la bête qui servent à fabriquer le caca ?” avant facile 15 ans. Ou si je me la suis posée, je trouvais ça trop bon pour envisager d'arrêter. Donc disons en gros 200g de tripes par mois pendant à mon avis pas loin de 10 ans, ouep on est pas loin des 22kg. Le steak tartare c'est encore plus fastoche, c'était le repas rituel du samedi midi (en alternance avec les lasagnes): après l'école on passait à la boucherie (chevaline !!!!!) avec papa, on achetait la viande pendant que maman faisait la friture. Ensuite miam miam tout le monde y allait de son jaune d'oeuf, ses cornichons, son échalotte, enfin selon ses goûts pour se régaler de barbaque crue. Là c'est simple, 100g de cheval mort et cru un samedi sur deux de 5 à 10 ans (après je trouvais plus ça trop trop cool de manger du cheval, pov'bête), ça fait en gros 14 kg. Ouais, c'est <strong>vrai </strong>j'ai bien bouffé tout ça, et avec plaisir en plus, personne m'a forcé.<br />
 <br />
<strong>4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.</strong></p>

<p>Afin d'éviter toute polémique (oui maman je sais que vous avez déménagé de 3 pâtés de maison quand j'avais quelques semaines !) je précise que je fais démarrer mes déménagements là où démarrent mes souvenirs : dans un lotissement du Loir-et-Cher. J'ai 7 sept ans, mes parents accèdent à la propriété et hop on se retrouve en pleine campagne solognote... et de 1. 11 ans plus tard, départ du nid vers l'indépendance estudiantine au bled de plus de 50000 habitant le plus proche... et de 2... envol loin du nid familial mais avec le Bernard l'Arno dans un nid de tourtereaux grenoblois... et de 3... première mutation éducation nationale façon bizutage en région parisienne... et de 4... échappée normande... et de 5... départ vers les US, état de New York... et de 6... on monte vers le nord cap sur le Canada... et de 7. De <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/08/fini_les_playmobil_vive_la_din.html">Toronto à Toronto l'été dernier</a>... et de 8. Ben on dirait bien que le compte est bon. C'est <strong>vrai </strong>alors.</p>

<p><strong>5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.</strong></p>

<p>Il y a apparemment des gens sur cette planète qui ne savent pas qui est <a href="http://www.lordoftherings.net/legend/characters/detail.html?gollum">Gollum </a>!! Si ! Je vous jure !! Alors pour ceux qui ont échappé aux 29 visionnages de la trilogie du Seigneur des Anneaux (ben oui je sais tout le monde n'a pas le chance de vivre avec mon Bernard l'Arno), Gollum c'est le hobbit tellement rongé par la convoitise l'anneau qu'il s'est transformé en une sorte de chauve souris sans aile avec les pieds de Michael Jordan et la coupe de cheveux de Giscard d'Estaing en 74. Ce brave Gollum a des petits problèmes de schizophrénie ainsi que d'élocution puisqu'il donne toujours l'impression d'avoir un oursin coincé sur la glotte quand il parle. Bref ce brave Gollum, en vrai... comme il semble régulièrement oublier de prendre ses cachets ben, on a pas trop envie de le croiser dans une ruelle quoi. Sauf que moi, Gollum a carrément été mon voisin de palier pendant quelques mois. Pas celui en images de synthèse hein, le vrai. Enfin celui du <a href="http://www.lordoftherings.com/">spectacle qui a eu un succès fou ici</a>. Bon dans la vraie vie il se fait appeler <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Therriault">Michael (Therriault)</a> mais c'est lui quoi. Et bon bref comme on partageait la même machine à laver (les non-initiés aux moeurs nord-américaines se demandent bien comment on partage une machine à laver je le sens...) ben... je me suis retrouvée avec une paire de chaussettes à lui dans mon linge à moi, <strong>vrai</strong>. Impressionnant n'est ce pas !</p>

<p><strong>6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.</strong></p>

<p>Bon alors ceux qui n'y ont pas crû sous-estiment vraiment l'abnégation de <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/02/glace_au_baileys_et_raviolis_a.html">ma période “intello chiante”</a> (dixit Virginie). En fait j'étais ni intello ni particulièrement chiante (enfin pas plus que d'habitude quoi) mais juste, de la 1ère à l'hypokhâgne, je trouvais que c'était bien plus reposant et épanouissant de passer son temps dans les livres qu'avec certains vrais gens qui vous les brisent menu. Genre vos parents. S'avaler tout Proust (et aussi Cervantes, Joyce, Kundera, St John Perse, Lorca, Wilde, Mishima, Baudelaire... pas que des drôles quoi...), c'est vachement bien pour primo se sentir vachement plus intelligente que le commun des mortels qui lui trouve ça intolérablement chiant (et maintenant que je me suis résignée à la mortalité, ben... il a pas trop trop tort le commun des mortels en vrai... sorry Marcel hein), segondo apaiser un peu des relations super conflictuelles avec ses géniteurs (celui qui a du poil au torse surtout) d'un coup on s'engueule moins, non on ne fait pas la gueule dans sa piaule on lit. Donc oui c'est <strong>vrai</strong>, même pas peur !</p>

<p><strong>7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.</strong></p>

<p>Je vis Outre-Atlantique depuis 2004, mais avant ça mon palais a été elevé pendant 26 ans à grandes bouchées de douceurs maison, un peu, mais surtout de Granola, Figolu, Prince, Petits Coeurs, Savane, et autres Palets bretons. Pimpreton lui a foulé le sol du Nouveau Monde le lendemain de ses 2 ans et n'a jamais remis le pied sur l'Ancien depuis, il est plus d'ici que d'ailleurs même si son passeport indique “Coulommiers” comme lieu de naissance (hyper exotique pour un canadien !). Lui donc il a pas mal affuté ses papilles à la nord- américaine et, en dépit du colis humanitaire mensuel remplis d'Oursons de LU, Barquettes, BN, et autres Pépito,  que lui envoient son papi et sa mamie gâte(a)ux, il raffole des Oréos. Il en mangerait au petit déj', en dessert, au goûter, pour se caler la dent creuse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et passerait ses journées avec la moustache noireâtre caractéristique de l'après-Oréo. Mais moi... pouah ! Jamais ! Je peux pas en avaler un. Rien à faire, je déteste jusqu'à l'odeur de la crème au milieu qui me lèverait le coeur. Ma seule consommation oréeuse se limite aux <em>crumbs </em>qu'on achète au rayon pâtisserie pour faire la croûte de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/09/kkvkvk12_cheesecake_a_6374_cal.html">certains cheesecake</a>, that's it. C'est <strong>faux</strong>, 2 paquets par semaine, même pas en rêve.</p>

<p><strong>8.Je suis poursuivie par le fisc français.</strong></p>

<p>Et comment vous appelleriez ça vous que le centre des impôts de la ville (euh... du bled) d'où nous avons déménagé depuis 2003 continue chaque année (et même au Canada !!!) à nous demander de payer la taxe d'habitation de l'année précédente !!! Du harcèlement !! On leur envoie chaque année une liasse de papiers pour leur prouver qu'on y habite plus depuis un bail, ils ont même consenti à nous rembourser ce qu'on avait fini par payer de lassitude pour 2004, ils nous envoient depuis 2 ans les rappels ici à la bonne adresse canadienne mais... nous ont envoyé un rappel le mois dernier pour payer nos impôts français de 2006... avec une pénalité de retard !! Donc oui, bordel, je suis poursuivie pour de <strong>vrai </strong>par le fisc français !!!</p>

<p><strong>9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.</strong></p>

<p>C'est <strong>vrai</strong>. “Ouah, génial, t'as fait comment ?” je vous vois venir, vous voulez mon secret... ok. Je vous le donne... ben... j'ai accouché ! Et oui le 1er janvier 2006, j'étais à 15 jours de mettre bas. Ma Pimprenille était bien au chaud et faisait péter le score de la balance : + 19 kg !!! Donc oui j'en ai perdu 15 depuis, sans trop me forcer, mais si vous comptez bien ben... il y en a 4 qui sont toujours là. Là où ?Ah ben ça...</p>

<p><strong>10.J'ai failli être la fille de Frédéric François. </strong></p>

<p>Bon alors ça de la pure légende familiale. Ma mère aurait fait des autos tamponneuses, lors d'une foire de sa jeunesse, avec le beau Frédéric (oui euh... niveau mâles ma mère et moi n'avons pas exactement les mêmes canons...) et bon il l'aurait plus ou moins draguée, ou lui aurait fait de l'oeil, ou elle aurait peut être bien juste un peu fabulé. Bref... ma version à moi c'est juste qu'elle a flashé dans une kermesse sur un latin lover tout bien brushingué ressemblant vaguement de dos à Monsieur <em>Laisse moi vivre ma vie</em>, mais faut pas lui dire hein. Elle serait trop déçue. Moi perso je suis bien contente que, quand bien même le rital eût été le Frédo en question, elle ait plutôt conçu sa progéniture avec mon paternel (qui même de dos, même la nuit, même myope comme une taupe n'a pas grand chose en commun avec le sieur François, surtout s'il commence à chanter) parce qu'avoir un père qui monopolise la salle de bain 2h le matin et utilise 3 bombes de laque par semaine ça m'aurait gonflée sévère. Donc oui c'est <strong>vrai </strong>(pardon <a href="http://anaikcuisine.canalblog.com/">Anaïk</a>, je sais que là tu pleures de jalousie), mais quand même, je l'ai échappée belle !</p>

<p><a href="http://mitainecarlate.canalblog.com/">Ninnie </a>et Emilie, vous avez gagné vos Reese cups !! Il me faut vos adresse maintenant (enfin Emilie surtout, Ninnie je l'ai encore quelque part je pense) !</p>

<p>Et pour faire passer le tout, une recette piquée sur une fiche Saveurs qui m'avait fait de l'oeil chez l'ami <a href="http://doriannn.blogspot.com/">Dorian</a>, un splendide gâteau de choux de Bruxelles. J'ai tout bien suivi la recette qui est donnée <a href="http://doriannn.blogspot.com/2006/01/la-guerre-des-choux-de-bruxelles-aura.html">là</a>, et je l'ai fait cuire dans un moule à Charlotte. Rustique et délicieux, avec -35 hier on était ravis !</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/gateau-choux-bruxelles.jpg"><img alt="gateau-choux-bruxelles.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/gateau-choux-bruxelles-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/03/qui_a_gagne_des_reese_cups_et.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/03/qui_a_gagne_des_reese_cups_et.html</guid>
         <category>Recettes salées</category>
         <pubDate>Tue, 06 Mar 2007 11:32:20 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>9 vérités (à méditer), 1 mensonge (à trouver),1 sandwich (à dévorer) et des Reese cups (à gagner)</title>
         <description><![CDATA[<p>Le principe de ce jeu trouvé chez <a href="http://alinea.hautetfort.com/archive/2007/02/10/seven-plus-troie.html">Alinéa </a>est simple, parmi ces 10 affirmations concernant votre humble serviteuse 9 sont vraies, et une seule est fausse. Mais laquelle?... à vous de deviner, j'envois un paquet de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/reese_cups_et_chips_de_maies_b.html">Reese Cups</a> (toujours ce vieux <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/11/halloween_step_by_step.html">stock d'Halloween</a> à écouler) à tous ceuzécelles qui trouvent !<br />
Alors comme moi <a href="http://alinea.hautetfort.com/archive/2007/02/22/mystery-girl.html">je n'ai jamais bu de Champagne avec Laurent Fabius, et que ma cousine Annabelle n'a pas joué dans Le Guépard</a>, ben je vais le faire à ma mesure hein... Mais si si, je vous jure il n'y en qu'une de fausse !!</p>

<p>1.J'ai gagné une compétition départementale de cross.<br />
2.J'ai parlé à Vincent Cassel à Los Angeles.<br />
3.Ma consommation de tripes à ce jour est de 22kg, 14 kg pour le steack tartare.<br />
4.J'ai déménagé 8 fois depuis que je suis née.<br />
5.J'ai lavé les chaussettes de Gollum.<br />
6.J'ai lu toute La Recherche du temps perdu.<br />
7.Je mange 2 paquets d'Oréo par semaine.<br />
8.Je suis poursuivie par le fisc français.<br />
9.J'ai perdu 15 kg depuis le 1er janvier 2006.<br />
10.J'ai failli être la fille de Frédéric François.</p>

<p> Bon et puis dans un autre registre, parce qu'on est quand même là pour le manger hein, un sandwich des soirées de flemme, quand il reste un fond de soupe de courgettes mais qu'on sait bien, parce que bon on est pas ni Kate Moss ni Jennifer Aniston, que ça nous emmenera pas jusqu'au lendemain matin. Enfin si mais en baffrant une tablette de chocolat ou une douzaine de <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/04/cookies_amandes_chocolat_blanc.html">cookies au chocolat blanc, amandes et gingembre</a> avec la tisane du soir donc... on préfère au moins essayer de lutter. Un sandwich donc. Mais chaud, parce qu'après avoir pelleté les 20 cm de neige devant la maison en rentrant on a moyennement envie d'un pain bagnat à la méditerranéenne (même si perso je suis dingue du pain bagnat, quand je peux le manger en tongue quoi). Et pourtant ce sandwich sent aussi bon la Méditerranée (<em>aux îles d'or ensoleillées, aux rivages sans nuages, au ciel enchanté, Méditerranée, c'est une fée qui t'a donné, ton décor et ta beauté, Mé-di-terranée</em>... spéciale dédicace Tinorossienne à feu ma mamie ) qu'un pain bagnat, prend 15 minutes à préparer, pas plus à manger et... bon sang que c'est réconfortant.</p>

<p><strong>Sandwich aux légumes grillés, ricotta et prosciutto</strong></p>

<p>Pour 2 sandwiches</p>

<p>4 tranches de pain de mie complet<br />
1 courgette<br />
1 aubergine japonaise<br />
1 petit bocal de poivrons grillés<br />
2 tranches de prosciutto<br />
3 cuillères à soupe de ricotta<br />
quelques feuilles de basilic<br />
quelques brins de ciboulette<br />
huile d'olive, sel poivre</p>

<p>Couper les courgettes et les aubergines en fines lamelles en plaçant la lame du couteau à 45&deg; du légume (oué il est super technique ce sandwich). Les badigeonner d'huile d'olive, saler, poivrer et faire griller des 2 côtés dans une poêle bien chaude (la mienne a des strilles et c'est parfait pour ça). Réserver.<br />
Dans un bol, mélanger la ricotta, les herbes, une pincée de sel, autant de poivre, et une petite larme d'huile d'olive. Tartiner le mélange sur les 4 tranches de pain de mie. Disposer des légumes grillés (courgette, aubergine et poivron) sur chaque tranche, et ½ tranche de prosciutto par dessus. Refermer les sandwiches en appuyant bien.<br />
Passer un pinceau enduit d'huile d'olive sur les 2 faces de chaque sandwich, et les déposer dans une poêle bien chaude en pressant dessus (par exemple en leur posant sur le dos  une assiette avec une boîte de conserve, ou une presse à sandwich en fonte pour les plus équipés). Laisser dorer 2 minutes de chaque côté et... manger bien chaud avec le reste de soupe de la veille.</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/sandwich-ricotta.jpg"><img alt="sandwich-ricotta.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/sandwich-ricotta-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/03/9_verites_a_mediter_1_mensonge.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/03/9_verites_a_mediter_1_mensonge.html</guid>
         <category>Recettes salées</category>
         <pubDate>Thu, 01 Mar 2007 22:32:31 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Glace au Bailey&apos;s et raviolis au Nutella, à mi-chemin entre Schopenhauer et Gainsbourg</title>
         <description><![CDATA[<p>Il y a quelques années de ça, quand je croyais que toute la vie se trouvait dans les livres et que ce qui n'y était pas ne méritait pas qu'on s'y intéresse le moins du monde, quand j'étais bien plus jeune <strike>et conne</strike> quoi, si on m'avait demandé ce qu'évoquait pour moi le mot “décadence” je me serais jetée dans un éloge enflammé des grands écrivains de la fin du XIXème siècle, qui se sentant écrasés par le joug étroit de la rigueur scientifique du naturalisme à la Zola, ont réinventé l'écriture en la dissociant de la morne vraie vie et en plaçant l'artifice au coeur de leur démarche littéraire. Je vous aurais seriné en vous racontant passionnément comment Schopenhauer avait tout compris, comment Baudelaire puis Huysmans, ou depuis une autre perspective Poe, avaient réussi sous son impulsion à inventer le nihilisme littéraire pour botter le cul à l'expérimentation romanesque de ces naturalistes chiants comme la pluie. Bref, je vous aurais sacrément... ennuyé. Oui, je crois bien que dans ma période je-lis-donc-je-suis, sous mes allures folettes ben j'étais pas une grande rigolote. Limite chiante oué. Peut être même encore plus que les Rougon-Macquart finalement.<br />
Et puis attendez, si à la même époque vous aviez posé la même question au Bernard l'Arno, lui il serait parti sur un cours magistral vous expliquant le déclin des moeurs de la fin de l'Empire romain, le refus du latin bien policé des anciens, enfin encore tout un tas de trucs vraiment pas top rigolos. Barbants ? Bon ok barbants. Imaginez nos discussions de l'époque, moi je veux même pas y penser. Des conversations interminables pendant lesquelles chacun s'écoute parler et a l'impression de contribuer à un bouleversement de la pensée occidentale contemporaine. Bah ! Au moins maintenant, nos échanges ont bien plus les pieds sur terre. Anthologie : “c'est toi qui a fini le PQ ? Putain à chaque fois c'est pareil, tu pourrais remettre un rouleau neuf pour ceux qui passsent derrière”, ou bien “au fait tu as pensé à payer la facture de téléphone, ça fait 3 mois qu'on oublie, ils vont finir par nous le couper et tu pourras pas appeler tata Micheline pour son anniversaire”, ou encore “tu peux regarder ce gros bouton que j'ai dans le dos là, j'ai l'impression d'avoir un furoncle géant en plein milieu de la colonne vertébrale”. On est bien loin de Schopenhauer désormais. Oui je suis d'accord, c'est tant mieux en effet.<br />
Mais bon, là où je voulais vraiment en venir (j'en vois qui lèvent les yeux au ciel en lâchant un soupir d'<em>alleluia</em>) c'est : qu'est-ce que je répondrais si aujourd'hui on me demandait “dis-donc Framboiz, si je te dis décadence, tu penses à quoi ?”. Ben dans un premier temps comme je suis une incorrigible petite farceuse (un peu comme Schopenhauer quoi) je me contenterais de chanter fort et avec force mimiques et effets de voix suggestifs "<em>Tourne-toi... Non... Contre moi... Non, pas comm'ça ... Et danse... La décadanse... Bouge tes reins lentement devant les miens</em>”. Je n'irai pas plus loin pour des raisons de référencement, j'ai déjà bien peur de me retrouver avec un rebond immérité de fréquentation des étudiants en philo et/ou en lettres modernes, je vais pas en plus m'attirer tous les libidineux en quête de langueur verbale. Ou pas que verbale d'ailleurs. Un peu comme les 32 personnes qui sont arrivées sur la feuille de chou en cherchant des photos du Prince William nu... si si.<br />
Bref, non en vrai si aujourd'hui je dois donner ma vision de ce qu'est la décadence, ce qui pour moi symbolise la perte de toutes mes valeurs morales et intellectuelles dans la volupté ce serait... ce duo de choc que je n'aurais même pas osé soumettre au <a href="http://anaikcuisine.canalblog.com/archives/2007/02/05/3906687.html">concours des recettes inavouables d'Anaïk</a> (je nierai d'ailleurs en bloc jusque dans la tombe avoir jamais publié ces recettes décadentes et prétexterai même sous la torture que quelqu'un a piraté l'accès à l'édition de mes billets et a rédigé celui-ci même en se faisant passer pour moi). Attention, ceux qui sont déjà outrés d'entendre les simulations soupirées de Serge et Jane, éloignez-vous de ces 2 douceurs de Satan que sont la crème glacée au Bailey's et les raviolis au Nutella. C'est tellement grave décadents sa race que... je crois bien que même Huysmans en aurait été offusqué.</p>

<p><strong>Crème glacée au Bailey's</strong></p>

<p>250 ml de crème liquide entière<br />
250 ml de crème liquide légère<br />
4 jaunes d'oeufs<br />
100 g de sucre<br />
50 ml de Bailey's</p>

<p>Porter les 2 crèmes mélangées au Bailey's à ébullition.<br />
Pendant ce temps, fouetter vigoureusement les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et épaississe.<br />
Verser en 3 fois le mélange bouillant sur les oeufs en remuant énergiquement, puis remettre le mélange dans la casserole sur feu moyen pendant 2 minutes. Quand quand on passe le doigt sur la cuillère en bois qui sert à touiller la mixture, on doit voir une trace bien nette qui ne se referme pas.<br />
Laisser refroidir la préparation puis la placer au frigo au moins 6h avant de faire turbiner dans une sorbetière.</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/glace-baileys.jpg"><img alt="glace-baileys.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/glace-baileys-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>

<p><strong>Raviolis au Nutella</strong></p>

<p>Pour 8 raviolis</p>

<p>8 feuilles <em>won ton</em> (feuilles carrées qui servent à faire les raviolis chinois)<br />
8 <strike>petites</strike> cuillères à café de Nutella<br />
huile<br />
sucre glace</p>

<p>Attention recette tellement simple qu'il faudra lutter fort pour ne pas tomber dans une pratique trop routinée de la chose, c'est quand même que du gras et du sucre... frits, ne l'oublions pas.</p>

<p>Mettre à chauffer 2 cm d'huile dans une sauteuse.<br />
Passer les 4 bords de chaque carré de pâte <em>won ton</em> au pinceau trempé dans le blanc d'oeuf. Déposer une cuillèrounette de Nutella au milieu, replier en 2 pour former un triangle, et jeter dans l'huile bien chaude 1 minute de chaque côté. Egoutter sur du papier absorbant, saupoudrer de sucre glace et déguster encore chaud (ils se gardent très bien à four moyen sous un papier alu si on doit en faire plusieurs tournées et qu'on veut que tout le monde les mangent en même temps).</p>

<p><a href="http://www.feuilledechou.net/images/raviolis-nutella.jpg"><img alt="raviolis-nutella.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/raviolis-nutella-thumb.jpg" width="435" height="326" /></a></p>

<p><strong>Note de l'auteur :</strong> consommer ces 2 immoralités en même temps est à mon avis un péché mortel pile poil à la limite entre la gourmandise et la luxure sur l'échelles de péchés capitaux. Je m'en vais de ce pas soumettre le cas au Vatican afin que nous ne demeurions pas l'ignorance et agissions en connaissance de cause le cas échéant. N'ayant pour ma part pas eu la patience d'attendre, j'ai bien peur que mon sort soit déjà réglé (<em>Oops I did it again</em> comme dirait Britney).</p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/02/glace_au_baileys_et_raviolis_a.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/02/glace_au_baileys_et_raviolis_a.html</guid>
         <category>Recettes sucrées</category>
         <pubDate>Mon, 26 Feb 2007 22:31:40 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le sucré s&apos;invite chez le salé, #3... and the winner is :</title>
         <description><![CDATA[<p>Là, normalement vous attendez le nom de la gagnante, direct, et détestez que l'on vous raconte du blabla destiné à faire monter le suspense ou même juste l'adrénaline. Alors, une fois n'est pas coutûme, ben... je ne le ferai pas. Le jury a voté, les résultats sont clairs, même pas d'ex aequo. La miss est donc... Oops mais qu'est-ce-que je fais moi ? On peut pas annoncer la miss sans d'abord nommer les dauphines. Bon sang on est passés à deux doigts de la bourde protocolaire dites-moi. Alors...<br />
Ta da da daaa da, taaa da da da da daaaaaaa, ta da da da daaaaaaa da.... pfff mais vous reconnaissez même pas la marche de Radetsky ! Comment ça c'est pas approprié pour une cérémonie culinaire, non mais oh je mets la musique que je veux hein. Tenez, pour la peine... paf... “pose tes deux pieds en canard, c'est la chenille qui redémarre...”. Hé hé y'en a combien qui vont l'avoir dans la tête toute la journée grâce à moi ?<br />
Bon allez les dauphines on a dit... ok, donc la deuxième dauphine est... Audrey du blog <a href="http://metsaventures.canalblog.com/">Mets aventures</a> avec son “Néo-parmentier de porc, pommes et choux de Bruxelles”. </p>

<p><a href="http://metsaventures.canalblog.com/archives/2007/01/31/index.html"target="_blank"><img alt="mestaventures.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/mestaventures-thumb.jpg" width="450" height="337" /></a></p>

<p>Bravo Audrey ! Un bouquet, la bise, un coucou à la caméra et hop... la première dauphine est... Lili du blog <a href="http://myfoodbox.blogspot.com/index.html">Food box</a> avec son “Roots de pomme”. </p>

<p><a href="http://myfoodbox.blogspot.com/2007/01/roots-de-pomme.html"target="_blank"><img alt="myfoodbox.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/myfoodbox-thumb.jpg" width="335" height="400" /></a></p>

<p>Yummy ! Re-bouquet, la bise, un coucou à la caméra et... now... la miss ! Et le jury a nommé... miss Berry !!! Comment ça miss Berry, mais y'en a plusieurs des miss Berry dans la blogosphère, mais c'est pas vrai qu'elle va pas nous dire qui c'est ! Meuh non c'est pas vrai, bien sûr que je vais le dire que c'est... <a href="http://maminaclaude.canalblog.com">MAAAAA-MIIIIIIII-NAAAAAAAA</a> !!! </p>

<p><a href="http://maminaclaude.canalblog.com/archives/2007/02/01/3859672.html"target="_blank"><img alt="mamina.jpg" src="http://www.feuilledechou.net/images/mamina-thumb.jpg" width="450" height="350" /></a></p>

<p>Avec ses "coquilles Saint-Jacques à la compote de pommes et beurre de cidre", madame <a href="http://maminaclaude.canalblog.com">Et si c'était bon</a> a convaincu le jury et... voilà la couronne, les fleurs, la bise, non non faut pas pleurer, ton rimmel va couler et... je  passe donc le flambeau à Mamina pour organiser la prochaine édition. Bien contente d'avoir partagé mon <a href="http://www.feuilledechou.net/2006/12/du_saumon_a_lerable_et_des_muf_1.html">saumon glacé à l'érable et au soja</a>, mais aussi bien contente de refiler le bébé après <a href="http://www.feuilledechou.net/2007/02/feuille_de_chou_nassure_pas_un.html">le b...azar que ça a été</a>. Vivement le prochain thème, et pour Mamina “ hip hip hip”... </p>]]></description>
         <link>http://www.feuilledechou.net/2007/02/le_sucre_sinvite_chez_le_sale_3.html</link>
         <guid>http://www.feuilledechou.net/2007/02/le_sucre_sinvite_chez_le_sale_3.html</guid>
         <category>Anecdotes ± (cu)-cul-turelles</category>
         <pubDate>Thu, 22 Feb 2007 09:15:36 -0500</pubDate>
      </item>
      
   </channel>
</rss>
