février 28, 2008

Making of et gâteau au Coca Cola : Welcome to the US ! online slots nz

D-Day ! J'ai vu la couverture de mon livre sur tous les sites qui en vendent mais je ne l'ai toujours pas vu en vrai !!!! L'éditeur va me l'envoyer dans les prochains jours mais... je trépigne !! Alors si vous vous l'avez vu ou même carrément acheté (que Sainte Framboiz vous en soit éternellement reconnaissante et vous fasse trouver pile votre taille pour la paire de chaussures de vos rêves, en solde de préférence) je vous implore : alors ??!?!?! A quoi ressemble-t-il ? online casino ireland

En attendant de le voir en encre et en pages, petite séquence nostalgie... Making of ! casino online canada

Janvier 2007 : naissance du projet grâce à l'enthousiasme de Raphaëlle Vidaling, la Madame-je-fais-tout de la collection Mon grain de sel. Elle me dit “ on veut une intro rigolote à la cuisine américaine, tu organises ça comme tu veux, tu mets ce que tu veux dedans, entre 50 et 60 recettes, pas moins, pas plus”. Ma première réaction : génial je suis libre comme un piaf !

Février-mars 2007
: Ma deuxième réaction : je sais pas si c'est cool en fait d'être un piaf... Remue-méninges permanent, brainstorming constant. Quelles recettes ? Comment les organiser? Quel parti-pris ? Pffffff... fin mars, j'ai 84 recettes, et j'ai décidé de la ligne directrice : 1-pas de barbecue (le barbecue aux Etats-Unis mériteraient un livre à lui tout seul), 2- pas de recettes inspirées d'autres traditions (italiennes, asiatiques, mexicaines) juste du terroir américain, 3- des recettes connus dans TOUS les Etats-Unis, pas des spécialités régionales qu'on ne connait que 100 miles aux alentours. Bon ça ressemble à un début mais... je mets quoi comme recettes sur ces 84 ? P*%#* il faut que j'en enlève au moins 24 !

Avril 2007 : Commence la folle période des tests et en même temps des “sondages”. Je contacte tous mes copains américains, mes copains pas forcément ricains mais ayant vécu aux US et leur demande de me faire la liste des 15 spécialités qui leur semblent les plus made in USA : 3 petits-déj', 3 lunch, 3 dinner, 3 desserts, 3 snacks.

Mai à juin 2007 : Je cuisine sans arrêt !! Mes enfants sont ravis, mon castor est ravi, mes voisins sont ravis. J'ai 62 recettes que je dois tester jusqu'à ce qu'elles soient top. 5 périront dans l'entreprise (pas moyen de faire un beef stew qui ressemble pas juste à un Bourguignon en moins bon...), certaines gagneront leur label du 1er coup (mes baked potatoes sont inratables !), d'autres me mettront les nerfs en pelote (29 variantes de pancakes avant de finalement revenir à ma bonne vieille recette).

Juillet 2007 : marathon de la mort... Raphaëlle Vidaling fait le déplacement à Toronto pour 5 jours de photos. 5 jours... 57 recettes... Un défi de dingue, 10 à 12 heures de cuisine par jour pour moi pour qu'elle ai sa douzaine de plats quotidiens à shooter. On a mangé comme des ogresses elle et moi (je peux vous dire qu'elle a aimé le sandwich Waldorf !! Et pas qu'un peu !), et ma voisine me vénère depuis que je lui ai apporté un carrot cake pour 12 personnes le soir de son anniv'. Une semaine un peu quatrième dimension mais qu'est ce qu'on s'est marrées (et énervées aussi... surtout quand mon frigo est tombé en rade le 1er soir avec dedans 100 oeufs, 5 kg de beurre, 4 litres de crème, 5 salades, 2 kg de bacon... et le reste).

Août 2007 : vacances. Ouf !

Septembre à décembre 2007 : écriture des textes. Les recettes étaient des prises de notes, il faut tout rédiger et faire rentrer dans la grille éditoriale avec pas plus de tant de caractères par page (pour la pipelette que je suis, un travail d'Hercule). Au passage petit moment de panique quand ma clé USB où tout est stocké grille mi-octobre... on recommence depuis le bédut sans (trop) s'énerver. Et avec le sourire. Et en tâchant d'être drôle. Enfin un peu.

Janvier 2008 : relectures avec l'éditeur. Corrections. Faut retirer 2 recettes qui rentrent pas dans la maquettee... Euh en vrai là, c'est le moment où on commence à avoir hâte que ça se termine !

Voilà en gros. Une belle aventure quoi. Dedans le livre il y a donc 57 recettes, 50 traditionnelles, 7 bidouillées à la française par votre humble servitrice. Il y a des recettes que vous avez déjà vues sur la feuille de chou (la pumpkin pie, les sugar cookies, le carrot cake) et que vous retrouvez dans le livre (un chouille modifiées parfois), et d'autres que vous auriez dû trouver dans le livre mais que vous ne trouverez en revanche que sur ce blog, parce que bon quand un livre doit faire 160 pages c'est 160 pas 162...

Pas grave, voici donc la première recette censurée, que Raphaëlle avait même photographiée, et qui vous surprendra par sa légèreté. Oui oui j'ai bien dit légèreté, essayez si vous me croyez pas !

Coca cola cake

Pour 8 personnes (au moins)

Pour le gâteau

200g de sucre
300g de farine
100 g de beurre
100 ml d'huile de tournesol
125 ml de lait ribot
2 oeufs
250 ml de Coca Cola
3 grosses poignées de chamallows
1 cuillère à café de bicarbonate
4 cuillères à soupe de cacao en poudre
1 cuillère à café d'extrait de vanille

Pour le glaçage

100g de beurre
4 cuillères à soupe de cacao en poudre
6 cuillères à soupe de Coca Cola
1 cuillère à café d'extrait de vanille
300 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Dans un saladier mélanger la farine, le cacao et les chamallows coupés en petits dés.
Dans une casserole porter à ébullition le beurre, l'huile et le Coca. Verser sur les ingrédients du saladier et bien mélanger.
Dissoudre la bicarbonate dans le lait ribot et l'ajouter immédiatement au mélange. Incorporer les oeufs et la vanille. Bien mélanger.
Verser dans un moule ou plusieurs petits et faire cuire de 30 à 45 suivant la taille de moule choisie.
Préparer le glaçage en portant à ébullition le beurre, le cacao et le Coca. Verser sur le sucre glace et bien mélanger. Ajouter la vanille. Mélanger et glacer le gâteau sitôt sorti du four.



février 25, 2008

Tu le connais toi le petit dernier des éditions Tana?

Bon je voulais faire un truc super fin, classe, plein d'humour et surtout bien amené mais... j'ai à peine le temps de poster en vrai alors je peux pas y passer autant de temps que sur mes dissert' de philo de prépa. Enfin si en fait c'est tout pile ce que je suis en train de faire, torchonner ça en 5 minutes juste parce que j'ai un truc à dire et que j'ai pas super envie de griller les 5 neurones fonctionnels qu'il me reste à faire de la rhétorique. Donc hop là Ladies and Gentlemen voilà la nouvelle que je brûle d'annoncer depuis des jours, enfin semaines, enfin mois, mais que je me refusais à vraiment divulguer parce que ma mère un peu ritale sur les bords m'a génétiquement refilé sa superstitieuse nature et que donc ben, tant que c'est pas 146% sûr je préfère pas en parler parce que sinon le mauvais sort va s'abattre sur moi et ça mes amis le mauvais sort rital c'est pire que de croiser un chat noir en allant chercher les croissants ou de passer sous l'échelle du gars qui repeint la façade de la pizzeria d'en face. Bref là ça m'a l'air pas mal sûr maintenant donc voilà : le petit dernier des éditions Tana c'est MON livre de cuisine “PETIT GUIDE D'INITIATION A LA CUISINE US, POUR VOIR CE QUE L'AMERIQUE A DANS LE VENTRE” et il sort jeudi !!!!!!!
Quel livre ? Quelle cuisine? Mais de quoi elle parle ?? Ben je vous raconterai tout ça plus en détail jeudi mais pour aujourd'hui je vais faire court (et il faut ici aussi que je force ma nature Mamma mia, et encore vous ne voyez pas comment je parle avec les mains même quand je tape sur mon clavier). Il y a en gros 18 mois, grâce à cette feuille de chou, je rentrai en contact avec la directrice de la collection "Mon Grain de sel" des éditions Tana (vous savez ces livres de cuisine non-pros et rigolos qui sont faits par des vrais gens et dont les photos sont 100% sans aucun trucage... les souris dans le potage, la fin de la cuisine de mémé, la boustifaille des fées, etc), et naissait l'idée d'un livre d'introduction à la cuisine américaine. Voilà en gros aussi pourquoi je me suis faite discrète en 2007. Tsunami dans ma vie perso ok, mais des milliards de pancakes, de macaroni au fromage et de salade Caesar surtout!
Donc cette fois c'est sûr, c'est en prévente ici, ici, ou même là pour nos amis suisses, et puis ce sera en rayon à la Fnac et partout ailleurs à partir de jeudi. J'en suis toute choubidou moi !
Je vous fait un making of d'ici-là, mais pour l'heure je ne résiste pas à vous montrer la couv' *... sont pas beaux mes cinnamon buns ?!?
Voilà pour la pré-auto-promo, bien sûr je compte sur votre générosité pour commencer au plus vite à petit-déjeuner du caviar et raper de la truffe sur mes coquillettes. Il coûte 12 euros, à votre bon coeur M'sieurs-dames !

* Je vous montre ici la première version de la couverture, depuis le 50 a été remplacé par 57. Il y a en réalité 50 recettes typiques des Etats-Unis et 7 qui sont des hybrides franco-ricains. Après un long débat acharné et qui a fait couler des litres de sang (innocent) il semble que les batards aient réussi leur invasion de la couverture. Ah gloriole quand tu nous tiens...

février 11, 2008

On ne résiste pas à l'appel du burger (mais attention Anaïk, ça va raquer vers l'Outre-Atlantique)

Incroyable 2 billets à moins de 5 mois d'écart, ça faisait un bail que c'était pas arrivé hein ! Pourtant il s'en est fallu de peu pour que je jette l'éponge le lendemain de mon dernier billet. A cause de quoi ? A cause des 17658 (et le chiffre est, pour une fois, véridique !!) commentaires spameux dont est infestée la feuille de chou. Entre ceux qui veulent que je me fasse rallonger la zigounette, ceux qui veulent que je prenne du Viagra (ou un générique), ceux qui veulent que je gagne 1 bonnet de sous-tif (pour ça je dirais pas non ceci-dit...), ceux qui veulent me montrer Britney Spears, Angelina Jolie ou Gwen Stefani à poil (évidemment pas le moindre commencement de début de Jake Gyllenhaal ou Guillaume Canet, sinon j'aurais rien contre), Solange (dont le père est mourant) qui veut me faire blanchir de l'argent ivoirien, Odette (dont la mère est mourante) qui veut me faire blanchir de l'argent camerounais... au secours !!!!!! Bref du coup en misérable hôte que je suis j'ai dû fermer les commentaires depuis 4 jours, désolée pour ceux et celles qui auraient voulu laissé un mot. Je vais tenter de les rouvrir aujourd'hui en priant les Dieux de la junk mail de m'oublier un peu.
Bon mais alors revenons-en un peu à nos moutons, par où commencer après tant d'absences... pfff ben comme tout lecteur attentif et/ou assidu l'aura compris, 2007 a été une année pas mal chargée. En quelques chiffres : 98 litres de chaudes larmes, 739 heures de sommeil ratées, 18 kilos envolés,1 castor canadien adopté, 112 miles courus (sur le tread mill ou sur les bords du lac), 193 heures entre le gymnase de U. of T. et la salle de mon club Extreme Fitness, 1 hanche tatouée (là c'est le moment où les parents-lecteurs se demandent si on est dans la vie fictive de la narratrice ou dans les réelles anecdotes de l'auteur, et bien sûr prient pour que ce soit la première hypothèse), 86 recettes testées, 8 complètement foirées, 75 pages (Times New Roman, taille 12) écrites et sur le point d'être publiées, 1 Pimpreton qui finit tout seul les jeux de la Game Cube, 1 Pimprenille qui parlotte avec autant d'aisance en anglais qu'en français, 643 745 bisous reçus (lardons et castor mélangés), au moins autant donnés (lardons et castor mélangés), et au bout du compte 1 Framboiz pas mal occupée mais pas mal comblée. Comme disait mon Bobby au sujet de son Marcel : “Comprend qui peut, ou comprend qui veut...”
En attendant plus de révélations, ma pierre à l'édifice du burger day d'Anaïk : le classic burger de la maison. Mais contrairement aux apparences ceci (ici) n'est pas sans rapport avec cela (là-bas plus haut)... ah ah... cabalistique? Meuh non ! Enfin plus pour longtemps.

Classic burger façon Framboiz

Pour 4 burgers

4 buns (chez moi des everything buns, avec tout plein de petits bouts d'oignons frits sur le dessus)
4 feuilles de laitue, lavées et séchées
1 tomate, coupée en tranches
1 oignon rouge, émincé
4 fines tranches de poitrine
400 g de viande boeuf, hachée
4 tranches de prosciutto, hachées
100 g de chèvre frais
100 g de fromage râpé (chez moi, du cheddar)
1 cuillère à café de pesto
sel, poivre, huile d'olive, vinaigre balsamique

Mélanger à la main le boeuf et le prosciutto, saler (pas trop) et poivrer (bien comme il faut). Diviser le hachis en 4 parts égales, et les façonner en galettes. Faire chauffer une poêle (ou encore mieux le barbecue) et faire cuire au goût de chacun. Pour moi 4 minutes de chaque côté. Couper le feu, déposer un peu de fromage râpé sur le “steak hâché”, couvrir le tout de papier alu et réserver.
Faire griller à la poêle les tranches de poitrine (bacon pour les intimes) jusqu'à ce qu'elles soient bien croustillantes. Réserver sur du papier absorbant.
Préchauffer le four à 380°F / 180°C
Faire suer les rondelles d'oignon rouge dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils deviennent tendres (5-7 minutes). Ajouter un peu de vinaigre balsamique et laisser caraméliser 3-4 minutes.
A la fourchette, mélanger le chèvre et le pesto. Réserver.
Ouvrir les petits pains en 2, les disposer sur une grille, face ouverte vers le haut, et enfourner pendant 3 minutes.
Assembler les burgers : tranche de pain du fond / une feuille de laitue / une cuillère de chèvre au pesto / le “steak haché” et son fromage coulant / 2 rondelles de tomates / 1 tranche de bacon cassée en deux / 2 rondelles d'oignon caramélisé.
Bien sûr chacun pourra ajouter au goût des cornichons, du ketchup, de la moutarde... mais après il faut vraiment avoir des grandes mains. Si vous avez des bavettes à fruits de mer à la maison, c'est peut être le moment de les sortir si vous n'habitez pas rue Gama.

février 04, 2008

La couronne aux canneberges, aux noix de pécan et sirop d'érable de la reine des lunatiques

Fermer la boutique ou reprendre le taureau par les couilles cornes voilà bien la question bloggesque qui m'anime depuis quelques temps. Après avoir tergiversé, cogité, maugréé, décidé que non, puis que oui, puis que non finalement,je finis par choisir mon camp : p'têt' ben qu'oui p'têt ben qu'non. J'ai vécu quelques mois pile poil entre Rouen et Caen avant de m'expatrier outre-Atlantique donc je peux me la jouer un brin normande de temps en temps. Si je veux. Et là je veux. Enfin je crois. Enfin... (bip) de (bip) de (bip) de blog à la (bip) !!
Oui c'est vrai quoi, c'est quand même marrant de venir faire l'andouille sur la feuille de chou de temps en temps, ça me défoule, ça me détend, ça m'amuse. Et puis je reçois plein de chouettes messages de gens qui viennent me piquer des recettes, les appliquer à la lettre, les transformer complètement, ou même parfois de gens qui ne possèdent aucun autre gadget culinaire qu'un micro-onde, ne bouffent que des boîtes et du surgelé mais qui sont tombés par hasard sur mes âneries et les lisent en rigolant sans même jeter un oeil à la recette derrière. Tout ça c'est bonheur, c'est doux et chaud comme une gaufre au sucre sur la foire du 1er mai. C'est le p'têt ben qu'oui sur ma balance Roberval en gros.
Mais il y aussi les trucs qui agacent... Le temps que ça prend de rédiger mes conneries (forcément au détriment d'autres choses), le rididule de l'appareil photo en permanence dans la poche du tablier, le pathétique du “putain pioche pas dans le plat j'ai pas encore pris ma photo! Oui ben je sais que ça refroidit, c'est bon tu le passeras au micro-onde si c'est pas assez chaud !”. Et puis il y aussi la saturation dont parle très bien Stéphane (Blog-appétit et ses milliards de recettes pas forcément super excitantes et de billets pas toujours super créatifs), le narcissisme dont il faut être capable pour publier régulièrement (et penser à son référencement par exemple), le fameux “mais pourquoi je fais ça?” ou encore pire les récurrents “ok je suis une rigolote à côté de certain(e)s autres qui ont 9 cercles à pâtisser, des poches à douilles de 13 tailles et 98 épices dans leurs placards, j'ai rien à faire ici” ou bien “font chiers ces blogs chiants avec leur 73ème recette de pâte à crêpes et leurs billets sans joie, je veux rien avoir à faire ici”. L'autre plateau de ma balance...
Et puis bon finalement j'ai choisi ma patrie. Celle de Jean-Jacques. Celle dont l'hymne national dit “je me fous de tout, de ces chaines qui pendent à mon cou”. Oui cette fois c'est décidé : “je marche seule” !!! Je vais continuer à faire mon blog pour moi, pour ceux qui veulent, je publie quand je veux, je suis ravie de n'être qu'une rigolote et je m'en fous de n'avoir qu'un cercle à pâtisser dont je ne me suis servie qu'une fois, une seule poche à douile et même pas de fève Tonka ni de feuille de Cumbava, je suis juste comme Cindy une “girl who wants to have fun” et je vois pas pourquoi ça changerait. Bienvenue à tous ceux qui veulent passer sourire, ceux qui veulent passer prendre une recette, passer juste par hasard, pas passer du tout.
Je pourrais continuer ce grand moment d'égocentrisme narcissique mais on gardera le reste pour une prochaine fois, puisque maintenant c'est sûr il y aura une prochaine fois. Là je vous en dirai un peu plus sur l'année de folie qui vient de s'écouler et tous les trucs de ouf qui vont arriver durant celle qui arrive, mais en attendant plus de bla bla, il est temps de passer à un peu de miam miam avec une super brioche canadianisée. Autour de la table du goûter tout le monde était délicieusement surpris : les français par le détournement de leur brioche traditionnelle, les canadiens par l'inhabituelle utilisation de leurs ingrédients fétiches. Après avoir déneigé l'allée devant la maison pendant 2 heures, bon sang que ça fait du bien !

Couronne briochée aux canneberges, noix de pécan et sirop d'érable
(à la MAP)

4 oeufs
un peu de lait si nécessaire
65 ml de sirop d'érable
1 cuillère à soupe d'extrait de vanille
1 cuillère à café de sel
120 g de beurre à température ambiante
350 g de farine à pain
2 cuillères à café de levure déshydratée
50 g de cannerberges séchées
50 g de noix de pécan + quelques cerneaux pour décorer
sucre perlé, pour décorer

Casser les oeufs dans un verre doseur. Compléter avec du lait jusqu'à atteindre 230 ml..
Verser tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant de votre MAP et lancer le programme “pâte seule”. Quand ça bipe et que vous voulez taper sur la machine avec une bate de base ball, mettre les cannerberges et les noix de pécan.
Quand le programme pâte est terminé (la pâte aura levée une première fois), façonner la pâte en forme de couronne en laissant un large trou de plus de 15 cm de diamètre au milieu : ça va gonfler!
Laisser lever 2 bonnes heures avant de décorer de cerneaux de noix de pécan et de sucre perlé (merci encore Nico!). Enfourner 20 minutes dans un four préchauffé à 170°C / 375°F.


septembre 11, 2007

Weekend bidochon pour crumble acidulé ("Cheesy weekend for a sweet and sour crumble" dans le texte)

Bon sang je vais finir par ne même plus savoir l'adresse de mon propre blog tellement je suis d'une assiduité digne d'un étudiant de DEUG de fac de philo. Ceux de mes acolytes blogueurs ça va ils sont sur ma blogline mais bon je crois pas avoir laissé un seul commentaire nulle part depuis la fin de l'année scolaire dernière. Pis v'là la nouvelle qui a déjà recommencé la semaine dernière. On a pas le cul sorti des ronces. Bon je l'ai déjà dit, j'ai des zillions de bonnes raisons hein, pis aussi des zillions de mauvaises. Tiens ben parlons des mauvaises surtout. Mes récents voyages donc.

Alors les biens mais courts d'abord. Genre 3 jours à New York en amoureux le dernier weekend de l'été, un temps sublime, un flot d'étudiants frais émoulus tous sous le charme de leurs nouveaux quartiers universitaires et qui rendent les derniers touristes pénibles invisibles, une bonne quarantaine de kilomètres à pied dans et autour de Manhattan, des sandwiches à vendre sa mère, des cheesecakes à renoncer pour toujours à Abba pour le ménage du dimanche matin, les muffins de Once upon a tart ,135 Sullivan Street, à goûter absolument pour un brunch à demander en mariage le plus marié des voisins de table... genre 3 jours à New York quoi. Mais ça c'est une bonne excuse. Faudrait avoir un pète au casque pour avoir envie de pondre un post au lieu de se laisser porter par la vie new yorkaise.

Mais revenons-en aux voyages. Parce que bon il y a aussi les moins biens. Enfin biens mais long. Genre 3 semaines en France après 3 ans et demi d'exil. Trois semaines en famille. Trois semaines à squatter à droite et à gauche, à changer de lit toutes les 4 nuits, à manger ce que mangent les autres, aux heures où ils le mangent, trois semaines à être juste aux yeux du monde la génitrice des 2 merveilles que sont vos enfants et qui eux sont les vraies stars que l'on gâte de Pépitos, glace aux Smarties et autres cochonneries en tubes, boîtes, sachets et autres batonnets. Inutile de dire qu'ils adorent la France. Tu penses... Bon et pour moi le mal du pays s'est surtout ressenti au moment au j'ai vu... ça !

Et aussi ça !

Dure dure l'expatriation si on commence à mettre le pain, le jambon, le fromage, les viennoiseries, le confit de canard et les biscuits de Reims dans la balance. En même temps si on les mets sur la balance on se dit que c'est sûrement pas plus mal de pas les avoir à portée de papilles ces machins là sinon...

Bref bref bref venons-en à mon escapade estivale la plus mémorable. Je vous donne un indice... c'est un endroit mythique qui repose en fait sur une gigantesque supercherie et surtout des tonnes de bétons... c'est à 1h de voiture de chez moi donc pourtant j'y suis déjà allée et je suis censée savoir... mais bon... mon amoureux et moi sommes donc allés... à Niagara. Oui oui bien sûr on est pas de beaufs (dit-elle), on a pas pris une chambre à Niagara Falls non on est allés à Niagara on the Lake, c'est tellement migon, c'est tellement pitoresque, c'est tellement cher. Alors si vous ne connaissez pas bien sûr allez y si vous êtes dans le coin, c'est un peu le Honfleur (sans port of course rapport que c'est sur un lac pas sur la mer hein) du sud de l'Ontario, mignon, mondain, un poil prout-prout mais quand même charmant. D'ailleurs si vous y passez au moins vous pourrez passer une bonne soirée en allant manger au Zee. Pas donné donné mais vraiment bon bon. Re-bref, disons que si on s'était contentés de se balader dans la jolie bourgade et de se faire un bon dîner savamment arrosé, on se serait dit que vraiment on est d'une déconcertante mais comfortable banalité.

Sauf que... notre ami Denzil avait lui trainé sa conquête du moment au Sheraton juste en face des chutes et qu'au bout de 24 heures de casinos et attractions spéciales touristes toute de plus mauvais goût les unes que les autres ben... il sentait bien que l'ennui avait envahi leur chambre d'hôtel. Ben oui même une chambre à 1000 dollars la nuit ça finit par sentir autre chose que la libido de weekend. Le deuxième effet Chutes du Niagara sans doute. Toujours est-il que mon boyfriend a offert que nous passions la journée avec eux avant de repartir à Toronto. Holly Smokes, la journée la plus ringue de mon existence. Heureusement qu'on était 4 et que du coup tout était marrant au lieu d'être débile, tordant au lieu d'être ridicule et carrément bidonnant au lieu d'être embarassant. On a tout fait. La balade en poncho bleu dans le Maid of the myst sous les chutes (vraiment rigolo pour le coup, sauf les 2 heures de queue pour y monter mais bon faut être moyen malins pour faire ça en plein été hein), le repas dans le resto panoramique du Sheraton qui te fait manger du brie pané en regardant les chutes (tu payes surtout les chutes... et tu les payes comme si c'était de l'or qui coulait, pas juste de la flotte), l'achat du T-shirt le plus importable avec marqué dessus Niagara Falls quelque part. On a tiré au sort pour savoir qui devait en offrir un à qui... moi c'est la copine de Denzil qui s'est occupé de mon cas et elle m'a pas loupée. Un T-shirt rose à bretelles avec dessus “Niagara Falls forever in my heart” avec en fond un gros coeur turquoise sur lequel ont été (mal) dessinées les chutes en bleu roi avec un faux coucher de soleil derrière. Inmettable à plus de 5 m de mon lit. Mais bon c'est l'intention qui compte. Et puis quand je pense que mon canadian lover a poussé le culot jusqu'à porter celui que Denzil lui avait choisi à la gym la semaine suivante... "Niagara falls sex instructor, free first lesson". Je passe aussi sur le mini-mini-mini golf (au prix d'un vrai parcours de 18 trous dans le Dutchess County), le tour de grande roue avec cabines climatisées (si si) et le Casino. Diantre que je suis pas joueuse, diantre que je me suis ennuyée devant ces machines à sous.

Du coup à peine rentrée de mes inteminables trop courtes vacances (comprend qui peut) j'ai fait un peu de popote. Ca va mieux depuis. Surtout depuis ça. Si vous n'aimez pas quand ça picote amicalement les papilles, passez votre chemin.

Sweet and sour crunchy crumble, ou le crumble croquant acidulé

1 banane
250 g de canneberges (surgelées pour moi mais fraîches c'est bien aussi)
400 g de rhubarbe en tronçons
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
100g + 1 poignée de noix de pécan
150 de farine complète
150 g de vergeoise
150 g de beurre bien froid, rapé avec une râpe à gros trous
1 zeste de citron
1 cuillère à café de canelle


Au mixer, réduire en poudre les 100g de noix de pécan.
Dans un saladier mélanger du bout des doigts la farine, la poudre de noix de pécan, la vergeoise, le zeste du citron, la canelle et le beurre. Quand le mélange est bien sableux avec des grosses boulettes, ajouter les noix de pécan vaguement concassées, malaxer un chouille et réserver le saladier au frigo (si on fait pas durcir la pâte un peu on aura jamais le crunchy, et on y tient à notre crunchy, donc pas de discussion).
Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Beurrer un moule à gratin de 25 cm de large.
Dans une casserole faire éclater les canneberges avec 1 cuillères soupe d'eau et 1 cuillère à soupe de sucre en poudre. 5 minutes environ.
Dans une autre casserole faire compoter la rhubarbe avec la même quantité d'eau et de sucre. 10 minutes environ.
Couper la banane en fines rondelles et en tapisser le fond du moule. Les recouvrir avec les canneberges puis avec la rhubarbe. Répandre la préparation aux noix de pécan sur le dessus en veillant à bien couvrir toute la garniture et sans tasser du tout.
Enfourner pour 25 minutes. Laisser refroidir juste un poil mais pas plus.

juillet 23, 2007

La dilettante, la turtle et les Oréos

Hello everybody !! Pas de photos de vacances paradisiaques avec une Framboiz bikinisée qui pourraient expliquer mon mutisme, pas de catastrophe terroriste qui auraient dévasté la magique technologie qui me permet de répandre ma verve nord-est-américaine dans le reste du monde (la mégalo de votre serviteuse elle non plus ne s'est pas faite terrasser à ce qu'on dirait), donc non pas d'excuse. En fait je ne suis pas vraiment du genre à m'en chercher non plus. Sauf que j'ai reçu pas mal de commentaires, emails, messages divers et variés pour me sortir de ma torpeur, certains vraiment chouettes et amicaux prenant de mes nouvelles, d'autres tout aussi chouettes et amicaux me bottant carrément le cul (merci Alhya, j'y viens j'y viens...), d'autres tout sauf chouettes et amicaux soulignant mon incapacité à être une “vraie” bloggeuse (si quelqu'un a une définition pour cet obscur concept je prends), d'autres vraiment courroucés me sommant de justifier publiquement mon indigne comportement erratique. Erratique = silencieux apparemment. En même temps c'est vrai que moi silencieuse y'a de quoi en inquiéter plus d'un(e). Bref... Merci aux copains et et copines venus régulièrement me pinçouiller la fesse droite pour s'assurer que je vivais encore, et pour les autres ben... merde. C'est tout. Fuck off comme on dit ici.
Donc pas de justificcation, on fait pas trop trop ça sur la Feuille de chou. On parle de la famille oui mais pas la vraie hein, je pense que personne n'a cru un seul instant que mes enfants s'appellent vraiment Pimpreton et Pimprenille, que mon mari (qui est d'ailleurs en vrai un ex-mari soit dit en passant) s'appelle vraiment Bernard l'Arno, mais en vrai ça n'a aucune importance puisque la seule raison d'être de ce blog est de S'AMUSER ! S'amuser à écrire une bafouille de temps en temps, rigolote si possible, s'amuser à cuisinouiller des machins et à les prendre en photos quand on y pense, s'amuser en rencontrant des gens adorables au milieu de la pas-toujours-adorable blogochose, s'amuser quoi. Et si un jour m'amuser devient une obligation genre “oh la la ma grosse tu n'as rien posté depuis 3 semaines, tu dois t'amuser d'ici la fin de la semaine” ben ça voudrait dire qu'il faut tout arrêter. Je pense que 2-3 parmi vous sont assez d'accord avec moi, pis les autres ben... c'est à prendre ou à laisser.
Mais bon revenons à nos moutons après cette petite mise au point nombrilico-blogguesque pour ceux qui prennent les trucs légers un peu trop au sérieux et ont oublié qu'il y a une vie, et une pas dégueu qui plus est, à côté du blog. Nos moutons donc... euh mon mouton en l'occurence, enfin ma brebis en fait. Une douce brebis un poil bretonne sur les bords qui ne manque jamais de faire un petit coucou pour s'assurer que tout va bien mais qui sait aussi kick your ass quand elle sent que vous vous laisser un peu aller à céder à la flemmarde facilité. Donc oui, spéciale dédicace à Alhya, notre turtle préférée, qui m'a gentiment taguée pour raconter 7 trucs sur moi et c'est de bien bonne grâce que je m'éxécute. Ouep avec le sourire même. Tout le plaisir est pour moi chère tortuga.
Comme je m'étais déjà livrée à un exercice du genre lors de ma dernière période d'introspection feuilledechouesque (merci la blogosphère de me faire économiser tant de dollars de psy divers et variés, ça me fait encore plus de paires de godasses), je vais jouer le jeu un peu différemment. Alhya nous livrait 7 souvenirs, je m'en vais livrer 7 souhaits, rêves ou simplement chose que je voudrais changer ou faire ou parfaire. Ouep la Framboiz est un brin... rêveuse, utopiste même parfois. Niaise aussi souvent parce que bon rêver c'est bien mais ça nourrit pas une bonne-femme. Ni ses rejetons. Mais bon au moins ça fait se lever le matin avec la banane et naviguer dans les eaux parfois un peu agitées de l'existence avec bonhommie, espoir...avec la patate quoi !
Alors c'est quoi donc qui me fait rêver moi ? (Petit génie dans ta lampe si tu passes dans le coin...)
1- M'appeler Karel, ou Lisa, ou Nina, ou Lola, ou... n'importe quel prénom court et “cool”. J'ai toujours eu du mal avec le prénom que mes parents ont choisi pour moi et l'idée de cooliser mon moi avec un nom un peu moins ringue que le mien reste un genre de fantasme qui revient toute les 2 années bisextiles. Pas de quoi me mettre la psyché en vrac non plus, faut pas pousser. Je m'appelle pas Radegonde hein.
2- Vivre en Amérique du Sud. Même juste pour un temps. Mais bon plutôt México que Bogota et Buenos Aires ou Santiago que Lima ou Ushuaia (gla gla). Rien à voir avec ma couverture de prof d'espagnol dans le civil, d'autant que je suis pas une grande fan ni connaisseuse de la littérature latino et que donc je n'ai pas des tonnes de lignes évocatrices en tête qui auraient pu faire naître un tel souhait. Non juste la conviction que là-bas on sait vivre. On sait prendre la vie de la bonne façon, sans perdre de ce temps précieux qui nous est imparti mais sans brûler la chandelle par les 2 bouts non plus. J'aime la force tranquille (la vraie hein pas de celle de vous savez qui) des latinos que je connais, je l'admire, je l'envie. J'ai tellement à apprendre...
3- Passer une nuit torride avec Johnny Depp. Bon ok je sais qu'il est pas mal débordé, une nuit faut pas pousser... ok juste 1 h je prends aussi. En vrai même juste 10 minutes je dis oui. 3 minutes, bourré, dans les toilettes d'un Mc Donald's... hum... je pense même pas que je pourrais refuser... Oui ben si on peut pas vraiment se lâcher même quand on rêve ben alors ça sert à quoi de rêver, je vous le demande... Johnny était déjà punaisé dans ma chambre en 4 par 3 avec sa fausse larme tatouée sur son angélique minois de Cry baby, et même s'il n'est plus sur aucun mur de chez moi (il s'agirait pas de froisser certaines susceptibilités...) ben le coeur y est toujours... Fais-moi mal Johnny Johnny Johnny !
4- Savoir jouer d'un instrument de musique. Lequel ? N'importe ! Je m'en tape ! Bien sûr ce serait mieux si ça pouvait être le violon, le piano ou la guitare (question de répertoire...) mais bon je suis déjà tellement incapable de jouer l'Hymne à la joie à la flute à bec que je prends tout ce qui passe : pipeau, accordéon, grosse caisse, harmonica, cor de chasse, et même... triangle. Les gens qui ont la chance et/ou le talent de jouer de quelque chose ont l'air d'y trouver tellement de bonheur et parfois de sérénité que... j'en serais presque jalouse. Allez Framboiz on y retourne... Si si do ré ré do si la sol sol la si si la la...
5- Avoir le corps de Salma Hayek. Oui juste le corps... si je peux garder mon cerveau je préfère. Non j'ai rien contre celui de Salma hein pensez-bien, non c'est juste que... ben le mien je commence enfin à le connaître correctement, pis j'y suis un peu attaché quoi, pis je sais presque toujours le faire marcher. Mais bon si on peut pas faire autrement niveau échange d'enveloppes charnelles ben tant pis... je renonce à mes synapses. Que voulez-vous si je veux avoir un demi-centième de chance de réaliser mon rêve numéro 3 je dois être disposée à quelques sacrifices !
6- Ecrire. Et que ce soit tout ce que je sois censée faire de mes journées. Et pourquoi pas qu'on me paye pour ça. Ouais ça ce serait cool... Le truc c'est juste de trouver écrire “quoi” et le pigeon pour me donner des dollars en échange. Moué mes chers élèves sorry mais je crois bien que vous allez encore devoir me subir (attention faux-ami, contraire de bajar !) un moment...
7- Aimer les Oréos. Comme je l'ai déjà sournoisement révélé, être nord-américaine et fière de l'être sans trouver que les Oréos c'est mortel (un peu comme vivre en France et trouver que les Granola c'est vraiment bof quoi) est un peu difficile à assumer au quotidien parfois. Alors bref ça me faciliterait drôlement la vie d'aimer ces biscuits noirauds qui doivent probablement leur couleur unique à quelque chose entre lesquels se glisse une pateuse couche de crème probablement à quelque chose. Et puis aussi ça me permettrait de moi aussi m'extasier sur ces cupcakes aux Oréos qui aux dires d'autochtones et emigrés divers (dont Pimpreton) sont oh so good.

Cupcakes aux Oréos

Pour 40 mini-cupcakes (probablement une quinzaine de gros, enfin normaux quoi)

Pour les gâteaux
250 g de beurre
200 g de sucre en poudre
350 g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
4 oeufs
1 cuillère à café d'extrait de vanille
10 Oréos
Pour la déco
125 g de beurre
200 g de sucre glace
10 Oréos, écrabouillés rageusement au rouleau à pâtisserie

Préchauffer le four à 350°:F / 175°C. Disposer des collerettes dans les empreintes d'un moule à muffins.
Ouvrir les Oréos de façon à avoir en main 2 croûtes noires couvertes de crème (rituel orgasmique pour certains, sacrilège hérétique pour d'autres). Gratter la crème et la réserver. Une fois les croûtes bien récurées, les écraser avec un rouleau un pâtisserie,un parpaing ou autre gadget un peu lourd qui vous tombera sous la main.
Mélanger tous les ingrédients, sauf les croûtes des Oréos. Avec un robot ou un batteur à mayo c'est parfait ! Quand la pâte a bien pali et qu'elle est toute lisse, ajouter les miettes d'Oréo. Remuer (évidemment).
Verser la pâte dans les moules et faire cuire 20 minutes. Laisser refroidir complètement sur une grille avant de couvrir de glaçage.
Pour le glaçage : battre (le robot à mayo fera là encore des prodiges, le KitchenAid des miracles) le sucre glace et le beurre. Quand le mélange est bien homogène ajouter les Oréos écrasés et les incorporer gentiment à la maryse (ou spatule, c'est pareil mais comme je dois faire un effort pour me montrer “digne” d'avoir un blog de cuisine j'ai décidé que je n'utilisai plus de spatule mais que des maryses. Et puis aussi je n'étale plus la pâte dans mes moules maintenant, je les chemise. Ben je vous jure essayez ça change tout !). Etaler avec autant de talent que possible le glaçage sur les cupcakes.

mai 16, 2007

Come back d'une Framboiz, confessions d'une patate

Pas de panique. Je n'ai pas été enlevée par des guerilleros des forces armées de Weight Watchers, ni cryogénisée par des extra-terrestres venus imposer l'usage des pâtes à gateaux en sachets, ni même séquestrée au Chateau Beaumont par Vincent Cassel (c'est pourtant pas faute de tout avoir fait pour...). Non. C'est juste qu'après 5 mois d'hiver canadien, quand le soleil arrive et qu'on peut enfin troquer ses bottes contre des tongues ben moi je mets un point d'honneur à vivre dehors. Enfin un peu quoi. Enfin le temps de procéder à la tonte de printemps en règle, au ravalement de façade pedicuresque, de parader un samedi après-midi dans ma nouvelle robe estivale sous le genou et mes toutes nouvelles mini-ballerines ouvertes au bout, de prendre un coup de soleil taille XXL sur les mollets et les épaules, de me faire saigner une ampoule 4000 watt sur chaque talon, de foncer en boitant à la première pharmacie pour dépenser le prix de ma robe en Biafine et pansements cicatrisants, de soigner mes bobos et... de remettre ça le weekend suivant. Le tout entre 2 galères dont seul le quotidien à le secret pour nous faire perdre du temps, comme le temps de ménage multiplié par 2 à cause de l'aspiro qui tombe en rade, l'heure et quart passée au Consulat de France pour accomplir mon devoir civique (et vu ce qui s'est passé ce matin je regrette sévère de pas être allée acheter une troisième deuxième robe à la place...) ou la correction de 5 paquets de copies la même semaine. Mais bon il en faudrait plus pour m'arrêter et je reviens donc en force sur la feuille de chou. Enfin en force c'est vite dit... oui faut être honnête ces dernières semaines j'ai trop rien foutu niveau cuisine... enfin j'ai pas mal cédé à la facilité... bon oui en gros ok... je bouffe un peu n'importe quoi et n'importe comment depuis que c'est plus la saison des ragougnasses et autres soupes brûlantes. Un seul critère quand l'heure des repas approche (et c'est fou comme, quand on a moyen envie, ça semble excessif de manger 3 fois par jour) : ra-pi-di-té. Enfin surtout sur le temps à passer à épluchouiller, coupouiller, touiller, retouiller, etc. Il faut que le repas (du soir en particulier) se prépare un peu tout seul comme un grand pendant que moi je fais un golf à 3 trous avec Pimpreton sur notre green de 12m2 tout en m'assurant que Pimprenille ne fait pas une overdose de caillous et de cloportes (vivants !!!). Bref je crois que toutes les mamans qui doivent un poil de démerdouiller avec leur progéniture et leurs estomacs respectifs (ainsi que son sien à elle) voient de quoi je parle... un gros ras-le-bol qui frise le laisser-aller ! Mais bon m'en fous suis pas du genre à culpabiliser. Mes affreux jojos ont pas vraiment l'air de souffrir de malnutrition, moi non plus (si seulement...), et même si j'ai reçu quelques mails et commentaires me demandant avec insistance de passer faire un coucou sur la blogosphère* ben je vais pas me flageller avec de la ficelle à gigot. Je remercie d'ailleurs les lecteurs inconnus qui m'ont envoyé des chouettes mails qui m'ont fait me sentir comme Céline Dion au 4ème rappel et mes adorables co-blogueurs qui sont un peu venu kick my ass pour que je sorte quand même un peu de ma torpeur avant l'automne et les prochains frimats. Alors oui I'm back avant de me mettre à acheter des frites à faire au micro-onde ou des canelonnis en boîte. Ou pire des pizza pockets. Alors bon on va commencer tout doux, on va pas risquer le claquage des glandes salivaires non plus. Pas de verrines de mousse de foie gras sur sa mousse d'asperges au miel, pas de pâtisserie orientale qu'il faut patouiller, tartouiller, trempouiller, imbibouiller pour se délécter en se lamentant sur la tonne de vaisselle et la cuisine à passer au Karcher. Bon ok je sais de toute façon y'en a jamais des recettes comme ça sur la feuille de chou. Ben oui y'en a qui font ça bien mieux que moi et en plus sans que ça les gonfle alors je préfère les laisser s'occuper de ça. Moi je me suis spécialisée dans un truc au cours de cette phase de désintox culinaire : les potato wedges (mais sauf que quand même, comme mon égo est quand même au moins aussi gros qu'une tomate coeur de boeuf transgénique, je refuse d'en acheter de chez Mr McCain ou d'en commander à McDo... où je ne suis pas allée depuis probablement les dernières soldes d'été. Et non je n'ai rien contre les écossais et les irlandais, je peux juste mentionner Cain et Do sans leurs préfixes si ça peut nous éviter des polémiques). Alors là j'entends les soupirs furax de ceux et celles qui se disent “putain elle fait durer le suspense pendant plus d'un mois et 2 pages de bavardage crétin pour nous refiler une recette de patates au four même pas épluchées en plus”, et je réponds... OUI ! Sauf que après des semaines de pratique j'ai fini par aboutir à THE recette des potato wedges les plus croustifondants du monde, archi bien tout comme on les aime, c'est à dire goûteux et pas dégoulinants de gras. Ceux qui continuent de croire que je me fous de leur gueule peuvent passer leur chemin, les autres restez et je vous livre le secret précieusement gardés par les druides irlando-écossais depuis la nuits des temps. Non il ne s'agit pas de jus de gui fraichement coupé à la serpe en or mais de... chapelure. Allez trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses : les patates à la chapelure que même Pimpreton il s'est régalé tellement il a cru qu'elles étaient industrielles et donc dignes de son palais sensible.

Potato wedges

Pour 4

6 pommes de terres type Charlotte
2 cuillères à soupe d'huile de tournesol
2 cuillères à soupe de chapelure
1 cuillère à café de paprika
1 cuillère à café d'origan séché, moulu.
½ cuillère à café de sel de Guérande
2 tours de poivre du moulin

Préchauffer le four à 425°F/210°C.
Bien laver les pommes de terre avant de les couper en quartiers (6 pour une patate moyenne).
Dans un saladier mélanger l'huile, le paprika et l'origan. Ajouter les pommes de terre et bien les enrober du mélange en patouillant avec les mains. Réserver une quinzaine de minutes.
Ajouter la chapelure et remettre la patouille.
Disposer les quartiers, côté peau en bas, sur une tôle à four ou une lèche-frite recouverte de papier alu, parsemer de poivre et de sel de Guérande. Enfourner 30 minutes en secouant la plaque de temps en temps, quand ça commence à sentir bon et que c'est bien doré c'est prêt à être dégusté avec une salade verte et/ou un blanc de poulet.

potato-wedges.jpg

*Je présente à ce propos mes plus plates plates plates excuses à tous les blogs qui ont pu se sentir oubliés pendant ces semaines de sevrage de la blogosphère !! J'ai tout lu, j'ai piqué au moins 89 recettes, j'ai salivé sur mon clavier comme à l'accoutumée (les touches M et B commencent à en souffrir d'ailleurs) mais j'ai pas pris le temps de laisser de commentaires, pauvre pêcheuse que je suis... bon ok je vais quand même m'en mettre un coup de ficelle à gigot... je vais de ce pas m'en attacher une dizaine de pouces au bout d'un pique à brochette.

avril 09, 2007

Pâques au tison, bobards à Pimpreton : carrot cake des grands-jours

Happy easter ! Pour la France les réjouissances caloriques n'ont fait que commencer hier et on se gratifie de sympathiques restes aujourd'hui pour s'assurer un retour enkilosé au turbin mardi, ici ça y est c'est plié. Le vendredi saint est férié mais le lundi non, au taff ! On essaie donc d'y aller mollo sur le chocolat pour pas devoir quitter précipitemment le premier meeting de la matinée pour dégobiller ses tripes chocolatées et/ou avinées. Donc à la maison hier, pas de chocolat. Enfin dans le dessert. Dessert qui aurait d'ailleurs pû être une bûche vu le temps anti-pascal que nous avons. Moi je me souviens des cuillettes d'oeufs chez papi et mamie, entre les crocus et même parfois les jonquilles. Mais Trifouillis sur Loire c'est pas Toronto. Et à Toronto today c'était neige et -10°, alors les jonquilles c'est dans tes rêves et les oeufs c'est dans le salon. Ouais, on a préféré éviter de sortir les 2 rejetons au saut du lit pour aller chercher des oeufs congelés en les délogeant au piolet des plates-bandes du jardin.
Du coup, hier matin le Pimpreton était assez décontenancé par la chasse aux oeufs en intérieur. Déjà depuis 1 semaine que ses copains canadiens ne parlent que du lapin de Pâques qui pond des oeufs au chocolat dans la pelouse, mon petit lardon traversait un genre de crise de foi (la foi hein, pas le foie, ça on a tout fait pour éviter). Ben il y a de quoi en même temps, quand toutes les certitudes acquises en presque 5 ans s'écroulent en une semaine, pas étonnant de traverser une crise mystique. Les 3 points de discorde, sur lesquels nous avons dû apporter des réponses vaguement peu convaincantes mais que seul un concile au Vatican (ou à Mac Do) présidé par mon Pimpreton devra trancher dès que possible, sont:
1. C'est qui qui les apporte les chocolats bon sang de bonsoir ? Les cloches (françaises) ou le lapin de Pâques (canadien) ? La rélexion pimpretonnienne sur le sujet : "les cloches ça se peut pas, elles n'ont même pas de bras et ne peuvent pas sonner si personne leur tire la corde, et un lapin il est pas assez costaud pour porter des chocolats et comme il saute tout le temps ils seraient tout cassés. C'est sûrement un livreur de chocolats [Dieu ou Léonidas, là dessus il reste très vague] qui se déguise en cloche ou en lapin". Notre lumière de parents emmerdés par ces questions-pleines de bon-sens-qui-reposent-sur-une-énorme-supercherie (avec Noël et la petite souris) et qui s'enbourbent dans le mensonge : "Ben en fait tu as sûrement raison, c'est probablement un livreur de chocolat mais comme personne ne l'a jamais vu, tout le monde invente une histoire pour expliquer pourquoi on trouve toujours des chocolats dans le jardin le matin de Pâques. En France on dit que c'est des cloches parce qu'il y a beaucoup d'églises, ici on dit que c'est le lapin de Pâques parce qu'il y a beaucoup de lapins (ben quoi vous le connaissez pas vous le lapin canadien ??), en Australie on dit que c'est un kangourou parce que...", bon vous suivez le raisonnement foireux et totalement fallacieux n'est ce pas ? Du coup toute la journée on a dû acquiescer aux hypothèses pimpretonniennes : “oui mon chéri en Afrique c'est des élephants... oui mon roudoudou au Pôle Sud c'est des pinguins... oui mon amour dans le désert c'est des... iguanes !”. Putain vivement que Pimprenille s'y mette aussi pour finir de nous achever. Quand je pense aux titres universitaires écrits sur mon CV pour balancer de telles énormités avec un applomb déconcertant...
2. Comment c'est possible qu'un lapin de Pâques il ponde des oeufs alors que normalement c'est les poules ? Oui là c'est la question qui tue. Surtout qu'on était plus ou moins en train de mettre en place 2-3 jalons concernant la différence entre vivipares, ovipares et ovovipares (bon sans les termes savants évidemment hein, on parle à Pimpreton pas à Darwin) et que du coup ça nous casse notre baraque. En même temps on peut pas juste lui dire que c'est des conneries, parce que bon socialement ça le fait pas de dire aux copains qu'ils sont tous des glands de croire au lapin de Pâques alors que tous le monde sait que les léporidés sont des mammifères et donc des vivipares. Si on veut qu'il se fasse racketer ses pièces en chocolat c'est pile ce qu'il faut répondre. Alors du coup on est allé encore plus loin dans l'humiliante besogne à laquelle nous conduit parfois la parentalité... tenez-vous bien... “Oui mais il y aussi des animaux magiques tu sais. Pégase, les licornes, les sirènes (techniquement c'est des animaux à 50%, allez nous-cherchez pas de poux)... et le lapin de Pâques ils ne sont pas comme les autres animaux, ils ont des pouvoirs magiques et donc si c'est possible qu'un lapin ponde des oeufs s'il est magique”. Réponse de Pimpreton : “oui, ou s'il a des super-pouvoirs, comme Spiderman”. Et là on sent que tout prend sens pour lui, quand nous nous sommes à 2 doigts de nous plonger dans la Critique de la raison pure juste pour voir si la vérité elle serait pas un peu ailleurs desfois...
3. Mais comment il a fait le livreur de chocolat pour entrer dans la maison, normalement il y a que le père Noël qui peut. Impossible de confesser que c'est le même “livreur”qui apporte les chocos, les cadeaux au pied du sapin et la pièce sous l'oreiller... on peut pas céder à la facilité. Non puisqu'on est dans le bobard jusqu'au cou autant continuer à patauger dedans, alors... ben facile : on explique que le père Noël c'est un peu le chef de ceux qui ont les pouvoirs magiques et que quand il a vu qu'il faisait si froid à Toronto dimanche matin, il a appelé le livreur-lapin-cloche (“sur son portable ?” demande Pimpreton... ben c'est bien connu hein pour qu'un mensonge soit crédible il faut le plus de détails possibles donc “oui, sur son portable”) et il lui a dit “dis-donc André (appelons-le André vous voulez bien) Pimpreton et Pimprenille vont attraper un rhume s'ils doivent sortir chercher les oeufs dans le jardin ce matin, passe prendre les clés de leur maison chez moi avant de partir pour ta tournée comme ça tu mettras les chocolats dans le salon, ce sera plus pratique. Mais n'oublies pas de me rapporter après hein, j'en aurais besoin pour le 24 décembre au soir” (là, pour comprendre, il faut avoir entendu le bobard de la veille de Noël dernier expliquant comment le vieux barbu pouvait quand même venir déposer les cadeaux sans qu'on ait besoin de faire construire une cheminée dans les 48h). Apparemment c'est passé...

Bon et puis après toutes ces salades et ce flan, il fallait bien un truc un peu plus consistant. Cette année point de sugar cookies ni de gâteau au chocolat mais un kitchissime gâteau de Pâques en clin d'oeil au lapin ovipare qui est venu s'oublier dans notre salon ce matin. La déco est faite pour épater des enfants de 5 ans et 15 mois (mission accomplie), pas pour rivaliser avec Pierre Hermé. Donc on est gentil on ne fait aucun commentaire sur les grumeaux de cream cheese (pas sorti assez à l'avance et donc pas assez ramolli) et on s'extasie sur les carottes en pâte d'amande blanche colorée par mes petites mains désormais maronnasses (vert + orange = maronnasse) et feignant de sortir d'une fausse-terre (par -10°, tu penses) en croûte d'Oréo moulue.
Remarque à l'attention des non-initiés - Si vous êtes arrivé sur cette page en vous disant “chouette un gâteau aux légumes, ça va être léger et bon pour la santé”, 2 solutions s'offrent à vous : soit vous virez votre cutie et décidez de ne pas paniquer rien qu'à la lecture des indécentes quantités de gras (huile + cream cheese + beurre) et de sucre, soit vous aller plutôt jeter un oeil ici ou avant de vraiment vous évanouir.

Carrot cake à étages

Pour 8 à 12 personnes

400 g de farine
1 grosse cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate
1 grosse cuillère à café de canelle
½ cuillère à café de muscade
1 pointe de couteau de clou de girofle moulu
½ cuillère à café de sel
4 oeufs
250 g de sucre en poudre
100 g de vergeoise
300 ml d'huile
500 g de carottes, finement rapées
150 de noix de pécan (ou noix de Grenoble), toastées et concassées
100 g de raisins secs
250 g de cream cheese Philadelphia (ou de kiri,ou de St Morêt si vous n'en trouvez pas), ramolli
60 g de beurre, ramolli
1 cuillère à soupe de crème fraîche
1 cuillère à café d'extrait de vanille
150 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Huiler 2 moules à manquer ou à charnières (les miens font 20 cm de diamètre), et coller un disque de papier sulfurisé au fond.
Dans un saladier mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, les épices et le sel. Dans un autre, fouetter les oeufs avec le sucre et la vergeoise jusqu'à obtenir un mélange bien mousseux. En continuant à mélanger, ajouter progressivement l'huile jusqu'à ce que la pâte paraisse presque émulsionnée. Ajouter la farine en l'incorporant bien, puis les carottes, les noix et les raisins.
Diviser la pâte en 2 parts égales et la répartir dans les 2 moules en lissant bien le dessus. Enfourner pour environ 40 minutes, en tournant les moules à 180° à mi-cuisson. Vérifier la cuisson avec une pointe de couteau, elle doit ressortir presque sèche avec juste quelques miettes collées dessus.
Laisser refroidir les gâteaux dans leurs moules au moins 2 heures, puis les démouler en passant une lame de couteau autour. S'ils ont trop gonflé et que dessus n'est pas plat, les couper horizontalement pour obtenir 2 cercles de même épaisseur.
Préparer le glaçage en fouettant au batteur le fromage, le beurre, la crème fraîche et la vanille. Quand tout est bien mélangé et que le mélange est souple, ajouter le sucre glace et continuer de fouetter jusqu'à ce que le sucre soit parfaitement incorporé (râcler les bords du saladier au besoin).
Sur le plat de service, disposer un premier cercle de gâteau (fond du gâteau vers le bas), y tartiner une couche de glaçage puis déposer le deuxième cercle (fond du gâteau vers le haut). Recouvrir tout le gâteau d'une fine couche de glaçage, décorer de cerneaux de noix de pécan et de ridicules carottes en pâte d'amande. Placer au frigo au moins 2 heures. Sortir le gâteau ½ heure avant de le déguster (sieste conseillée après).

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avril 01, 2007

Feuille de chou : 1 an et des dollars pour des financiers macadamia-citron vert

Pour toutes les raisons que je livrais en réalisant mon cinquantième billet, je n'y crois pas... no way ! Feuille de chou qui a un an, c'est totalement impossible. Or si... au milieu d'une life totalement crazy dont je me refuse à livrer le moindre détail ici (je paye un type la peau de ma fesse droite chaque semaine pour ça, vais pas en plus le faire gratos ici) il semblerait que ce coup de tête bloguesque m'apporte un p'tit quelque chose dont j'ai du mal à me passer. Et quel est le bilan des courses alors ? Ben que du bonheur. Et j'ai des données tangibles à donner en pature aux plus sceptiques, jugez plutôt : 67 billets, 76837 visiteurs uniques, 37 nouveaux pots d'épices ou autres condiments plus ou moins exotiques (en comptant l'agar-agar), 1 moule à tarte, 1 sorbetière, 12 bocaux de graines auparavant considérées limite New Age (“y'a que celles qui vivent en sandale avec du poil aux pattes qui bouffent du millet”, janvier 2006), 1 machine à pain, 43 ramequins, 4 plats à gratin, 1 natte en bambou, 17 paires de baguettes, 39 livres de cuisine en anglais, 17 en français, 4 en espagnol, 1 en arabe (absolument inutilisable par moi cela va de soi), 1 machine à pâtes, 78 pots Mason à confiture, 1 centrifugeuse, 9 moules à gâteaux, 6 culs-de-poules (je ne sais pas ce qu'en pense Robert mais moi je mets un S à “cul” et à “poule”, chacun le sien après tout), 3 sets de cups et spoons (ben quoi, 1 en plastique, 1 en inox, 1 en céramique ravissant mais que je n'ai encore jamais osé utiliser), 1 tablier, 65 accesoires de cuisine indispensable (fouet au bout siliconé, tampon à biscuits en terre cuite, zesteur qui fait en plus des jolis dessins sur les concombres, etc), 1 torche à crème brûlées, 1 cartouche de gaz qui va avec, 6 mini-plats qui vont avec, 1 livre de recettes qui va avec, et... je compte pas les kilos qui vont avec (c'est le seul chiffre dont je vous ferai grasse grâce). Ne me demandez pas comment ça se fait qu'on bouffe des pâtes au pesto (voire au beurre) et des sandwiches 5 jours sur 7, je préfère ne pas savoir. En attendant pour l'occasion je nous ai fait un petit goûter d'enfer, des petits machins archi succulents au départ inspirés d'un gâteau vu chez Bill Granger et qui ont fini par virer mi-cupcakes mi-financiers. Oui je sais les cupcakes pour les grands évènements c'est un peu limite systématique, ben oui je suis comme ça moi. Et pis ceux qui aiment pas ça n'ont pas à se forcer hein, ça en fait plus aux autres. Alors aux cupcakes addicts et aux autres : enjoy et à l'année prochaine !

Cupcakes financiérisés aux noix de macadamia et citron vert

Pour 24 mini

250 g de noix de macadamia
2 cuillères à soupe de farine
1 pincée de sel
½ cuillère à café de levure chimique
6 oeufs
150 g de sucre
2 citrons verts
130 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C / 350°F.
Zester les 2 citrons verts, puis en extraire le jus.
Placer les noix de macadamia, la farine, la levure et le sel dans un robot équipé de sa lame et laisser tourner jusqu'à ce que les noix soient complètement moulues. Séparer les jaunes des blancs d'oeufs, puis mélanger au batteur le sucre aux jaunes jusqu'à obtenir une préparation blanche et crémeuse (environ 2 minutes). Réserver une cuillère à café de zestes, et ajouter le reste au jaune d'oeuf. Incoporer le mélange aux noix. Battre les blancs en neige puis les ajouter délicatement au mélange.
Répartir la pâte dans des mini-moules à muffins et faire cuire 25 minutes.
Pendant ce temps préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace, les zestes réservés et 2 cuillères à soupe de jus de citron. La consistance doit être assez épaisse mais très souple, ajuster en ajoutant un peu de jus de citron si nécessaire.
Quand les petits gâteaux sont cuits et bien dorés, les laisser refroidir 5 minutes et les recouvrir de glaçage. Attention il faut qu'ils soient encore chauds !

macadamia-lime-cupcakes.jpg

mars 20, 2007

Tarte aux petits pois et à la féta pour mamina-a-a-a-a-a-a-a-etc (pasque si Dave l'avait connue c'est ça qu'il aurait dit)

Une dernière couche de nombriloscopie avant de faire une trêve. Je commence à avoir la rétine et le fond de l'ombilic irrités à force de tant me la jouer égocentrophile. Faut que je laisse tout ça guérir un peu avant de replonger. Mais en même temps je peux pas décemment pas refuser l'appel de Mamina qui m'invite à faire le jeu du “si j'étais" culinaire. En plus il se trouve que je suis hyper entrainée à cet exercice qui occupe mes trajets de métro quotidiens avec Pimpreton. Bon bien sûr avec un gnome de 5 ans, les réponses sont toujours limite tirées par les cheveux, ou plutôt par les poils de cul étant donnée leur teneur souvent scato. Bref je vous épargnerai les “si j'étais un liquide je serais...” dont la réponse Pimpretonienne sera, suivant les jours, ou bien “du pipi de cafard”, ou bien “de la morve”, ou encore “du caca liquide de quand j'étais malade” (souvenons-nous...). Je ne m'aventurerais pas non plus sur le “si j'étais un objet blanc je serais...” car on risque ou bien une réponse d'une rare poésie telle que “une bougie de neige” ou alors encore un truc bien trivial du style “un rouleau de papier toilette” (si on est assez chanceux pour échapper à la jolie dénomination “PQ” consciencieusement enseignée par le Bernard l'Arno). Amis de la cuisine bonsoir, je vais donc répondre au questionnaire de Mamina sans l'aide de mon Pimpreton, ce sera probablement nettement moins hilarant (surtout pour les lecteurs âgés de moins de 8 ans) mais en même temps les questions portant sur les légumes, fruits et autres épices lui paraîtraient à coup sûr sans le moindre intérêt vu son régime strict uniquement à base de sucres lents et rapides et de viande ou poisson (gras de préférence) . Bon mais après tout pourquoi pas, alors un questionnaire à 4 mains ça vous dit ?

Si vous étiez...

Un légume, lequel seriez-vous ?

Ben moi je suis une fille du sud de par mon arbre généalogique alors... ex aequo l'aubergine, la courgette, le poivron rouge. Ensuite viennent tous les autres, je suis plutôt une fille facile avec les légumes. Bon ok j'ai longtemps été fâchée avec le céleri (mais on est réconciliés), et les choux de Bruxelles (ça aussi c'est réglé, on est même super potes maintenant). Je dois encore travailler avec le navet et les champignons mais... ça viendra c'est sûr. Oui je sais je réponds pas à la question, pffff... dur dur... euh alors... si je devais en être un seul... allez va pour le chou fleur mais à une seule condition : j'exiiiiige d' être enduite de béchamel et couverte de comté rapé. Mais non ce n'est pas un fantasme cunilo culino-sexuel. Pas top sexy la béchamel quand même...

Pimpreton lui il dit “la patate”, ah non attendez il se reprend “la frite”. Quoi vous ne connaissez pas ce légume ? Ben le nutritionniste de Pimpreton est formel : c'est le seul qui ne soit pas toxique !

Un fruit, lequel seriez-vous ?

Moi je les aime tous. J'ai même réussi à faire copine avec le melon qui était le seul que je regardais de travers. Alors là encore le choix est dur... la framboise ça va de soi, y'a qu'à voir ma bannière et mon pseudo (ceux qui me connaissent en vrai diraient que mon caractère aussi est très framboisé, doux mais acide...)... mais le fruit que vraiment je peux manger à chaque repas sans m'en lasser c'est... l'avocat. Pas bon pour ma culotte de cheval mais tellement irrésistible que je lui pardonne sans hésiter.

Pimpreton : “la compote”. S'il vous plaît soyez sympas, ne lui révélez surtout pas qu'il y a des trucs empoisonnés comme des pommes, des poires ou pire des bananes dedans, des vrais quoi pas juste des dessins pour décorer l'étiquette. C'est notre seule feinte pour lui faire manger quelques fruits chaque jour !

Une épice, laquelle seriez-vous ?

Pas l'ombre d'un doute : le cumin. Demandez au Bernard l'Arno... lui qui est plutôt un fan de la cardamone, il m'a inscrite de force dans un centre de décuminisation... mais hors de question ! Je mets du cumin partout oui, mais j'ai aucune envie de me soigner !

Pimpreton : “maman c'est quoi les épices ?”. Moi : “ben tu sais bien c'est tout ce qu'il y a dans les petits pots en verres que tu aimes bien sentir de temps en temps : la canelle, le basilic, la coriandre, le fenouil... alors c'est lequel le pot qui sent le plus bon pour toi ?” (vous noterez au passage la faute de français inévitable chez toutes celles qui élèvent des enfants de moins de 6 ans : “plusss bon”). Réponse de Pimpreton après 2 secondes d'hésitation : “l'agar agar”. Ah ben oui tiens... c'est vrai qu'elle est dans un pot en verre mais niveau odeur... quand je vous disais que je n'avais pas mis au monde un gastronome !

Une herbe, laquelle seriez-vous ?

La ciboulette je pense. J'aime tout chez elle, son goût d'abord, mais aussi son apparence, ces pousses toutes droites qui payent pas de mine mais qui contiennent cet arôme si puissant. J'adore l'aneth aussi mais faut bien choisir ma bonne dame.

Pimpreton : “mais c'est les vaches qui mangent de l'herbe, moi je suis pas une vache !”. Pause de 5 secondes “je fais pas des bouses dans les toilettes”. Hilarité d'au moins 7 minutes, accompagnée de bruitages censés (j'imagine) évoquer la-dite bouse... je vous laisse imaginer...

Un dessert, lequel seriez-vous ?

Ben là je suis grillée, je peux pas mentir. Tous ceux qui me connaissent le savent, les autres aussi (voir la rubrique concernée dans l'index de mes recettes, pas à jour d'ailleurs), je suis accroc aux glaces. Plus elles sont riches plus je les aime en général. Comme pour l'avocat c'est pas de bol quand même, mon fruit préféré pourrait être la pastèque (98% d'eau) et mon dessert préféré le yaourt à 0%, mais non Dame Nature m'a voulue autrement : éhontément gourmande !

Pimpreton : “la glace au chocolat”. Mais c'est incroyable !! A part sur le parfum (chocolat étant le seul que je ne mange JAMAIS !) on est sur la même longueur d'ondes ! Pas étonnant qu'on se retrouve régulièrement à Baskin-Robbins les dimanches après-midi...

Un bonbon, lequel seriez-vous ?

Un calisson... un nougat... mon coeur balance. Va pour le nougat, avec toutes ces noix qui collent aux dents ! Et puis le calisson c'est plus écoeurant, après 3 je suis forcée de m'arrêter... frustrant non?

Pimpreton : “les M&M;'s”. Pffff la chair de ma chair, si c'est pas malheureux...

Un chocolat, lequel seriez-vous ?

Je lance un appel au monde entier à l'occasion de cette question. Quand j'ai quitté la France il y a 3 ans, je noyais (bien aidée du Bernard l'Arno) ma lassitude des fins de soirées moroses (4h de correction de copies avant de se coucher, y'a pas mieux pour se plomber le moral) à grands coups de tisane certes mais surtout (merci Dame Nature, juste une verveine ça aurait été moins vache pour ma cellulite) de chocolat au lait avec des pépites de palets bretons dedans. Ah !!!!!!!!!! Dieu que c'était bon !!! Depuis l'exil, j'ai successivement mandaté mes frères, parents et amis pour m'en envoyer et... rien ! Il semble que Nestlé n'en commercialise plus près de chez eux. Quelle tristesse ! Si par bonheur l'un ou l'une d'entre vous pouvait mettre la main sur ne serait-ce qu'une tablette (bien sûr une palette ce serait encore mieux) je suis prête à l'acheter à prix d'or. Et même à envoyer un castor en échange !

Pimpreton : “des M&M;'s”. Décidément... ils mettent quoi là-dedans qui le rende aussi accroc ??

Une confiture, laquelle seriez-vous ?

Une gelée de coing. Sur une grande tranche de pain grillé de préférence. Euh notez sur de la brioche ça le fait aussi très bien.

Pimpreton : “la confiture des barquettes à l'abricot”. Moi : “de la confiture d'abricot donc, tu as raison c'est délicieux, d'ailleurs c'est aussi la confiture préférée de papa”. Lui : “Non j'aime pas la confiture d'abricot, c'est que pour papa”. Ok n'insistons pas...

Une cuisine, laquelle seriez-vous ?

Impossible de choisir là. Je raffole de la cuisine indienne en général, je vends mon âme à KFC pour un bon plat de vermicelles vietnamiens, je suis dingue des sushis de tout bon resto japonais, je suis comme un poisson dans l'eau au grec, à l'italien, au mexicain, au... ben dés qu'il y a de la bouffe quoi. Alors en choisir une... dur... ben peut être la cuisine végétarienne en fait alors, car où que j'aille manger c'est vraiment rare que je choisisse un plat avec de la viande. C'est peut être ça le point commun, la cuisine qui me ressemble finalement.

Pimpreton : “la cuisine de la dinette du centre aéré”. Ah ben oui forcément... il a 5 ans hein.

Un couvert, lequel seriez-vous ?

S'il faut en choisir un alors ce serait une cuillère à dessert. Mais la plupart du temps mes doigts font très bien l'affaire ! Pour le salé, un simple bout de pain sera parfait pour tremper dans un hummus, un guacamole, un dip à l'artichaut. La soupe je la bois à même le bol ou la tasse en général... je suis un peu une sauvage ouais.

Pimpreton : “une paille”. Je suis pas sûre que ce soit techniquement un couvert mais c'est tellement vrai : il en utilise au moins 10 par jour. Pas très écolo non mais le seul moyen de rendre fun le fait de boire un verre d'eau ou de lait (au chocolat of course).

Une boisson alcoolisée, laquelle seriez-vous ?

Une bière blanche. Belge de préférence. Bon sang ça sur la terrasse quand il fait 35° ou au coin du feu du radiateur quand il fait -35°, mmmm...
Il va de soi que je ne pose même pas la question à Pimpreton. Il serait capable d'y répondre !!

Une boisson sans alcool, laquelle seriez-vous ?

Une orange pressée... je n'en bois presque jamais mais chaque fois c'est un pur moment de béatitude. Ah qu'il est loin le temps où, enceinte de Pimpreton, le Bernard l'Arno me pressait amoureusement une orange chaque matin... Sitôt l'accouchement passé, je devais me les presser moi même les oranges si vraiment j'en voulais. Et pour ma grossesse de Pimprenille ben le Bernard l'Arno avait mandaté son pote Tropicana pour le faire à sa place. Bah... en tout cas une orange pressée, rien de tel pour me faire plaisir le matin (enfin si d'autres trucs mais je vais pas tout raconter non plus...)

Pimpreton : “du jus de pomme”. Ben oui il remplacerait bien l'eau par le jus de pomme, je suis pas étonnée. On a même dû mettre en place un système de rationnement à la maison, 2 briques par jour, 2 cases à cocher, quand les cases sont cochées il faut attendre le lendemain pour en avoir de nouveau. Nan mais qu'est-ce qui faut pas faire !

Propriétaire d'un restaurant, lequel choisiriez-vous ?

Si je dois en choisir un qui existe déjà ce serait Fresh. J'en ai déjà parlé, j'adoooore ce resto (enfin cette "chaine" de restos, il y en a 3 à Toronto). Cuisine végétarienne originale, réalisée avec des produits de qualité, succulente, archi copieuse, et parfaitement abordable. Restaurant que je recommande à tous ceux qui vivent ou passent à Toronto, végétariens ou pas. C'est de la bombe !
Si je dois en créer un rien qu'à moi (le rêve !!!), ben... un petit endroit qui sert 2 salades , 2 soupes, 2 cakes/quiches/crumbles salés et 2 desserts au choix par jour. Une cuisine super casual, surprenante mais pas sophistiquée pour 2 sous. Un endroit bric à brac, qui ferait aussi un peu brocante sur les bords... bon les détails sont à peaufiner, les fonds à amasser (ça devrait être bon d'ici 2089) mais l'âme y est. Et l'envie je vous raconte pas !!!

Pimpreton : “Mc Do”. No comment...

Pour faire passer le tout, une petite merveille de tarte-gâteau, qui ferait presque oublier qu'il a encore neigé vendredi soir et nous aide à célébrer le printemps qui arrive aujourd'hui. Une recette devenue incontournable à la maison, sauf pour Pimpreton qui ne voit évidemment dans cet amoncellement de verdure et de fromage qu'une incarnation satanique

Tarte aux petits pois et à la féta

Pour la pâte brisée

250g de farine
125 g de beurre
1 pincée de sel
30 ml d'eau froide

Pour la garniture

500g de petits pois, frais ou surgelés
25 g de beurre
½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de sel
2 oeufs + 1 jaune
250 ml de crème liquide
100g de parmesan, fraîchement râpé
150 g de féta émiettée
1 poignée de basilic frais, vaguement déchiqueté
1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Préchauffer le four à 350°F / 180°C.
Confectionner la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients au robot. Ne pas verser toute l'eau d'un coup, y aller progressivement jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Sortir la pâte du robot, former une boule et l'aplatir vaguement avant de la placer 1h au frigo.
Etaler la pâte et la disposer dans un moule à bords hauts (le moule à manquer, c'est parfait). Piquer le fond de la tarte et la faire cuire à blanc, couverte d'un papier alu rempli de haricots secs pendant 30 min. Laisser refroidir
Porter à ébullition dans une casserole 150 ml d'eau avec le beurre, le sucre et le sel. Ajouter lles petits pois dés le début de l'ébullition et les faire cuire 5 à 7 minutes en remuant de temps en temps. Les égoutter et les jeter dans l'eau glacée pour qu'ils restent bien verts. Les égoutter de nouveau avant d'en mixer la moitié au robot.
Battre les oeufs, le jaune et la crème, poivrer, et ajouter la moitié du parmesan. Incorporer les petits pois mixés et entiers, la moitié de la féta et le basilic. Verser la préparation dans le fond de tarte précuit.
Parsemer le dessus de l'appareil du reste de parmesan et de féta, napper d'un filet d'huile d'olive et enfourner pendant 40 minutes, jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée et que le centre de la tarte soit bien pris. Laisser refroidir un bon quart d'heure avant de déguster.

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